mercredi 17 janvier 2018

Le mystère de Daech


Complices comme cul et chemise
A partir de 2012, lorsque la guerre a éclaté en Syrie, il est devenu impossible en France de s'exprimer sur cette guerre. Dès que quelqu'un voulait communiquer avec le peuple sur la question, réunir un public dans une salle pour une information réelle, les menaces pleuvaient aussitôt de toute part sur les organisateurs « terrorisés » qui annulaient les colloques ou conférences pourtant nécessaires sur le sujet. Je le sais, puisque je l'ai vécu moi-même, à la suite de la publication de mon livre sur « Le djihad et le management de la terreur ». L'État français et ses bandes de mafieux assermentés ont organisé un authentique « terrorisme » médiatique chargé de tuer la vérité, toute velléité de savoir, et toute prétention à vouloir penser librement sur cette question majeure...
Pourquoi est-il impossible de s'exprimer en France sur la situation syrienne, sur la politique étrangère de Hollande et de Macron aujourd'hui? Qui se pose cette question honnêtement?
La réponse est pourtant simple. Parce que l'État français est un vassal des États-Unis; parce que l'État français, sans l'avis de personne, a formé, encadré, ravitaillé, financé et appuyé des terroristes « djihadistes » pour massacrer le peuple syrien dans le but de renverser Bachar El Assad et de s'emparer de ce pays pour l'aligner et le forcer à entrer dans la secte atlantiste. Parce que l'État français est un authentique criminel de guerre et génocidaire qui doit comparaître devant le TPI. Voilà pourquoi il est devenu impossible de faire passer la moindre information sur ce sujet en France.
Ce mensonge triomphant est révoltant pour la conscience éveillée des personnes qui se voient ouvertement méprisées par ce Pouvoir de pervers et de criminels leur imposant sa dictature de la pensée, uniquement parce qu'il tient à garder les coudées franches pour continuer à contrôler, en les dominant, des peuples transformés en moutons bêlant au rythme de la propagande...






Le fait que l’on refuse volontairement d’admettre est que le groupe État islamique est l’outil politico militaire de l’Occident, guidé par le renseignement, et créé, entraîné, financé, conseillé et protégé par l’Occident et par l’OTAN — ce qui inclut la France. Le groupe État islamique et l’extrémisme islamique, dont Al Qaida, agissent pour le compte de l’OTAN au service des intérêts géostratégiques de l’Occident. Sous la supervision de la CIA, du MI6, du Mossad, de l’ISI pakistanais et autres, les services de renseignements de l’Occident mènent les terroristes du groupe État islamique. Le terrorisme djihadiste n’existerait pas sans le soutien de l’Occident; il a débuté à l’époque de la guerre froide, s’est poursuivi durant le conflit des Balkans, a explosé avec les événements du 11 septembre et la « guerre au terrorisme », et continue de métastaser avec la prétendue guerre contre le groupe État islamique, qui n’est que la poursuite, sous un autre nom, de la même guerre criminelle de tromperie entièrement orchestrée. En définitive, l’Occident et ses architectes de guerre portent la responsabilité de tous les actes de terrorisme perpétrés par leurs propres troupes de choc terroristes.Larry Chin




Le calife autoproclamé al-Baghdadi

L’Occident et le spectre de Daesh


Par Karim Mohsen

Vaincu militairement en Irak et en Syrie, le groupe terroriste Daesh est cependant loin d’avoir été terrassé. Sa tentative de s’implanter au Moyen-Orient ayant échoué, ledit « Etat islamique » est naturellement revenu à ce qui le caractérise le mieux : la lâcheté, l’assassinat et les attentats-suicides. Toutefois, ébranlé mais non décimé, le groupe terroriste reste nuisible et c’est cela qui fait peur à ses maîtres à penser occidentaux qui n’ont pas le contrôle de la multitude d’activistes qui s’en inspirent ou reprennent à leur compte ce que Daesh n’a pu accomplir. Or, Daesh, peut autant s’appeler Al Qaïda, Shebab, Taliban ou Boko Haram dont, à peu de chose près, l’objectif principal et stratégique demeure le maintien d’un niveau de tension perpétuelle empêchant le développement économique et social dans des régions (bien) ciblées des mondes arabe, asiatique et africain qui – un hasard ? – se trouvent être tous musulmans.

