vendredi 6 octobre 2017

L'Espagne implose


(Edition spéciale)

"Plutôt que le référendum et ses négociations possibles - dont les intérêts sont plutôt explicites et les résultats dans des cas similaires ont généralement été négatifs - de nouveaux scénarios ne pourront s’ouvrir que si la grève catalane réussit à trouver des alliances qui transforment la lutte pour les droits en Catalogne en grève générale, pour déplacer le mouvement du discours nationaliste vers celui d'une grève générale susceptible d'aller au-delà des frontières nationales et de leur représentation."




Ce n’est plus le moment de disserter sur les facteurs qui ont conduit à la situation présente, qu’il suffise de rappeler que figurent parmi eux l’irritation tout à fait justifiée d’une bonne part de la population catalane contre le gouvernement du Parti populaire, une série de griefs qui indignent cette population, mais aussi la constante et prolongée excitation de la fibre nationale moyennant le strict contrôle des télévisions et radios publiques catalanes par le gouvernement catalan, à quoi il faut ajouter la ferme volonté d’accéder à de plus grandes portions de pouvoir qui caractérise des élites politiques et économiques fascinées par la perspective de devenir un État.
Ce qu’exige le moment actuel, à partir d’une perspective libertaire, c’est plutôt une réflexion sur les stratégies et les positions que développe une partie du secteur anarchiste et du mouvement libertaire bien plus ample dans lequel il se trouve inséré. Je dois avouer que cette réflexion accroît ma perplexité en même temps qu’elle m’incite à réaffirmer quelques certitudes ancrées dans la mémoire libertaire des luttes.
La perplexité devient inévitable lorsque l’on contemple le lent cheminement qui part d’une franche sympathie, et même d’une implication, dans le multi-référendum qui revendiquait « le droit à décider sur tout » (et qui fut réprimé par la police catalane en mai 2014) et qui débouche sur l’appui à un uni-référendum qui ne contemple que le droit à décider sur la question nationale.
La perplexité devient inévitable lorsque l’on contemple l’imperceptible glissement qui mène de l’appel à la mobilisation populaire, chose que l’on ne peut qu’appuyer, à en appeler à aller aux urnes et à participer au référendum. Perplexité car quel est l’objectif ? Que se produise une grande mobilisation contre le gouvernement et son appareil répressif, ou bien que les urnes soient pleines ? La force de la mobilisation se comptera en nombre de bulletins dans les urnes ou bien en termes du nombre de personnes dans la rue et de leur détermination à lutter ?
Il est vrai que le nerf de la contestation populaire prend actuellement la forme de la défense des urnes (le « droit de voter » dans ce référendum et l’exercice factuel de ce droit en allant « voter »). Cependant, est-il nécessaire depuis une position anarchiste d’appeler au vote, et même de s’intégrer dans les Comités de défense du référendum afin de connecter avec la protestation populaire et tenter de la radicaliser ? Ne peut-on faire face à la répression, avec la population, sans légitimer pour autant un référendum qui oppose deux gouvernements soutenus l’un et l’autre par une partie de la population ? Faut- il crier « Votarem » (nous voterons) au lieu de « nous résisterons » ou même « nous vaincrons » pour pouvoir participer légitimement à la mobilisation ? Tomás Ibáñez


"Il semble inévitable que les autorités catalanes déclareront bientôt leur indépendance et que l'Etat espagnol répondra en abrogeant l'autonomie de cette région, licenciant ainsi les indépendantistes. Dans cette hypothèse, de futures confrontations entre la police et les indépendantistes sont à craindre. Celles qui ont été filmées et diffusées le 1er octobre, le jour du référendum, ont déjà fait réagir. La condamnation de la violence et les appels au dialogue sont de mise.
Quel contraste avec le silence total à l'égard de l'extrême violence utilisée contre les indépendantistes à l'Est de l'Ukraine, dans le Donbass, contre lesquels Kiev a déployé non seulement la police mais aussi son armée. Si Madrid envoie l'armée espagnole à Barcelone, les commentateurs hurleront que c'est le retour du franquisme. Ils évoqueront la gloire de la Barcelone républicaine pendant la guerre civile espagnole et l'héroïsme des brigades internationales."
 John Laughland                                



L’indépendance catalane – une arme du capital contre le salariat 





Par Gearóid Ó Colmáin, le 3 octobre 2017

Première partie :


La riche province catalane d’Espagne s’est enflammée dans la violence. Suite à un référendum âprement disputé où moins de 40% de la population catalane s’est déplacée pour aller voter, le gouvernement régional de Catalogne a déclaré qu’il allait promulguer l’indépendance. Et en plus, ils affirment que ceux qui s’opposent à eux sont des Franquistes et des Fascistes.

