jeudi 16 mai 2019

Terreur en Colombie


DISPARUS - Crime du terrorisme de l'Etat en Colombie


Après la signature d’un processus de paix entre les FARC-EP et le gouvernement de Juan Manuel Santos en novembre 2016, les Colombiens attendent des réponses concernant la criminalité autour des graves violations des droits de l’homme qui s’accentuent dans le territoire [1]. Le conflit n’a pas cessé, c’est une chose de signer un accord de paix, avec une prétendue garantie de l’État et un contrôle international pour la paix, c’en est une autre très différente de mettre fin à un conflit, une guerre ou plusieurs guerres territoriales, où un accord et une issue pour une société en paix sont respectés. 

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En Colombie, les graves violations des droits de l’homme n’ont pas pris fin en 2019 : plus de 500 dirigeants ont été assassinés entre l’accord de paix et le nouveau mandat présidentiel de Ivan Duque [2]. En fait, la période de ce président a vu une augmentation des menaces contre les défenseurs des droits humains, des meurtres multiples et le déplacement de paysans, d’indigènes et de communautés africaines dans divers territoires.

Face à cela, le président Iván Duque ne prend pas la responsabilité de cette criminalité, en diffusant une affiche à la télévision accusant un groupe d’insurgés d’en être les auteurs, lui et ses fonctionnaires pensent que cette réponse est suffisante pour la société. Un peuple ne mérite pas d’être traité de cette façon. Face à cela, vous et moi, Monsieur le Lecteur, nous nous demandons sérieusement – Quel plan systématique existe derrière les assassinats des dirigeants ? Quel modèle est utilisé aujourd’hui pour assassiner au goutte à goutte ? Est-ce que cela brisera la paix ? Quelle paix, la paix de qui ? Oh plutôt, ont-ils reformulé la guerre en d’autres termes ? La méthode pour éliminer les citoyens est conçue aujourd’hui d’après une autre instrumentalisation de la guerre. En termes shakespeariens, c’est une tragédie en action. Le modèle répressif est en train de changer, non seulement en Colombie, mais aussi en Amérique Latine, en ce qui concerne l’élimination des citoyens par rapport aux autres moments de l’histoire. Ce n’est pas une succession de drames, c’est une tragédie qui est présente sous un modèle post-fasciste accentué au XXIe siècle, qui remet en cause la démocratie existante.

Aujourd’hui, d’autres formes de répression s’installent : la droite radicale en Colombie et même en Amérique latine cherchent une ascension dans certains pays comme le Brésil, l’Argentine, le Chili, l’Équateur, pour n’en citer que quelques-uns. Aujourd’hui, ces pays, dans leurs alliances politiques, alimentent chacune de leurs crises économiques dans le secteur financier, où le capitalisme se maintient et les inégalités sociales se creusent. Ceci, M. le Lecteur, est un nœud central qui favorise les secteurs de production du grand capital ; ceci ne s’applique pas pour créer des modèles alternatifs ; où les leaders communautaires présentent des projets alternatifs en relation avec l’exploitation des ressources que le capitalisme s’approprie honteusement et monstrueusement.

La Colombie n’est pas exemptée et est actuellement confrontée aux inégalités sociales, à la bancarisation des secteurs populaires, à l’inefficacité de l’État dans la désignation du budget pour un plan éducatif, à l’application diffuse d’une politique publique, au déficit budgétaire pour les projets de vie des communautés, etc. Sans aucun doute, l’État colombien est soumis à la politique financière internationaliste du modèle guerrier qui se développe en Amérique latine.
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Dans cet état prosaïque, le président colombien et ses collaborateurs ne se prononcent pas de manière catégorique sur les enquêtes pour révéler les responsabilités et sur la clarification de plus de 500 assassinats de leaders, cela ne les concerne pas. En fait, en Colombie et dans certains pays d’Amérique latine, la question de l’élimination des dirigeants n’est pas étrangère à la montée du grand capital, qui, sous des institutions autoritaires et répressives, nourrit la mort. Le problème n’est pas local. En Colombie, les dirigeants sont les défenseurs des territoires, des projets de vie des communautés, ils deviennent un obstacle pour l’État colombien qui, sous la présidence d’Iván Duque, donne la priorité à son modèle « d’économie orange », offrant un plan de développement qui renforce le secteur financier et les multinationales. En cela, il a été mis en évidence l’ingérence des groupes armés dans les territoires des communautés sous l’effet d’un repeuplement local de paramilitaires qui commencent déjà à déplacer la population au goutte à goutte, menacer la population et les défenseurs des droits humains, et assassiner des dirigeants sociaux.


La bourgeoisie appelle paix le silence des exploités



Extermination d’ex-guérilleros et de militants et manipulation de la vérité : la “Paix sanglante” en Colombie


Par Cecilia Zamudio, Artiste graphique, poétesse et auteure colombienne 

Traduit par C. Rutter


L'assassinat atroce, précédé de tortures, de l'ancien guérillero Dimar Torres par l'armée colombienne (1) nous amène à nous demander sérieusement si on peut encore qualifier de « paix » la réalité objective du terrorisme d'État. 


L'armée colombienne a assassiné Dimar Torres
Nous exigeons que justice soit faite!


Dimar Torres, actif dans sa communauté, allait être père. L'armée l'a torturé, mutilé, jeté son corps nu, le pénis amputé. Ainsi agit le terrorisme d'État en Colombie, qui perpètre l'extermination pour servir le capitalisme transnational. Depuis la signature des « accords de paix », la guerre du capitalisme transnational contre le peuple colombien ne cesse de s'intensifier : plus de 129 anciens guérilleros ont été assassinés (plusieurs de leurs proches ont été torturés, ont disparu ou ont été assassinés) (2) ; en outre, plus de 600 leaders sociaux ont été assassinés par les instruments paramilitaires ou militaires de l'État colombien (3). Dans le cadre de la « Paix sanglante », des centaines de syndicalistes, d'enseignants, de leaders paysans, étudiants et communautaires ont été assassinés dans le but de faire taire la protestation contre le pillage capitaliste de la Colombie, pour faire taire l'opposition aux pillages perpétrés par les multinationales, pour faire taire la demande sociale contre l'exploitation et la paupérisation par la spoliation des terres et des ressources naturelles.

En Colombie, le capitalisme tombe son masque, mettant à nu l’horreur de son visage. Mais on insiste pour qualifier cyniquement de « paix », cette barbarie, ce terrorisme d'État qui ouvre la Colombie au pillage multinational.

La torture et le meurtre de Dimar Torres ont eu lieu le 22 avril 2019. Le ministre de la « Défense », Guillermo Botero, a essayé de faire croire qu'il y avait eu une « bagarre » dans laquelle Dimar est censé avoir  essayé de prendre son fusil à l'un des militaires ; mais l'état du cadavre, filmé et photographié, démasque le mensonge de la « bagarre ». La communauté du Catatumbo (région limitrophe du Venezuela) a surpris les militaires avec le corps quand ils étaient sur le point de le faire disparaître dans une fosse. Avec beaucoup de courage, la communauté paysanne a affronté les assassins et a même réussi à filmer des soldats à côté du corps nu et torturé : « Son organe génital avait été mutilé, il avait des marques sur les mains et les jambes et plusieurs coups sur le corps. Son crâne a été défiguré, apparemment par l'impact du projectile qui a mis fin à ses jours. » (4)
Face aux vidéos rendues publiques et aux nombreux témoins qui ont surpris les militaires qui achevaient leur crime, le ministre de la « Défense » a dû revenir sur sa tentative de fable mensongère sur la « bagarre », mais a continué insidieusement dans sa tentative de criminaliser la victime de tortures atroces et d’homicide. Par ailleurs, un général a dû reconnaître, face à des preuves accablantes, que le meurtre avait été commis par des militaires, mais pour faire valoir que « le crime ne résulte pas d'une action militaire » (5), et présenter la version de la « brebis galeuse ». L'écran de fumée de la « brebis galeuse » a été immédiatement repris par tous les médias de masse, même si « le commandant de la Force opérationnelle Vulcano, le général Villegas, fait l’objet d’une procédure judiciaire pour « faux positifs».

L'armée colombienne est l'auteur de milliers d'exécutions extrajudiciaires, avec au moins 5 000 cas documentés d'assassinats d'enfants et de jeunes paysans, assassinés en les faisant passer pour des « guérilleros tués au combat » ; des récompenses sont même accordées par cadavre d’insurgé assassiné (circulaire 029 et autres décrets). Le terrorisme d'Etat est flagrant ; mais il s'avère que, lorsque les preuves d'exécutions extrajudiciaires, de tortures et de violences contre des adultes et des enfants sont trop nombreuses (rappelez-vous le cas des trois petits frères d'Arauca violés à mort par les militaires pour terroriser la population), l'armée revient constamment avec un « ce sont des faits commis par des brebis galeuses » mais « le troupeau est bon ». Penser qu'une armée qui tue par milliers, qui torture et fait disparaitre par milliers est un « troupeau sain », c'est ne pas vouloir voir qu'il y a une planification étatique, qu'il y a une exécution du terrorisme d'État comme mécanisme de contrôle social. Ce ne sont pas des « brebis galeuses », c'est un État au service du capitalisme transnational qui pratique l'extermination contre la revendication sociale et politique à travers ses instruments militaires et paramilitaires. Il ne s'agit pas de « brebis galeuses », mais d’une armée entraînée au terrorisme d'État dans les bases militaires et les écoles usaméricaines.

Mais la fable macabre avance en piétinant la réalité, assassinant les victimes une seconde fois avec le mensonge qui sème la confusion et participe à perpétuer l'extermination.

Dans ce cas précis, on a désigné l’un des tueurs matériels qui devrait être inculpé (s’il ne reste pas impuni) pour des crimes commis par plusieurs tueurs matériels et les ingénieurs de la Terreur. Bien sûr, le problème sous-jacent reste entier : il existe un plan d'extermination. Le fait est qu’UN militaire sera jugé ; le caporal Daniel Eduardo Gómez est présenté comme la « brebis galeuse ». Les parents de Dimar Torres, deux personnes âgées qui dépendaient de lui, se retrouvent le cœur brisé au milieu de tant de cruauté. Le père de Dimar espère que le seul soldat accusé « ne sera pas mis en prison à la maison » (aux arrêts domiciliaires). « Nous voulons que justice soit faite, et nous ne voulons pas qu'ils le gardent un mois et puis le laissent sortir » (6).

Malgré cela, Pablo Catatumbo, ancien membre de la guérilla (FARC) et à la direction du parti de la Rose, a déclaré de façon surréaliste : « Le général Diego Villegas a reconnu qu'il y avait une erreur de la part d'un membre de l'armée. Je tiens à souligner la bravoure de l'Armée de terre d’avoir expliqué ce qui s’était passé et en disant que ce genre de chose ne se reproduira plus jamais. Cela donne confiance à tous » (7).  Remarquez l’expression « erreur de la part d'UN membre de l'armée » : torturer, castrer, tirer quatre fois à bout portant… Ceci ne peut pas être simplement qualifié d’ « erreur », puisque la sauvagerie est évidente ; il est également clair qu’UN militaire ne pouvait réaliser seule cette barbarie, la communauté ayant surpris plusieurs soldats près du corps « avec des signes de mutilation génitale » (8) et une fosse qui venait d’être creusée. « Les images brutes que la communauté a enregistrées » ont pu être diffusées.

Il est déconcertant d’entendre un ex-guérillero, aujourd'hui sénateur, tenir des propos qui minimisent la teneur d'un crime d'État inscrit dans une  logique d'extermination, en essayant de réduire les faits à une « brebis galeuse ». Bien sûr, la presse répercute à satiété ces propos sur la prétendue « bravoure » de l'armée (les louanges à l'appareil répressif sont toujours bienvenues dans la presse du Capital). Toute contribution qui contribue à l’impunité des crimes d'État est médiatisée.

Quant au fait que les déclarations du Général « donnent confiance à tous »... À ce stade de l'extermination, il convient de se demander si les anciens combattants de la guérilla aujourd’hui désarmés (qui vivent dans les régions militarisées où les paysans sont constamment harcelés par l'armée et son outil paramilitaire) sont vraiment remplis de « confiance » par les paroles d'un général, ou si les tortures subies par un de leurs camarades importent davantage, ou le meurtre d'un bébé d'ex-guérilleros (9), le viol de la mère d'un ex-guérillero (comme cela s'est également produit en ces temps sombres qu'ils appellent cyniquement « paix »), les 129 ex-guérilleros non armés exterminés et les plus de 600 leaders sociaux tués depuis la signature du « traité de paix ». Essayer de renforcer la « confiance » à partir du martèlement de slogans qui vont à l'encontre de la réalité objective, essayer de renforcer la « confiance » dans les forces militaires qui attaquent le peuple, semble être une manière macabre de se dissocier des victimes. Le cas colombien est paradigmatique de l’horreur capitaliste, et aussi des niveaux d'aliénation.

La classe exploiteuse fait une guerre quotidienne aux peuples, une guerre de la faim, de l'exploitation et du pillage, mais aussi une guerre répressive, brutale et dure. Nous devons changer ce système aberrant, et cela ne se fera pas sans conscience. Le problème est que la classe exploitante domine par la violence et l'aliénation, et les fables de l'arnaque de la paix font partie de cette aliénation. En Colombie, les « tanks de réflexion » (think tanks) de l'USAID et de l'Union européenne ont fait autant ou plus de ravages que les bombardements perpétrés par l'armée ; en fait, le Plan Colombie et le Plan Patriota (et tous les plans conçus par le Pentagone) ont toujours envisagé de faire la guerre au peuple sur tous les terrains. Sur le terrain physique, avec des bombes, avec le terrorisme d'État, avec des instruments militaires et paramilitaires, avec le démembrement d'êtres humains et des violences sur les places des villages pour essayer de paralyser la population par la peur, de la déplacer et de vider les zones convoitées par les multinationales de leurs habitants et éliminer les protestations ; et aussi dans le domaine idéologique, en mobilisant tous les « tanks de réflexion » et l'argent de l'USAID contre l'analyse profonde de la réalité, contre la capacité à percevoir les racines structurelles de l'injustice, contre le droit de lutter pour des conditions de vie dignes, contre l'exigence de justice sociale.

La répression sanglante permet à la bourgeoisie nationale et à la bourgeoisie transnationale une accumulation capitaliste colossale : la classe exploiteuse fait avancer le pillage de la Colombie en exterminant la protestation contre l'exploitation et le pillage capitaliste. En Colombie, plus de 7,7 millions de personnes sont spoliées de leurs terres et déplacées de force par les instruments paramilitaires et militaires, pour vider les régions les plus riches du pays de leurs habitants et éliminer les protestations (10). La Colombie est le pays qui compte le plus grand nombre de personnes déplacées dans le monde : les multinationales exploitent les gisements miniers en pulvérisant les montagnes et en privatisant les rivières, en affamant la population et en assassinant ceux qui s'opposent à cette dévastation. Les déplacements forcés ont continué d'augmenter en 2019. Dans ce contexte brutal de guerre économique, de guerre de spoliation, de guerre de la classe exploiteuse contre la classe exploitée, la bourgeoisie ne fait pas non plus de trêve dans la guerre médiatique et idéologique.

La tentative de minimiser le crime d'État contre Dimar Torres ne s'arrête pas là. Le procureur Martinez a dit que Torres n’avait pas été « castré », comme cela a d’abord été dit, malgré le fait que le corps ait été amputé de son organe sexuel, posé sur sa poitrine. Il ne semble y avoir aucune limite à essayer de jongler avec la réalité. Cependant, malgré les menaces, la communauté a témoigné des tortures : dans les vidéos, on voit le corps nu mutilé.

Les militaires et les paramilitaires mutilent les corps de ceux qui réclament la justice sociale ; les « tanks de réflexion » et les médias du capital mutilent la capacité d'analyser la réalité, aliènent et amputent la conscience de classe.

La manipulation et l'ostracisme perpétuent le génocide contre le peuple colombien. Aujourd'hui, il est « à la mode » de répéter des slogans vides alors que l'extermination se poursuit sans relâche, alors que le pillage multinational se poursuit, affamant et exterminant des populations entières, comme dans le cas des Indiens Wayú, qui meurent de faim et de soif, car un consortium multinational s'est approprié le fleuve Ranchería pour piller la plus grande mine à ciel ouvert du monde. La souffrance d'un peuple entier n'est pas une question « à la mode ».  Il n’y a que des va-nu-pieds de la terre qui luttent pour la dignité : ce n'est pas à la mode chez les « progressistes » qui donnent des leçons aux peuples pour qu'ils quittent le combat dans la jungle, pour qu'ils se livrent à mains nues à la torture militaire, pour qu'ils ne mettent pas des bâtons dans les roues de  l'accumulation capitaliste des multinationales et des latifundiaires.



Notes



(3) Depuis la signature de l'Accord, plus de 600 militants sociaux ont été assassinés par l'instrument paramilitaire et militaire du terrorisme d'État.


(5) " L'officier fait l'objet d'une enquête pour sa participation éventuelle à l'exécution extrajudiciaire d'Ómer Alcides Villada, en 2008 (...) " Il a ajouté que " le crime n'était pas le résultat d'une action militaire " https://www.elespectador.com/noticias/judicial/homicidio-de-dimar-torres-fue-una-ejecucion-extrajudicial-comision-de-paz-articulo-85270


(7) Pablo Catatumbo a écrit le 28 avril :



 (10) La Colombie est le pays qui compte le plus grand nombre de personnes déplacées dans le monde, selon les Nations Unies. Viennent ensuite les pays d'Afrique et d'Asie comme la Syrie, qui est le deuxième pays avec le plus de déplacés (6,2 millions de personnes), suivie du Soudan (5,2 millions de personnes), de l'Irak (4,5 millions), de l'Afghanistan (3,12 millions) et de la Somalie (2,17 millions).



mardi 14 mai 2019

"Misère du spectacle et spectacle de la misère"

Nous en sommes pas dupes! Nous voyons bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les gilets jaunes décrits comme des anti-écologistes, extrêmistes, racistes, casseurs... La manoeuvre ne prend pas, ce récit en colle pas à la réalité...” Collectif des "Sous-marins Jaunes"




"Les hordes du profit, les drogués de l’argent fou, les pantins mécaniques qui n’ont d’intelligence
que celle des engrenages, tels sont nos vrais ennemis. Les guerres mafieuses dont ils se déchirent
entre eux ne sont pas les nôtres, ne nous concernent pas.
Ils connaissent tout de la mort car c’est la seule chose qu’ils savent donner. Ils ignorent tout des
richesses que la vie dispense à qui sait les recueillir. C’est un territoire inconnu pour eux que la
créativité et l’imagination dont chaque enfant, chaque femme, chaque homme dispose quand il est à l’écoute de sa volonté de vivre."
Raoul Vaneigem, in "Appel à la vie contre la tyrannie étatique
et marchande
". Editions Libertalia, 2 mai 2019



Après 6 mois,une morte, et des milliers de blessés et d'handicapés à vie, enfin les universitaires et les artistes se réveillent d'un long engoudissement en appellant à rejoindre l'extraordinaire mouvement des Gilets Jaunes, dont une poignée, composée d'intermittents du spectacle, est venue perturber la cérémonie des Molières 2019 en remetttant un prix spécial au ministre de la kulture, Franck Riesner:

"Le Molière du déshonneur incontestablement et à l'unanimité du jury, il revient à M. Macron et son gouvernement. M. Franck Riester, nous vous remettons le Molière du déshonneur parce que vous participez à cette grande fête et en même temps, vous coupez partout dans le budget de la culture", a déclaré un des manifestants, en tenant une statuette de Molière arborant une écharpe jaune.


L'événement a bien évidemment été censuré (coupé au montage) par France 2. 

"Spectacle de la misère et misère du spectacle" 
Michel Dréano dans une chanson intitulée "Belleville"


Une fois de plus les intermittents du spectacles sèment une zizanie du meilleur goût qui soit dans l'univers des paillettes médiatisées où le vrai et le faux s'enchevêtrent jusqu'à en être méconnaissables sous le chapiteau du grand circus télévisuel qui n'a de cesse de porter aux nues les vaniteux au dépend des petites mains laborieuses sans lesquelles les “stars” ne seraient que peaux de chagrin:

Nous écrivain.ne.s, musicien.ne.s, réalisateur.rice.s, éditeur.rice.s, sculpteur.rice.s, photographes, technicien.ne.s du son et de l’image, scénaristes, chorégraphes, dessinateur.rice.s, peintres, circassien.ne.s, comédien.ne.s, producteur.rice.s, danseur.se.s, créateur.rice.s en tous genres, sommes révolté.e.s par la répression, la manipulation et l’irresponsabilité de ce gouvernement à un moment si charnière de notre histoire.
Utilisons notre pouvoir, celui des mots, de la parole, de la musique, de l’image, de la pensée, de l’art, pour inventer un nouveau récit et soutenir celles et ceux qui luttent dans la rue et sur les ronds-points depuis des mois.
Rien n’est écrit. Dessinons un monde meilleur.

A dream you dream alone is only a dream.
A dream you dream together is reality.
John Lennon
Collectif Yellow Submarine
Pour nous rejoindre ou nous contacter :
collectif.yellow.submarine[at]gmail.com



“Mieux vaut tard que jamais” dit le proverbe et les prochains mois nous révéleront la nature véritable de l'engagement des signataires VIP de cet appel dont la révolte en paroles ne dépasse guère l'indignation raisonnable des supporters des matchs de football après une flagrante erreur d'arbitrage. Par contre, le premier appel aux gens du spectacle, datant de janvier 2019, a été complètement passé sous le boisseau silence, et c'est fort dommage:


Extrait de: 

APPEL D'ARTISTES ET DE PROFESSIONNELS DU SPECTACLE A REJOINDRE LES GILETS JAUNES ET CONTRE LA RÉPRESSION 

Venu de loin, des profondeurs de la société, un mouvement social et politique a revêtu le gilet jaune et s'est rendu visible, de jour comme de nuit, pour ceux qui espéraient son irruption comme pour ceux qui la conjuraient depuis des années. . Certains, parmi nous, ont rejoint les Gilets Jaunes dès l'Acte I. D'autres ont eu besoin de temps pour regarder, comprendre et se faire leur opinion. . Comment pouvait-il en être autrement pour nous, artistes, auteurs, musiciens, metteurs en scène, réalisateurs, comédiens et techniciens du spectacle, qui accordons tant d'attention à la représentation du monde et qui avons tant de mal à le représenter, face à un mouvement qui se méfie, pour lui-même, des formes anciennes de représentation et qui est scandalisé par la manière dont il est représenté dans les médias.
/...

Depuis longtemps en France, il n’y eut jamais tant de débats. Nous parlons de celui qui se déroule depuis trois mois sur les ronds-points et dans les Assemblées citoyennes, qui a permis que ce mouvement parti d’une révolte contre une hausse du gasoil revendique la justice sociale, fiscale et climatique -- la démocratie. Cela faisait longtemps que nous n’avions senti une telle détermination dans une lutte mettant en cause le capitalisme et l’oligarchie.
/...
Nous voulons défendre tous les droits collectifs, Sécurité sociale, protection contre le chômage, conventions collectives, droit à la retraite... que les générations précédentes ont conquis par leur bataille. C'est une question de civilisation. Nous sommes convaincus aussi que peut se jouer un no

uveau monde à inventer et construire en commun. L’occasion ne se présente pas si souvent. Cela se joue maintenant.






Pedripol, contexto - Espagne



Nous accusons !

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Nous accusons le ministère de l’Intérieur de provoquer sciemment les réactions de violence dans nos villes, sur les ronds-points et les lieux de discussions publiques, afin de criminaliser toute personne qui s’oppose à ses lois et à ses politiques funestes.

Nous accusons le gouvernement d’employer contre des civils des armes de guerre bannies dans l’ensemble des pays occidentaux en ignorant les mises en garde répétées de plusieurs organismes internationaux.

Nous accusons la hiérarchie de la magistrature d’avoir accepté de couvrir cette politique néfaste en appliquant aveuglément et servilement les ordres donnés par le pouvoir exécutif.

Nous accusons l’Inspection Générale de la Police Nationale d’avoir diligenté des enquêtes de façade et qui, à notre connaissance, n’ont débouché sur l’interpellation d’aucun membre des forces de « maintien de l’ordre ».

Nous accusons celles et ceux de la presse et des médias télévisuels qui ont accepté de se transformer en porte-voix du ministère de l’intérieur et de la préfecture sans accomplir aucun contrôle sur leurs sources.

Nous appelons l’ensemble des citoyens à se joindre au mouvement social pour dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement et nous exigeons la démission de M. Castaner ainsi que l’ouverture d’une commission d’enquête indépendante afin de faire la lumière sur les dérives des vrais responsables de sorte qu’ils soient traduits en justice.
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Molière 2019

Le Molière du déshonneur, à l’unanimité du jury, revient à …

Le texte intégral de la déclaration des Gilets Jaunes et Intermittents qui ont interrompu la cérémonie des Molières ce 13 Mai :

« Mesdames messieurs, Bonsoir,

C’est avec une conviction acharnée que nous, gilets jaunes, intermittentes, intermittents, chômeuses, chômeurs, précaires, tenions à être présentes et présents ce soir, et que nous avons ainsi tout fait pour parvenir jusqu’à vous.

En effet, dans ces temps incertains, il devient de plus en plus difficile de vivre décemment de son art ou de son savoir-faire, et de bénéficier du chômage quand nous n’avons pas d’emploi. Et il y a quelques mois, notre gouvernement nous a annoncé sa volonté de faire encore quatre milliards d’euros d’économie sur notre dos, nous peignant dès lors un avenir encore plus incertain et miséreux.
C’est pour ces raisons que nous désirions viscéralement participer à cette cérémonie pour, nous aussi, décerner deux prix spéciaux. Deux Molières : un digne Molière d’honneur aux oublié·e·s de nos cérémonies officielles et un bien triste Molière de déshonneur.

D’abord notre Molière d’honneur.

Nous voudrions que celui-ci s’adresse aux très nombreuses et nombreux techniciennes, techniciens et artistes qui ne parviennent pas à bénéficier du régime de l’intermittence ou qui le perdront dans quelques mois. Car oui, ici, on le sait tous et toutes sans vraiment en parler, notre art repose sur ces multitudes de précaires, ces gens qui font la chasse aux petits boulots, aux cachets comme on dit entre nous.

Ici c’est donc bien l’art et les artistes que l’on célèbre en grande pompe ! Mais quelle ironie que d’assister à tout ce décorum, ces dorures, ce champagne pour rentrer chez soi plus tard dans son 10m2, le frigo vide parce qu’on nous retire tous nos droits.

Alors, donc oui, nous parlons de CHEZ les techniciennes, techniciens et artistes dans la galère, POUR les techniciennes, techniciens et artistes dans la galère, POUR les chômeuses et chômeurs attaqué·e·s par le gouvernement, les gens qui ont le frigo vide le quinze du mois, celles et ceux qui n’ont même pas de frigo, celles et ceux qui sont privées d’emploi parce qu’ils et elles sont noirs, trans, gays, lesbiennes, ou handicapés, ou tout simplement trop femmes, trop elles, trop eux. C’est à elles, à eux, à nous, que revient ce Molière d’honneur ! Qu’il nous rende la dignité qu’on voudrait nous ôter !

Maintenant le Molière du déshonneur !

Incontestablement et à l’unanimité du jury, il revient en premier lieu à monsieur Macron et à son gouvernement. Monsieur Franck Riester, ici présent ce soir, vous en êtes le représentant.

Nous vous remettons le Molière du déshonneur parce que vous participez à cette grande fête, et en même temps vous coupez partout dans les budgets de la culture.

Nous vous remettons le Molière du déshonneur parce que vous logez au sein de votre gouvernement un monsieur Castaner. Monsieur Castaner qui, depuis des mois, donne l’ordre à la police de tout mettre en place pour empêcher une partie du peuple français de manifester, sans scrupule aucun pour toutes et tous les estropié·e·s d’une grenade ou d’un tir de flashball. Aujourd’hui, en France, il devient difficile d’aller manifester sans avoir, logées au fond du cœur et de la cervelle, toutes ces images de violences policières qui circulent et terrorisent. Alors, incontestablement, ce Molière du déshonneur vous revient pour cette grave et inconsolable atteinte à notre liberté.

Cette fois-ci, c’est acté, c’est proclamé publiquement par vingt mille artistes en soutien aux gilets jaunes : plus personne n’est dupe dans cette affaire.

Pour reprendre leurs mots d’ordre, nous ne sommes pas dupes.

Non.

Nous sommes déterminé·e·s à changer le système incarné par monsieur Macron.

Comme le dit notre appel national des gilets jaunes, acté à Saint-Nazaire, le 7 avril 2019, nous sommes solidaires de toutes les luttes et nous appelons à les amplifier.

Mesdames et messieurs les techniciennes, techniciens et artistes, présents et présentes ce soir, ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! Allons gilet-jauner nos festivals cet été !

Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Merci. »


Compilation effectuée par: André Chenet

samedi 11 mai 2019

Le CNR à l'usage des Gilets Jaunes


"Face à l'union des banquiers véreux et d'un Etat de non-droit, la résistance passive ne suffit pas et ne fait qu'aggraver le pourrissement de notre société dont les fondations menacent de rompre à tout moment. Il nous faut nous doter d'armes décisives avant que ne retombe l'ardeur de la révolte contre une situation générale devenue intolérable, irrespirable. Des armes nous en avons à fourbir dès maintenant: Grève Générale, désobeissance civile, assemblées constituantes, collectifs autogestionnaires ... mais aussi la création d'un programme des Jours Heureux tel qu'il fut rédigé dans la clandestinité par le Conseil National de la Résistance, avant la fin de la seconde guerre mondiale. Pour aller de l'avant, nous pouvons fort bien nous passer des autorisations d'un gouvernement très provisoire qui a fait de la répression sa marque de fabrique. Transportons-nous tous ensemble au-delà des interdictions de manifester et des chantages grotesques à sens unique! Éreintons l'ennemi! Prenons les armes citoyens, les armes splendides de l'émancipation des peuples du monde entier!" André Chenet

Construire un nouveau CNR et briser la prison des peuples qu’est l’Union européenne ! Comité Valmy






Le 7 août 2017, deux ans avant l'explosion du mouvement des Gilets Jaunes, Jean-Yves Jézéquiel, écrivain et psychanalyste, prédisait déjà:
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Macron est un fervent partisan de l’ultra libéralisme mondialisé et « pragmatique », disait-il dans sa campagne : justement ce qui a entraîné tous les malheurs que nous connaissons depuis les accords de la Jamaïque en 1976, eux qui ont ouvert la boîte de Pandore de la prédation marchande.
Pour celui qui se penche attentivement sur la nature intrinsèque de l’ultra libéralisme, il découvre que cette idéologie sournoise est un fascisme authentique entraînant avec lui la logique inévitable de l’autoritarisme déjà visible dans les comportements d’un Macron accumulant les erreurs… Il va favoriser, avec sa bande, cette situation explosive, comptant sans doute sur les forces armées du 4ème Reich, l’OTAN, au service exclusif du « pragmatisme » matérialiste de l’Empire, éclipsant la défense autonome de la France ou la reléguant au rang de « troupes auxiliaires » des légions de l’Empire, pour les sales besognes de la répression des peuples Européens récalcitrants !
Qui peut sérieusement défendre la légitimité démocratique de Macron, lorsqu’on sait que le scrutin a été saucissonné par 90% des médias qui ont fait campagne pour ce client ? Quelle est la pertinence d’un scrutin qui, dicté par le mot d’ordre du « vote utile », a forcé des millions d’électeurs à voter pour un candidat qui ne représentait pas leurs choix ? Quelle est la légitimité d’un « candidat missionnaire » qui représentait 18% des électeurs inscrits au premier tour ?
…/...
Le risque d’une dérive autoritaire de toute la gouvernance Macron, est une évidence désormais acquise et en particulier dès qu’elle va être forcément confrontée aux explosions sociales qui viennent et à la défiance inévitable de la « France périphérique », celle des humbles travailleurs qui vont être en réalité associés aux militaires dans un devoir de se serrer la ceinture pour le programme d’austérité fait sur mesure à leur intention. Les militaires, comme le peuple des travailleurs, n’ont ni l’opportunité ni le choix de placer leurs avoirs dans les paradis fiscaux ou dans les citadelles européennes attitrées de la complicité des riches ! Comme d’habitude, seule la masse des humbles avec ceux dont la mission est d’être au service du peuple, sont plus faciles à dominer par la manipulation et la peur, voire l’outil pratique du « terrorisme » ! Ce contingent principal du peuple est celui qui peut changer la donne, mais toujours en faveur de ceux qui servent le Capital pour le Capital …
La conséquence majeure de toutes ces erreurs, à commencer par celle de l’illégitimité, va plonger la France dans une crise de confiance, déjà présente chez les militaires et depuis longtemps formatée dans le mental citoyen, crise qui aura forcément des répercutions sur toute l’Union Européenne. L’Italie est déjà fâchée avec Macron. Elle lui a vertement rappelé qu’elle n’était « pas une colonie de la France » ! Les conceptions de Macron sont authentiquement néo colonialistes, en effet. La crise ira en s’aggravant avec de telles conceptions alignées sur l’idéologie du Nouvel Ordre Mondial et en particulier sur la question essentielle de la défense, face au prédateur OTAN qui fourgue la haine et le sang dans une Ukraine destinée à être le détonateur de l’embrasement généralisé pour le dressage des peuples européens jugés trop « insoumis » et dans la foulée, leur exploitation tranquille par les nouveaux « plans Marshal » appelés aujourd’hui TAFTA ou TTIP ou CETA …
Macron n’est pas « Jeanne d’Arc » venant sauver la France ou un « Général de Gaulle » travaillant d’arrache-pied à sa libération, ni même le « Roland de Charlemagne à Roncevaux », il est un Ulysse des temps modernes fabriquant un « cheval de Troie » pour la fin de la souveraineté française…



Quand le peuple de France est entré en lutte, toujours il a vaincu ; quand il se résigne, il entre au contraire dans une interminable agonie.” PRCF






La Patrie en danger :
le Comité Valmy face à la situation actuelle
Par Claude Beaulieu, Alain Corvez, Jean Lévy, Jacques Maillard, Halima Sadki, Subi Toma, Christian Teyssandier, Isabelle Voltaire.

Le samedi 11 mai 2019, par Comité Valmy

Pour l’indépendance et la souveraineté :
construire un mouvement de libération nationale
et actualiser le programme du CNR !

Le régime de Macron imposé par l’oligarchie est une dictature dure dont la France laborieuse subit les conséquences dans le domaine économique et social mais aussi dans celui du renoncement à la souveraineté du peuple nation. Face à cette réalité, le mécontentement populaire se développe.
Cependant, la mutation social-démocrate et européiste des dirigeants du PCF d’une part, l’Alzheimer maastrichtien des principaux cadres de la CGT de l’autre, ont longtemps freiné l’expression de cette effervescence et même fait régresser le mouvement social.

L’apparition du mouvement puissant et déterminé des Gilets Jaunes a changé la donne dans ce domaine et rend souhaitable que les démarches de Résistance patriotique incarnée par les Gilets-Jaunes et par les républicains souverainistes se rencontrent rapidement et apprennent à conjuguer leurs combats sur des objectifs convergents.

