mercredi 21 juillet 2021

L'amour est révolutionnaire

ou: Pour en finir avec la malbouffe politicienne 


Le Colosse ou la Panique, de Francisco Goya, musée de Madrid


Par André Chenet

Il faut beaucoup d'imagination pour pouvoir regarder la réalité en face à travers le prisme de notre vision collective défectueuse mais aussi et surtout pour tenter d'en comprendre les multiples aspects occultés, d'en découvrir les “trous noirs” qui perforent l'Histoire telle qu'elle nous a été enseignée depuis l'enfance. Ce n'est pas pour rien que Charles Baudelaire avait écrit: “L'imagination est la reine des facultés.

La logique excessive qu'utilisent nos professeurs, nos chercheurs et nos politiciens, nos hommes de lois, nos économistes patentés et nos comptables ronds de cuir courbaturés, tous -plus ou moins tributaires des maîtres arrogants qui les nourrissent- pour la plupart dépourvus d'imagination, ont entraîné nos sociétés dans les rouages stupidement “cubistes” d'une machine infernale a créer des cercles vicieux, sous le couvert d'une logique aux articulations dictatoriales, des abstractions qui sont devenues, à force de répétitions saugrenues, les valeurs conformistes d'une culture sans spontanéité uniformisante, planifiée selon les intérêts du moment, dans le confort et les prestiges des cabinets ministériels, de think-tanks supra nationaux tout-puissants.

Depuis une soixante d'années les mécanismes de survie de notre humanité déconnectée (words, words, words! chantait Shakespeare) sont devenus grotesques sinon cauchemardesques. Nos minuscules existences sont désormais coincées dans les engrenages gigantesques de stratégies de gestion manichéennes élaborées par des bipèdes paranoïaques (cols blancs, technocrates, énarques, académiciens, experts vaniteux...) qui prétendent nous faire “marcher sur la tête” en défiant les lois invisibles de la gravitation céleste. La psychologie et la médecine contemporaines, dépendant elles-mêmes de la doxa et de la praxis imposées au plus grand nombre, ne sont pas épargnées par ce ruissellement du haut vers le bas et il devrait être clair pour le premier pèlerin venu un suffisamment éveillé que la ligne directrice actuelle rejoint les aspirations des monstres “hygiénistes” et “évolutionnistes” du XIXe et du début du XXe siècle.

La philosophie elle-même - comme celle enseignée par un Michel Onfray, le moulin à vent libertaire des moissons hédonistes des trentes glorieuses, et tant d'autres penseurs à succès désenchantés, n'est-ce pas Finkielkraut? - s'est engoncée dans les méandres filamenteuses de la réflexion à sens unique consistant à se prévaloir de “la vérité détenue”, ce qui revient à dire séquestrée au dépend, s'il le faut, de la liberté d'expression et de penser. Invectiver plutôt que de donner des repères palpables ou des alternatives intelligentes aux plus démunis.

Tandis qu'il nous est demandé de regarder le doigt qui désigne la lune plutôt que la mélancolique splendeur de cet astre nocturne, des forces terrorisantes contrôlées par le nec plus ultra de la finance cabalistique internationale, nous encerclent chaque jour davantage. J'en veux pour preuve l'absence de débats non verrouillés dans le domaine public sur des sujets cruciaux de la plus haute importance (urgence) qui devraient être soumis, dans une démocratie digne de sa signification, à des référendums équitables, mais surtout l'accélération de la pression médiatique écrasante sur les masses asservies aux opinions frauduleuses qui les disloquent jusqu'à leur en faire perdre le sens de l'orientation. 

Sans imagination, il n'y aura pas de solution à cette crise inédite perçue comme une impasse obscure et effrayante par une masse atomisée de citoyens lambdas qui cherchent à oublier , comme l'ivrogne désespéré s'accroche à sa dive bouteille et qui rabâche des phrases incohérentes. Sans imagination, l'amour se meurt. L'amour du prochain, l'amour de la vie.


André Chenet, In "Le journal d'un égaré"



Les irréductibles résistants afghans

 


"Les Américains quittent l’Afghanistan ! Silence !
Les Américains partent ! Silence !
" Kongolo


Un cas d’école de honte nationale

par Dmitry Orlov.

L’occupation américaine de l’Afghanistan est, heureusement, terminée, et la façon dont elle s’est terminée fait remarquablement miroir à cette initiative qui était complètement malavisé. Les États-Unis se sont retirés au milieu de la nuit, sans avertir leurs alliés et en laissant derrière eux un État fantoche s’effondrant rapidement, qu’ils ont mis en place et soutenu pendant deux décennies, pour un coût de 2 260 milliards de dollars. Pour vous donner un ordre d’idée de ce chiffre, la population de l’Afghanistan est de 38 millions d’habitants ; son revenu annuel par habitant est de 581 dollars. En multipliant les deux ensemble et le tout par 20 ans, on obtient 441,56 milliards de dollars. Ainsi, les dépenses américaines en Afghanistan ont dépassé le PIB du pays par un facteur de cinq !

Et qu’est-ce que cela a donné ? Eh bien, pendant qu’il était sous le contrôle des États-Unis (dans de nombreux cas plus théorique que réel), l’Afghanistan est devenu responsable de 90% de l’approvisionnement mondial en opium, soit environ 58,5 milliards de dollars par an. Même s’il s’agissait d’un stratagème de corruption visant à utiliser des fonds publics pour s’emparer de l’argent sale de la drogue, l’entreprise afghane s’est avérée pitoyablement inefficace, et c’est probablement la raison pour laquelle le sujet n’est presque jamais abordé. Être dirigé par un gouvernement mafieux n’est peut-être pas particulièrement honteux pour les personnes qui n’ont pas honte, mais être dirigé par un gouvernement mafieux qui ne peut même pas voler correctement est, pour les voleurs, le déshonneur ultime.

Un déshonneur encore plus grand est peut-être de laisser derrière soi des dizaines de personnes que les taliban considèrent comme des collaborateurs américains : des traducteurs et d’autres personnels de service recrutés et employés par les forces américaines et de l’OTAN en Afghanistan au cours des deux dernières décennies. Une chose honorable à faire serait de les faire venir par avion aux États-Unis et de leur donner un endroit où vivre et une pension. La chose déshonorante à faire est ce que les États-Unis font habituellement dans de telles circonstances : abandonner leurs alliés dès qu’ils deviennent inutiles. Le monde entier regarde et la leçon qu’il en tire est la suivante : les États-Unis sont en recul rapide et chaotique, et il est manifestement dangereux d’être un allié américain ou, pire encore, un collaborateur américain.

Mais des sujets aussi importants sont soigneusement ignorés. Ce dont on parle à la place … rien, le son du silence. Joe Biden nous a récemment laissé entrevoir son vide mental interne en déclarant : « Nous sommes allés [en Afghanistan] pour deux raisons : pour… pour… ». Puis son regard vide s’est figé et il a fini par trouver deux explications opportunes : attraper Oussama Ben Laden (qui se trouvait au Pakistan, un allié des États-Unis à l’époque, profitant de sa retraite tranquille de la CIA à côté d’un collège militaire) et combattre le terrorisme (qui est aujourd’hui un problème plus grave que jamais).

Nous pourrions en conclure que l’échec américain en Afghanistan et le fait d’y rester pendant deux décennies était une erreur épouvantable, et c’est certainement le cas, mais cela n’explique pas pourquoi cette erreur a été commise. Pourquoi les empires, en particulier les empires mourants, sont-ils attirés par l’Afghanistan comme des papillons de nuit par une flamme ? L’étude de cas ci-dessous est tirée de mon livre « The Five Stages of Collapse ». Elle porte sur les Pachtounes, mais, en simplifiant un peu, les Taliban, qui selon toutes les indications seront bientôt à nouveau en charge de l’ensemble de l’Afghanistan, sont des Pachtounes ethniques (ils ont recruté un grand nombre de Tadjiks ethniques ces derniers temps, mais cela ne change pas leur nature fondamentale).

Au-delà de la satisfaction d’un intérêt pour la politique étrangère américaine, l’histoire de l’Afghanistan, et des Taliban dans ce pays, offre une occasion précieuse de changer d’attitude. Vous n’avez peut-être pas une haute opinion d’eux ; en retour, ce qu’ils pensent de vous, c’est que vous devriez vous taire, partir et rester en dehors de tout cela. Vous pouvez être tenté de leur exposer vos tendres sentiments à l’égard de la liberté, de la démocratie, des droits de l’homme, du progrès social et technologique, de l’environnementalisme, de l’égalité des sexes et des droits reproductifs des femmes. Ils ignoreront simplement tout cela comme un bruit idiot et enfantin.

Il y a de fortes chances pour que votre civilisation entière finisse par tomber en poussière et qu’il n’en reste rien, à part quelques armature rouillées sortant du béton fissuré, et eux seront toujours là, comme avant. Votre défi est d’apprendre à les respecter, en sachant pertinemment qu’ils n’auront jamais, au grand jamais, de respect pour vous.

