mardi 7 novembre 2017

La Syrie sort de l'enfer

"... à force de jouer au poker menteur une partie inégale sur l'echiquier fictif divisé entre un bien et un mal fantasmés, à force de mensonges, de haine, de crimes, de fanatisme et de chantages abjects l'Empire Etats-Unien d'Amérique a fini par dégoûter le monde entier et ne doit son prestige qu'à la terreur qu'il inspire aux gouvernements de nations aussi couardes que désaxées, à genoux devant les puissances sans morale de l'argent ." André Chenet


Homme pare-feu d'urgence

“Il y avait autrefois un pare-feu entre les terroristes et ceux qui étaient chargés de la lutte contre le terrorisme, mais ce n'est plus le cas. ISIS - qui, heureusement, est proche d'être éliminé en Syrie et en Irak, mais surgit déjà dans d'autres endroits - était en grande partie une création américaine et doté d'armes américaines. Les organisations terroristes en Afghanistan et dans beaucoup d'autres endroits sont approvisionnées par des bases militaires américaines. Les attentats terroristes sur le sol américain ont une étrange tendance à être perpétrés par des auteurs connus du FBI et sont souvent spécialement coachés pour l'attaque par des agents du FBI. Pendant ce temps, en Ukraine (qui est maintenant un protectorat américain), une « opération antiterroriste » est en cours, dans laquelle des troupes ukrainiennes « terroristes » bombardent des quartiers résidentiels où habitent apparemment des civils « antiterroristes ».

Il y avait un pare-feu entre le gouvernement américain et les autres gouvernements. Les agents d'autres gouvernements ne pouvaient pas simplement passer la porte d'entrée et dire au gouvernement américain ce qu'il devait faire. Mais il s'avère maintenant que les faveurs du gouvernement américain ont été mises aux enchères de toutes sortes de manières : des donations politiques louches et des pots de vin directs ont envahi le monde entier, faisant de l'idée du principe que le gouvernement sert son peuple une plaisanterie. Un cas particulièrement flagrant est celui d'Israël : il est souvent difficile de voir beaucoup de différences entre les politiques américaines et israéliennes dont Israël contrôle l'agenda. Ceux qui en parlent trop sont accusés d'antisémitisme. (Le terme « sémitisme » est curieux : ni un terme racial, ni un terme ethnographique, il se rapporte à un personnage mythique nommé Sem qui, selon la légende, a vécu quelque temps après les six jours du créationniste Yahvé.).Dmitry Orlov (13 octobre 2017)





Tekeyan. Imprimé à Beyrouth en 1965


La transition entre l'introduction et l'article qui la suit ne paraît pas du tout évidente à première vue. Et pourtant! Et pourtant! Bachar était redevenu fréquentable avant une guerre non déclarée qui a causé plus de 300 000 morts, Kadhafi aussi avant la destruction des structures de son pays et de son assassinat a subi la foudre destructrices du dieu matérialiste dont le sexe sanguinolent n'a cessé de violer les traités de paix depuis plus de deux cent ans (Souvenez-vous des peuples autochtones des Amériques) . Sur Désobeissance civile nous avons raconté, par le biais de textes divers et toujours sourcés, l'histoire contemporaine avec ses massacres démentiels où l'on retrouve toujours sur les lignes arrières les mêmes stratèges atlantistes commandités par le Pentagone et ses alliés de l'OTAN pour piller et mettre à bas le nations réfractaires à la loi du plus fort. Les anciennes colonies de l'Occident omnipotent n'ont jamais renoncé à conserver les prérogatives qu'elles se sont attribuées sur toutes les richesses planétaires quitte à commettre des crimes auprès duquel la Shoah fait figure d'étape nécessaire puisque aujourd'hui Israël dicte enfin sa loi pseudo divine et raciste aux grandes nations d'une liberté définitivement usurpée par une poignée de saigneurs de la guerre, spécialiste des coups de poker menteur. Gaël Hadey



La main de la Victoire syrienne



La bénédiction syrienne


Par Michel Raimbaud



Michel Raimbaud est ancien ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, officier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur.



Durant ces interminables années de brouillard et d’enfer qu’a traversées la Syrie, qu’aurait été la vie sans l’espoir ? Pensons ici d’abord au peuple syrien martyrisé et exposé à un ethnocide, à son armée nationale qui aura payé un si lourd tribut à l’agression barbare lancée par le groupe de ses « amis », et aux responsables qui face à la « communauté internationale » ont dû porter à bout de bras l’Etat visé par un politicide…


On pensera aussi aux amis, défenseurs et partisans de la Syrie légale, tous ceux qui aimaient cette société plurielle, tolérante, aimable et hautement civilisée, et craignaient qu’elle ne disparaisse à jamais.

Certes, la flamme ne s’est jamais éteinte, mais il était permis aux plus optimistes de s’interroger parfois ou de douter de l’avenir face aux assauts d’une coalition islamo-israélo-occidentale abreuvée de centaines de milliards de pétrodollars et puisant ses combattants dans un vivier inépuisable de mercenaires venus de cent horizons. La Syrie tiendrait-elle, face à la meute féroce des puissances impériales – grandes, petites ou moyennes – de « l’Axe du Bien », contre la horde sauvage des djihadistes démocrates, des terroristes modérés, des révolutionnaires en peau de lapin ? Résisterait-elle aux cohortes de déserteurs, de transfuges qui se donnaient rendez-vous au sein d’une « armée libre » téléguidée par ses pires ennemis, aux ordres et à la botte des islamistes et de leurs parrains, faisant la roue pour séduire le ci-devant « ennemi sioniste »?

Comme tous les pays plongés dans des situations troubles, la Syrie a connu la fatalité des infidélités, des lâchetés, des compromissions, des corruptions petites ou grandes, mais son peuple, au sens noble du terme, a résisté vigoureusement, ses institutions sont restées debout et ses gouvernants ont tenu bon. Grâce à sa résilience étonnante, l’Etat syrien s’est fait des alliés solides qu’il a su fidéliser : la Russie et la Chine d’une part, l’Iran, le Hezbollah et ses alliés d’autre part. Une réalité qui allait interdire la répétition au « Pays de Cham » d’un scénario irakien, libyen ou yéménite.

Néanmoins, les « grandes démocraties » ne pouvaient que rester aveugles et sourdes à ces réalités dérangeantes et déplaisantes, la Syrie étant depuis la fin de la guerre froide un pays à détruire et à abattre. Les élites désormais acquises au néoconservatisme n’ont rien trouvé de mieux que de soumettre les « opinions » à un tapage médiatique sans précédent allant de pair avec une omerta sans faille et un lavage de cervelle ahurissant. En brèves de comptoir de « sciences-po » ou de « France désinfo », la doxa occidentale sur le conflit de Syrie s’est trouvée résumée dans une ou deux sentences lapidaires, symboles assez désolants de la subtilité réduite de nos dirigeants, de nos analystes et de nos penseurs, expressions de l’arrogance indécrottable des Occidentaux. « Bachar doit partir », « Pas de place pour Bachar dans l’avenir de la Syrie »…

C’est alors qu’intervient la « malédiction syrienne » qui aura sanctionné les décideurs, les faiseurs d’opinion, tous ceux qui avaient perdu une occasion de se taire. La liste est longue de ces imprécateurs qui expédiaient avec morgue Bachar Al Assad à La Haye, à Moscou, à six pieds sous terre, ou ailleurs, et qui concoctaient des plans sur la comète Syrie, en écrivant un avenir qu’ils ne verraient jamais. Combien ont répété la rengaine comme des perroquets des années durant avant d’être expédiés par les électeurs, par la providence ou par la justice immanente vers les poubelles ou les oubliettes de l’Histoire. Exit donc les innombrables bouffons et imposteurs « amis de la Syrie ».
Pour sa part, Bachar Al Assad est toujours là, incontournable, populaire chez lui comme bien d’autres en rêveraient…La Syrie, qui s’achemine vers une victoire décrétée « impensable » face à tant
d’ennemis si puissants, est debout, alors que la discorde, fruit de la défaite, s’est installée dans le camp des agresseurs et que le chaos y règne en maître…

Pas besoin à la rigueur de croire au ciel pour admettre qu’il y a une « malédiction syrienne » qui a frappé et frappe les ennemis de cette « terre sainte » que « Dieu protège » (Allah hami-ha), mais il faut bien en tout cas parler d’une bénédiction syrienne. Ce qui est en train d’arriver est logique et juste, mais l’issue désormais attendue de cette guerre universelle constitue une sorte de miracle, même et notamment pour ceux qui ont eu foi en l’avenir.

Cette victoire, la Syrie l’aura amplement méritée ! Malgré tout ce que diront les esprits chagrins, quel peuple admirable, quelle armée d’exception ! Et on cèdera à la tentation de dire : s’il y a bien un homme d’Etat qui mérite d’être sur terre, c’est ce Président qui aura su incarner l’espoir, rester fidèle à ses alliances et conduire son pays vers la victoire.

La Syrie a, selon tous les augures, gagné la guerre. Il lui reste à gagner la paix. Mais le vaillant pays qui a combattu pour nous a certainement toutes les capacités requises pour relever avec succès ce nouveau défi afin que cette guerre n’ait pas été « une guerre pour rien ». Ce qu’à Dieu ne plaise ! Ce sera une rétribution qui, bien mieux que la vengeance, paiera le sacrifice des innombrables victimes, les morts comme les vivants.

Michel Raimbaud, le 7 novembre 2017


Source : Arrêt sur Info (Suisse)


Aucun commentaire: