mercredi 9 novembre 2016

Good luck AmeriKa




-Spéciale élections U.S.-

Donald Trump élu président des Etats-Unis avec 279 grands électeurs le 09/11/2016


David Gray pour reuters


En 1838, le jeune Abraham Lincoln, 29 ans, fit son premier discours après son élection à la Chambre comme Représentant de l’Illinois: "A quel moment, donc, faut-il s’attendre à voir surgir le danger [pour l’Amérique]? Je réponds que, s’il doit nous atteindre un jour, il devra surgir de nous-mêmes. [...] Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant."



Good luck America

L'Amérique profonde à joué sa "carte maîtresse" (telle est la signification du nom du nouveau Président US). Il faut dire que cette Amérique meurtrie et laissée pour compte n'avait pas vraiment d'autre alternative sinon celui de ne pas voter et de laisser monter sur le trône une vieille féministe affairiste.

Nous fûmes quelques uns à prévoir le naufrage de la démocratie bananière bien avant l'heure, contre les vents et marées des médias corrompus, des instituts de sondages menteurs  et des experts en langue de bois aujourd'hui complètement disqualifiés. Clinton la harpie remisée au placard des antiquités politiques, attendons-nous désormais à de grands bouleversements outre-atlantique dont les répercussions ne seront pas sans conséquences sur l'Europe des valeurs bancaires dont le choeur n'a cessé de conspuer et vouer aux gémonies le candidat Donald Trump.

 La machine à décerveler a pété un câble dirait-on et plus rien ne sera comme avant. Quel que soit notre aversion pour ce "Grand Barnum" que représente l'élection présidentielle US avec ses flots de dollars jetés par les fenêtres des buildings, ne nous y trompons pas : l'élite financière des décideurs de l'État profond avait fait son choix depuis quelque temps déjà. Il fallait un Bouc Émissaire hors norme pour endosser la crise en cours, l'effondrement à venir. Donald Trump, le milliardaire vaniteux, a été avant tout et sans doute à son insu le candidat des marionnetistes de la Fed et de Wall Street et j'en veux pour preuve le double jeu du FBI qui a fait en sorte, sans trop se mouiller ni se salir, de jeter quelques boulettes de merde bien puantes sur les tailleurs rose bonbon de celle qui était censée être la plus apte à conduire la destinée de l'Empire.

Une autre partie vient de commencer dont le nouveau Président des États-Unis sera la cible toute désignée, jusqu'à ce que le chaos voulu et organisé savamment par le clan mafieux des Institutions de l'Ombre leur permette de resserrer les boulons et d'instaurer le Nouvel Ordre qu'ils nous annoncent depuis belle lurette.  André Chenet, le 09/11/2016






La victoire de Trump est donc historique dans le vrai sens du terme. On parle souvent, lors de la victoire d'un candidat, du changement qui s'annonce et d'une nouvelle ère. Ce ne sont souvent que des slogans concoctés par des vieux pros de la politique. Cette fois, c'est vrai. Non seulement le président Trump sera arrivé au pouvoir en venant de l'extérieur du Beltway, le boulevard périphérique de Washington qui incarne le monde enchanté des puissants ; mais aussi il aura remporté la victoire en déclarant ouvertement la guerre à la quasi-totalité de la classe politique américaine.
Dans ces conditions, parler de «séisme politique» ne semble guère une exagération. Avec la victoire de Trump, c'est tout un système politique qui est battu. La classe politique américaine s'est avérée incapable de se reproduire. Ce n'est pas un des siens qui va désormais gouverner le pays, mais au contraire un des ses ennemis. La victoire de cet «outsider» est d'autant plus flagrante qu'elle représente la défaite d'une femme qui, ayant été sénateur, ministre et ancienne première dame, était la plus parfaite incarnation de le continuité malgré la fausse nouveauté qu'aurait constitué son sexe.
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Le plus grand paradoxe de Trump donc, à première vue, c'est que cet homme venu de nulle part sera peut-être un plus grand homme d'Etat que ne l'aurait été son adversaire, pourtant militante politique depuis sa jeunesse. La femme qui a perdu plusieurs états clés qu'Obama avait gagnés entrera dans l'histoire comme la dernière des Mohicans, la représentante d'une classe politique et d'un système politique finissants. Elle aura été balayée par ce dont elle incarnait le contraire - par le retour du politique.
John Laughland



A quoi ressemble l'Amérique aujourd'hui ...