Étude de cas : Les Pachtounes

Parmi les nombreux espaces non gouvernés du monde, il y en a peu qui soient aussi durables et aussi capables de résister aux assauts incessants des empires que les zones tribales pachtounes, qui chevauchent la frontière poreuse et largement théorique entre l’Afghanistan et le Pakistan, y compris la zone tribale pakistanaise du Waziristan. Pour les envahisseurs, il s’agit d’une forteresse invisible mais imprenable qui a résisté à toutes les tentatives de la part d’autorités gouvernementales centralisées d’imposer leur volonté. Le terme « non gouverné » est, comme d’habitude, mal appliqué ici : les Pachtounes ont un système de gouvernance alternatif dont les règles empêchent l’établissement de toute autorité centralisée. Avec plus de quarante millions de personnes, ils constituent l’un des plus grands groupes ethniques de la planète. Leur capacité à résister aux Britanniques, aux Pakistanais, aux Soviétiques et maintenant aux Américains et à l’OTAN en fait l’une des plus grandes réussites anti-impérialistes de notre planète. Qu’est-ce qui constitue la coquille d’une noix si difficile à casser ? C’est une question intéressante, et c’est pourquoi j’ai décidé d’inclure un exposé sur les Pachtounes, la noix la plus difficile à casser de tout le sac de noix tribal.

Une autre question tout aussi intéressante est de savoir ce qui a poussé une succession d’empires à continuer de faire des tentatives futiles pour la casser, en sacrifiant des vies et des trésors pour la conquête d’un morceau de terre rude, farouchement indépendant, inaccessible et pratiquement sans valeur. Ne serait-il pas beaucoup plus simple de laisser les Pachtounes tranquilles et de continuer à utiliser des fusils contre des Pygmées armés de fruits mûrs ? La compulsion de conquête et d’asservissement n’est en aucun cas nouvelle, et les tribus n’ont cessé de conquérir et d’asservir d’autres tribus depuis la préhistoire, mais avec l’émergence des empires mondiaux, un nouvel élément semble avoir été introduit : l’intolérance totale à une indépendance totale. Chaque secteur de la planète, aussi petit soit-il, doit être attribuée à un État internationalement reconnu qui est lié à d’autres États par des traités et des relations juridiques étatiques. L’ordre politique mondial ne peut plus tolérer une seule tache blanche sur la carte politique. Son impératif semble être de forcer chaque groupe humain à s’asseoir à la table des négociations, où les plus puissants (du moins le pensent-ils) ont toujours le dessus, et à signer des documents juridiquement contraignants. L’existence d’un tel point blanc constitue une menace existentielle pour l’ensemble du système, c’est pourquoi les efforts déployés pour l’éliminer sont souvent disproportionnés par rapport à sa valeur ou à sa menace. Comme des extraterrestres, les grands empires arrivent en piqué et disent : « Emmenez-moi à votre chef ! ». Et s’il n’y a pas de chef, et que le seul élément de politique étrangère que cette tribu particulière ait jamais développé est exhaustivement décrit par les mots « partez et laissez-nous tranquilles », alors un malentendu en résulte inévitablement et les choses finissent mal pour les deux parties. Nommer un larbin local pour signer des documents juridiquement contraignants au nom d’un territoire non gouverné qui est censé se comporter comme un État-nation ne fonctionne pas.

Il semblerait que l’État ne puisse pas imposer son autorité sur une région si le système de gouvernance local sous-jacent n’est pas hiérarchique, s’auto-renforce de lui-même et est décentralisé, et s’il a une forte tradition d’unité dans le seul but de se liguer contre les menaces extérieures et une tradition tout aussi forte de tentative de vengeance de toutes les morts injustifiées (comme un membre de la famille tué par un drone américain Predator). C’est le cas des Pachtounes. Leur code de conduite ancien et éternel est le Pashtunwali, ou « la voie pachtoune ». La raison de suivre le Pashtunwali est d’être un bon Pashtoune. En retour, ce que fait un bon Pachtoune est de suivre le Pashtunwali. Ce principe s’auto-renforce car tout Pachtoune qui ne suit pas le Pashtunwali est incapable de s’assurer la coopération des autres Pachtounes et a une espérance de vie très faible, car l’ostracisme équivaut généralement à une condamnation à mort. Chez les Pachtounes, le droit à la vie n’existe pas ; il n’y a que la raison qui le pousse à ne pas tuer quelqu’un sur-le-champ. Si cela vous semble inutilement dur, à quoi vous attendiez-vous ? Un voyage à Disneyland ? Il va sans dire que les Pachtounes ne peuvent pas être séduits par des offres de progrès social et de développement économique, car ce n’est pas le but du Pashtunwali. Le but du Pashtunwali est de perpétuer le Pashtunwali, et il est apparemment très, très bon à cela.

La société pachtoune est classée comme segmentaire, un sous-type d’acéphale (sans chef). Les principales figures d’autorité sont les anciens (maliks) qui servent un chef de tribu local (khan), mais leur position de leader reste à tout moment subordonnée à la priorité accordée aux intérêts de la tribu. Toutes les décisions sont prises par consensus, ce qui limite considérablement le champ d’action unitaire. Toutefois, lorsqu’ils sont confrontés à une menace extérieure, les Pachtounes sont capables de nommer un dictateur et de le servir avec une obéissance absolue jusqu’à ce que la menace soit éteinte.

Le pachtounwali définit les concepts clés suivants : l’honneur (nang) exige une action, quelles qu’en soient les conséquences, dès que le pachtounwali est violé. Il est permis de mentir et de tuer pour protéger son nang. La vengeance (badal) exige « œil pour œil » en cas de blessure ou de dommage, mais permet aussi le paiement d’une compensation pour éviter l’effusion de sang. L’incarcération est considérée comme inacceptable et injuste en toutes circonstances. Elle est considérée comme une ingérence dans la justice, car elle complique le processus de vengeance et empêche le paiement d’une compensation. C’est pourquoi l’Afghanistan a été le théâtre d’évasions spectaculaires de prisons, où des centaines de détenus sont libérés en une seule attaque de type militaire ; l’objectif des assaillants n’est pas seulement de libérer les prisonniers, mais aussi de les tuer plus tard ou de leur demander réparation. La loi de l’hospitalité (nanawatai) exige que tout Pachtoune accueille et donne asile à quiconque le demande. Dans le cadre du nang, l’invité doit être maintenu en parfaite sécurité et à l’abri de tout danger pendant qu’il est invité. Une fois qu’il a franchi le seuil et qu’il n’est plus un invité, il peut être abattu à loisir si une telle action s’avère nécessaire. Les lois interdisant d’héberger des fugitifs, de servir de complice après le fait, d’entraver les enquêtes officielles, etc. sont dénuées de sens et toute tentative de les faire appliquer entraîne automatiquement le badal.

L’organe de gouvernement local pachtoune est la jirga, qui n’est convoquée que pour des occasions spéciales. Elle tire ses racines de la démocratie athénienne, bien que certains spécialistes soutiennent qu’elle lui est antérieure. Les participants se disposent en cercle et chacun a le droit de s’exprimer. Personne ne préside, conformément au principe selon lequel personne n’est supérieur aux yeux du pachtounwali. La décision est basée sur un consensus majoritaire. Ceux qui défient la décision de la jirga s’exposent à un incendie criminel et à un meurtre officiellement sanctionnés. Il est significatif que la jirga ne permette pas la représentation : il s’agit d’une démocratie directe plutôt que représentative. Il est également crucial que la jirga se réserve le droit d’abroger tout accord précédemment conclu, ce qui rend impossible toute relation légale fondée sur un traité entre l’État et les Pachtounes . Enfin, seuls ceux qui suivent le Pashtunwali peuvent participer à une jirga ; tous les étrangers sont automatiquement exclus.

Cela devrait vous donner une idée de la raison pour laquelle le Pashtunwali représente un problème insoluble pour tout empire qui veut dominer les Pachtounes. Jetons maintenant un bref coup d’œil à l’histoire longue et embrouillée de ces tentatives.

Les empires s’y cassent les dents

Le premier empire moderne à avoir eu maille à partir avec les Pachtounes est l’empire britannique, qui a tenté avec optimisme de leur imposer le code pénal indien. Lorsque les Pachtounes ont refusé de reconnaître ce code comme juste, il en a résulté un carnage considérable. Les Britanniques ont abandonné alors toute tentative d’imposer un système de justice et ont recouru plutôt à des moyens administratifs : leur politique de frontières fermées vise à séparer les tribus des plaines de celles des collines. Cette politique n’a pas réussi à arrêter le carnage et a été abandonnée après trente ans. Finalement, les Britanniques ont été contraints de recourir à des accommodements en reconnaissant le droit tribal pachtoune. Puis ils se sont vidés de leur sang et sont partis dans une précipitation inconvenante, laissant les Pachtounes aux Pakistanais, qui pratiquaient eux aussi des accommodements. Le mouvement taliban, qui est majoritairement dirigé par des Pachtounes, a été reconnu par le Pakistan. Le Pakistan s’est contenté de permettre l’autonomie des Pachtounes jusqu’au 11 septembre 2001. Depuis lors, il a été contraint de faire au moins semblant d’imposer son autorité aux Pachtounes, afin de donner l’impression de coopérer avec ses alliés américains, bien qu’il ne reste plus grand-chose de cette coopération aujourd’hui.

