mercredi 14 février 2018

Rapide tour d'horizon

Par André Chenet

Le monde va vraiment mal, dit-on, il est de plus en plus gravement malade. Malgré tout les affaires juteuses continuent joyeusement avec les pots-de-vin traditionnels et les mensonges qui vont avec...

Les TV éjaculent leurs dégueulis multicolores, radios et les journaux déblatèrent des inepties sans fin comme si de rien n'était, les sites internet nous balancent des porcs et des “fake news”. Le Moyen-Orient dans l'imaginaire occidental représente un territoire d'arriérés où s'étripent des tyrans d'un autre temps. En Afghanistan, le marché de l'Opium est florissant et au Japon la catastrophe de Fukushima appartient désormais au passé, Les deux Corées, font figure de théâtre de Guignol. En Amérique latine, le Venezuela maudit sert de bouc émissaire à la gabegie mise en oeuvre par les oligarchies sous contrôle US. La Chine? On ne sait pas trop, business oblige. 

En Europe, il n'y a plus d'alternatives (définitivement dixit), c'est marche ou crève, les russkofs de Poutine sont à nos portes L'industrie de la guerre n'a jamais été aussi prospère qui arme à mort les nazis ukrainiens, les mercenaires d'Irak et de Syrie, les frères kurdes dindons de la farce turco-yankee, les massacreurs pétroliers wahhabites du golfe, les guerillas sanguinaires africaines, et toutes les nations qui ont fait allégeance au monstre froid de l'argent-roi. Peu importe que des populations entières soient décimées, sacrifiées, éviscérées. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, n'est-ce pas?

Des millions de réfugiés s'amassent à nos frontières, et nous savons fort bien, dit-on, que nous ne pouvons accueillir à notre bord toute la misère du monde sous peine d'être envahis et submergés. Alors, comme à la décharge publique, un tri humanitaire s'opère. Nous avons besoin de main-d'oeuvre bon marché dans des secteurs-clés boudés par nos fainéants de chômeurs privilégiés grassement rémunérés.

Ainsi, pour résoudre tant de problèmes absurdement irrationnels, les gouvernements que nous nous sommes choisis par défaut dépensent-ils des milliards pour répandre l'évangile d'une démocratie de plus en plus fictive qui ravage et contamine tout ce qu'elle prétend vouloir convertir à ses pratiques économiques dévoyées. Pendant ce temps, les bourses à papa montent, atteignent des sommets, font de grosses vagues avant de plonger. Heureusement l'or reste un refuge, pour ceux qui ont encore les moyens d'en acheter, les rêves aussi pour ceux qui ont encore de quoi se mettre sous la dent au lieu de, je ne sais pas moi … de montrer les crocs avant de mordre.


Illustration ; Photo de André Chenet, extraite de l'album "Les murs de Paris"

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