mercredi 27 juillet 2016

La Guerre, la Terreur et l'État


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"Le terrorisme n’existe que parce qu’il y a des petites frappes pour accomplir la sale besogne, mais il n’y aurait pas de petites frappes s’il n’y avait aucune organisation pour diffuser des mots d’ordre. On ne se lassera jamais de le répéter : le terrorisme est une entreprise politique, et s’il fournit à des individus désaxés le moyen d’exhaler leur mal-être, c’est parce que l’organisation préexiste à cette piétaille et l’utilise comme « soldats du djihad »."
Bruno Guigue|e 18 juillet 2016



Debord affirme que le terrorisme est généré par la « démocratie spectaculaire ». « Elle veut être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. » Prenant l’Italie comme exemple, il écrit : « On se trompe à chaque fois qu’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’État : ils ne sont jamais en rivalité. » Jean-Pierre Tusseau



Dans les années 80, les États-Unis et Israël ont créé le concept de « terrorisme international » pour discréditer tous les mouvements de libération nationale en les accusant de n’être que des paravents de l’hydre soviétique. Après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont fait glisser la répression du terrorisme du domaine policier au champ militaire. Pour la classe dirigeante anglo-saxonne la « guerre au terrorisme » devait êre un moyen pour affirmer son contrôle sur les voies commerciales (libre-circulation maritime et aérienne), mais l’administration Bush et le mouvement sioniste s’en servirent pour habiller des aventures coloniales anachroniques (Palestine, Afghanistan, Irak). 
Le concept est également utilisé par les Occidentaux pour justifier la mise en place d’une société orwellienne de surveillance et par l’Organisation de coopération de Shanghai (Russie, Chine) pour lutter contre l’ingérence et stabiliser de force les populations nomades d’Asie centrale.





Notre époque est la première dans l’histoire universelle qui prétend avoir seulement les ennemis qu’elle se fabrique elle-même, à sa mesure et pour son usage spectaculaire. Ce nouveau siècle, en projetant dans ces simulacres d’ennemis toutes ses propres infamies et cruautés particulières, il fait semblant de s’y opposer résolument : il feint même de les combattre avec les armes, aussi longtemps qu’il lui est nécessaire pour en convaincre les électeurs, pour enfin faire triompher ses « bonnes » qualités sur ces « ennemis », aussi méchants que faux, au visage de Ben Laden ou de l’Etat Islamique.
Pour n’avoir à combattre que les ennemis artificiels qu’il met en scène, notre monde doit s’appliquer aussi à faire disparaître et à détruire à jamais jusqu’à la mémoire de ses vrais et anciens ennemis déclarés, afin d’éviter au nouveau siècle tout risque de contage non désiré. L’état d’urgence permanent oblige : cet état d’urgence, déclaré contre la société, a la prétention de l’être contre ce nouvel ennemi obscur et indéterminé que le spectacle s’est lui-même façonné, le terrorisme artificiel. Il a été créé et mis en scène pour nous convaincre que les Etats combattent le « mal » pour notre « bien », et pour nous persuader que celui qui combat le « mal » absolu est donc déjà le « bien » absolu. Le Ministère de la Vérité surveille au jour le jour la « correction de l’histoire », qu’il s’agisse de celle du Bataclan ou d’autres, mises à jour chaque semaine avec plus de détails, sans se soucier d’éventuelles contradictions, car au lendemain on corrigera à nouveau.
Pour en finir avec tout résidu d’opposition réelle, il faut donc à la domination présente donner des exemples, brûler des sorcières, exécuter, même en effigie, tout ennemi différent de celui officiel, qu’on désigne au jour le jour. Il faut non seulement détruire tout vrai opposant, mais même tous ceux qui avaient pu exister auparavant, dont il est nécessaire d'effacer, démolir ou salir la mémoire et le modèle. Il faut désespérer et abattre toute aspiration à la révolte et au changement chez les jeunes générations, étouffer les précédents et le souvenir même. Il faut prévenir toute éventuelle émulation. Il faut pousser tous les Walter Benjamin au suicide. Dresser des listes de proscription. Les vraies révoltes, ainsi que les vrais révoltés, doivent être anéantis à jamais, éliminés, censurés, calomniés, mis au pilori, face à la nécessité impérative de mettre en scène seulement les faux ennemis fétiche qu’on a bien voulu fabriquer.