Les Soviétiques ont débarqué en Afghanistan dans un effort malavisé pour défendre le socialisme contre les tendances régressives contre-révolutionnaires, conformément à la doctrine Brejnev. Ils ont tenté en vain d’éradiquer les identités ethniques et religieuses par une stratégie de répression et ont réussi, pendant un certain temps, à consolider le contrôle des zones urbaines tandis que la résistance, principalement pachtoune, prenait pied dans les collines entourant Kaboul, la capitale . Ils ont également bombardé sans relâche la frontière afghano-pakistanaise pour créer un no man’s land. Ce faisant, ils ont échoué dans les grandes largeurs, créant une crise de réfugiés de très grande ampleur et assurant ainsi à leurs ennemis un large soutien international. Une fois que, grâce aux efforts de la CIA (qui travaillait en étroite collaboration avec Oussama Ben Laden), les Pachtounes ont acquis des missiles anti-aériens Stinger, les Soviétiques ont progressivement perdu la capacité de poursuivre la campagne aérienne.

Les efforts déployés par les Soviétiques pour gagner le cœur et l’esprit des Pachtounes ont également été un échec spectaculaire. Le pachtounwali exigeait une vengeance pour les actions militaires des Soviétiques, même de la part des Pachtounes les plus ambivalents. Les quelques anciens que les Soviétiques ont réussi à coopter par l’intimidation ou la corruption ont rapidement perdu le soutien de leurs partisans. Les Soviétiques se sont retirés en 1988, n’ayant fait aucun progrès et ayant perdu la volonté politique de réussir. Ce fut un conflit coûteux, sans aucun bénéfice.

Les Américains (et quelques troupes de l’OTAN) sont actuellement en train de répéter l’expérience soviétique, avec des résultats très similaires. Voici un joli petit fait pour illustrer ce point : le 18 mars 2012, Hamid Karzai, le président de l’Afghanistan imposé par les Américains et un Pachtoune de souche (mais un apostat évident du Pachtounwali) dénonçait les Américains comme étant des « démons » engagés dans des « actes sataniques ». Les Américains ont rapidement réagi… en ne disant rien et en faisant encore moins. Puis ils ont fait appel à des médias aux ordres bien pensants qui ont déclaré que l’Afghanistan était encore, potentiellement, « une bonne guerre ». Ainsi, le résultat de l’invasion américaine de l’Afghanistan était prévisible : les Américains font comme si rien ne s’était passé. Lorsqu’ils seront forcés d’en discuter, ils resteront dans l’illusion. Mais surtout, elle ne fait pas la une des journaux, et les Américains ne savent plus, ou ne se soucient plus, de ce qui se passe là-bas. Au départ, les États-Unis sont entrés en Afghanistan avec l’illusion qu’ils y trouveraient Oussama Ben Laden (alors que, si l’on en croit les informations, Oussama était au Pakistan, vivant tranquillement à côté d’une école militaire). Si les avions de ligne recommencent à s’écraser sur des gratte-ciel, il y a de fortes chances pour qu’une autre tribu soit « bombardée pour la renvoyer à l’âge de pierre ».

Une approche qui fonctionne

Il est difficile, mais pas impossible, d’engager un dialogue constructif avec les Pachtounes : en des temps meilleurs, les Pakistanais ont été les plus proches de le faire. Ils ont offert gratuitement les quelques cadeaux importants que les Pachtounes étaient prêts à accepter et à apprécier. Ils ont offert aux Pachtounes un sentiment de participation en leur donnant une large audience et une voix. Ils ont fourni un horizon temporel illimité pour engager les Pachtounes en tant que voisins permanents, en construisant des liens traditionnels et des relations à long terme. Ces activités reposaient sur la conviction que les tentatives d’imposer l’ordre sans autorité légitime sont vouées à l’échec et sur la prise de conscience qu’avec les Pachtounes, une telle autorité légitime doit nécessairement venir de l’intérieur et rester autonome et décentralisée.

Le succès de ces accommodements s’explique en partie par le fait que le Pakistan est un État faible aux ressources limitées. Mais tant qu’il y aura de puissants empires militaires sur la planète (plus pour très longtemps, espérons-le), nous devrons nous attendre à ce que l’un d’entre eux vienne périodiquement et, comme ceux qui l’ont précédé, se casse les dents sur le Pashtunwali. On pourrait penser qu’ils apprendront de leurs erreurs respectives, mais voici une règle simple à retenir : l’intelligence d’un groupe de personnes hiérarchiquement organisé est inversement proportionnelle à sa taille, et les grands empires militaires sont si grands, et par conséquent si stupides, qu’ils n’apprennent jamais, jamais rien.

Dmitry Orlov


Source: Club Orlov

Ecrit traduit par Le Saker Francophone







dimanche 18 juillet 2021

Le retour des Gilets Jaunes (18 juillet 2021)

 ou: Le grand réveil des Réfractaires français


L'illusion de la démocratie n'est plus, désormais, en France, pays des hommes libres. C'est la dictature qui avance sans masque, s'étant affranchie de tout ce qui fait la différence entre une démocratie parlementaire et la tyrannie. Aux oubliettes la constitution, les conventions internationales, le traité européen. Désormais vous n'avez plus de droits, pas même fondamentaux, et même votre corps, pourtant réputé inviolable, ne vous appartient plus. Vous voilà devenus des objets dénués de volition, dépourvus du moindre attribut d'humanité, sujets à tous les caprices délirants du prince, lequel se trouve être un dangereux psychopathe suivi d'une litanie de godillots tremblotants uniquement préoccupés par les avantages que leur procure leur mandat de député.

Philippe Huysmans





“...aujourd'hui nous ne sommes plus seuls. Partout dans le pays, à Annecy, Toulon, Perpignan, Grenoble, Chambéry, Paris, Toulouse, Montpellier, Lyon, Marseille, Rouen, Nantes, Caen, Bastia, Avignon, Saint-Etienne, Lille, Bordeaux, La Rochelle, Douarnenez, Avignon, des manifestations spontanées, sans partis ni syndicats, ont scandé « Liberté ! ». A Grenoble comme ailleurs, les 200 manifestants repoussés par les forces de l'ordre de la place où avait lieu le défilé militaire, ont ainsi célébré dignement le sens de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790.

En annonçant l'obligation du « pass sanitaire » aux plus de 12 ans pour visiter les lieux culturels, les cafés-restaurants, les hôpitaux, les centres commerciaux et pour se déplacer en train ou en car, Emmanuel Macron relègue la France dans le cercle des pays qui font des droits fondamentaux la rançon de leur incompétence butée : Israël, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et le Pakistan sont les seuls à imposer un passeport sanitaire pour l'accès à certains lieux.

Le président français prévient déjà que « nous devrons sans doute nous poser la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français », c'est-à-dire rejoindre le Tadjikistan, le Turkménistan et le Vatican. Ce n'est pas du Tintin, c'est notre futur proche.

P.M.O.


A lire:La technocraturejette le masque” sur: Pièces et Main d'Oeuvre




La dictature Macroniste tremble!

Par Claude Janvier


Samedi 17 juillet 2021 : plus de 250 000 personnes dans les rues en France. À Paris, plus de 150 000 personnes ont défilé du Conseil d'Etat jusqu'au ministère de la Santé, sous l'égide de Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes, que je félicite personnellement pour sa lutte depuis toujours contre l'oppression sanitaire, Martine Wonner député, Nicolas Dupont-Aignan député, Francis Lalanne - un artiste engagé -, Maître Fabrice Di Vizio, Richard Boutry (1), des Gilets Jaunes, des lanceurs d'alertes et les nombreux collectifs (2) dénonçant la gestion calamiteuse de l'état contre la Covid-19. Journée mémorable.

Pas de violences, pas de grabuges, pas de destructions, que de la bonne humeur et de la fraternité. Peu importe les couleurs politiques, tous unis contre le passe-sanitaire imposé. Vaccinés, non vaccinés, tous unis contre le terrorisme viral sanitaire. Étant présent, je peux le certifier.

Pas de vitrines saccagées. Impossible de faire tourner les images de vitres brisées avec les casseurs qui s'en donnent à cœur joie, afin de discréditer le mouvement. N'est-ce pas BFM TV ?

Mais heureusement, la page blanche est sauvée par l'inénarrable Christophe Castaner. Vous l'aviez oublié ? L'ex ministre de l'Intérieur. Celui qui en 1 an, 8 mois et 20 jours, a été responsable de la répression sanglante des manifestations Gilets Jaunes. Souvenez-vous : 13 morts, 27 éborgnés, des mains arrachées, plus de 150 blessés graves, plus de 2 000 blessés. Quel CV !

Étant président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, il vient d'écrire à son ami Richard Ferrand, le président de l'institution autrefois démocratique, afin que ce dernier demande au procureur de la République de Paris d'engager des poursuites contre Martine Wonner. Entre présidents, il faut bien s'épauler.


Martine Wonner


En cause ? Une phrase de Martine Wonner comme quoi il fallait envahir les permanences des députés. Sauf qu'il faut replacer la phrase dans le contexte : "Jamais nous n'accepterons cette dictature. Nous devons refuser la ségrégation entre vaccinés et non vaccinés, nous devons refuser la stigmatisation", a-t-elle lancé à la tribune montée près du ministère de la Santé » "Allez faire le siège des parlementaires, allez envahir leurs permanences pour dire que vous n'êtes pas d'accord" Huffpost 17 juillet 2021 : Manifestation à Paris contre le pass sanitaire: le dérapage de Martine Wonner (3)

Martine Wonner refuse la ségrégation entre vaccinés et non vaccinés ainsi que la stigmatisation, et je ne peux que la féliciter pour cette prise de position que je partage sans réserve.