Après Barack Obama, c'est au tour de François Hollande de critiquer les propos de Donald Trump...
Le président François Hollande a dénoncé, mardi 2 août, les "excès" du candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump qui lui donnent un "sentiment de haut-le-cœur.



"Ce sont en gros les mêmes choix qu’on nous propose en France, sachant bien entendu que, comme on a pu le constater, tout candidat à une élection présidentielle peut, dans nos grandes démocraties, faire exactement le contraire de ce qu’il a promis, sans la moindre conséquence !"



Dessin de Carlos Latuff



10 conseils au 45ème président des USA

Par Fausto Giudice
Le 09/11/2016


Il est 7 h 45 en temps universel, ce mercredi 9 novembre 2016 : Donald Trump vient d'être élu 45ème président des USA par plus de 270 grands électeurs. "Rempli d'humilité", son sous-fifre Mike Pence a remercié Donald, Dieu, sa femme, ses filles, et le "peuple américain". Il va "rendre sa splendeur à l'Amérique".

Faisant une entrée hollywoodienne sur fond musical de péplum, dans l'hôtel Hilton de New York, numéro 45 a d'abord rendu hommage à la perdante, Hillary (qui pourra dire We came, we saw, he won). Puis il a dit qu'il sera le président de "tous les Américains". Il a ensuite demandé aux électeurs et aux citoyens "leurs conseils, leur aide". "L'État sera au service du peuple américain". Il s'est présenté comme "Monsieur Ressources Humaines" : "nous allons rénover nos quartiers, refaire nos infrastructures, et donner des emplois à des millions d'Américains, nous nous occuperons de nos anciens combattants" en "utilisant le talent de chacun d'entre nous". "Nous allons doubler notre taux de croissance" pour faire de notre économie la première du monde. "Nous allons avoir d'excellentes relations avec les autres pays". Nous allons être "grands, audacieux", collaborer avec tous les pays, tout en "préservant les intérêts américains". Il a ensuite remercié ses parents, ses sœurs, son frère, bref toute sa "famille extraordinaire", Melania, Dawn, Ivanka, Derek, Barron, son "petit staff" électoral, Rudi Giuliani, son pote ex-gouverneur de New York, quelques politiciens, les 200 généraux et amiraux qui l'ont soutenu, une star (que je n'ai pas reconnu), le Comité national républicain, les membres des services secrets ("ils sont forts, intelligents et savent ce qu'ils font"), les "spectaculaires" flics de New York. Etc. Embrassades, musique de fin, avalanche de selfies. Le prenant au mot, voici quelques conseils que ses électeurs pourraient donner au nouveau boss :

    1.    Retrait des toutes les troupes et fermeture de toutes les bases militaires US se trouvant hors du territoire yankee, en commençant par Guantanamo ;
    2.    Dissolution de l'OTAN ;
    3.    Levée du blocus de Cuba ;
    4.    Taxation des produits manufacturés par les entreprises US au Mexique, en Chine et ailleurs et encouragements fiscaux à ces entreprises pour qu'elles rapatrient leur production aux USA ;
    5.    Signature par les USA du Protocole de Kyoto et adhésion des USA à la Cour pénale internationale;
    6.    Ouverture d'une enquête fédérale sur les crimes et délits d'Hillary Clinton;
    7.    Annulation de l'accord USA-Israël d'aide militaire pour les 10 ans à venir;
    8.    Suspension de l'aide militaire et des ventes d'armes à l'Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, et aux autres régimes despotiques;
    9.    Reconnaissance de l'État de Palestine…
    10.    … et de la République arabe sahraouie démocratique.

On peut toujours rêver.


Source : Tlaxcala


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