samedi 2 décembre 2017

La balkanisation de la conscience occidentale


"La balkanisation des esprits en occident se vérifie davantage chaque jour avec la falsification des faits colportés à grande échelle, souvent à leur insu, par les médias occidentaux et leurs cohortes de "chercheurs", d'analystes universitaires et de "journalistes" sédentaires abreuvés par les mensonges que leurs déversent gratuitement les services de renseignements atlantistes et autres think tanks financés par des groupes de milliardaires possédant les circuits de diffusion de l'information. Cette balkanisation forcée fait prospérer les guerres au dépend des citoyens d'un monde solidaire." 
André Chenet et Gaël Hadey, in "La balkanisation des consciences"


Signalisation au bord d'une route de Bosnie


le « massacre de Srebrenica » : “… ce qui s'est passé n'était pas un génocide. Notez que nier le « génocide » signifie nier une interprétation et non pas les faits, quels qu'ils soient. Il y a eu un massacre de prisonniers, dont les proportions sont contestées. C'était un crime de guerre. Mais ce n'était pas un génocide. Lorsque vos victimes sont des hommes d'âge militaire et que vous épargnez les femmes et les enfants, cela ne peut pas être un génocide selon une définition raisonnable. Le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie a été créé pour accuser les Serbes de génocide, ce qu'ils ont fait en utilisant une explication sociologique farfelue, affirmant que, parce que les Musulmans bosniaques avaient une société patriarcale, tuer les hommes dans une seule ville serait une sorte de génocide. Mais ce n'est pas ce que les gens comprennent par génocide...

… la Serbie était considérée comme un allié potentiel de la Russie dans la région, car les Serbes sont des chrétiens orthodoxes, et c'est la raison pour laquelle elle a été ciblée. Il fallait faire croire que les chrétiens orthodoxes soient les méchants et les musulmans soient les gentils. Et cela a été une stratégie américaine constante au cours des dernières décennies.

En Bosnie, les Etats-Unis ont soutenu Izetbegovic, le politicien le plus islamiste parmi les musulmans, qui avait auparavant écrit une déclaration disant qu'un pays à majorité musulmane devrait être gouverné par la loi islamique. Ils ont combattu Kadhafi, dont l'ennemi principal était les extrémistes musulmans et, après s'être débarrassé de lui, maintenant ils prennent le contrôle de la Libye. Ils ont attaqué Saddam Hussein qui dirigeait une société laïque et qui était détesté par les extrémistes islamiques. Et maintenant, ils prennent le contrôle de l'Irak. Et les Etats-Unis ont lutté contre le régime d'Assad en Syrie. Ils ont ciblé précisément les régimes musulmans qui n'étaient pas religieusement fanatiques. Alors, bien sûr, l'Islam est divisé, donc les Etats-Unis ont tué des musulmans, mais ils ont favorisé les plus extrémistes.

Il y a un autre point que je veux soulever, à savoir que qualifier de génocide Srebrenica est extrêmement dommageable pour plus d'une raison. Bien sûr, nous savons que la principale raison à cela a été de justifier les futures guerres en disant: « Oh mon Dieu, nous avons laissé cela se produire au Rwanda. Nous laissons cela se produire à Srebrenica, nous devons donc faire des guerres préventives pour empêcher que cela ne se reproduise. » C'est le prétexte idéologique utilisé par les États-Unis. Mais, le fait est que soutenir l'idée que l'Occident était là, ce qu'affirme Samantha Power, selon elle nous sommes juste restés là pendant que les Serbes commettaient un génocide contre les Musulmans, est également nuisible à d'autres égards. Cette ligne, qui est fausse, est utilisée par l'islamisme extrémiste pour recruter des gens afin de se battre contre l'Occident, comme ça se passe au Moyen-Orient. Parce qu'ils pensent que l'Occident est l'ennemi, l'Occident a soutenu le génocide des musulmans, ils sont les victimes, donc ils sont justifiés. Et ils recrutent des jeunes hommes du monde entier, y compris en Europe, pour aller combattre l'Occident en partie sur la base de ce prétexte. Donc, ce mensonge est très nocif...

… Et toute la politique américaine des dernières décennies a en fait inspiré ce radicalisme musulman contre l'Occident. L'idée était que nous aurions les musulmans de notre côté en les soutenant, mais cela a fonctionné dans le sens contraire parce que nous avons affaibli les leaders musulmans laïques, et avec l'aide de notre cher allié l'Arabie Saoudite, qui est bien sûr un Etat musulman extrémiste en plus d'être notre proche allié dans la région.

…/...

Mais une autre raison pour laquelle ce n'était pas un génocide contre les Musulmans, c'est que les Serbes étaient alliés à un autre groupe de Musulmans bosniaques du côté ouest de la Bosnie, dont le leader était un musulman laïc, Fikret Abdic, plus populaire qu'Izetbegovic. Donc l'étiquette du génocide est absolument absurde, et oui, je suis une négationniste du génocide parce que ce n'est pas vrai qu'il y en ait eu un.




“...I reject your verdict with contempt!” Slobodan Praljak


Après qu'un tribunal des crimes de guerre ait rejeté son appel, un général croate bosniaque s'est suicidé devant ses juges en buvant du poison. Ses derniers mots ont eu une grande résonnance dans les Balkans, où l'on considère la cour comme un outil des États-Unis et de l'OTAN dont l'action a bafoué la justice et a aggravé toutes les séquelles de guerre.

Mercredi, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a rejeté l'appel du général Slobodan Praljak, condamné à 20 ans de prison. Praljak a alors pris une fiole de poison dans sa poche, l'a bu et s'est évanoui. Il est mort plus tard à l'hôpital. Avant de boire sa fiole de poison, il a jeté au tribunal : 


« Slobodan Praljak n'est pas un criminel de guerre ! Je rejette votre verdict avec mépris ! »



Nebojsa Malic





Suicide par le mépris

Par defensa.org

Le Tribunal International de La Haye sur l’ex-Yougoslavie (TPIY) est une superbe production de l’infamie et de la pourriture américaniste-occidentaliste. C’est ce qu’a exprimé un homme, un général croate, en se suicidant devant ses juges après les avoir entendus rejeter son appel pour une condamnation de 20 ans de prison. La vision de la vidéo de la scène s’attarde sur le président du tribunal qui, voyant le général s’écrouler annonce d’une voix tremblante mais dans les règles de la loi que la séance est suspendue. Il nous a semblé un instant, – instant furtif, sans doute, – qu’un rat croquant de la merde avait plus de noblesse que ce zombie en robe rouge que Madeleine Albright avait oublié de border d’hermine dans ses travaux de couture.

Ce TPIY est le comble de l’infamie qui vous rend si honteux d’appartenir à cette civilisation, la “nôtre” qui s’est tant damnée sur la fin qu’elle est en train de vivre, jusqu’à devenir “contre-civilisation” ; comble de l’infamie, comme le fut la guerre en ex-Yougoslavie avec sa conclusion dans la guerre du Kosovo ; comble de l’infamie par le spectacle de cruauté et de barbarie en tunique poudrée qu’elle donne à voir dans le traitement de “torture aseptisée”, standard USA/CIA, des inculpés. Ce TPIY, dont tout le monde a en général oublié l’existence, qui se rappelle à notre souvenir d’une infamie l’autre puisqu’il poursuit sa besogne et produit avec la régularité d'un transit ses basses œuvres, représente une marque inouïe des sentiments véritables qui conduisent les zombies-Système des directions politiques ad hoc. Il est la représentation d’une vindicte comme il en existe dans le crime organisé, mais un crime organisé où l’exécution sommaire serait habillée des riches atours du décorum de l’apparence de justice et l’argument réduit à la monotonie des insultes et des mensonges idéologisés dont Vichinsky s’était fait le spécialiste, la vocifération en moins car l’on a de la tenue chez les postmodernes.

Peu nous chaut de savoir si le général Praljak était coupable ou non. Seul compte son geste fondamental, qui prend figure de symbole du mépris total que mérite ce TPIY, représentation enturbannée d’une époque qui est la complète incarnation du démon. Le texte de Nebojsa Malic du 30 novembre 2017 a été écrit pour RT, dont on sait la réputation bien établie de diffuseur de FakeNews ; l’identité des accusateurs à ce propos nous suffit pour préférer cette source à l’habituel excrément de la presseSystème.



Source : dedefensa.org






Hier 29 novembre 2017, le général Slobodan Praljak a avalé la ciguë après avoir été confirmé coupable par les membres du TPI pour l’ex-Yougoslavie en appel. Choc de deux mondes, dont la coexistence est impossible. Celui des idées, qui peuvent conduire au sang, et celui de la bonne morale, qui cache le sang. Praljak serait-il le cadavre de trop de cet étrange tribunal où l’on meurt beaucoup?

Sans revenir sur les détails de la guerre de l’ex-Yougoslavie, disons qu’avec le recul, elle commence à beaucoup ressembler aux prémisses du démantèlement de l’espace post-soviétique que l’on voit perdurer aujourd’hui. Avec la chute de l’URSS et le maintient de la Russie dans un état de faiblesse durant toutes les années 90, tout a commencé très vite. La mort de Tito réveille les revendications ethniques et d’indépendance. En 1991, des négociations politiques sont lancées entre les serbes et les bosniaques, mais tombent dans une impasse. Le 29 février 1992, le pouvoir bosniaque organise un référendum d’indépendance, auquel ne participent pas les serbes. Il ne reste plus qu’à reconnaître les résultats. Mais le morcellement d’un pays risque toujours de provoquer des crises violentes, une manifestation est alors organisée à Sarajevo le 5 avril, où pour la dernière fois les serbes et les bosniaques ont manifesté ensemble pour la paix. Sans que l’on n’ait pu établir d’où, des tirs éclatères sur la foule. Les victimes sacrificielles permirent de justifier l’intervention occidentale dans le processus politique interne yougoslave. L’UE a reconnu dès le 6 avril les résultats du référendum et le morcellement du pays avec l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine. Le 7 avril fut le tour des Etats Unis. Ça ne vous rappelle rien? Passons. Comme prévu et manifestement attendu, la guerre a pu commencer. Par deux fois, l’OTAN a lancé une opération militaire particulièrement violente contre le pays et principalement les serbes, montrés seuls responsables du conflit par la communauté internationale. La disclocation du pays est célébrée en 1995. Dans la première partie du conflit, de 1992 à 1995, le nombre des victimes est à ce jour difficilement estimable: de 70 000 à 200 000.

En 1999, l’OTAN se souvient à nouveau de ce morceau de terre, et le fondement d’une nouvelle intervention dite « humanitaire » fut la cause des albanais et le nettoyage ethnique imputé aux serbes. Mais les informations sur les dégâts causés par les bombardements démocratiques lancés contre les serbes sont classés secrets-défenses aux USA et aucune information ne filtre sur la détermination des cibles civiles qui furent nombreuses, comme le montre ce rapport de l’Institut de recherche sur l’énergie et l’environnement, pointant notamment le bombardement systématique des installations industrielles civiles, ayant entraîné des dangers réels immédiats et à long terme pour la population civile, sans même parler des problèmes juridiques de bombardements de cibles civiles en violation du droit de la guerre. Pour autant, aucune action en justice internationale n’a été lancée contre les pays occidentaux responsables de ces désastres. L’impunité totale qu’ils ont alors ressentie leur a totalement délié les mains dans ce que nous voyons aujourd’hui.

Ces problèmes étiques et ce parti-pris politique immédiat explique peut-être ce qui ressemble de plus en plus à du fanatisme de la part du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie. Si au départ, les deux parties au conflit, les serbes et les bosniaques furent reconnus coupables du déclenchement de la guerre, finalement sous la pression de la politique internationale et grâce à l’objectivité toujours incontestable de la presse occidentale, les serbes sont les principaux figurants présumés coupables de cette étrange institution quasi-judiciaire.

D’une manière générale, la justice pénale internationale est une justice à part, c’est la justice des vainqueurs. Elle repose bien sur un motif politique et défend une vision idéologique. C’est elle qui est censée poser la vérité officielle, construire l’histoire officielle du Bien contre le Mal. Pour que les peuples dorment en paix, il est important qu’ils soient persuadés que le Bien a gagné. Ces mécanismes fonctionnent lorsqu’il existe un réel consensus sur le mal, comme en ce qui concerne les crimes nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale. Avec cette instance, l’Occident a voulu réutiliser ce qui avait finalement bien fonctionné, oubliant qu’il en manquait ici les fondements moraux, le bien et le mal étant particulièrement imbriqués. D’une certaine manière, la puissante campagne médiatique qui accompagne ce processus de blanchiment para-judiciaire et de légitimation internationale fonctionne dans l’ensemble assez bien au regard des populations occidentales, qui n’ont pas eu accès à d’autre point de vue que le point de vue officiel dans ce conflit extrêmement complexe et ne remettent absolument pas en cause l’intervention de l’OTAN. Ce but a été atteint, un autre coupable a été trouvé.

Non seulement le fondement de cette « justice » a ainsi été légitimé, mais le déroulement du spectacle est présenté sous un jour particulièrement favorable. Lorsque la presse française parle des conditions de détention, elle présente la prison où sont incarcérés les détenus, principalement les dirigeants serbes, comme une prison modèle:

Il faut dire que la prison de la Cour Pénale Internationale est un peu particulière. Cette prison de haute sécurité, située dans le quartier résidentiel de Scheveningen à La Haye, la capitale des Pays-Bas, fonctionne en respectant le principe fondamental de la justice internationale: le respect des droits de l’homme. « Les détenus sont des accusés qui attendent leur jugement, et qui sont donc présumés innocents, ce qui n’est pas toujours très bien compris à l’extérieur: ils possèdent des droits qu’ils n’auront plus une fois condamnés », expliquait Marc Dubuisson, le directeur des services d’appui judiciaires de la Cour au Figaro.