Mais l'occasion était trop belle pour Castaner de monter au créneau afin de défendre son siège éjectable. Pour ma part, je n'ai pas perçu sa phrase comme étant une incitation à la haine, mais plutôt pour une incitation à communiquer avec son député, afin de recevoir une réponse à sa demande. Ce qui relève de la politesse élémentaire.

À Paris, plus de 150 000 personnes ont défilé du Conseil d'Etat jusqu'au ministère de la Santé. Voir les autres photos en annexe. Photo par l'auteur.

Car il faut bien avouer que question communication, nos chers députés qui, je vous le rappelle, vous représentent, ne répondent quasiment jamais aux e-mails. À part la réponse automatique :  » Nous avons bien reçu et nous revenons vers vous dans les meilleurs délais », c'est le désert total. Ça lasse, surtout de la part d'élus qui sont censés être à l'écoute.

En tout cas, le déchaînement parlementaire contre Martine Wonner ainsi que la couverture médiatique intervenant moins de 24 h après son discours laisse rêveur. Pour un dimanche, les politiques et médias ont mis le turbo.



Quelques phrases d'un député et le pouvoir vacille. Fragiles sont donc les dictatures. Continuons à pousser et à montrer nos désaccords au passe-sanitaire et à la vaccination obligatoire, et nous verrons la fin de l'oppression. Nous ne lâcherons pas.

Claude Janvier

Ecrivain polémiste. Co-auteur avec Jean-Loup Izambert du livre « Le virus et le président ».(IS édition.is-edition.com)


Notes :

1) Richard Boutry lance La Une TV :  launetv.com

2) Bas les Masques. Xavier Legay :  baslesmasques.com

Réaction 19 : Maître Brusa  reaction19.fr

Réinfo Covid :  reinfocovid.fr

Bravo également à tous les lanceurs d'alertes qui étaient présents.

3)  fr.news.yahoo.com

 fr.sputniknews.com

Les photos sont de Claude Janvier

Source: Mondialisation.ca





Haïti, l'île maudite

 


Le 1er janvier de l'an de grâce 1804, une horde de Nègres égarés dans la zone caraïbéenne, infligèrent à l'ordre mondial une redoutable remontrance qui devait se révéler une avancée certaine en matière de droits humains.

En effet, ces bêtes de somme, taillables et corvéables, conformément à la bulle du pape Nicolas V, en 1454 et du code noir de 1684, selon l'édit du roi Louis XIV de triste mémoire, repris en mars 1724 par son successeur Louis XV toujours de triste mémoire, ces êtres trop noirs pour avoir une âme, selon la civilisation des lumières, ces vaillants va-nu-pieds ont dit non à l'ignominie du système esclavagiste.

Mais la témérité a un prix. Tant s'en faut qu'il ne sera jamais tout à fait payé puisqu'après les 90 millions de francs or, la métropole et les autres pays amis ne semblent pas vouloir donner quittance pleine et entière.

Toujours en quête d'on ne sait quels reliquats, ils n'hésitent pas à utiliser leur bizarre « droit d'ingérence », créant à l'occasion des turbulences aux fins d'envahir, manu militari, et y mettre bon ordre au nom de la démocratie moderne. Personne n'est dupe mais qu'à cela ne tienne !

Ils soutiendront les dictatures obscurantistes, fomenteront des coups d'État téléguidés au gré de leurs caprices et intérêts, avec le précieux concours des nationaux qui n'ont pas renoncé aux liens de la colonisation.

Ainsi seront écartés sinon assassinés : Sylvain Salnave, Dumarsais Estimé, Daniel Fignolé, Louis Déjoie, Gérard Gourgue et tout récemment Leslie Manigat, tout comme ailleurs, Patrice Lumumba, Mouammar Kadhafi et Laurent Gbagbo, pour ne citer que ceux-là.

Et comme il n'y a pas plus aveugles que ceux qui ne veulent pas voir, il ne manque pas « de fiers oréos » pour contester avec véhémence la réalité palpable et tangible de ce complot monstrueux qui constitue une honte pour l'humanité tout entière. Retenons qu'à ce chapitre, les travaux du Dr Edward L. Bernays et de Walter Lippmann en disent plutôt long sur les techniques de manipulation de l'opinion publique en démocratie.

Jalouse de son indépendance conquise au prix du sang de ses filles et fils qui avaient juré de vivre libre ou de mourir, cette jeune république qui n'aspirait qu'à vivre dignement, ni plus ni moins, fut perçue comme étant une menace pour la région, le mauvais exemple à réprimer, en tous temps et par tous les moyens.

…/...

Serge H. Moïse

Lire la suite sur: https://reseauinternational.net/haiti-la-republique-temeraire/


Haïti entonne le Gangster Noster sur les ruines de l’État de droit

Par Erno Renoncour


Jovenel Moïse


Après 25 ans de réforme politique et judiciaire, portée par une experte et imposante ingénierie institutionnelle de renforcement, célébrée notamment par l'ONU et l’Union Européenne, Haïti entonne, en chœur, le Gangster Noster sur les ruines de l’État de droit. Où est l'erreur ?

Plus le rideau effiloché se dénude sur la scène hideuse du théâtre haïtien, plus l’intrigue devient macabrement odieuse. Et, conséquemment, plus machiavélique apparait le jeu criminel des acteurs qui s’y performent, plus nette et claire se révèle leur identité mafieuse et inhumaine. Si l’Italie a sa comedia del arte, Haïti peut s’enorgueillir d’avoir sa comédie des ratés. Les diplômes académiques, les prix littéraires, les distinctions honorifiques, les médailles des légions d’honneur qui ont été généreusement distribués dans le shithole ont produit l’effet voulu par les producteurs, les réalisateurs et les metteurs en scène des grandes mégapoles. Chemin faisant, là où généralement le talent se met en valeur par l’excellence et le sens des responsabilités pour faire briller l’intelligence éthique, en Haïti, c’est par une insoutenable indécence et indignité qu’on se bouscule pour entre dans l’enfumage pour réussir ou survivre.

Et l’éternelle question qui revient et qui dérange : comment un peuple prétendument bourré de talents individuels, dont les ancêtres ont été à l’avant-garde des luttes pour la liberté, il y a deux siècles à peine, peut-il se complaire à survivre à tout même au prix de la laideur et de l’indignité ? Cet article n’a pas la prétention de répondre à cette question, mais se propose de relancer quelques grandes questions qui bouclent la boucle des irresponsabilités entourant l’assassinat de Jovenel Moïse. Assassinat qui du reste permet de trouver d’innombrables exemples de cas comme autant d’application de l’axiomatique de l’indigence.

L’indigence universelle

Empressons-nous de dire, que ce serait trompeur de croire que le contexte d’indigence qui déshumanise Haïti n’est qu’une spécifié de shithole. Car, pour prendre en exemple le pays du Roi Soleil, qui revendique toutes les lumières, toute la culture, tout le luxe et toute la démocratie du monde, la France, puisqu’il faut la nommer, se retrouve presque dans une situation institutionnelle aussi indigente qu’Haïti. Avec un ancien président condamné à la prison pour corruption et poursuivi dans des dizaines d’autres affaires les unes plus crapuleuses que les autres, avec un ministre de la justice en fonction inculpé pour prise illégale d’intérêts, avec un ministre de l’intérieur en fonction faisant l’objet de poursuites judiciaires pour viol et avec des dizaines d’autres affaires, notamment celles de Benalla et de Koller, qui ont sérieusement entaché l’intégrité de sa présidence actuelle, oui, la France n’a pas, en regard de son passé glorieux, de leçons à donner à Haïti pour l’indigence de ses institutions. D’autant que l’indigence notoire d’Haïti n’est que le résultat d’un jeu déséquilibré entre le global et le local.

En effet, c’est le contexte géopolitique global qui impose, en amont, au contexte local haïtien des contraintes déshumanisantes et précarisantes contre lesquelles le collectif de ce pays a du mal à résister. Évidemment le déracinement et l’imposture culturelle des élites locales haïtiennes les empêchent de trouver la dignité et l’intelligence pour répondre responsablement à ces contraintes. Mais comme le dit Edgar Morin tous les pays du monde ont la même proportion de voleurs, et j’ajouterai d’indigents. La différence est qu’en Haïti, il n’y a presque personne pour oser défier l’indigence, alors qu’aux USA, on l’a vu récemment, des juges ont résisté à Trump ; on le voit aujourd’hui en France, des Juges résistent à la Macronie soumise au totalitarisme financier, comme hier en Italie, des juges, au péril de leur vie, avaient résisté à la Cosa Nostra.

L’indigence en fragments morcelés

C’est donc par la capacité de résistance de leur avant-garde éthique que les peuples cherchent leur équilibre dans l’opacité des incertitudes de la vie. La particularité d’Haïti est que ce pays n’a pas d’avant-garde et que son écosystème se présente comme un territoire d’affaires morcelé où différents cartels d’entrepreneurs liés aux intérêts géopolitiques internationaux se partagent les ressources nationales en s’assurant chacun de fidéliser une partie de ceux et de celles qui devaient jouer les avant-gardes conscientisées pour forcer le passage et extraire le collectif de son impuissance. En Haïti, parmi ceux qui revendiquent les palmes académiques, ceux qui ne sont pas les portefaix des uns, sont leurs éboueurs, ceux qui ne sont pas les messagers des autres, sont leurs hommes ou leurs hommes à tout faire. Regardez bien le profil académique et l’inhumanité de ceux que la communauté internationale recherche pour ses projets politiques en Haïti. Ce serait une erreur de croire que l’indigence ne se répand que sur le terrain politique. Car c’est par la culture que la barbarie s’infiltre toujours dans le corps social, d’où la structuration invariante de la bêtise grâce aux boucles de rétroactions entre culture, médias et politique. Une réalité fragmentée qui laisse très peu de disponibilité pour se responsabiliser face aux problématiques de ses défaillances et résister contre les assauts de l’indigence. C’est le sens profond de ce cri déshumanisant qui résonne dans la culture haïtienne et qui pousse les uns et les autres à assumer la laideur et l’indignité au nom de la survie : Pito nou lèd nou la !