Les Communistes entendent que le fascisme est le règne par la dictature d’une oligarchie financière et c’est dans un tel contexte qu’il importe  de considérer les événements en Espagne, s’agissant des alliances de classe en œuvre derrière le mouvement pour l’indépendance. Afin de décider si le mouvement actuel pour l’indépendance catalane représente les intérêts du salariat ou du capital, nous avons besoin de situer le nationalisme catalan dans le cadre de la configuration globale du capitalisme.

Eurotopie

En 1992 le milliardaire et europhile engagé Freddy Heineken dessina une carte de l’Europe fédérale. Cette nouvelle carte proposait de  fragmenter l’Europe en 75 régions ou mini-états, tous placés sous le contrôle d’un gouvernement fédéral européen.

L’idée provenait de l’économiste et philosophe Leopold Kohr, enseignant de la London School of Economics. Kohr professait une forme d’anarcho-capitalisme. Il croyait que plus la structure politique était petite, plus démocratiques étaient ses institutions. Kohr proposait un retour aux micro-états médiévaux de l’Europe comme meilleur moyen de créer une fédération supranationale européenne.

Les idées de Kohr sont devenues très influentes dans les milieux politiques de l’Union Européenne. Les élites financières transnationales veulent faire de l’Union Européenne la représentation politique de leur puissance. Une Europe fédérale de micro-états dont les politiques sont déterminées par des élites mondialistes rendrait impossible l’unification des citoyens européens contre cette classe dirigeante financière transnationale; c’est pourquoi la carte de Heineken devient désormais une affreuse réalité – à travers toute l’Europe.

L’anarcho-capitalisme est précisément ce que promeuvent les financiers d’envergure mondiale comme George Soros. Il n’est donc guère surprenant de trouver Soros derrière le financement du mouvement catalan pour l’indépendance.

Selon La Vanguardia, Soros a également financé des manifestations anti-eurosceptiques et anti-xénophobie à Barcelone depuis 2014. C’est ironique d’entendre des « independentistas » anti-racistes catalans justifier leur séparation d’avec l’Espagne avec l’argument qu’ils constituent une « ethnie » distincte, au regard du soutien de leur mécène pour l’immigration massive et le multiculturalisme.

La vision de Leopold d’une forme « mignonne » de démocratie locale semble attirante en surface; mais pas lorsque l’on considère que l’éclatement de l’état-nation fait partie du plan à long terme de régionalisation de l’Union Européenne: diviser les nations européennes en régions d’un super-état européen hautement centralisé et technocratique, sous l’emprise d’oligarques comme George Soros.

L’état et le peuple

Comme tous les états-nations, l’Espagne est une construction historique et politique. Pendant la dictature de Franco, les mouvements d’autonomie régionale étaient réprimés. Alors que la rébellion franquiste avait été soutenue par l’impérialisme britannique et étasunien pendant la Guerre Civile espagnole l’autoritarisme traditionaliste, ploutocratique et catholique du dictateur a fini par devenir un obstacle aux valeurs libertaires et gauchistes « Bourgeois-Bohème » requises pour rendre séduisant, aux yeux des masses populaires, le capitalisme néolibéral sous la férule d’une dictature européenne .

À la fin des années ’60 les États-Unis s’étaient mis à soutenir des mouvements gauchistes « BoBo » sur toute la planète, de la « révolution » de mai ’68 à Paris à la Révolution des Œillets au Portugal – la première « révolution colorée » au monde. Les manifestants de Lisbonne se sont servis de fleurs d’œillets pour inciter les soldats à les rejoindre. La technique allait marquer durablement la méthodologie des agences de l’impérialisme US cherchant à renverser des gouvernements hostiles à leurs intérêts géostratégiques ou économiques.

Les élites mondialistes ont compris que le capitalisme en crise ne pouvait survivre à la menace du socialisme scientifique que par la révolution permanente et le nouveau catéchisme des droits de l’homme et de la démocratie – des catégories de la pensée libérale bourgeoise. Et donc, la première révolution de couleur du monde a été vue au Portugal, en 1975.

Le théoricien marxiste Nicos Poulantzas a correctement souligné le fait que le conflit portugais opposait la vieille bourgeoisie compradore et coloniale à une bourgeoisie domestique émergente qui s’est alliée à la classe ouvrière pour renverser le régime de Salazar. Mais c’était une configuration de forces qui a provoqué l’effondrement de l’Empire Portugais, au profit de l’impérialisme US. Les travailleurs de l’Empire Portugais étaient devenus des outils de la rivalité entre impérialistes.

En brisant l’Empire Portugais protectionniste et corporatiste le capitalisme US a eu accès à de nouveaux marchés. Peu de temps après la Révolution des Œillets, les USA finançaient une guerre civile à grande échelle dans l’ancienne colonie portugaise de l’Angola. Il a fallu l’intervention de 20 000 troupes cubaines en 1975 pour sauver l’Angola du néocolonialisme US.

Pour en revenir à l’Espagne, les USA ne se sont donc pas inquiétés des dangers de la « transition démocratique » dans l’Espagne post-Franco. La fascisme franquiste et salazariste avait été utile à l’impérialisme US pendant les années ’30 quand les succès retentissants de la démocratie prolétarienne en URSS et son économie scientifiquement planifiée menaçaient de mettre fin à la domination de classe à travers le monde. Mais la « menace soviétique » fut neutralisée par les révisionnistes khroushchéviens de la fin des années ’50 et par le processus d’anti-stalinisation. Le Communiste irlandais Neil Gould avait correctement décrit l’ère khroushchévienne comme une contre-révolution à grande échelle.

La Constitution espagnole de 1978 a donné à de nombreuses régions espagnoles un statut de nationalité. Au fil des ans des mouvements régionaux et nationalistes ont émergé en Espagne, et particulièrement en Catalogne.

Avec des taux de chômage atteignant 50% au sein de la jeunesse espagnole et sa dette nationale dépassant maintenant 100% du PIB, l’Espagne est un état-nation au bord du gouffre. La Catalogne contribue à hauteur de 20% dans l’économie espagnole, et de 25% dans les exportations nationales. L’état-nation espagnol ne peut entretenir un tel niveau de dettes et de chômage. Si les oligarques financiers ne divisent pas le pays, il couve un sérieux risque de révolte sociale.

Jusqu’à maintenant, la colère du public a été contenue par de faux mouvements sociaux tels que « Podemos« , financé lui aussi par Soros. La fonction de « Podemos » est de contenir la colère populaire contre les effets du capitalisme en détournant son attention de ses origines, assurant ainsi la perpétuation du règne de classe bourgeois. Plutôt que d’appeler à la dictature du prolétariat, Podemos brandissait des pancartes vides de sens affichant « cambiar las cosas » – « changer les choses ». Alors voilà, le programme révolutionnaire radical pour l’économie politique socialiste au vingt-et-unième siècle est de « changer les choses »!

Des milliers de personnes défilent dans les rues de Barcelone pour manifester. Les Trotskistes sont pris de convulsions révolutionnaires paroxystiques tandis que les ouvriers font la grève et menacent de renverser le « régime espagnol ». La « révolution » est, se pâment-ils, en train d’acquérir un « caractère prolétaire » de plus en plus marqué.

Pendant la Guerre Civile espagnole l’Union Soviétique avait soutenu le gouvernement républicain légitime d’Espagne contre les rebelles fascistes de Franco. L’URSS a pris des milliers d’enfants espagnols sous sa protection et fourni des armes ainsi que des blindés aux Républicains espagnols. La victoire fasciste fut finalement assurée par les actions ultra-gauchistes des Trotskistes et des anarchistes, qui ont refusé de rejoindre le front populaire en soutien à la République contre la réaction fasciste.

En lieu et place, les Trotskistes ont saboté et attaqué le mouvement populaire, camouflant leur réaction derrière des slogans révolutionnaires sur « le réveil des ouvriers ». George Orwell faisait partie des espions trotskistes envoyés en Catalogne par les renseignements britanniques pour rendre compte des actions des Communistes. Il irait plus tard faire carrière en diffusant des mensonges et de la désinformation sur Staline et l’URSS, en écrivant pour des publications financées par la CIA.

La « gauche » joue aujourd’hui le même rôle en soutenant l’agenda impérialiste de l’indépendance catalane. Le Président du Venezuela Nicolas Maduro a une fois de plus démontré qu’il possède une pauvre compréhension de la lutte des classes et de la mondialisation, en se joignant au chœur de condamnations de la répression légitime de l’état espagnol d’un mouvement séparatiste illégal.

Nous ne suggérons pas un seul instant que le gouvernement espagnol est anti-impérialiste. En fait, ils collaborent sans doute avec les séparatistes. Après tout, les deux parties représentent les mêmes intérêts de classe; nous ne défendons pas non plus la violence policière. Mais aucun authentique Communiste ne peut soutenir un mouvement piloté par la réaction, conçu pour diviser la classe ouvrière et pour servir les intérêts de l’impérialisme. Il y a de fortes chances que des agences US de changement de régime telles que le Center for Applied Non-Violent Actions and Strategies [CANVAS, Centre pour les Actions et les Stratégies Non-Violentes, NdT] soient sur le terrain en Catalogne, entraînant des activistes pour la prochaine « révolution » de la mondialisation.

Ceux qui soutiennent les séparatistes affirment que la riche Catalogne est opprimée par l’Espagne. Depuis quand les riches sont-ils opprimés par les pauvres?

Désormais, Soros & Co. veulent « changer les choses » encore un peu plus. Il est temps de diviser le prolétariat espagnol en faisant des nationalités espagnoles de fausses « nations » totalement sous le contrôle d’un super-état ploutocratique européen. Après la Catalogne, d’autres suivront. L’Union Européenne observe placidement pendant que l’Espagne est écartelée. L’Europe va traverser une période de crise et de chaos. C’est une étape nécessaire vers l’Ordo ab Chao messianique à venir.




Deuxième partie :


Israël sera notre banque


Par Gearóid Ó Colmáin, le 4 octobre 2017


L’indépendance catalane – un outil du capital contre le salariat




Chers lecteurs anti-antisémites, prenez garde que les faits suivants, aussi outrageusement bigots et odieux soient-ils, ne vous brûlent les yeux!

Une grande partie des élites financières les plus fortunées au monde est juive. Elles possèdent un état rien qu’à elles; celui-ci s’appelle Israël. Ce n’est pas un état ordinaire. Ses agents contrôlent les plus grandes puissances mondiales et les esprits des masses populaires par le biais de médias monopolistes. C’est une réalité que peu osent reconnaître, mais les faits sont les faits. Et comme dit la maxime, les faits sont têtus!

Quel est donc l’intérêt d’Israël pour la Catalogne?

Selon l’article rapporté par le Jerusalem Post le 24 novembre 2014, « Israël et l’Allemagne sont peut-être la clé du financement initial d’un état catalan, indépendant de l’Espagne ». Satiago Vidal, Juge de la Haute-Cour à Barcelone, a dit au journal israélien: « un autre état (Israël) nous servira temporairement de banque. » Pour ceux qui veulent une exégèse plus poussée, de l’argent juif, c’est-à-dire de la Haute Finance internationale, garantira la survie d’une Catalogne « indépendante ».

Nul doute, il y a beaucoup de révolutionnaires catalans à capuche dans les rues de Barcelone, qui arborent des écharpes palestiniennes et entonnent des chansons gauchistes qui remontent à la Guerre Civile espagnole. Même l’ancien Ministre des Finances grec Yánis Varoufákis a fait son apparition, afin de rassurer tout le monde que toute cette affaire est bien « de gauche » et « progressiste ». Il a fait la même chose durant le mouvement Nuit Debout à Paris, avant de filer comme Che Guevara pour aller rencontrer… hum… Emmanuel Macron!

Ce qu’ont du mal à comprendre les gauchistes palestinophiles des classes moyennes, c’est que le Sionisme n’est que partiellement un projet d’occupation du Moyen-Orient. Le Sionisme représente en fait beaucoup plus; il s’agit d’un projet de domination mondiale. Le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou en a rendu les intentions limpides et claires: « Israël doit devenir une puissance mondiale. »

Israël doit devenir, comme le dit Sheikh Imran Hosein, « le nouvel état dirigeant du monde ». Des frontières ouvertes; une immigration massive; la destruction de l’état-nation, la destruction de la famille; en bref, la mondialisation est le processus par lequel tous les états du monde s’effondrent devant les institutions de l’état mondial présidé par les « élus » sacerdotaux. Ce n’est pas si difficile à réaliser quand vous pouvez vous vanter, comme l’a fait Netanyahou, que « nous possédons l’Amérique« .

Pax Judaïca

Un article de Haaretz de 2014 titrait: « Viva Catalonia, Viva Israël ». l’article fait référence à Lopez Tena, l’un des meneurs du mouvement pour la « siono-dépendance » catalane qui est un loyaliste envers Israël. L’extrait suivant fait l’ébauche du glorieux tableau de l’avenir de la mondialisation dominé par Israël:

L’Espagne n’abandonnera pas facilement le joyau de sa couronne, mais Lopez Tena ne perd pas de temps à faire la promesse que le nouvel état membre de l’Europe sera très amical envers Israël. En cela aussi, il se distinguera de son rival à Madrid. Et voici un autre message. Tout comme la Catalogne deviendra bientôt l’état du peuple catalan, Israël est d’abord et avant tout l’état du peuple juif. Il n’y a aucun avenir pour un état binational. La plus récente victoire des séparatistes du Québec au Canada, les efforts toujours en cours pour démanteler le royaume belge, et le référendum national qui doit avoir lieu en Écosse en 2014 ne sont que quelques exemples qui le prouvent. Ni une fédération ni une confédération, ni autonomie, ni cantons. Le binationalisme est mort. Visca (Viva en catalan) Israël, Visca Catalonia.

Les Juifs expulsent l’Espagne!

L’Espagne Catholique n’a jamais été un lieu favorable aux Juifs – sauf peut-être alors qu’ils en ouvraient les portes aux conquêtes islamiques en Andalousie, au huitième siècle!

Pendant l’Inquisition espagnole, de faux convertis juifs (conversos ou Maranos – les « Marranes ») corrompaient l’Église Catholique de l’intérieur, menaçant de faire s’effondrer l’ensemble de la Chrétienté. Dans son livre Une Histoire des Marranes, l’érudit juif Cecil Roth plaide que l’Église Catholique était fondée dans sa méfiance envers les conversos. L’Inquisition Espagnole, loin d’avoir été un « règne de la terreur », était en réalité une tentative authentique par l’Église Catholique pour éradiquer la corruption et l’hérésie.

D’une façon similaire à la prétendue « terreur rouge » en Union Soviétique, l’Église Catholique et le Royaume d’Espagne avaient été infiltrés par des adversaires invétérés opérant aux plus hauts niveaux de l’Église et de l’État. Comme l’Union Soviétique, l’Église Catholique cherchait à limiter les exécutions de ses ennemis, pas à les maximiser.

Les Juifs furent finalement expulsés d’Espagne en 1492 suite au Décret de l’Alhambra, d’abord vers le Portugal puis vers la Hollande. De puissants Juifs tel le diplomate international Joseph Nassi, le père du Sionisme (ou peut-être du Nassisme!), ont été accessoires dans la provocation de la Révolte Néerlandaise de 1568 à 1648, qui fit s’effondrer l’Empire Espagnol.

Quand des Marranes (crypto-)juifs des Pays-Bas ont commencé à contribuer au développement de la banque moderne en émettant des billets à ordre favorisant l’usure à grande échelle, l’économie  de l’Empire Espagnol fondée sur l’or et l’argent a rapidement décliné.

Dans son livre de 1911 Die Juden und das Wirtschaftsleben, traduit en Les Juifs et le Capitalisme Moderne, le sociologue allemand Werner Sombart a démontré comment les Juifs étaient les cerveaux derrière le mode de production capitaliste.

La capitalisme a tué l’Empire Espagnol; il tue maintenant le peuple espagnol.

L’Espagne néolibérale post-catholique est une entité moribonde. Le gouvernement espagnol commence à avoir l’air pathétique, reprochant ses misères aux médias du Kremlin. C’est sûr, Julian Assange de WikiLeaks a fait des déclarations extrêmement incendiaires et irresponsables à propos d’une guerre civile en Espagne si l’agenda de l’indépendance devait échouer, et les médias russes lui ont offert une plateforme.

Les médias russes, si pleins de vérité à beaucoup d’égards, ont tout simplement ignoré la criminalité qui pousse à l’indépendance de la Catalogne. Bien qu’à leur crédit, leurs émissions en langue espagnole ont mentionné M. Soros et ses révolutionnaires de couleur.

La plupart des gens à gauche ont, ENCORE UNE FOIS, été dupés par la guerre psychologique sioniste. Des observateurs (organisateurs) israéliens des élections catalanes ont déclaré être « choqués » par la brutalité de la police espagnole. Et bien entendu, les Israéliens sont extrêmement pacifistes!

Jordi Pujol et los cabalistas!

Le politicien milliardaire véreux Jordi Pujol est le père du mouvement pour l’indépendance catalane. Il a été impliqué dans d’énormes scandales financiers concernant des comptes offshore et toute une litanie de faits de corruption des services publics. Pujol est un proche collaborateur de la puissante communauté juive catalane. Il a apparemment envoyé quatre de ses enfants dans un Kibboutz israélien. Il affirme être un Catholique, mais Dieu seul le sait!

En 1985 il a fondé l’Assemblée des Régions d’Europe (ARE) avec l’historien et politicien français Edgar Faure, qui professait l’éclatement des nations européennes en régions, sous le contrôle d’un état fédéral européen. La politique de division pour régner a déjà été appliquée avec une impitoyable détermination au Moyen-Orient, où le pouvoir et le territoire d’Israël n’ont cessé de s’étendre. Les agences israéliennes encouragent l’immigration massive en Europe mais appellent les immigrants en Israël des « infiltrateurs ».

Ces dernières années, la Catalogne est devenue une espèce d’Eldorado pour les Juifs fortunés, des synagogues et d’anciens quartiers juifs ayant été restaurés. C’est assurément une chose positive que de voir la culture juive être célébrée et respectée, mais le Sionisme fanatique des dirigeants catalans est une réelle source d’inquiétude.

Si la Catalogne parvient à faire sécession de l’Espagne, davantage de micro-états émergeront et ils seront tous probablement caractérisés par une dévotion zélée envers l’État Juif. Il n’y a besoin que de lire la littérature séparatiste en Bretagne française, où Israël est constamment invoqué comme société modèle.

Alors que s’intensifie la fausse guerre contre le terrorisme, avec des vagues d’immigration massive en Europe et des agents israéliens « sécurisant » nos espaces publics, nous sommes témoins de la Gaza-fication du monde. Des micro-états deviendront des prisons pour les citoyens européens au prétexte de leur « sécurité ». La mobilité des Européens continuera d’être restreinte, tandis que des armées de Djihadistes irrigueront l’Europe en jouant la carte juive de la victime.

Une Assemblée des Régions d’Europe nous amènerait un pas plus près d’un état fédéral européen dominé par l’argent juif et son empire moyen-oriental. Les Juifs ont déjà leur propre Parlement Européen.

Le directeur de WikiLeaks Julian Assange a fait des déclarations hautement incendiaires au sujet de l’indépendance catalane. Les liens de WikiLeaks avec Israël sont profonds et complexes. Je l’ai souligne depuis des années. Assange n’est peut-être pas un agent volontaire d’Israël mais WikiLeaks, comme Wikistrat et Wikipedia sont tous manipulés par l’entité sioniste.

Le signe évident dévoilant un agent d’Israël est le rejet péremptoire de toute enquête sur le 11 septembre 2001, ou sur les origines de la « Guerre contre la Terreur ». Les chiens de garde juifs contre la dissidence ont généralement tendance à être profondément allergiques au mot « conspiration ».

La relation de Madrid avec Tel-Aviv s’est aigrie ces dernières années suite à des accusations issues de think-tanks israéliens comme quoi l’Espagne finançait des mouvements de libération de la Palestine. Les tribunaux espagnols ont également appelé à l’arrestation de généraux israéliens pour crimes de guerre et contre l’humanité.

Les relations tendues entre l’Espagne et Israël sont à prendre en compte à la lumière des récents attentats de « l’État Islamique » en Espagne, étant donné le fait qu’Israël a reconnu soutenir l’État islamique en Syrie et qu’après tout, le terrorisme sous faux drapeau est une spécialité israélienne.

Ceci dit, lorsque nous parlons d’aigreur dans les relations hispano-israéliennes, nous n’entendons pas par-là que l’Espagne refuse de se soumettre à la suprématie juive. Au contraire, depuis 2012, un Juif capable de tracer son ascendance généalogique jusqu’à l’Espagne médiévale est éligible à devenir un citoyen espagnol, automatiquement.

Il ne faut jamais tomber sous l’impression que la critique du mouvement réactionnaire d’indépendance en Catalogne signifie que le gouvernement espagnol parvient à « résister à l’impérialisme ». Le régime de Rajoy est pourri jusqu’à la moelle. En fait, de nombreux analystes les soupçonnent de collaborer secrètement avec les séparatistes catalans.

Si l’Espagne doit survivre à ce siècle elle aura besoin d’appeler à une nouvelle inquisition non-violente, politique et idéologique et d’avancer vers un Catholicisme (dans le sens grec du terme) économique non-usurier mais à cette heure tardive, nous sommes tous embarqués dans l’Arche de Noé voguant vers l’Eurotopie, dérivant sur une mer impie de conversos

Traduit par Lawrence Desforges

Source: Global Relay network



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