lundi 9 avril 2018

L'Angleterre et la France accusent les russes


Le pire, ce n'est pas le crime, c'est d'essayer de le dissimuler :
« Lorsqu'un scandale éclate, la tentative de couvrir le délit est souvent considérée comme encore plus répréhensible que le délit lui-même. »
Le gouvernement britannique tente de couvrir le fait qu'il a menti avec ses fausses allégations contre la Russie. Cela entraîne de nouveaux mensonges.
Hier, le chef du laboratoire britannique d'armes chimiques de Porton Down a déclaré que le laboratoire ne pouvait pas établir que le poison utilisé dans l'attaque présumée de Novitchok à Salisbury avait été produit par la Russie. Cela a porté un coup sévère aux allégations du gouvernement britannique sur l'implication russe dans l'empoisonnement de Sergueï et Ioulia Skripal.
Maintenant, le gouvernement britannique essaie de camoufler le fait qu'il a dit que le poison utilisé dans le Salisbury avait été « produit en Russie » et que Porton Down en avait apporté la preuve. Les médias alignés sur le gouvernement l'aident à enterrer l'affaire.





Comme vous sans doute, lecteurs, nous trouvions que l’affaire Skripal sentait l’entourloupe à plein nez. Mais l’explication de Strategika51 sur la Russie qui aurait empêché un faux drapeau aux gaz en Syrie, n’arrivait pas à nous convaincre. Une autre circonstance nous rendait perplexes : le côté amateur cafouilleux de toute l’affaire, qui prenait tous les jours davantage d’ampleur…


À notre humble avis, il est im-pen-sa-ble que le MI6 soit impliqué dans une pantalonnade à la fois aussi minable et d’une telle ampleur. Les services secrets anglais, comme les autres, sont capables d’expédier quelqu’un sans rater leur coup et sans qu’on puisse les incriminer, quand bien même tout le monde serait sûr qu’ils y ont trempé jusqu’aux cheveux. Alors, quoi ?


Quand, dans un échange de mails privés, Aline de Diéguez nous a fait part de ses convictions, nous nous sommes frappé le front à deux mains : Bon sang, mais c’est bien sûr !


Les sous-Pieds Nickelés que sont May, Johnson, Williamson et Macron à la manoeuvre auraient dû depuis longtemps nous vendre la mèche, surtout ce dernier, et l’implication de la France dans une affaire qui ne la concerne ni d’Ève ni des dents, Ce n’est pas parce que des zozos se prétendent officiellement au service qui de l’Angleterre qui de la France, alors qu’ils roulent en réalité pour la plus illustre banque du monde (bien autrement puissante que l’Angleterre et la France réunies), qu’il faut les en croire sur parole….


Il a fallu la spécialiste des questions financières en général et des Rothschild en particulier qu’est Aline de Diéguez pour que 2 + 2 fassent enfin 4 et que les pièces archi-logiques du puzzle se mettent en place. Nous lui avons demandé de nous mettre noir sur blanc ses conclusions et elle l’a fait. Qu’elle en soit remerciée.


Question qu’on peut maintenant s’amuser à se poser : Le MI6 a-t-il refusé de se mouiller dans cette affaire foireuse ou a-t-on évité de le solliciter de peur qu’il refuse ?


Ce qui est sûr, c’est qu’on commence à s’énerver chez les maîtres du monde.






Un empoisonnement pour raison d’État


Par Aline de Diéguez, le 1er avril 2018 - et ce n’est pas un poisson !



Le 4 mars 2018, au milieu de l'après-midi, Sergueî et Yulia Skripal auraient été découverts inconscients sur un banc public de la petite ville de Salisbury.

Dans l'heure qui a suivi, les Anglais connaissaient l'identité des victimes et le diagnostic : les Skripal avaient été intoxiqués par inhalation d'un gaz militaire 5 à 10 fois plus létal que d'autres agents connus, comme le gaz sarin et le VX. Le nom de ce produit redoutable était révélé : novitchok. Par miracle, ils avaient sous le coude un contre-poison, puisque les Skripal étaient toujours vivants un mois plus tard.

Le novitchok ne pouvait être que russe et la Russie était la main vengeresse qui avait attenté ouvertement à la vie de son ancien espion et à celle sa fille pour faire bonne mesure, et cela par pure vengeance… mais aussi en faisant preuve d'une sidérale stupidité, puisqu'elle signait son crime au grand jour. Il ne manquait que le passeport du criminel responsable du forfait et son numéro de portable.

On comprend que ce scénario digne des pieds nickelés ait laissé le Président de la République française sceptique, si bien que le 5 mars, Emmanuel Macron demandait, par la voix de son porte-parole Benjamin Griveaux, la prudence : il convenait, disait-il, d'attendre l'issue de l'enquête avant de proférer des accusations. Voilà qui était sage.

Or, quelques heures plus tard, le 6 mars 2018 au matin, patatras, le Président déclarait urbi et orbi qu'il soutenait « nos amis anglais », lesquels venaient de subir sur leur sol une attaque sauvage et inadmissible avec un gaz redoutable, probablement d'origine russe et que la Russie était probablement coupable.

Étrangement, aucun organe de presse n'a interrogé le Président sur ce brutal revirement et ne s'en est même étonné. Et pourtant, ce changement de pied intervenu durant la nuit est capital pour la compréhension de la suite des événements .

Je passe sur les différents complots des membres de l'OTAN tant en Europe qu'aux USA. Une majorité remarquable des vassaux a confirmé la révélation médicale fulgurante des autorités d'outre-Manche. Mme May et ses ministres n'ont pu retenir une joie débordante et des cris de triomphe. La horde de colonisés de l'OTAN a alors accouché d'une kyrielle de décisions d'expulsions de diplomates russes à partir de nombreux pays européens ainsi que de l'ex-Commonwealth, pompeusement auto-dénommés « communauté internationale » alors qu'ils ne représentent qu'un dixième de la population mondiale.