Malgré ce poids culturel infamant dans l’errance du collectif haïtien, le drame de ce peuple ne peut être compris dans ses dimensions structurantes que son projette les postures irresponsables de ses élites sur les supports des foyers diplomatiques et économiques qui font régner l’impunité sur ce territoire comme le principal ferment métamorphique de l’indigence. Sauf à être profondément incompétent ou totalement corrompu, on ne peut ne pas s’interroger sur les liens entre le global et le local en Haïti. Comment un pays, qui a connu de 1996 à 2021, 25 ans de renforcement de l’État de droit par les agences internationales de développement et par la fine fleur de l’expertise internationale du renforcement institutionnel, peut se retrouver au milieu de ce mois de juillet 2021 sans une seule autorité légitime ? Pas de parlement, pas de justice, pas de police, pas de gouvernement, pas de président. Toutes ces institutions qui ont été renforcées à coup de millions de dollars par une armée d’experts internationaux et nationaux ne sont plus que des lieux de déshérence gangrénés par la corruption, la médiocrité et la criminalité. L’État haïtien n’est qu’un territoire contrôlé par des seigneurs de cartels d’affaires qui, pour survivre dans un contexte de rivalités intenses en raison de la rareté des ressources financières à exploiter, font régner un chaos structurel propice à leur business. Mais, comme la défaillance de cet État laisse un vide sécuritaire, ils arment les gangs locaux pour protéger leur business et font appel aux mercenaires internationaux pour protéger leur famille. Tout cela avec la bénédiction des diplomates étrangers dont certains sont eux-mêmes membres du secteur privé haïtien des affaires.

L’enquête improbable

On ne peut continuer de nourrir la version du shithole gangréné par la corruption sans pointer la responsabilité des tuteurs internationaux, des acteurs locaux qui n’ont jamais caché leur préférence pour travailler avec les plus vils, les plus soumis et les plus affreux. L’échec haïtien rayonne comme un miroir crasseux dans le bordel des projets des agences internationales qui ne sont que des boucles d’insignifiance, de corruption et de médiocrité. S’il y avait une quelconque institution de justice internationale compétente et intègre sur terre, il devait y avoir des mandats d’arrêt internationaux contre ceux qui ont célébré pendant ces 25 ans les succès de la MINUSTAH, de la MINUJUSTH et du BINUH alors que les instituions de l’État de droit et de la justice en Haïti ne sont qu’un vaste champ de ruines à la merci des cartels mafieux.

C’est fort de ce constat que je reviens sur l’assassinat de Jovenel Moïse pour montrer en quoi et pourquoi l’enquête actuelle a déjà été biaisée et que, comme l’affaire PetroCaribe, la communauté internationale n’a aucun intérêt à laisser la vérité transparaitre dans ce dossier. Et c’est d’ailleurs pourquoi le FBI est sur les lieux. En effet, cet assassinat, étant un Crime autorisé en haut lieu mais Imparfaitement Accompli, laisse sur le terrain des traces capables de remonter aux sources diplomatiques et mafieuses qui ont conjugué leurs intérêts et leurs ressources pour se débarrasser d’un homme qui n’était plus qu’un embarras. En cela cet assassinat arrange tous les acteurs sur le terrain, quoi qu’ils disent. Mais le hic est ailleurs.

Pouvoir, Médias collusion et opacité

Les images insoutenables du (vraisemblable) cadavre tuméfié et torturé de Jovenel Moïse témoignent d’une immonde sauvagerie. Et qu’importe l’opinion qu’on avait du personnage, plus homme de main bouffon que véritable homme d’état, on ne peut s’empêcher de demander : quels intérêts a-t-il pu trahir pour lui valoir ce traitement bestial ? Un traitement dont le mode opératoire correspond à un crime lié à la grande délinquance, ce qui exclut tout mobile politique ?

Rappelons que l’équation d’une enquête pénale se structure autour de trois variables : l’infraction, le mobile et l’arme du crime. Or dans le cadre de l’affaire Moise, par un de ces paradoxes, les mêmes autorités suspectées d’office, sont les mêmes qui conduisent l’enquête et donc ont déjà eu toutes les opportunités pour manipuler ces trois variables. D’ailleurs fait étrange et surprenant, tous les suspects nationaux et internationaux ont eu le temps de se concerter entre eux pendant au moins 72 heures après le crime. Fait paradoxal, les médias privés haïtiens, contrairement à ceux d’autres pays, souvent instigateurs de leur propre enquête pour faire jaillir la vérité dans de telles circonstances, ne font que reprendre la version officielle des autorités policières, elles-mêmes suspectées de complicité dans le crime.

Comment ne pas rappeler que de grandes affaires de corruption, de criminalité ou de violence sexuelle dans des lieux de pouvoir ont été résolus par des journalistes courageux, compétents et éthiques ? Le cinéma s’est emparé de ces cas et nous les présenté sous les titres qui ont magnifié le courage des lanceurs d’alerte qui ont risqué leur vie pour défendre le climat, la justice, la vérité et la liberté. On pense à l’Affaire Pélican, à Spotlight, à Official Secrets et plus près de nous à Julian Assange. À contrecourant de ces exemples, on vient de voir en Haïti qu’à peine un pseudo média proche des gangs au pouvoir ait lancé une information bidon pour enfumer l’enquête, la majorité des grands médias haïtiens ont relayé et crédité l’information. Pourtant, ces mêmes médias font preuve de grande prudence et de grande retenue quand un véritable média colombien avance envers et contre tous que des officiels actuellement au pouvoir seraient les recruteurs des prétendus mercenaires colombiens.

Au vrai, un bon enquêteur analytiquement intelligent ne peut manquer de constater des zones d’ombre dans le récit construit par la police haïtienne. En premier lieu, l’état du cadavre révèle une agression au corps à corps qui met en vrilles le mobile de la Police. On eut dit que les assaillants voulaient infliger une correction, une souffrance à la victime pour lui rappeler ses limites de vassal. C’est là un code de communication propre au milieu gangstérisé, où les hommes de main, quand ils dépassent leurs prérogatives, sont souvent torturés, par les lieutenants du chef des chefs, du saint des saints, Il capo di tutti capi pour servir d’exemple dans tout le réseau. Ce mode opératoire exclut le mobile politique où l’objectif est de se débarrasser vite fait de la cible et souvent à distance. Or dans ce cas, les assaillants ont agi comme s’ils avaient la certitude qu’ils ne seraient pas dérangés et ont pris leur temps. Donc, ils opéraient en territoire connu et reconnu. D’où ces questions.

Gangs locaux, mercenaires internationaux pour un même contrat d’affaires

Ce qui nous amène à interroger la piste des mercenaires.

  • Des mercenaires professionnels auraient-ils couru le risque de prendre leur temps pour torturer la victime en présence de sa femme en laissant celle-ci vivante avec la possibilité de révéler leur identité à la police ? Il y a lieu de croire qu’elle partage avec les assassins de son défunt mari des secrets qu’elle emportera dans sa tombe.

  • Depuis quand les mercenaires opèrent-ils sur le territoire haïtien ? Qui protègent-ils ? Ne sont-ils pas des agents recrutés pour protéger les différents cartels mafieux qui utilisent Haïti comme territoire de transit pour des activités de grande criminalité ? Faut-il rappeler qu’en 2018, Michel-Ange Gédéon, à l’époque Directeur Général de Police Nationale d’Haïti, dans une communication faite à la radio, avait déclaré ne pas reconnaître ces « policiers » dont l’uniforme est différent de ce que portent les différentes brigades spécialisées de la PNH ; et avait aussi précisé que la Police haïtienne ne possède pas les armes M-60 que portent ces faux policiers circulant à bord de véhicules affichant l’insigne de la brigade « USPGN ».

  • N’y a-t-il que les Colombiens qui opèrent comme mercenaires en Haïti ? N’y avait-il pas eu en 2019 sept mercenaires américains qui avaient été arrêtés par la PNH et qui, sur injonction de l’ambassade américaine et du ministre de la justice d’alors de Jovenel Moïse, avaient été libérés et avaient été priés de regagner leur pays sans aucune poursuite, sans qu’aucune explication ait été fournie au public ?

  • Est-il improbable que la branche haïtienne de la DEA ait été à l’œuvre à la résidence de Jovenel Moïse et se soit fusionnée avec les mercenaires colombiens ? Faut-il rappeler qu’en 2018, Le Congressman Mario Rubio avait demandé que des enquêtes soient menées sur l’administration de la Drug Enforcement Administration (DEA) en Haïti en raison de lourds dysfonctionnements dans ce service et de la collusion des agents avec les criminels en Haïti.

