samedi 23 juin 2018

Artistes en cage

Selon les médias atlantistes, qui en font leurs gros titres tapageurs, Cuba, la Chine, la Russie … seraient les pays où la liberté d'expression serait le plus réprimée. Artistes et journalistes y seraient incarcérés dès qu'ils s'écartent de la ligne officiel. Un jugement qu'il serait bon de réviser aujourd'hui. Il est toujours plus aisé de montrer la paille dans l'œil de son voisin que de s'ôter la poutre qui obstrue notre vision du monde : 


De l'artiste française Patrice Letarnec


"Ils emprisonnent les artistes qui les critiquent, assassinent les journalistes gênants mais la dictature, c’est Cuba !"

par José Manzaneda

Savez-vous quel est le pays du monde dans lequel le plus d’artistes ont été emprisonnés en 2017? si nous nous laissons entraîner par ce que nous lisons dans la presse, nous allons penser que c’est la Chine… ou Cuba. Mais non : c’est l’Espagne avec 13 artistes en prison et à la troisième place en ce qui concerne le nombre de procès intentés à des créateurs, derrière l’Egypte et l’Ethiopie.

C’est un rapport de l’organisation Freemuse, du Danemark, censuré par les médias corporatifs espagnols, qui le dit. Certains d’entre eux avaient – évidemment – publié de larges extraits de rapports antérieurs de cette organisation dans lesquels l’Espagne n’était pas mentionnée. Ces médias, en outre, nous informaient en détails de tout désaccord entre des artistes et les autorités cubaines.

Pendant ce temps, les journalistes espagnols d’extrême-droite pratiquent l’incitation à la haine dans une totale impunité. Le présentateur Federico Jiménez Losantos demandait dans son émission de radio « des avions pour bombarder » la Catalogne et faire comprendre aux indépendantistes qu’on peut utiliser la force légitimement. » Imaginez la campagne internationale qui se déchaînerait contre Cuba si, sur l’île, un journaliste irresponsable proposait de bombarder les Etats-Unis… 

L’ONG Save The Children a publié son rapport « Les multiples visages de l’exclusion » dans lequel le Guatemala est classé dernier des pays du continent en ce qui concerne la protection de l’enfance avec « un taux extrêmement haut de malnutrition » et « presque la moitié des mineurs de moins de 5 ans qui ont un retard de croissance. » Pendant ce temps, Cuba se place dans les premières places. Mais imaginez ce qui se passerait si c’était le contraire… Ne pensez-vous pas que ce rapport aurait eu plus de visibilité dans les médias ?
Le Mexique est la second pays le plus dangereux pour les journalistes après la Syrie. 

L’organisation Artículo 19 dénonce 507 agressions et 12 assassinats de journalistes en 2017. En mai, par exemple, était abattu Javier Valdés, auteur de ‘Narco-journalisme’, un livre qui raconte, précisément, les dangers qu’il y a à informer sur le trafic de drogues et ses connexions avec la police et la politique. Ce sont des réalités que Cuba a vécues il y a 60 ans et qui ont été supprimées par la Révolution. Mais les médias ne nous le disent jamais.

Pour finir, revenons au Gouvernement espagnol : 8 jeunes basques, de la gauche indépendantiste ont été condamnés à des peines de prison allant jusqu’à 13 ans pour une bagarre dans un bar dont les gardes civils sont sortis avec des blessures légères. Imaginez que l’un des fameux « dissidents » de Cuba ait été condamné à 13 ans de prison pour avoir insulté ou donné un coup à un agent de police. Pas vrai, que les médias espagnols qui aujourd’hui applaudissent la condamnation des jeunes basques auraient dénoncé l’absence de « séparation des pouvoirs » dans le « régime » cubain ? 

Car c’est ainsi que marchent les choses en Espagne, qualifiée par le New York Times de « véritable démocratie en ruine. »


José Manzaneda, coordinateur de Cubainformación.
 traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos




Source en espagnol :



Source française: Réseau International

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