jeudi 21 septembre 2017

Jeux de trones (Games of throne)


Conte contemporain (Extrait) :

« La dépression sera la maladie du 21ème siècle » Communiqué de l'OMS



En France, François Latrouille, le président des Moi-Je, succéda subrepticement, de par une volonté du corps électoral d'en finir avec une certaine médiocrité à l'oeuvre, à Little Sami, l'agité du bocal, l'avocat ripou de la mafia mondialiste. L'addition à payer plomba le petit peuple qui le répudia fissa une fois son contrat dûment achevé. Le candidat à la rose déflorée ne dura pas plus longtemps que son prédécesseur. Et puis ce fut le coup de théâtre à la faveur d'une épidémie de ras-le-bol politique qui submergea le pays divisé entre des partisans de la couleur caca plus ou moins nuancée de verts, de jaunes ou de bruns et un mouvement révolutionnaire à l'écharpe rouge coincée dans la portière du véhicule institutionnel en panne. Finalement ce furent les abstentionnistes écoeurés qui décidèrent à leur insu de l'issue du scrutin : survint un délicat crapaud fort élégant chaperonné par les maquereaux de la finance anglo-saxonne qui à peine élu se gonfla pour se faire plus gros que le boeuf, comme l'avait prédit le bon monsieur de Lafontaine à des générations d'écoliers républicains. La démocratie se trouva fort dépourvue dès que les premières ordonnances tombèrent comme des Couac dans l'hémicycle reconverti en caisse de résonance désaffectée. Après trois mois de règne cahin-caha à sourire et à grimacer, le Prince-héritier mal élu vit sa côte s'effondrer malgré les ardeurs de ses conseillers de communication. Il joua des coudes et des mains, consulta les oracles de pacotille de la banque mondiale, du FMI et de l'Otan ...etc... avant d'affronter vaillamment - cravaché sur l'échiquier hexagonal par les hourras du MEDEF - le vent mauvais des mécontents et le temps exécrable de la Terreur normalisée. Le pire était certainement encore à venir même si la première Dame tannée de crèmes et casquée de chanvre n'en continuait pas moins, malgré l'état d'urgence, à se pomponner et à soigner sa tenue royale symbolisant le règne de l'élégance d'une France vieillotte mais qui tenait toujours la dragée haute à ses rivales dans les bals masqués de l'Elysée et des châteaux forts des chancelleries étrangères.

Le piéton de Paris













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