  • Est-il probable qu’un président impopulaire, contesté pendant tout son mandat, maintenu au pouvoir, jusqu’au-delà même, rien que par l’appui indéfectible des États-Unis et de la communauté internationale, en raison de sa soumission envers leurs intérêts, aurait-il pu être assassiné si facilement dans sa demeure sans la permission de ses tuteurs internationaux et notamment américains ? Les chrétiens se rappelleront que même le diable avait jugé bon d’obtenir l’autorisation de Dieu avant de s’acharner sur Job. Il ne s’agit nullement de comparer Jovenel et Job, mais de préciser que quand un serviteur est sous la protection d’un maitre puissant, nul ne peut atteindre celui-là qu’avec la permission de celui-ci.

  • Est-il probable que la Colombie, qui héberge 7 bases militaires américaines sur son territoire dans le cadre d’une stratégie de mobilité pour contrôler la région, ait pu mobiliser un escadron de 300 tueurs professionnels, tous anciens militaires, sans l’aval des américains ? Les services américains du renseignement militaire ne surveillent-ils pas étroitement les services colombiens dans le cadre du plan de lutte contre le trafic de la drogue ? Des mercenaires russes, iraniens ou chinois auraient-il pu entrer aussi librement sur le territoire haïtien ?

Autrement dit, l’assassinat de Jovenel Moise se trouve aux confluents d’intérêts hétéroclites. Il semble qu’il y a une conjonction forte entre ces intérêts pour éliminer un pion devenu encombrant sur l’échiquier du théâtre politique haïtien. Et comme ce théâtre politique est un haut lieu de paradoxes, d’ambigüité et de contradictions, les stratèges qui contrôlent le shithole se sont arrangés pour que cette élimination soit sous-traitée comme un crime mafieux auquel on veut donner des couleurs de crime politique.

Haïti, une économie sous traitée par la criminalité financière

On tachera de ne pas perdre de vue qu’avant son investiture Jovenel Moise avait été inculpé par la justice haïtienne dans une affaire de blanchiment d’argent et de corruption. Il dégageait de lui le profil certain d’un homme de main qui avait prêté son nom aux activités mafieuses des seigneurs des différents cartels d’affaires qui contrôlent Haïti, et en retour, on lui avait laissé l’illusion d’un pouvoir pour lequel il n’avait en réalité aucun contrôle réel. Et comme toujours, le piège s’est refermé mortellement sur lui, une fois qu’il ne servait plus à rien et devenait encombrant pour ses tuteurs tant nationaux qu’internationaux. Tel le fou d’un roi indigent se prenant pour le roi et voulant changer la main de la chance du roi, l’esclave a été ramené à la réalité de son destin indigent : un vulgaire pion sacrifiable pour que survive le pacte faisant d’Haiti un territoire livré au business de la criminalité. En cela, je vous invite à relire ce texte de 2015 dans lequel j’insistais à dire que le choix de Martelly en 2011 par les Clinton n’a pas été un hasard, mais un coup stratégique qui annonçait la fin du business démocratique pour un nouveau cycle d’imposture. Le banditisme et le gangstérisme politique sont l’expression politique des intérêts économiques des élites sociales et culturelles haïtiennes. Mais ce serait une erreur de croire que c’est un cas haïtien isolé, car les Sarkozy, les Berlusconi, les Trump, les Bolsonoao ne sont que des expressions contextuelles de ce même gangstérisme politique. Ce qui m’avait d’ailleurs conduit à universaliser ma théorie de l’indigence avec le triomphe de Macron en France en 2017 en voyant dans le triomphe marketing politique annonçant la mort de l’idéologie un creuset de l’indigence pour tous.

Pour comprendre le statut d’Haiti aux yeux de la communauté internationale, il faut avoir pris le temps de regarder ces mini séries ou ces films comme Private Banking, Quartier des Banques, Dirty Money, Bad banks qui surfent sur les liaisons dangereuses entretenues par les banques avec la grande criminalité financière. En effet, depuis la levée du secret bancaire, l’argent sale de l’économie mondiale, qui transitait dans les banques occidentales et les paradis fiscaux, a dû être disséminé vers ces pays tropicaux où les états ne sont que des fictions et où la corruption et la soumission sont les marqueurs vitaux de la réussite. Ainsi, l’occident a dû s’adapter pour que ses capitaux voyagent incognito vers les pays tropicaux via des prêtes noms pour revenir blanchis et propres dans le circuit financier mondial.

Alors, osons demander est-il improbable que l’assassinat de Jovenel Moise ne soit que la pointe visible d’un iceberg international de corruption qui utilise l’état haïtien pour couvrir différents trafics illicites : trafic d’organes, trafic d’enfants, trafic de drogue et blanchiment d’argent.

Comment ne pas profiter du contexte pour rappeler que depuis le séisme de 2010 de puissants réseaux de trafic d’enfants ont ressurgi pour opèrent en Haïti. A-t-on déjà oublié qu’en 2017, un vaste réseau d’êtres humains et de pédophilie avait été identifié en Haïti ? Il semblerait même qu’en cette même année une ressortissante d’Europe du Nord, venue enquêter sur le trafic d’êtres humains et d’enfants en Haïti aurait été retrouvée morte mystérieusement alors qu’elle était sur la piste d’un puissant réseau opérant en Haïti ? Un réseau qui sème depuis des lustres la terreur dans le bidons villes des Caraïbes et de l’Amérique Latine, sous la fausse filière d’adoption, en organisant des enlèvements d’enfants pour letrafic d’organes. Rien d’inhumain dira-t-on, juste un business comme le veut la loi du marché.

Il y a donc de fortes chances que l’assassinat de Jovenel Moïse soit une vendetta mafieuse métamorphosée en coup d’état pour permettre aux stratèges internationaux de ne pas perdre la main qu’ils ont sur le pays depuis l’avènement du banditisme légal. Souvenez-vous de ce cri qui a fait bondir toute la racaille mafieuse de l’occident au chevet du PHTK : Haiti is open for business. Tout individu intelligent doit se demander, mais purée, quelles affaires peuvent prospérer dans un pays ou la justice est en lambeaux ? Quel modèle d’affaires peut s’intéresser aux outils technologiques pour la performance de la finance en se désintéressant paradoxalement du fonctionnement performant de la justice ? Ne dit-on pas que c’est la justice qui élève une nation ? Concrètement, quand en un lieu la prospérité des affaires se préoccupe peu de la justice, cette nation ne peut que s’enliser dans les eaux marécageuses de l’indigence.

Comme disait Confucius, ce ne sont pas les réponses qui importent, mais la pertinence des questions. Car c’est à travers elles que l’on peut voir ce que personne n’ose voir. Surtout, celles que l’on refuse de se poser par paresse mentale, par corruption, par lâcheté et par soumission. D’où ma question finale : pensez-vous que la France, les USA, le Canada, l’ONU et l’UE ont intérêt à élucider un meurtre qui permettrait de remonter aux connexions mafieuses entre gangs locaux, mercenaires internationaux, capitaux étrangers, banques locales et trafic de toutes sortes ?

Voilà autant de questions qui montrent à qui veut le comprendre que la montagne de cette enquête accouchera comme toujours d’une petite souris. Bien fou pour croire que le FBI est là pour résoudre l’enquête. D’ailleurs, il est fort probable que les éléments matériels reliant les stratèges diplomatiques à ce crime ont déjà été éliminés. Car il y a eu de nombreuses maladresses de Madame La lime dans ce dossier. Au lendemain du crime, sans une note officielle de sympathie, sans les convenances diplomatiques habituelles, elle s’est précipitée à désigner qui dirigera la poubelle en prétextant que le ministre nommé n’avait pas eu le temps de prêter serment. Madame La Lime peut-elle dire devant quel parlement Claude Joseph avait prêté serment pour avoir la légitimité de diriger le pays ? Devant quel parlement le CEP inconstitutionnel, qui a reçu le financement de tous les bailleurs de fonds internationaux, malgré les déclarations officielles disant le contraire, avait-il prêté serment ? Devant quel parlement le Directeur de la PNH, suspecté de complicité avec les gangs, avait-il prêté serment ? Quel parlement avait ratifié les ambassadeurs en poste dans les capitales occidentales nommés par Barbecue, l’enfant chéri de l’ONU et des Américains ? Mais n’avez-vous pas vu que depuis l’annonce de l’implication de Claude Joseph dans l’assassinat par le journal colombien, les américains l’ont invité à faire profil bas. Car à force de s’entêter, il peut lui aussi devenir un fou du roi encombrant pour le jeu du maitre blanc.

Étrange tout de même qu’un pays, qui a bénéficié d’un si imposant renforcement institutionnel pendant 25 ans, puisse voir un beau matin toutes ses institutions se métamorphoser en des cartels de gangs. Oui, je sais, cet article m’expose un peu plus. Mais surtout ne pleurez pas ma mort, car si vous êtes vivant à pleurer ceux et celles qui se font tuer pour leur courage de dire la vérité, c’est que vous êtes de mèche avec ceux qui tuent. À moins que vous ne soyez résilient et compatiblement indigent.

Erno Renoncourt

Source: Le Grand Soir


vendredi 16 juillet 2021

“Quand les Blés sont sous la grêle…” Paul Eluard


"On ne peut empêcher les oiseaux de mauvais augures
de passer au dessus de nos tête,
mais on peut les empêcher d’y faire leurs nids!" 
 Proverbe chinois

Les tributs des anciens Aztèques sacrifiaient leurs chefs aux dieux en cas de famine ou de pandémie. N'était-ce pas une belle coutume?