Gianfranco Sanguinetti avec Guy Debord, en Italie en 1972




Du terrorisme (extrait)

par Guy Debord

Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.
La modernisation de la répression a fini par mettre au point, d’abord dans l’expérience-pilote de l’Italie sous le nom de « repentis», des accusateurs professionnels assermentés ; ce qu’à leur première apparition au XVIIe siècle, lors des troubles de la Fronde, on avait appelé des «témoins à brevet». Ce progrès spectaculaire de la Justice a peuplé les prisons italiennes de plusieurs milliers de condamnés qui expient une guerre civile qui n’a pas eu lieu, une sorte de vaste insurrection armée qui par hasard n’a jamais vu venir son heure, un putschisme tissé de l’étoffe dont sont faits les rêves.
On peut remarquer que l’interprétation des mystères du terrorisme paraît avoir introduit une symétrie entre des opinions contradictoires ; comme s’il s’agissait de deux écoles philosophiques professant des constructions métaphysiques absolument antagonistes. Certains ne verraient dans le terrorisme rien de plus que quelques évidentes manipulations par des services secrets; d’autres estimeraient qu’au contraire il ne faut reprocher aux terroristes que leur manque total de sens historique. L’emploi d’un peu de logique historique permettrait de conclure assez vite qu’il n’y a rien de contradictoire à considérer que des gens qui manquent de tout sens historique peuvent également être manipulés ; et même encore plus facilement que d’autres. Il est aussi plus facile d’amener à « se repentir » quelqu’un à qui l’on peut montrer que l’on savait tout, d’avance, de ce qu’il a cru faire librement. C’est un effet inévitable des formes organisationnelles clandestines de type militaire, qu’il suffit d’infiltrer peu de gens en certains points du réseau pour en faire marcher, et tomber, beaucoup. La critique, dans ces questions d’évaluation des luttes armées, doit analyser quelquefois une de ces opérations en particulier, sans se laisser égarer par la ressemblance générale que toutes auraient éventuellement revêtue. On devrait d’ailleurs s’attendre, comme logiquement probable, à ce que les services de protection de l’État pensent à utiliser tous les avantages qu’ils rencontrent sur le terrain du spectacle, lequel justement a été de longue date organisé pour cela ; c’est au contraire la difficulté de s’en aviser qui est étonnante, et ne sonne pas juste.
L’intérêt actuel de la justice répressive dans ce domaine consiste bien sûr à généraliser au plus vite. L’important dans cette sorte de marchandise, c’est l’emballage, ou l’étiquette : les barres de codage. Tout ennemi de la démocratie spectaculaire en vaut un autre, comme se valent toutes les démocraties spectaculaires.
Guy-Ernest Debord, Commentaires sur la société du spectacle, Éditions Gérard Lebovici, 1988.




"Le chaos orchestré. La terreur calculée. Des exactions commises contre les populations syriennes et irakiennes aux attentats de Paris et de Bruxelles, les actes de barbarie du groupe État islamique (EI) n’ont rien d’une folie passagère. Ils obéissent froidement aux tactiques réunies dans L’administration de la sauvagerie, véritable manuel du djihadiste."





La France vengeresse

Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar Al-Jaafari, a revu à la hausse le bilan des victimes des frappes françaises après l'attentat du 14 Juillet, et alerté sur les conséquences humanitaires des raids de la coalition.
Profitant de son intervention au Conseil de sécurité des Nations unies lundi 25 juillet, le diplomate syrien Bachar Al-Jaafari a annoncé que le raid aérien français mené en Syrie, en représailles à l'attentat de Nice du 14 Juillet avait causé la mort de 164 villageois - soit près de deux fois le nombre de victimes de la Promenade des Anglais. