vendredi 7 avril 2017

La chance d'une paix explose en Syrie



Mardi (11avril 2017), l'administration Trump a accusé le régime syrien de Bachar el-Assad d'avoir mené une attaque au gaz sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, contrôlée par les rebelles, afin de pousser à une nouvelle escalade du conflit militaire au Moyen-Orient.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, un organe de suivi lié à l'opposition syrienne, 58 personnes dont 11 enfants de moins de hu ans, ont été tuées lors d'une attaque tôt le matin.
Les rebelles, qui contrôlent la région, ont accusé le gouvernement d'avoir utilisé des armes chimiques. Les sources gouvernementales ont répondu qu'il y avait eu une explosion dans une usine d'armes dirigée par le Front al-Nosra, un groupe islamiste qui a une forte présence dans la région et qui a déjà lancé des attaques avec des armes chimiques.
le gouvernement syrien a publié une déclaration pour nier toute implication, et la Russie a confirmé qu'elle n'avait lancé aucune attaque aérienne dans la région.
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Les circonstances de l'attaque sont très peu claires et douteuses. À la fin de la semaine dernière, les responsables de l'Administration Trump, dont le secrétaire d'État Rex Tillerson et l'ambassadeur des Nations Unies Niki Hayley, ont déclaré que la principale priorité de Washington en Syrie n'était pas de renverser Assad, mais de faire la guerre contre l'État islamique (EI).
Les principaux républicains et démocrates ont violemment attaqué cette déclaration. Selon le sénateur John McCain, se détourner du but d'un « changement de régime » serait une « recette pour plus de guerre, plus de terreur, plus de réfugiés et plus d'instabilité ».
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Les puissances occidentales, dirigées par Washington, ont lancé maintes accusations non vérifiées d'utilisation d'armes chimiques en Syrie pour menacer Assad. L'attaque contre Ghouta, qui aurait fait 1.000 morts, était la plus infâme. Aucune preuve concrète établissant la responsabilité des forces d'Assad à l'atrocité n'a été présentée par le gouvernement américain.
Plus tard, un article du journaliste Seymour Hersh a révélé que Washington avait délibérément ignoré des informations selon lesquelles al Nosra fabriquait des gaz toxiques, dont le sarin, en vrac.

Trump et Tillerson ne cachent pas leur intention d'intensifier la guerre au Moyen-Orient.
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Le conflit syrien devient de plus en plus explosif, alors que les rivaux impérialistes de Washington avancent plus agressivement leurs propres intérêts. Un jour avant l'attaque au gaz, le Conseil de l'Union européenne (UE) a adopté une nouvelle stratégie syrienne qui prévoit le renversement et l'élimination d'Assad et une « transition politique » en Syrie. Federica Mogherini, haute représentante de l'UE, a été l'une des premières à dénoncer Assad.
Le président français, François Hollande, et le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, ont insisté qu'Assad était responsable de l'attaque au gaz. Des soldats britanniques et français sont déjà présents en Syrie, et l'Allemagne, qui avance ses propres ambitions impérialistes au Moyen-Orient et en Afrique, parle ouvertement de la nécessité de confronter les États-Unis après l'élection de Trump.
Les travailleurs autour du monde doivent rejeter avec mépris la colère feinte de Trump, Hollande et d'autres politiciens impérialistes sur le massacre de civils. Comme le démontre le bain de sang à Mossoul, l'impérialisme massacre des civils innocents sans scrupule si cela correspond à ses propres objectifs. Ce dernier quart de siècle, les guerres sans fin menées par Washington a coûté la vie à des millions de personnes et a forcé des dizaines de millions d'autres à fuir leurs foyers.

La seule façon de mettre fin au conflit en Syrie et en Irak est de construire un mouvement antiguerre international en lutte contre le système social qui est à l'origine des guerres : le capitalisme.
Jordan Shilton
Article paru d'abord en anglais, WSWS, le 5 avril 2017


La guerre en Syrie après un nouveau faux drapeau ?

Par Résistance 71, le 7 avril 2017

Qui Trump pouvait-il tromper ?… Nous avions dit à l’époque de son élection en Novembre dernier d’attendre la nomination de son “cabinet”. On n’a pas été déçu depuis.
Qu’attendre en effet d’un ministre des affaires étrangères yankee ex-CEO d’Exxon-Mobil sur la crise syrienne entre autre, personne ne voit un quelconque conflit d’intérêt ? Si ? Mais on s’en fout, bon d’accord…

Rappelons que toute l’affaire de cette guerre impérialiste par procuration au moyen de mercenaires “djihadistes” d’Al CIAda importés en Syrie et soutenus par les USA, la GB, la France, Israël, la Jordanie, la Turquie et financés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, résulte du refus du président syrien Al Assad en 2009, de laisser passer un gazoduc qatari sur son territoire.

Nous avons déjà mentionné que le Qatar (soit disant indépendant depuis 1971) est la propriété d’Exxon-Mobil, donc des intérêts Rockefeller, Exxon elle-même actionnaire de la grosse pétrolière ARAMCO d’Arabie, avec d’autres major de l’or noir et accessoirement la famille royale saoudienne mise et maintenue sur le trône par les services anglo-américains dès la chute de l’empire ottoman après la première guerre mondiale.

Ainsi donc le ministre des AE yankee est l’ex-CEO de l’entreprise propriétaire du pays (le Qatar) qui s’est vue refusé le passage du gazoduc et c’est sous cette administration (rancunière pour le moins…) que le milliardaire Donald Trump vient juste de donner l’ordre de faire tirer une cinquantaine de missiles Tomahawk (à un million de $$$ du bout) sur une base aérienne syrienne ?… On prend encore les gens pour des cons.

Mais, comme cette affaire de soi-disant attaque chimique allait encore partir en sucette preuve à l’appui et être dans les semaines qui viennent confirmée comme une autre attaque faux-drapeau comme celle de La Ghouta en 2013, les criminels de la mafia yankee en charge ont pris les devant et mettent le monde devant le fait accompli: un acte de guerre massif contre la Syrie.

Les Etats-Unis viennent de déclencher officiellement la guerre contre la Syrie, reste à savoir si nous sommes partis pour une 3ème guerre mondiale tant désirée par les criminels banquiers et des transnationales de tout poil. La survie du capitalisme passe par la guerre mondiale obligée, la seule question est de savoir comment ne pas en faire une guerre thermo-nucléaire ?…

Question à suivre dans les heures qui viennent: que vont faire la Syrie et la Russie ?… La Syrie va t’elle riposter comme elle en a le droit suite à cette agression délibérée et sans équivoque ? La Russie va t’elle s’écraser et se retirer. La paix à tout prix ou donner une leçon à l’empire décadent ?… Tempête sous les crânes d’œuf assurée.

La clique mafieuse Trump a court-circuité le rationnel (les enquêtes en cours) pour placer le monde entier dans l’émotionnel et l’arbitraire total, ce à quoi nous devrions être habitués avec Yankland. Nul doute que nous sommes en route pour une salade que tout le monde aura bien du mal à avaler.

La Russie et Poutine ont fait confiance à Trump, ont baissé leur garde… Qu’attendre d’une nation qui a passé plus de 200 ans de sa courte existence en guerre et qui a trahi tous les traités qu’elle a signé avec autrui. Vous ne nous croyez pas ? Demandez aux Amérindiens !


Source : Résistance 71


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