Nouvelles du front et Gros Titres: :


À présent, Big Pharma fait pression pour un vaccin covid MENSUEL, effaçant le faux récit qui prétendait autrefois qu’un vaccin pour la vie vous offrirait votre « liberté »

Comme l'a dit Jean Castex: “avec le vaccin l’immunité s’affaiblit”. Lapsus? Il n'en reste pas moins que les récentes études concernant les effets de la thérapiegénétique imposée aux masses révèlent des effets secondaires dans le temps absolument catastrophiques

Alerte : l’OMS met en garde contre le mélange des vaccins, l’estimant dangereux - https://lemediaen442.fr/alerte-loms-met-en-garde-contre-le-melange-des-vaccins-lestimant-dangereux/


L'ivermectine réduit «la gravité de l’infection» au Covid-19, selon l'institut Pasteur

L'institut Pasteur vient nourrir le débat sur l'ivermectine. Le centre de recherche a dévoilé le 12 juillet une étude sur les effets de ce traitement antiparasitaire contre le Covid-19, qui conclut que «la prise de ce médicament à des doses standards permet de réduire les symptômes et la gravité de l’infection au SARS-CoV-2».

Toujours provenant de l'Episcopat sanitaire de l'Institut Pasteur:

« DÉVELOPPEMENT D’UN NOUVEAU NANO-VACCIN À MULTIPLES ÉPITOPES CONTRE LE CORONAVIRUS SARS-COV2 ET CRÉATION D’UN MODÈLE DE SOURIS HUMANISÉ POUR TESTER CE VACCIN »


Israël : Les vaccinés tombent tous malades (idem en Grande Bretagne et dans les pays totalitaires qui ont fait le choix de piquer leur cheptel mort de trouille

Les injections d'ARNm sont programmées pour transformer le corps d'une personne en une «usine» de protéines de pointe (spike)  et le Dr Hoffe dit qu'au fil du temps, ces protéines de pointe produites en masse provoquent une coagulation sanguine progressive. Pas moins de 60 pour cent des personnes qui reçoivent une injection d'ARNm souffriront de ces caillots sanguins - et à la fin, une écrasante majorité se retrouvera à six pieds sous terre en raison des dommages causés. Le Dr Hoffe a effectué des tests D-dimères sur ses patients "vaccinés" par l'ARNm, ce qui l'a amené à découvrir qu'au moins 62 % d'entre eux avaient ces caillots sanguins microscopiques. https://principia-scientific.com/doctor-heart-failure-from-mrna-jabs-will-kill-most-people/

- Coup de gueule (parmi beaucoup d'autres) d’une infirmière qui explique que l’état désinforme les gens et que les soignants ont ordre de se taire des conséquences vaccinale sur les gens sachant que les labos se déchargent des conséquences et appelle le peuple à S’UNIR. https://abs-0.twimg.com/emoji/v2/svg/1f92c.svg!#JeNeMeVaccineraiPas


Plus d’un million et demi de soignants ont refusé le vaccin anti-Covid. Beaucoup se préparent à démissionner, idem pour nos pompiers


Antivaccins à Nice, juillet 2021


Variant Covid-19 : « Cela ressemble à un mauvais rhume »

Pass-sanitaire: Dans les yeux des restaurateurs, plus aucune étoile

Derrière la menace, le ton monte, le courroux s'installe, la fronde s'organise. L'impossibilité de gérer les entrées, de vérifications "des ordres", la peur de devoir expulser des clients, la hausse prévisible des tensions devant les brasseries ou restaurants qui favorisera un climat délétère, loin de la convivialité des lieux et du service, ont de quoi rendre fous patrons et serveurs dont le rôle n'a jamais été de refuser quiconque pour des motifs sanitaires.” 

...le nombre de décès liés au Covid-19 est supérieur en France de 17 % à celui de la Suède, qui n'a pas enfermé sa population, ni arrêté son économie, de 55 % à celui de notre voisin allemand. Si l'on se compare aux pays d'Afrique ou d'Asie, les chiffres sont saisissants : 6 fois plus de morts en France qu'au Maroc (soigné à la chloroquine), 20 fois plus qu'au Sénégal, 41 fois plus qu'en Corée du Sud, pour ne citer que ces Etats ! A l'heure du bilan, même provisoire, il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser....https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/lettre-dun-francais-libre-au-president-macron


 OBLIGATOIRE:  https://stopdictaturesanitaire.fr/vaccination-obligatoire/




Macron a joué son va-tout

Je l'ai dit et je le répète le vaccin en sera pas obligatoire...” déclaration de Macron, le 27 décembre 2020. Et c'est le même olibrius qui nous a annoncé le 12 juillet 2021: “"Cela passe par un projet immense mais indispensable et désormais à notre portée : vacciner le monde.” https://www.nice-provence.info/2021/07/15/vaccination-macron-joue-va-tout/

La vaccination n’est que le marche-pied au passeport numérique. Mais les Français avaient du mal à entendre cela. Il faut souligner qu’une propagande massive les maintenait en état de torpeur continue, les empêchant de réfléchir. Peu à peu toutefois les mensonges et les manipulations se révélaient malgré la censure active des réseaux dits sociaux. Les Français s’éveillent et rechignent à se faire vacciner. Alors Macron met les points sur les « I » dans son allocution du 12 juillet 2021.

POURTANT:

Le 26 Janvier 2021, l'assemblée parlementaire européenne a voté 115 voix pour 2 contre 13 abstentions un texte de loi sur la COVID passé complètement inaperçu dans les médias français bien que cette loi s'applique à tous les états membres.
2 articles de cette loi :
- la résolution 2361 adoptée le 28/01 par le Conseil de l'Europe stipule en articles 7.3.1 que la vaccination ne devra PAS être obligatoire et que personne ne devra subir de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, si il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement.
- l'article 7.3.2 stipule que personne ne devra être victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné en raison des risques potentiels pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner.
Source: Conseil de l'Europe, session ordinaire du 25-28 janvier 2021


Défilé du 14 juillet – la foule hurle au passage du président : « Macron démission, dégage ! » Après la baffe qu'il s'est reçu, notre petit branleur arrogant ne pourra pas dire qu'il n'avait pas été prévenu lorsqu'il sera amené sur la place de l'échafaud



jeudi 15 juillet 2021

La Dictature sanitaire en 2021

 ou Le doux fascisme de la bien-pensance (pensée dite unique)




En guise d'introduction


La politique orchestrée simultanément par les gouvernements, à l'échelle planétaire, produira inévitablement des effets dramatiques sur l'ensemble des populations et l'effondrement d'un système libéral totalitaire, profitant à une caste dirigeante minoritaire. Nous vivons une période terrible où des nantis ont pris le contrôle des richesses et ont soumis les citoyens à l'esclavage. Il faut admettre que la servitude moderne est une obéissance volontaire, consentie par des sujets qui rampent, en troupeau, aux commandements de seigneurs proclamés.Jean Valmont-Decker


La vaccination obligatoire va à l'encontre les lois de Nuremberg ! Depuis la shoah, il est dans les textes de lois internationaux, interdit de porter atteinte à l'intégrité du corps humains comme le firent les essais cliniques expérimentaux dirigés par le professeur nazi Mengele. Que penser de vaccins qui n'ont pas fini d être testés avant 2023 pour une maladie de moins de 0,05 % de mortalité et pour laquelle le laboratoire Pasteur a déclaré dernièrement l'Ivermectine efficace !!!

L'agression contre une frange de la population inquiète est inouïe, depuis 1940, c'est la première fois qu'en France on montre du doigt une partie de la population, la mettant à l'écart, lui retirant les mêmes droits que les autres, lui interdisant certains accès. Même pour le VIH, on n'a jamais mis au ban de la société les porteurs pouvant contaminer le reste de la population. Il a donc été décidé qu'un traitement expérimental, encore formellement interdit en Europe il y a un an, dont personne (ni moi ni quiconque) ne connait les effets à long terme, serait appliqué à toute la population., quels que puissent être les conséquences à long terme. Un vaccin éprouvé, sûr, disposant de suffisamment de recul, j'aurais mieux compris, mais ici, non. Certes il n'y a pas juridiquement « obligation », mais en pratique, avec les menaces, il y a obligation. Quelle hypocrisie méprisante : perdre votre emploi ou vous vacciner, vous affamer ou vous vacciner, vous avez encore ce choix ! Dont acte, les français semblent contents.


Les gilets jaunes doivent virer au rouge. Mieux vaut être rouge que mort, disait-on quand j'étais jeune. La fête continue.Nicolas Bonnal

Les gens sont effondrés, apeurés car ils ont bien compris que les bases d'une terrible dictature ont été définitivement posées et en poussant ainsi à cette vaccination notre chef suprême a décidé de nous détruire en transformant notre pays en ghetto”. Eric Montana



Quand un tyran gouverne

Par Christine Deviers-Joncour


L'intervention de notre « grand timonier », lundi 12 juillet m'a anéantie.

Les gens sont effondrés, apeurés car ils ont bien compris que les bases d'une terrible dictature ont été définitivement posées et en poussant ainsi à cette vaccination notre chef suprême a décidé de nous détruire en transformant notre pays en ghetto.

Un chantage ignoble :

Refus d'injection : plus de vie sociale et professionnelle et perte de liberté.

Injection : risques énormes d'effets secondaires désastreux et vitaux et perte de l'immunité !

Voici le choix que nous impose cet imposteur criminel ! !

