lundi 1 janvier 2018

Voeux 2018


Désobeissance civile et sa petite équipe d'amis épars continuera à dispenser une information cohérente et la plus lucide possible durant l'année qui s'annonce chaude, non pas tant à cause du dérèglement climatique que de l'empressement psychopathique de l'Empire et de ses alliés d'en finir une bonne fois pour toutes avec l'esprit de résistance s'opposant à sa stratégie infernale de démantèlement et de nivellement des cultures humaines ancestrales en vue d'assouvir la volonté de puissance d'une élite de conquérants mégalomanes. Plus que jamais, nous accompagnerons les luttes en cours dont le but est de détruire un système tellement vicié qu'il en est devenu désormais irréformable et qui conduit à l'esclavage et à la misère, sinon à l'anéantissement, la plus grande partie de la population humaine déjà contaminée par l'esprit de lucre d'une économie tenant lieu de religion globale. Nous chercherons surtout à mettre en valeur les solutions éprouvées sur le terrain des conflits ainsi qu'a mettre en avant la recevabilité des luttes ayant démontré leur efficacité. Mais par dessus tout, il nous importe dès maintenant d'ouvrir des voies de convergences réalistes et créatrices, en dehors des partis pris sectaire et des vains débats lesquels, s'éternisant ad absurdum, retardent l'action alors que nous n'avons plus de temps à perdre en regard de l'état de dégradation général du monde. Activer les luttes et établir des points de jonctions nécessaires entre les innombrables foyers de la résistance au pourrissement du fascisme néolibéral, tel sera notre motivation essentielle tout au long de cette année.
Gaël Hadey   


Que crève le vieux monde! disait déjà en son temps Albert Libertad




et que sautent les banques, les corporations et tout ce qui est contraire à la vie. Que cette traversée périlleuse – et joyeuse malgré tout – nous donne enfin la force nécessaire d'agir ensemble en dépassant nos crises identitaires en nous reliant à la Terre Mère. André Chenet

Les vœux de Albert Libertad : 

Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !

La voix claire de l’enfant et la voix cassé du vieillard entonnent la même ballade : la ballade des vœux et souhaits.
L’ouvrier à son patron, le débiteur à son créancier, le locataire à son propriétaire disent la ritournelle de la bonne et heureuse année. Le pauvre et la pauvresse s’en vont par les rues chanter la complainte de la longue vie.
Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !
Il faut que l’on rie ! Il faut que l’on se réjouisse. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les lèvres laissent échapper les meilleurs souhaits. Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie.
C’est le jour du mensonge officiel, de l’hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C’est le jour du vernis et du convenu.
Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparent, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie.
Dans la curée âpre des appétits, c’est l’armistice, c’est la trêve. Dans l’âpre curée des batailles, c’est le jour de l’an.

In "L'anarchie" (1906)

Bonne année 2018 (pour les super-riches)

Ils seront en 2018 plus riches que jamais. Leur fortune avouée, ne parlons pas de celle dissimulée, s'accroitra encore de quelques 10 à 15%. Ceci veut dire que les quelques 80% des richesses du monde qu'ils accaparent, augmenteront dans les mêmes proportions. Jusqu'où ceci ira-t-il?
Obligeront-ils les classes dites moyennes qui avaient survécu dans les pays dits développés à rejoindre les milliards de travailleurs des pays sous développés, gagnant juste de quoi survivre, sans compter les milliards de sans-emplois de moins en moins capables de survivre?

Certainement. On ne voit aucun mécanisme correcteur capable dans le cadre de la mondialisation qu'ils imposent d'empêcher les super-riches de continuer à s'enrichir. Ils détiennent, directement et indirectement, tous les leviers de commande, tous les pouvoirs. Or celui qui a la tête dans la mangeoire préfère mourir que laisser volontairement une place aux autres.

Les quelques « scientifiques » qui ont encore la possibilité de s'exprimer pourront toujours annoncer que ceci ne pourra produire que des catastrophes compromettant la survie de l'humanité, sinon celle de la vie sur Terre, les super-riches ne feront rien pour limiter leurs consommations et leurs gaspillages. Ils prétendront que grâce à eux et leur travail le produit national mondial augmentera, ce qui profitera à tous. Ils refuseront de voir que ce prétendu travail contribuera précisément à accélérer la disparition des ressources terrestres et accélèrera ainsi la venue des catastrophes finales.

Beaucoup des scientifiques évoqués ici pronostiquent que ces catastrophes finales surviendront avant la fin du présent siècle. Mais qu'importe, disent les plus illuminés des super-riches, nous auront d'ici là réussi à quitter la Terre et à établir des colonies ailleurs.

Bonne chance dirons-nous, aux quelques centaines de favorisés qui pourraient éventuellement réussir ce projet. Faute de ressources sur place et confrontés à des menaces qu'ils n'avaient pas prévues, ils dépériront misérablement en quelques années.

Note. Cet article ne représente pas nécessairement l'opinion de tous les membres du comité de rédaction

Jean Paul Baquiast, le 01/01/2018

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