L’objectif essentiel du Comité Valmy est de contribuer au rassemblement des forces patriotiques et républicaines. Conformément à sa vision stratégique, il agit pour l’union du peuple de France et l’actualisation du programme du Conseil National de la Résistance, en reconnaissant en celui-ci un compromis historique aujourd’hui à nouveau nécessaire.

Ce compromis doit nécessairement inclure une reconstruction de l’Etat souverain, en particulier par la reconstruction de l’appareil de production public et national et de celle de l’appareil militaire, monétaire, diplomatique, financier. Ceci implique, comme suggéré dans l’actuelle Constitution et exprimé dans le programme du CNR, une définition impérative de l’espace des nationalisations, qui seront très souvent des renationalisations.

La nécessité parallèle de protéger la population implique aussi des règles claires et protectrices de l’ensemble des producteurs de richesses, des travailleurs et des entreprises.

Le programme du Conseil National de la Résistance demeure l’énonciation la plus limpide des principes du régime politique et social que nous voulons aujourd’hui pour la France.

De nos jours, un rassemblement patriotique s’inspirant de celui de la Résistance et du CNR est certainement en effet, le chemin le plus court et le plus favorable, permettant de conduire au rétablissement de la souveraineté et de l’indépendance de la France républicaine.

A différentes reprises depuis 1992, nous avons lancés des appels à ce type d’alliance patriotique et républicaine. Pendant quelques années, la constitution pluraliste en juin 2008 et l’action de l’Arc Républicain de Progrès ont démontré concrètement la pertinence et le réalisme de cette stratégie politique de rassemblement. Malheureusement cette expérience positive a été mise provisoirement en échec par le renoncement de l’un de ses principaux initiateurs.

En septembre 2017 en réponse à l’installation illégitime, tyrannique et destructrice de Macron à l’Elysée par l’oligarchie financière, le Comité Valmy a estimé nécessaire de lancer un appel à « Construire un front de libération nationale ».

Dans son immense majorité le peuple de France est conscient d’être victime des méfaits de l’Union européenne. Il est prêt, en conséquence, à s’unir autour d’une politique anti oligarchique, patriotique, républicaine et refusant le communautarisme, ainsi que le confirme l’expérience des Gilets Jaunes.
« La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. Ce n’est pas la gauche, la France ! Ce n’est pas la droite, la France ». Aujourd’hui, alors que l’existence même de notre pays est mise en cause ainsi que l’identité de notre peuple nation, ces paroles du général de Gaulle expriment une réalité historique fondamentale.

Depuis le traité de Maastricht, l’oligarchie manipule et trompe les Français, notamment avec une pratique de fausse alternance politique entre la droite et la fausse gauche. Elle ne fait qu’agiter la peur (de la guerre, de l’effondrement économique, des affrontements ethniques) pour se maintenir au pouvoir, et refuser la voix du peuple.

L’oligarchie financière sous domination germano-américaine européiste influence et manipule directement les élections, en particulier les élections présidentielles. Depuis Sarkozy, lié familialement à la CIA, à chaque élection présidentielle, le candidat devant être élu a été présélectionné par des structures occidentalistes comme le groupe Bilderberg (co-fondateur David Rockefeller), ou encore la French-American Foundation (« Young leaders ») et par des officines bien plus discrètes.

Macron et Edouard Philippe furent participants à Bildenberg respectivement en 2014 et 2016, Hollande est membre des Young leaders.

Avec l’invention ex nihilo de Macron, la tyrannie et le cynisme de l’oligarchie ont atteint un stade supérieur, « l’élection présidentielle » de ce nouveau chargé de mission de l’oligarchie ayant été entièrement préfabriquée. Cette opération a été justement qualifiée de coup d’état silencieux ou institutionnel.

Aujourd’hui le régime de Macron, fanatiquement européiste, utilise la violence contre-révolutionnaire pour réprimer les Gilets Jaunes. Il a fait appel à l’armée contre les manifestations populaires à Paris et l’on a même commencé à noter la présence de chars de l’Eurogendfor dans les rues de la capitale.

Les partis européistes soutiennent un système tyrannique violent et maîtrisant totalement les médias. Les dirigeants actuels du parti communiste, qui avait combattu de façon conséquente contre la ratification du traité de Maastricht, ont maintenant adopté une ligne politique de trahison nationale.
L’appareil européiste sous domination allemande s’oppose à ce que les peuples choisissent la liberté. Cette dictature européenne se battra pour conserver sa domination et ses privilèges. Si le régime sentait le mouvement populaire mettre en cause l’adhésion de la France à l’euro-dictature, on peut estimer qu’il n’hésiterait pas à faire tirer l’armée ou la gendarmerie européenne contre le peuple.

Cependant, la prise de conscience des Français progresse quant à la nécessité de s’affranchir de l’Union Européenne irréformable, de défaire les traités européens supranationaux en les remplaçant éventuellement par des traités de coopération, rendant leur liberté aux Etats et aux nations, et qui permettraient également de rompre avec les politiques néo-libérales qui leur furent imposées.

La solution pour le peuple patriote et républicain est dans l’union et l’alliance avec les Gilets Jaunes. Pour vaincre un pouvoir dictatorial militarisé et dominant la guerre idéologique, ce n’est pas une « union des droites » ni une prétendue porte de gauche pour sortir de l’UE en débouchant sur le socialisme- socialisme irréaliste, illusoire et mensonger dans les circonstances actuelles- qui est à l’ordre du jour.

Le mouvement des gilets jaune issu des forces les plus profondes du peuple français, défend la nation. En contribuant au regroupement souverainiste qui se profile, il enrichira l’élaboration d’une stratégie politique commune. Le Comité Valmy propose que celle-ci s’inspire du rassemblement de la Résistance et prépare l’actualisation du programme du CNR. Celle-ci implique nécessairement la nationalisation des principaux secteurs stratégiques en particulier pour reconstituer les bases économiques de l’indépendance nationale et de la souveraineté du peuple nation.


Le Comité Valmy renouvelle son appel à construire un mouvement de libération nationale !


Source: Comité Valmy

vendredi 10 mai 2019

Les acacias de l'exode


un voyage littéraire pour connaître le peuple sahraoui

Traduit par  Fausto Giudice




Si vous me demandez comment mon livre Les acacias de l'exode est né, je dois me référer à deux moments importants. L'un a été en novembre 2010, lorsque les forces de répression marocaines ont rasé le camp sahraoui de Gdeim Izik, en emportant brutalement les milliers de tentes qui constituaient ce qui avait été baptisé  le Camp de la dignité sahraouie.

Ce qui s'est passé ce mois-là depuis que la population sahraouie de la ville occupée d'El Ayoune a installé le camp jusqu'à sa destruction m'a profondément impressionnée et a probablement été le moment le plus décisif et plein de ferveur que j'ai vécu dans ces presque vingt ans de marche aux côtés Sahraouis. L'autre moment fut la visite à Madrid en 2012 d'Ahmed Mohamed Fadel "Rubio" (Le Blond), un vétéran de la cause du front culturel, jeune yéyé dans sa Villa Cisneros natale, combattant avec l'armée sahraouie pendant la guerre de libération et homme du livre qui vit aujourd'hui réfugié dans les camps du sud de l'Algérie, dans l’attente du retour dans son pays natal.