Perdre son boulot ou la vie ? C'est ça ????

Dans les deux cas, il nous condamne !

Et nos vieux dans les Ehpad eux aussi furent sacrifiés : Indigne président, honte de la France, nous ne t'oublierons pas !

Notre tyran, élu illégitimement par la mafia internationale est le syndic de faillite de la France. Il n'a plus aucune légitimité depuis longtemps à cause de la tyrannie qu'il impose ! C'est un fou psychopathe et le regarder et l'écouter est une torture. Il devrait être destitué et sorti urgemment de l'Elysée. Le peuple en a le pouvoir !

Son travail de destruction de notre pays s'amplifie et s'accélère. La mafia qui l'a mis au pouvoir, brade à des intérêts privés et étrangers les biens de la nation et des entreprises stratégiques. Cette marionnette de président autorise et organise le pillage de l'épargne et de la retraite du peuple au profit de fonds d'investissement privés et spécialisés dans la spéculation et l'usure. Il a été mis en place pour dépecer notre pays définitivement en la vendant en pièces détachées. Que de dégâts déjà occasionnés ! Et ce n'est fini!

Aujourd'hui on ne parle même plus du vaccin, c'est de l'histoire ancienne:

Son obsession vacciner ! Vacciner à mort ! Dans le lot : les soignants, les pompiers et bientôt les enfants à partir de douze ans ! Tyrannie mortifère ! Un plus : Engraisser Big Pharma, ses mécènes?

Un vaccin obligatoire, meurtrier expérimental et empoisonné qui aura des conséquences terribles dans les mois qui viennent. Des injections à répétitions tous les trois mois puis tous les deux mois et sans fin... tant qu'ils n'auront pas atteint le nombre de morts, planifié.

Des variants fantômes comme le Delta, l'Epsilon et autres inventions à venir. Pour nous terroriser et nous maintenir dans la peur et nous soumettre.

Nous étions dans le pays des Droits de l'Homme, ces démoniaques satanistes nous entrainent dans la pire dictature mortifère. Nous forcer à cette vaccination dangereuse et expérimentale est ni plus ni moins qu'un crime contre l'humanité !

Les deux seuls pays adeptes de ce genre de dictature infâme sont le Turkménistan et le Tadjikistan, c'est peu dire !!! Nous les rejoignons.

Cette capsule en fait une bonne synthèse : Écoutez !

Je voudrais tant ici vous donner un peu d'espoir. Tout dépend de notre résilience et courage à chacun d'entre nous.

Continuer à refuser ce vaccin est impératif. Et protéger nos enfants !!... On est en droit de désobéir !

La désobéissance civile est importante !

Il ne faut pas nous isoler. Il va falloir communiquer plus que jamais et serrer les coudes en s'entraidant, en se soutenant les uns les autres. Il s'agit là de la fameuse « guerre contre les peuples » qu'ils fomentent depuis des décennies, sans se cacher vraiment. Elle est enclenchée cette guerre ! Nous y sommes !

Tellement énorme ce que cette équipe de monstres démoniaques nous fait vivre, me pousse à croire que ça ne peut que mal se terminer pour eux. Quelque chose d'énorme doit se produire pour nous sortir de cet enfer. 

Je prie pour cela de toutes mes forces.. Que Dieu nous vienne en aide !




Le combat qui se joue depuis plus d'une dizaine d'année, est celui des riches, soutenus par “la force publique” contre les plus démunis à moitiés assomés par une avalanche sans fin de mesures et d'ordonnances contradictoires, que ce soit au niveau économique, culturel ou sanitaire.Il fallait dissoudre le peuple. Nous y sommes presque à moins qu'une vague énorme de Gilets Jaunes en colère s'enfle et dans sa lancée détruise tout ce qui reste des reliefs pitoyables de la Ve République vendue aux enchères aux plus offrants. Rien ne sera plus comme avant, et il n'y a pas 36 solutions: SE BATTRE. “La liberté ou la mort”, comme le disait l'écrivain crêtois Kazantsakis”.

André Chenet




Piquez-les tous! 


A l'ère du despotisme sanitaire

Par Christian Vanneste


Plus que jamais, la lecture de Tocqueville devient la seule véritable urgence. Il faudrait que tous les Français soient invités à lire, sans recevoir bien sûr un pass  démocratie après l'avoir fait, le passage hallucinant de clairvoyance qui se trouve dans le chapitre VI du second tome  De la démocratie en Amérique  : « Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre ? »

Alexis de Tocqueville cherchait un mot pour désigner cette nouvelle forme d'oppression inconnue dans l'Histoire. Encore aujourd'hui, les mots « despotisme » ou « dictature » sont rejetés avec des sarcasmes quand ils visent le régime subi par la  France. Tocqueville décrit d'abord un peuple qui est devenu une foule d'individus, « d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs ».

Comment décrire autrement ce peuple qui ne va plus voter, mais loue son bon seigneur lorsqu'il desserre un peu l'étreinte, ouvre les terrasses et les restaurants, supprime le confinement et efface le couvre-feu ? Quand il conditionne ces menus plaisirs à l'obligation vaccinale, la majorité de se dire : l'essentiel est de conserver cette façon de jouir de la vie, et pas de pitié pour les récalcitrants. La foule est devenue un troupeau, la bête des gilets jaunes a été domptée. Elle est désormais prête à obéir à tout si on lui préserve ses petits bonheurs.

Qui va le lui assurer ? Tocqueville répond encore :

« Un pouvoir... qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance. » 

La crise sanitaire permet à  Macron de se lover dans cette niche : veiller à ce que les hommes soient privés de leur autonomie et de leur responsabilité, mais pour leur bien.

« Il dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même... Il couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige. »

Eh oui, il faudra savoir qui devra posséder le passeport sanitaire, où il sera obligatoire, par exemple selon la jauge de la salle ou la durée du trajet, ce qui le délivrera,  vaccin ou test. À chaque instant, le citoyen se retrouvera en position de sujet doutant de ses droits et peut-être coupable d'une infraction entraînant une amende immédiate, sans procédure judiciaire.

Tocqueville dit encore :

« L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait. » Le pouvoir « gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger »... « Dans ce système, les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent. » 

C'est bien ce qu'envisage la Macronie : maintenir la pression renouvelée périodiquement par la valse des variants pour que le peuple « sorte un moment » pour renouveler son protecteur et bienfaiteur.

Mais là où Tocqueville se trompe, c'est que l'égalité a désormais disparue du paysage. La «   sécurité » sanitaire cache l'insécurité, celle qui a frappé récemment  Théo, poignardé pour un litige sur une facture par un « sexagénaire », comme dit Libé, en oubliant qu'il est sénégalais. On pourrait ainsi sans cesse allonger la liste des privilèges accordés à des minorités pendant que la majorité perd sa liberté.

Christian Vanneste



samedi 10 juillet 2021

Poètes contre l'apartheid


A ce jour, il est remarquable, et triste, que seulement 3 ou 4 poètes français ont signé la pétition internationale intitulée:

Déclaration sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid en Palestine historique

(https://www.aurdip.org/declaration-sur-l-elimination-et.html)


Photo: Amnesty.org


J'invite mes concitoyens et amis poètes* à se joindre à cette action en justice en remplissant le simple formulaire ci-dessous (suivre le lien):

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkGoZ25r-Yj8Ur4jCHOcLrw4YvdbrD5URS5-J1emQuPbq1dg/viewform


Plus de 700 (https://www.aurdip.org/signataires-de-la-declaration-sur.html) universitaires, artistes et intellectuels de plus de 45 pays ont signé une déclaration appelant au démantèlement du régime d’apartheid mis en place sur le territoire de la Palestine historique et à l’établissement d’un arrangement constitutionnel démocratique qui accorde et mette en œuvre pour tous les habitants de ce pays des droits et des devoirs égaux, sans aucune discrimination fondée sur la race, l’origine ethnique, la religion ou le sexe. Parmi les signataires figurent de nombreuses personnalités éminentes, dont les lauréats du prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel et Mairead Maguire, les juristes universitaires Monique Chemillier-Gendreau et Richard Falk, les universitaires Étienne Balibar, Hagit Borer, Ivar Ekeland, Suad Joseph, Jacques Rancière, Roshdi Rashed et Gayatri Spivak, le chercheur en santé Sir Iain Chalmers, le compositeur Brian Eno, le musicien Roger Waters, l’écrivaine Ahdaf Soueif, l’économiste et ancien secrétaire général adjoint de l’ONU Sir Richard Jolly, l’homme politique sud-africain et vétéran de la lutte contre l’apartheid Ronnie Kasrils, et la militante de la paix canadienne et ancien leader national du Parti Vert du Canada Joan Russow.........


* Le blog "Désobéissance civile" tel qu'il avait été conçu en 2008, se définissait comme le magazine d'information du site Danger Poésie et à partir de décembre 2018 s'est engagé avec ferveur en tant que soutien des Gilets Jaunes en France. Aujourd'hui, le "silence" des poètes est devenu assourdissant. Ils écrivent et publient! Mais quoi?! Ils participent, esthétiquement, par le biais de leur "désertion" volontaire des combats de notre temps, à la désaffection généralisée de l'humain. Une poésie aseptisée ne décrivant rien de plus avec des tournures charmantes ou dérisoires des états d'âme sans importance pour quiconque mesure la gravité et l'urgence des événements qui ont rendu notre monde si laid. 

André Chenet