Entre temps, le 20 mars, Emmanuel Macron, toujours premier de classe et désireux d'en faire plus que ses voisins, avait concocté sa petite punition personnelle supplémentaire. Bien qu'il ait traîné durant trois heures dans les travées du salon du livre, il a jugé judicieux de boycotter le stand de la Russie, pourtant pays invité d'honneur du salon. Il a cru habile d'humilier la Russie en humiliant les écrivains qui avaient honoré la France par leur présence, ainsi que Mme Soljenitsyne. A ses yeux, la « solidarité avec nos amis britanniques » était plus importante qu'une manifestation de l'indépendance et de la souveraineté culturelle de la France .

Et voilà le fin mot de l'affaire. Depuis le début de la mise en scène de la comédie anglaise, nous découvrons que la France et ses dirigeants en étaient partie prenante. Depuis un mois, les Français s'étaient bien gardés de le révéler.

Qu'y avait-il à cacher ?

En effet, le 31 mars à 21h40, le site Sputnik publiait une nouvelle qui aurait dû faire l'effet d'une bombe : la Russie posait à la France dix questions sur les motifs et les conditions de son implication et de sa collaboration zélée à l'affinage du montage de « l'affaire Skripal » et lui demandait de clarifier son rôle dans le peaufinement du trucage qui était en train de se mettre en place.

Or, cette nouvelle est tombée dans un silence total de tous les médias de l'OTAN : et pourtant, la découverte de la solidarité de la France avec « nos amis anglais » et le silence qui a entouré cette collaboration n'est pas un événement anodin . Elle donne son sens au virage à 180° effectué le 6 mars par le Président Macron. Les Français apprécieront la cachotterie de leur Président et son implication dans une affaire qui ne devrait pas concerner notre pays.

Question ? Que s'est-il passé entre le 5 et le 6 mars 2018 entre la France et l'Angleterre, entre Emmanuel Macron et un mystérieux informateur qui aurait suffisamment influencé son jugement pour le faire changer de pied ?

Si l'on en croit sa réaction le 5 mars, le Président semblait tout ignorer du montage anglais. Mais y aurait-il eu des complicités en dehors de la Présidence ? M. Macron aurait-il été ensuite l'objet d'amicales suggestions afin de tenter de manipuler une enquête au sujet d'un attentat finalement raté puisque Mlle Skripal est ressuscitée. S'il faut en croire les Anglais, le père serait toujours en péril de mort. Mais personne n'a vu ni l'un ni l'autre et une cousine en Russie, désireuse de rendre visite à ses parents malades en Angleterre, et dont les services secrets anglais n'avaient pas prévu l'existence, se voit refuser un visa pour l'instant.

Pour tenter de donner un sens au revirement brutal du Président de la République dans cette affaire tordue, le lien qui vient immédiatement à l'esprit entre Emmanuel Macron et l'Angleterre est la banque. Or, la banque, c'est la City et la City, c'est Rothschild . Là où il y a Rothschild, il y a domination financière de la City et de Wall Street.

Ce qui voudrait dire que l'attaque contre la Russie a quelque chose à voir avec la tentative de la Russie et de la Chine de se libérer de la tutelle du dollar. Ce que n'ont pas réussi des petits États dirigés par Kadhafi, par Saddam Hussein et aujourd'hui par Nicolas Maduro, afin d'échapper à la tenaille de la finance anglo-saxonne et au règne de la City, l'alliance de la Chine et de la Russie est en passe de le réaliser. Voilà qui est insupportable et qui mérite la diabolisation hystérique du pays jugé le plus faible du duo, faute de pouvoir utiliser impunément la « diplomatie » des tomahawks.

La Chine inspire encore une crainte salutaire à l'OTAN, haro donc sur la Russie jugée plus vulnérable.

On comprend mieux a posteriori que Vladimir Poutine ait tenu à démontrer aux va-t-en guerre irresponsables ce qu'il leur en coûterait en cas d'acte dément. La dissuasion est la meilleure défense.

Il ne s'agit donc pas d'une simple vengeance pour n'avoir pas réussi à déstabiliser Assad avec une attaque chimique comme le pense Strategika, ou la volonté de pourrir le mondial de football, comme le craint Mme Zakharova. Cela n'empêche pas l'une et l'autre hypothèse, mais elles sont trop restreintes. L'actuelle attaque violente contre la Russie est plus fondamentale.

C'est en réalité une guerre à mort contre l'alliance russo-chinoise et leur volonté de créer un circuit monétaire indépendant du dollar, ce qui signera à terme, sa mort. Et la présence d'Emmanuel Macron, l'ancien « Rothschild boy » dans l'affaire est le chaînon manquant de l'explication.

Pour l'instant, la Chine leur semble un trop gros morceau. Mais elle se montre ouvertement solidaire de la Russie. Voilà qui explique l'article furieux et inhabituel du journal quasi officiel du parti communiste chinois Global Times dont fait état Alexandre Mercouris dans le site The Duran, article qui exprime un soutien officiel total et sans faille de la Chine à la Russie, victime d'une agression masquée de la finance internationale.

La Chine a ouvert lundi dernier le marché à terme du pétrole brut. L'accueil du marché a été, dès le premier jour, enthousiaste, ce qui a eu pour effet de donner un coup de pouce considérable à la valeur du Yuan sur le marché international.

Bonjour le petroyuan.

Or, la Russie est le principal fournisseur de la Chine.

Au revoir le petrodollar !

Cela méritait bien de tenter le tout pour le tout de la comédie de Salisbury.



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