Les discussions avec Rubio qui se sont succédé durant ces jours-là m’ont profondément touchée, car quand Rubio parle, ce sont des fleurs qui sortent de sa bouche, C'est un homme au verbe lent et profond, aux convictions profondes et à l'intégrité irrévocable. Ses réflexions portent toujours le parfum de la poésie de son peuple et il est une source inépuisable de mémoire et de souvenirs. Ces histoires m'ont saisie et petit à petit, elles sont devenues des histoires et des personnages. Comme le combattant qui peint le signe de la paix sur un projectile, le révolutionnaire Salama ou le soldat qui se souvient de la visite de Felipe González dans les camps. Ils portent chacun sa voix unique.



 Moya a présenté son livre ce week-end à la Foire du Livre de Vallecas, Madrid.


Les Sahraouis sont appelés "les fils des nuages", toujours à la recherche de la pluie qui apportera pâture et souffle dans le désert inclément. C'est aussi un peuple qui déborde de poésie. Peu d'enclaves dans le territoire sahraoui peuvent être plus vénérées que les puits et peu de trésors plus appréciés que la mémoire. Rubio dit que ceux d'entre nous qui écrivent sur le Sahara Occidental construisent des "puits culturels" pour étancher la soif du peuple et chaque fois que nous finissons de construire un de ces puits nous le remettons au peuple "pour qu'il retrouve sa culture et ne perde pas son identité". En effet, "Les acacias de l'exode" est un livre du peuple sahraoui et en même temps il espère rapprocher de la cause beaucoup de personnes qui ne la connaissent pas.

Les Sahraouis ont fait de moi une écrivaine. L'adolescente que j'étais écrivait des lettres à ses amis pour leur raconter les histoires qui leur étaient arrivées afin qu’elles les engrangent et les gardent pour toujours. Le voyage que j'ai fait dans les camps de réfugiés sahraouis m'a amenée à entreprendre une tâche plus ardue : raconter cette expérience incroyable qui a mis le peuple sahraoui et sa cause dans mon cœur. Ma rencontre avec Bahia Awah et les poètes sahraouis qui se sont ensuite unis autour de la Génération de l'Amitié m'a encouragée à écrire et transformer cette liasse de feuillets agrafés en mon premier livre auto-publié, "Les autres princes". Les histoires que j'ai entendues de ma famille et de mes amis sahraouis sont vite devenues un deuxième livre, également auto-publié, "Délices sahraouies".

Mais quand on vit le Sahara tous les jours, il n'y a jamais assez d'écriture pour raconter tout ce qu'on
Moina Chekhatou
apprend, écoute, vit et découvre. Gdeim Izik et Rubio ont été les déclencheurs des premières histoires. Bientôt d'autres sont arrivées, inspirées par les paroles, la vie et l'exemple des femmes et des hommes sahraouis. Comme la militante Nueina Djil, protagoniste de la photo mythique de la photojournaliste Christine Spengler avec un fusil sur l'épaule et son bébé dans les bras ; Moina Chekhatou, la jeune femme sahraouie qui a accompagné Felipe González dans sa visite aux camps de réfugiés à peine créés ; les militants sahraouis des droits humains Brahim Dahan et Hmad Hamad, dont les histoires de lutte et de sacrifice pour le Sahara sont une source constante d'inspiration pour moi ; l'écrivain et diplomate Ahmed Muley Ali ou le poète national Bachir Ali, qui m’a fait découvrir l'existence de Graret Lantilagha, les acacias de l'exode, le lieu qui donne son nom au livre. Ses témoignages et ceux de sa famille et de ses amis formaient ce recueil d'histoires où j'ai tenté de fuir l'orientalisme pour refléter une vision réaliste des Sahraouis. Parce que je crois fermement que la littérature engagée est l'un des meilleurs moyens de diffuser les idées et les causes. "Les acacias de l'exode" devient une partie de la bibliographie des poèmes, romans, livres de contes et essais qui accompagnent le peuple sahraoui sur son chemin vers la liberté.

J'espère que les lecteurs voyageront au Sahara à travers ses pages, apprendront à connaître son peuple et comprendront sa réalité.

Sahara libre.

Source: Tlaxcala


mercredi 8 mai 2019

La révolution en Gilets Jaunes


"Nous le pain sec et l'eau dans les prisons du ciel
Nous les pavés de l'amour tous les signaux interrompus
Qui personnifions les grâces de ce poème
Rien ne nous exprime au-delà de la mort...
Plus tard vous apprendrez qui nous sommes
Nos travaux sont encore bien défendus...
Ne demandez pas où vous êtes
Nous le pain sec et l'eau dans les prisons du ciel
Le jeu de cartes à la belle étoile
Nous soulevons à peine un coin du voile." André Breton



dessin: Kikov

Les voix des gilets jaunes ont permis de mettre à nu les mensonges et les pseudo-justifications « scientifiques » données par le pouvoir et la meute de ses courtisans pour couvrir l’ampleur et l’importance de la prédation. Leur soulèvement a montré le vrai sens d’une politique qui a sciemment organisé le transfert des biens laborieusement accumulés par 95 % de la population vers les 5 % des couches les plus aisées. Leur force a été de faire prendre conscience de la duplicité d’un pouvoir, osant se féliciter d’avoir multiplié par quatre les énormes richesses détenues par une infime minorité. Avec la grande majorité des Français.es, nous nous sommes reconnu.e.s dans la prise de conscience des gilets jaunes. Chacun.e de nous a pu constater que, dans tous les secteurs de la société, nous étions confronté.e.s aux effets des mêmes politiques qui tendent à aggraver constamment les inégalités sociales. Nous accusons!





GILETS JAUNES - Des comédiennes comme Juliette Binoche ou Emmanuelle Béart, des écrivains comme Édouard Louis ou Annie Ernaux ainsi que 1400 autres acteurs du monde de la culture ont apporté ce samedi 4 mai leur soutien au mouvement des gilets jaunes.
Dans une tribune intitulée “Gilets jaunes: Nous ne sommes pas dupes!”, publiée sur le site de Libération, ces comédiens, écrivains, dessinateurs ou scénaristes saluent “un mouvement que le pouvoir cherche à discréditer et réprime sévèrement alors que la violence la plus menaçante est économique et sociale”.
Selon les signataires de cette tribune, ce mouvement “réclame des choses essentielles : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique”.
“Les gilets jaunes c’est nous”, insistent les signataires qui se déclarent “absolument concernés par cette mobilisation historique”.
“Nous voyons bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les gilets jaunes, décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs...”, dénoncent-ils. “La manœuvre ne prend pas, ce récit ne colle pas à la réalité même si médias grand public et porte-parole du gouvernement voudraient bien nous y faire croire”, ajoutent-ils.



Source: Huffpost



“Nous continuerons à nous indigner, plus fort”

Les signataires dénoncent également une “répression qui s’aggrave chaque semaine”. “Rien ne justifie la mise en place d’un arsenal législatif dit ‘anticasseur’ qui bafoue nos libertés fondamentales”, estiment-ils.

“Nous continuerons à nous indigner, plus fort, plus souvent, plus ensemble”, préviennent les signataires sur la plate-forme “nousnesommespasdupes.fr”.

