mardi 23 août 2016

Turquie, coup d'état truqué ?



"Au Moyen-orient, l'été n'a pas seulement été chaud. Il a été brûlant. Et cuisant, surtout pour la coalition occidentale : Otan qui est en train d'y laisser des plumes à forte odeur de cramé. Songez qu'il y a encore quelques mois, la Turquie abattait un avion russe en territoire syrien. Songez que l'Union européenne promettait des milliards à Erdogan pour qu'il fasse barrage au flot incontinent des réfugiés syriens. Songez que l'UE rouvrait les négociations pour l'entrée de la Turquie en son sein...
Patatras, la réaction russe à la perte de son avion était si violente (économiquement) qu'Erdogan finissait par présenter ses excuses à Poutine. Pire, à peine sortie d'un coup d'État mené par des pieds nickelés, la Turquie, membre de l'Otan, se retournait contre son maître américain et nouait une alliance avec le diable russe. Depuis, c'est la panique et la confusion au sein de l'empire occidental. Les USA viennent de retirer précipitamment leur arsenal nucléaire de la base turque d'Incilrik."  



Coup d'état manqué en Turquie: les purges, "ce n'est pas fini" - © DANIEL MIHAILESCU - AFP



Tous les auteurs s'accordent sur deux points :
Le coup a été organisé avec les États-Unis depuis la base de l'Otan à Incirlik et en s'appuyant sur l'Armée de l'Air qui est contrôlée par la multinationale Lockheed Martin,
Il était conçu pour échouer comme l'atteste l'absence d'initiative contre tous les dirigeants du régime et de son parti, aussi bien que contre le Palais présidentiel, centre stratégique du pouvoir. En outre, certains putschistes étaient de mèche avec le président Erdogan puisque deux avions rebelles ont escorté le président lors de son retour à Istanbul.
Par conséquent deux interprétations uniquement sont possibles :
Soit les États-Unis ont adressé un avertissement au président Erdogan pour le rendre plus docile. Ils auraient alors échoué ;
Soit les États-Unis et le président Erdogan sont convenus ensemble du coup d'État de manière à pouvoir purger le pays de toute opposition.
Force est de constater que, malgré les apparences et les déclarations officielles, cette purge va dans l'intérêt commun des États-Unis et du président Erdogan.
En effet, la Turquie est aujourd'hui le parrain des Frères musulmans dans le monde et de leur branche armée, c'est-à-dire du jihadisme international. Dans cette position, elle continue à tirer les ficelles des « rebelles syriens » aussi bien que de Daesh pour le compte de Washington. Malheureusement, cette position est incompatible avec son adhésion à l'Otan.
.../...
En définitive, lorsque toutes ces questions auront été résolues et que la dictature aura été installée, la Turquie tentera une nouvelle fois d'étendre son modèle à ses voisins, probablement en commençant par ceux qui auront lâchement fermé les yeux sur ses méthodes.






La mascarade turque

Par Pierre Gortiguier, 


Il court sur le net que le coup d'État turc a réussi, sous faux drapeau, comme il se voit partout dans ce siècle débuté par le coup du 11 septembre !
Fermer quelques chaînes de télévision et interdire la parution de 45 quotidiens, puis soit, limoger, ou suspendre, emprisonner, bref s'attaquer à un total de plus de 100.000 fonctionnaires, dont 147 universitaires, sous le prétexte risible qu'ils soutiendraient un imam de Pennsylvanie ancien acolyte - on ne le dit pas assez - de l'action du président au château résidentiel pharaonique, relève du coup de force.
Ce sont les élites qui sont touchées, non les politiciens toujours à courir vers le plus fort.
Ce coup d'État apparent où aucune personnalité de l'entourage d'Erdogan n'avait été neutralisée, ces soldats qui se firent tabasser par des civils et des policiers, alors qu'ils ignoraient le but de leur démonstration militaire à Istanbul, tout cela relève de ces bluffs qui jalonnent les violences démocratiques : car il s'agit bien d'une violence étatique appuyée sur des manifestations organisées, du type communiste le plus classique, et deux faits sont à relever qui devraient sembler étranges à ceux qui ne prennent pas la politique pour un service d'anesthésie mentale :
Le premier est un coup monté contre l'Europe,depuis longtemps et notamment la puissance allemande-autrichienne : la Turquie est une suite économique connue, et un courant politique a tout fait pour éviter que ne se reconstitue une des causes de la Première Guerre Mondiale : un axe Berlin - Ankara (ville, du reste, après la défaite turque construite par des ingénieurs allemands, dont une partie a proposé ensuite ses bons offices à l'Iran, y édifiant l'industrie du tapis à Tabriz et bâtissant Téhéran, comme nous l'avons constaté) ; le frein à la coopération européenne a été l'entrée de la Grèce dont ne voulait pas l'Allemagne, pour cette raison !
Maintenant, profitant de la situation - pour ne pas dire sa dictature populaire ou démagogique -, Erdogan, en parlant de rétablir la peine de mort contre les putschistes s'exclue de toute entrée politique en Europe, comme viennent de le reconnaître les Merkel, Jüncker...etc. Eux savent la vérité, et comprennent même la gravité de l'enjeu, à quoi s'ajoute l'impossibilité de fixer quelque limite à l'immigration ou demande d'asile, par mauvaise volonté de l'Erdoganie et de sa fraternité maçonnique.
Le second fait, le plus significatif de tous, et aussi petit que peut l'être l'oreille d'un diable dépassant de son bonnet, est le renvoi administratif de 29 agents de régulation du secteur bancaire qui enquêtaient - et donc en savaient trop - sur les agissements des familiers d'Erdogan -, ce qui renvoie aux sources de financement de Daech par la famille de ce tyran formé à l'école politique, devrait-on dire, du théâtre hollywoodien.
Mais c'est une enfant du siècle, comme Alfred de Musset, le disait de lui-même, du siècle américain, du siècle où l'on n'agite que les faux drapeaux, car la lâcheté et le mensonge l'emportent, dans l'âge sombre, sur le courage et la vérité.
Nombreux sont les Turcs, littérateurs, journalistes et militaires, pour l'instant diffamés et maltraités, humiliés avec leurs familles - car M.Erdogan dans ses études a dû prendre une option marxiste - qui pourraient signer nos propos, et la vraie marche - et non pas la mascarade turque - se fera entendre le jour que Dieu voudra, car les comploteurs, est-il marqué dans le noble Coran, échoueront devant Dieu.
Les conséquences de ce vrai complot contre la Turquie et l'Europe se voient dans la Vienne de ces derniers jours, où, sur la Place Saint Etienne Turcs et Kurdes s'affrontent en terrorisant l'aimable et travailleuse population.
Faire croire que Russie et Turquie s'entendent est une chose, l'affirmer diplomatiquement aussi, mais le fait demeure que la franchise d'Erdogan qui veut écraser la Syrie s'accommode de la malice poutinienne voyant dans le Turkisch Stream gazier et pétrolier un moyen pour ses oligarques de ne point trop contrarier les Anglo-Américains par une coopération trop étroite, dans ce même domaine, avec l'Europe.
Le problème kurde enflera et gageons que les cartons de l'ordre mondial ont déjà découpé le Proche-Orient en ce sens ! De ces dossiers sont tombés le putsch turc..et une photo retouchée du faux ottomaniste et vrai frère musulman, comme Gülen, Erdogan le Magnifique, le Soliman du Kali Yuga !
Pierre Dortiguier



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