dimanche 17 juillet 2016

La libération d'Alep



La Syrie est le théâtre d'un conflit armé depuis mars 2011. Selon l'Onu, dont les dernières statistiques remontent à 18 mois faute de données, cette guerre a déjà fait plus de 250.000 morts et poussé des millions de personnes à l'exil.


« J’ai décidé d’accroître notre soutien militaire à la coalition nationale syrienne »
François Hollande


« En 2014, le groupe djihadiste Daech a commencé à intensifier son activité dans la région du Proche-Orient en cherchant à créer un califat sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle. Selon les données de la CIA, près de 30.000 personnes en provenance de 80 pays du monde combattent aujourd'hui dans les rangs du groupe Daech. » Sputnik France


« Tant que les Américains ont besoin d'elle dans le rôle d'épouvantail dans la région, l'organisation terroriste est assurée qu'elle ne sera pas confrontée de leur part à des opérations militaires visant à sa totale éradication. » Kharroubi Habib



Alep. Bab al-Maqram



Alep outragé, Alep brisé, Alep martyrisé, mais Alep bientôt libéré ?
C’est dans l’indifférence générale que l’armée syrienne vient de couper la dernière route qui reliait la rébellion takfiriste de ses bases. Pour la première fois depuis le début de l’insurrection, les factions [terroristes] qui ceinturent la seconde ville du pays sont prises à leur propre piège. Par un mouvement enveloppant venu du nord, les positions syriennes ont retourné le siège contre leurs assaillants. De geôliers en 2012, les [terroristes] se retrouvent aujourd’hui détenus dans leurs quartiers.

Malgré le silence de cathédrale et la clameur du stade qui ont couvert la nouvelle en Europe, c’est un nouveau tournant dans la guerre civile syrienne qui frappe le pays depuis cinq ans. Une victoire tactique mais aussi stratégique. Alep est la seconde ville de Syrie ; elle domine tout le nord du pays et rivalisait autrefois avec Damas. Après Homs et Hama, c’est une nouvelle avancée symbolique pour les forces loyalistes. 

Désormais la Syrie utile, celle qui concentre les 80% de la population du pays est sous contrôle. Progressivement le pays se desserre de l’étau de ce que certains persistent encore à appeler « l’opposition syrienne » mais que même Amnesty international et le monde ont fini par appeler « rebelles islamistes » [takfiristes] . Le dernier rapport de l’association de défense des droits de l’Homme a reconnu un nouveau crime de guerre de cette opposition qui n’a de « modérée » que le nom.

Une victoire de l’armée syrienne qui intervient alors que la Turquie vient de se réconcilier spectaculairement avec la Russie et Israël. Profitant des fêtes de la fin du Ramadan et de l’euro de football, l’armée syrienne appuyée par les kurdes inflige une défaite lourde de conséquences pour les factions [terroristes] alliées à Al-Qaïda en Syrie (Jabbat Al Nosra) et aux Turcs. Ce revers ne peut qu’encourager, un peu plus, la reprise du dialogue entre Ankara et Damas. Pour la Turquie, il est temps de se rendre à l’évidence: attiser la guerre civile n’a fait qu’accentuer le risque djihadiste dans toute la région.
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Les djihadistes d'Alep encerclés par l'armée syrienne
L'armée syrienne a réussi à "assiéger totalement" les quartiers situés dans l’est d'Alep, tenus par les terroristes.
L'armée syrienne soutenue par la milice locale a pris position sur la route de Castillo dans le nord d'Alep, libéré la zone industrielle du quartier Leramoun et pris le contrôle du centre de ce quartier, annonce une source au sein de la milice.
"Le carrefour stratégique de Leramoun  est sous notre contrôle. Dans la nuit, nous avons réussi à reprendre le territoire de deux usines supplémentaires dans la zone industrielle. Les unités de l'armée ont pris position sur la route de Castillo", a indiqué la source.
De cette manière, les djihadistes se trouvant dans les quartiers orientaux de la ville d'Alep ont été encerclés.
© Sputnik. Iliya Pitalev
Au début de l'année en cours, les forces gouvernementales ont coupé aux djihadistes les accès de la ville d'Azaz, située à la frontière syro-turque, la route de Castillo restait la seule et unique voie d'approvisionnement des terroristes occupant Alep. Suite aux intenses attaques menées depuis les airs, les extrémistes du Front al-Nosra ont essuyé des pertes considérables et ont été contraints de reculer, cédant leurs positions dans la zone de Castillo.
Leurs complices concédant des pertes à l'extérieur de la ville, les groupes djihadistes, équipés d'armements lourds, ont lancé des offensives au centre d'Alep. Les troupes syriennes et celles du mouvement chiite libanais Hezbollah ont réussi à  contrer l'attaque. Se trouvant dans l'impasse, les commandos extrémistes ont donc pilonné les quartiers résidentiels de l'ouest d'Alep, détruisant une série d'immeubles et causant la mort de 12 civils.
A l'heure actuelle, le centre d'Alep est contrôlé par les forces gouvernementales, mais les extrémistes continuent d'occuper ses périphéries. Lorsque l'armée parviendra à libérer entièrement la ville, près d'un million de déplacés pourront retourner à Alep, ce centre économique de la Syrie qui comptait 5 millions d'habitants avant le début de la guerre.

Source : Sputnik France


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