Avant cette pétition, l’académicienne Danièle Sallenave avait elle aussi apporté son soutien au mouvement des gilets jaunes dans un court essai intitulé “Jojo le gilet jaune” (Gallimard) dénonçant le “mépris de classe” dont les gilets jaunes font l’objet.

“J’ai éprouvé dès les premières manifestations un élan de sympathie, régulièrement renouvelé par le contraste réjouissant, à la télévision, entre leur assurance un peu maladroite et l’hostilité mal dissimulée des journalistes et de leurs invités”, a notamment écrit l’auteure de “L’églantine et le muguet”.

Jusqu’ici nous avons subi de lourdes pertes dans nos rangs des blessés des mutilés des prisonniers politiques des morts mais si nous ne persistons pas à lutter contre la tyrannie alors cela n’aura servi à rien et ceux qui ont perdu un œil une main ceux dont la vie a été abîmée détruite ceux qui sont enfermés l’auront été pour rien et cela je ne saurais le tolérer tout comme vous.

La misère et la souffrance sont toujours présentes et nous enserrent toujours sans relâche aucune vie ne mérite d’être vécue ainsi sans l’ombre d’un espoir sans possibilité d’un avenir meilleur non personne ne devrait être astreint à vivre ainsi tout le monde devrait pouvoir vivre dignement et décemment et ne pas être contraint à survivre quand l’argent se fait rare tout en sachant que non loin de là les puissants vivent dans l’opulence et les privilèges en profitant d’un peuple agonisant qui croule sous les taxes et autres impôts.

Bien sûr on justifie les choses en parlant d’écologie de progrès mais en vérité c’est bien pour enrichir encore plus ceux qui nous soumettent et nous privent du droit le plus légitime à vivre.

Nous devons changer cela et continuer à nous battre pour y arriver nous n’avons pas le droit de renoncer à lutter contre la tyrannie et ce régime totalitaire et autoritaire nous sommes un grand peuple nous sommes en mesure à près de reprendre le contrôle de notre destinée et d’imposer notre volonté
Il est venu le temps mes frères et sœurs d’infortune de revendiquer une démocratie de défendre nos droits d arracher nos chaînes et de reprendre notre liberté.

Nous allons nous battre contre l’oppression et nous dresser ensemble comme un seul homme unis et solidaires nous étions à genoux mais c’est terminé nous sommes debout à présent nous les fainéants les réfractaires les invisibles les riens qui ensemble formons un tout.

Regardez autour de vous est-ce vraiment l’avenir que vous voulez ? Un avenir sans droit ni liberté ? Un avenir sans espoir où seule la misère sera florissante ? Je refuse cela et vous devriez le refuser aussi ce n’est plus possible plus tolérable plus acceptable.

Nous avons beaucoup à faire beaucoup à construire mais avant cela il faut changer les choses pour faire naître un nouvel espoir une nouvelle chance pour que plus personne ne connaisse ni misère ni souffrance.

Tenons ensemble la ligne de front ensemble avançons vers la victoire main dans la main épaule contre épaule brandissons ensemble l’étendard de la liberté et battons nous en femmes et hommes libres que nous sommes.

Bien à vous,

Nous sommes le peuple nous sommes la résistance

Larbi Lours (Source: Groupe de Gilets jaunes de Belleville - Facebook)




Être radical, très radical même, oui. Cent fois oui. La situation globale est si désastreuse que seul un changement radical pourra nous sauver et nous libérer. Se défendre et riposter autant que nécessaire, bien sûr. Avoir des convictions, agir, lutter. Mais être sectaire, jamais ! »”
Yannis Youlountas



Artistes : nous n’en sommes plus là !

Réponse de quelques Gilets Jaunes à l’appel des artistes :
Artistes, nous avons lu avec attention et espoir votre appel “Nous ne sommes pas dupes”.  Si certains ne manquent pas de rappeler qu’il est un peu tard pour se réveiller, 25 semaines après le début du mouvement, nous pensons que la situation est trop grave pour se permettre ce genre de critique. Toutes les bonnes volontés sont aujourd’hui précieuses pour éviter de perdre cette bataille.

Car votre constat est le bon : aussi bien sur les revendications des GJ que sur les méthodes abjectes et mortifères employées par le pouvoir. Votre texte se termine par le fait que vous continuerez à vous indigner et à utiliser votre pouvoir, celui des mots, de la musique et de l’art, pour soutenir le mouvement des Gilets Jaunes.


Depuis plus de cinq mois, des citoyens “ordinaires” ont mis une partie de leur vie (personnelle et professionnelle) entre parenthèse pour tenter de changer les choses. Des milliers en ont payé le prix fort : arrestations, agressions,mutilations, insultes, dénigrements, amendes, licenciement… Et pourtant, ils continuent. Avec dignité, courage et allégresse. Dans ce combat, le soutien d’artistes, connus ou non, pourrait apporter une force incroyable à la lutte.

Le mouvement des GJ a toujours refusé l’idée même de leader ou de porte-parole. Prônant l’horizontalité, les GJ mettent l’action individuelle au centre de l’engagement collectif. Mais si chaque citoyen a le pouvoir d’agir, nous savons aussi que certains ont accès à des leviers de pression que la plupart n’ont pas. Nous sommes conscients de la société dans laquelle nous vivons. La société du spectacle du regretté Guy Debord. A ce titre, le combat se mène aussi sur le front de l’image. Face à des médias de masse qui stigmatisent (volontairement ou non) les GJ, il est particulièrement important de réussir à toucher le plus grand nombre pour espérer leur faire comprendre que ce mouvement est porteur d’espoir d’une société plus juste et plus humaine.

C’est dans cette optique que nous vous proposons quelques pistes pour, qu’à votre niveau, vous puissiez aller au-delà de la signature d’un texte :

– Venez sur les actions, pour nous rencontrer et pour lutter à nos côtés (manif, blocage, banquet, occupation de ronds-points…) ;

– Mettez le gilet jaune lors d’une de vos représentations (par exemple à la fin d’une pièce de théâtre ou d’un concert). Ou même sur les plateaux TV où vous êtes invités ;

– Publiez votre soutien au mouvement sur vos propres réseaux sociaux ;


– Initiez des grèves dans le secteur de la culture (théâtre, musique, audiovisuel, cinéma…) ;


– Tentez de bloquer, ou au moins de perturber, des festivals (Cannes, Avignon…) ;



– Organisez des soirées de soutien aux GJ (concerts, spectacles…).

Si chacun des 1 500 signataires ne réalise qu’une seule de ces propositions, nous parions que le mouvement sortira particulièrement renforcé de cette période et que le pouvoir en ressortira profondément affaibli.

Alors, pour que votre signature sur cette tribune ne soit pas une fin en soi dans votre engagement mais bien le début d’un mouvement plus profond, nous vous le demandons tout simplement : passez de l’indignation à la révolte. Des milliers de citoyens anonymes l’ont déjà fait depuis des mois, rejoignez-les !

Signez la pétition:

Source: https://www.facebook.com/cerveauxnondisponibles


Compilation d'articles: André Chenet et Gaël Hadey
Nos remerciements à "Cerveaux Non Disponibles", les groupes des Gilets Jaunes de Belleville et de Montreuil qui font un travail de diffusion et "d'éducation populaire" remarquable.