Ils peuvent se faire à manger, rencontrer leurs conjoints, un modèle même de tolérance. Or, dans ce monde merveilleux, où les « présumés innocents » sont incarcérés jusqu’à 15 ans avant d’entendre leur verdict, on meurt beaucoup et l’on ne soigne pas vraiment. L’on se souviendra de la réaction hystérique de la communauté internationale suite au décès en prison en Russie de Magnitsky, qui blanchissait les fonds pour le magnat Browder. Cette mort a donné lieu à une révision totale du système de soins. Mais dans la prison du TPI, on continue allègrement à mourir.

Il faut dire que l’accès au soin est très sélectif. Nombreux dirigeants serbes ont des problèmes cardiaques, sans avoir d’accès aux traitements, ni de consultations avec des spécialistes, Milocevic en est mort. Un autre, a vécu un an avec une tumeur au cerveau avant d’être renvoyé dans un hôpital en Serbie pour y mourir. C’était trop tard, il n’a pas été soigné pendant trop longtemps. En général, 6 dirigeants serbes sont morts, soit « suicidés » par pendaison notamment, soit de maladie par manque de soins, soit ‘d’une arrêt du coeur ». Aucune enquête n’a abouti à quoi que ce soit, aucun élément ne filtre. 2006, suicide de Milan Babic. 1998 suicide de Slavko Dokmanovic. Voir le reportage pour les russophones:

Nous sommes très loin de l’image bobo de la prison modèle que l’on veut nous vendre.

L’attitude des juges, si l’on peut les appeler ainsi, laisse également à désirer. L’on se souviendra du procès de Mladic, qui après plusieurs infarctus se sent mal lors du prononcé de son jugement. Le juge ne lui permet pas d’avoir accès à un médecin. Lorsque avec ses dernière forces il déclare « Tout cela n’est qu’un tissus de mensonges, c’est un tribunal de l’OTAN« , le jugement sera lu sans lui, c’est plus commode de se retrouver entre soi, entre personnes du même monde. De toute manière l’affaire était réglée, comme l’affirmait le procureur, « tout jugement autre qu’une condamnation à vie serait une honte pour la justice. » Justice est faite, il peut être satisfait. Mais la question des soins n’est pas réglée et il y a un véritable problème d’image de la justice. Alors peut-on encore parler de justice?

La manière dont les hommes sont traités dans ce tribunal est très éloignée des standards internationaux requis en la matière. La justice est un processus qui doit suivre des règles, mais qui doit également être conforme à l’image de la justice. C’est ce que ne cesse de marteler l’Europe. Couper les micros lorsque les paroles dérangent (l’on se souviendra de Milosevic), refuser des pauses à des personnes malades (le cas notamment de Mladic), refuser les accès aux soins (ils sont trop nombreux pour être cités), sont des violations flagrantes des droits des personnes en jugement. Que ce tribunal remette de facto en cause la présomption d’innocence est attendu dans ce type de « justice de légitimation », mais remettre en cause la nature humaine de la personne poursuivie lui confère un niveau très sophistiqué de barbarie.

Face à ce qu’il n’a pu considérer comme de la justice, le général croate Slobodan Paljak s’est suicidé en avalant du poison après avoir déclaré:

Praljak n’est pas un criminel. Je rejette avec mépris votre verdict

Le juge, dans un autre monde, ne semble pas faire attention à ce qu’ingurgite l’accusé, il lui demande simplement de se taire et de s’asseoir.  Sur la vidéo, c’est flagrant:

Le juge se moque éperdument de ce qu’avale démonstrativement Praljak, lui a des choses importantes à faire, il doit rendre la justice et condamner ces monstres. Puisqu’ils sont ici, devant lui, ce sont des monstres. Or cet individu le gêne, à gesticuler comme ça. Il détourne l’attention de la Justice. C’est manifeste, il est contrarié. Et lorsque l’avocate tente de faire comprendre que Praljak a avalé du poison, l’on ne voit strictement aucune empathie apparaître sur le visage du juge, juste de la contrariété. Un homme meurt devant ses yeux et lui, ça le dérange, car l’ordre du jour va en être perturbé. Un tel niveau de cynisme tend à l’inhumain.

L’une des avocates de Praljak, Natacha Favo Ivanovic, déclare qu’il faut absolument trouver les responsables. La question des méthodes de travail de cette juridiction doit être posée.

C’est le moins que l’on puisse dire, un véritable problème moral se pose. Praljak est-il le cadavre de trop de ce tribunal qui a fini par rendre la vengeance et non la justice, discréditant d’autant le système très fragile de la justice internationale?

Karine Bechet-Golovko



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