Ces dernières semaines, singulièrement depuis la chute de Daesh en Syrie et en Irak, analystes et observateurs occidentaux, s’inquiètent de ses retombées en Europe et aux Etats-Unis. Outre la disparition du noyau dirigeant qui canalisait les opérations terroristes, c’est notamment le retour des djihadistes occidentaux partis combattre en Irak et en Syrie qui déprime les Européens. En fait, depuis 1979-1980, création et formation des phalanges d’Al Qaïda par les services de renseignement états-uniens (CIA), financées par l’Arabie saoudite et dirigées par le Saoudien Oussama ben Laden, le terrorisme, du moins sous sa forme la plus accomplie, sert uniquement les intérêts de ses créateurs occidentaux. Certes, ces zombies ruent parfois dans les brancards en s’en prenant à leurs géniteurs, mais pour vite rentrer dans les rangs.

Depuis près de quatre décennies la mouvance djihadiste a été entretenue pour des buts précis de déstabilisation de certains pays. De fait, ces groupes djihadistes sont interchangeables, qu’ils s’appellent Al Qaïda ou Daesh, dès lors qu’ils accomplissent ce pourquoi ils ont été créés. Rien n’indique que demain, les laboratoires ès-terrorisme occidentaux, ne préparent pas l’avènement d’une nouvelle hydre plus mortifère.

Notons cette particularité qui fait que depuis l’avènement du terrorisme à grande échelle – et sa manipulation par les puissances occidentales – nombre de pays dans le monde en ont plus ou moins souffert, sauf Israël. Curieux, mais le fait est là ! Voulant savoir si Daesh va se battre pour « libérer » la Palestine, l’autoproclamé calife dudit « Etat islamique » Abou Bakr al-Baghdadi asséna : « Il n’est écrit nulle part dans le Coran, qu’il fallait sauver la Palestine. » Dit autrement, il n’était pas là pour combattre Israël. En fait, l’objectif assigné à Daesh est circonstancié et circonscrit aux seuls Etats arabes avec le résultat que l’on connaît. L’Irak et la Syrie détruits ont été ramenés un siècle en arrière. D’autres pays arabes sont sous la menace. En démonstration en juin 2014, l’armée d’invasion de Daesh avec chars et blindés, drapeau noir au vent, à mis à feu et à sang Mossoul. Ainsi, Daesh disposait d’une armée professionnelle – évaluée en 2014 à quelque 30 000 personnes – surgie du néant, qui en quelques heures occupa le tiers d’un pays aussi vaste que l’Irak. Qui peut gommer l’autre armée de mercenaires – estimée par le Pentagone à 70 000 individus issus de près de 80 pays – venus combattre, aux côtés des rebelles [eux-mêmes formés et armés par l’Occident et fiancés par Riyadh], sous la bannière de l’« islamisme » le gouvernement laïc syrien ? A ce propos, il est étonnant de relever que ce sont les deux seuls pays arabes, officiellement laïcs, qui ont été attaqués et détruits. Il est évident que tout n’a pas été dit sur cette apparition subite et ordonnée du terrorisme dans une région qui en était exonérée auparavant.

Autre mystère, celui qui entoure le calife autoproclamé al-Baghdadi identifié dans la personne de Hocine al-Badri, surgi soudain du néant après une rencontre, dans la ville syrienne de Deir Ezzor en mai 2013, avec le sénateur états-unien, John McCain. Un an plus tard (juin 2014), il proclame depuis Mossoul la création du califat. Ce califat s’en prit avant toute chose aux musulmans et aux pays musulmans. Or, avec le retour des terroristes, la donne a changé, l’Occident étant plus soucieux de ce qu’il va faire de ses enfants perdus revenus des « croisades » en Syrie et en Irak, qui menacent sa propre sécurité.

C’est cela le spectre de Daesh, qui hante un Occident toujours prêt à renouveler l’expérience dès lors qu’elle lui permet d’accentuer sa domination sur des pays (notamment arabes) maintenus dans l’ornière du sous-développement. L’impérialisme ne guerroie plus sur le terrain, il forme des supplétifs pour ça. Al Qaïda, Daesh sont de fait, les vampires que l’Occident brandit à la face des pays qui ne savent pas ou ne veulent pas rentrer dans les rangs !
Karim Mohsen,19 décembre 2017



Source : L'Expression


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