samedi 19 mai 2018

Israël ou la honte de l''Occident


Au moment même où des habitants de Gaza tombaient, tués par des tirs de snipers [sionistes], la fille de Donald Trump et son mari, Jared Kushner, accompagné par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, inauguraient l'ambassade américaine à Jérusalem. Douleur pour les uns et gloire pour les autres, le même jour et à seulement environ 80 kilomètres de distance.” Lluís Bassets


Manifestation de jeunes palestiniens: "Soldats, nous sommes des êtres humains"


Déjà en 1956 Arifal-Arif, journaliste anticolonialiste palestinien et maire de Jérusalem-Est, écrivait :

« Comment puis-je l'appeler autrement que Nakba ? Car nous avons subi une catastrophe, nous, les Arabes en général, et les Palestiniens en particulier (...) on nous a volé notre patrie et nous avons été expulsés de nos maisons, et nous avons perdu un grand nombre de nos enfants et de nos proches et en plus de tout cela, notre dignité a été touchée au cœur. »



Monstrueux. Effrayant. Diabolique. C'est étrange comment les mots manquent pour décrire ce qui se passe au Moyen-Orient aujourd'hui. Soixante Palestiniens morts. En une seule journée. Deux mille quatre cents blessés, dont plus de la moitié par des tirs à balle réelles. En une seule journée. C'est scandaleux, immoral, n'importe quelle armée du monde aurait honte d'avoir fait une chose pareille...
Et nous devons continuer à croire que l'armée israélienne est une armée dont les armes sont « pures » ? En tout cas, nous devons nous poser la question suivante : ils ont tué 60 Palestiniens en une journée cette semaine, et s'ils en tuaient 600 la semaine prochaine ? Ou 6 000 le mois prochain ? Les consternantes justifications d'Israël - et la réaction brutale de l'Amérique - soulèvent cette question. Si nous pouvons maintenant accepter sans broncher un massacre de cette ampleur, qu'est-ce que notre système immunitaire va nous permettre d'accepter dans les jours, les semaines et les mois à venir ? Robert Fisk



Le sionisme avait promis de résoudre le problème juif. Il prétendait de faire en sorte que les juifs de la Diaspora, par un «retour au pays» (l’alya), soient aimés, pleins d’empathie, attachés à la terre; bref, qu’ils deviennent « des gens semblables à tous les autres ».
Les scènes atroces qui ne cessent de nous parvenir aujourd’hui depuis Gaza nous montrent que le sionisme a lamentablement échoué. L’État juif est une flétrissure sur le projet humaniste dont il est issu, et sur l’humanité en généralGilad Atzmon


Gaza : Amira Hass dénonce la propagande mensongère de son pays

La journaliste israélienne Amira Hass, denonce dans Haaretz le "mépris" des Israéliens qui affirment que c'est le Hamas qui envoie les Gazaouis se faire tuer, "comme si le blocus qui leur est imposé par Israel ne les condamnait pas à une mort lente."


"Nous mourons de toutes façons, alors autant le faire devant des caméras", m'ont dit mes amis de Gaza, en ajoutant "Votre mépris vous empêche de comprendre que personne à Gaza ne manifeste au nom de qui que ce soit.

Soulignant amèrement qu'Israel interdit aux journalistes israéliens de se rendre dans la bande de Gaza, Amira Hass, en conclut qu'il est facile ensuite pour les dirigeants israéliens de raconter n'importe quoi. "Mais je demande à ces mêmes dirigeants, s'ils sont si sûrs que c'est le Hamas qui mène la danse et que les Gazaouis ne font que lui obéir, pourquoi obéissent-ils eux aussi au Hamas, en répondant par la violence à la non-violence, donnant ainsi d'israel l'image que le Hamas voulait, selon eux, montrer ?"

"Il y a une barrière intérieure, ainsi qu'une barrière de sécurité, de même qu'un fossé creusé par Israel pour la construction d'une nouvelle barrière souterraine. Et puis il y a une route de sécurité et plus loin une deuxième. Et après, il y a les champs. Et tout autour des postes de surveillance, des ballons d'observations et des drones. Et vous n'avez rien trouvé de mieux à faire que de prouver la capacité d'Israel à tuer et à mutiler".

"D'une colline voisine située à Nir Am, j'ai pu observer avec mes jumelles cette grande prison où j'ai vécu plusieurs années, et dont je ne peux plus m'approcher parce que l'emprisonnement est devenu total. je ne peux voir mes amis qui sont à moins de 2km de là. L'un d'eux m'a dit en riant sur WhatsApp qu'il allait venir me faire un coucou avec un grand drapeau palestinien."

Mais plus sérieusement mes amis me font part de leur indignation face au fait qu'on leur vole non seulement leur liberté de mouvement et leur droit à une vie digne, mais aussi la possibilité d'exprimer leur profonde frustration et désespoir, en les présentant comme des pantins uniquement capables d'obéir à des ordres donnés d'enhaut".

"Les Israéliens nous ont toujours méprisés. Pour eux 'un bon arabe est un arabe mort ou un collaborateur', comme Ils disent. Nous sommes allés manifester sans plan pour déranger les célébration du transfert de l'ambassade étatsunienne à Jérusalem, une ville qui nous est chère, et parce que nous ne voulons pas mourir en silence. Nous en avons assez de mourir tranquillement dans nos maisons".

"Et je peux vous dire que si le Hamas avait supervisé ces manifestations à Gaza, elles auraient été moins chaotiques. Il y aurait eu de la discipline. L'état de confusion qui règne dans les Marches du Retour sont bien la preuve que ce n'est pas le Hamas qui les organise, même si des membres du Hamas y participent également, et y jouent le plus souvent un rôle modérateur".

"Ce sont des jeunes qui ont lancé cette idée et le Hamas, n'a pu que s'y rallier". Et sur les près de 120 Palestiniens qui ont été tués durant ces marches, le Hamas ne revendique qu'une quarantaine ayant des liens plus ou moins proches avec le Hamas.

"Mais, c'est toujours la même rengaine israélienne, y compris lors de chacun des bombardements, conclut Amira Hass.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
Extraits de "Conversations avec des Gazaouis" dans Haaretz.com

Source: europalestine.com



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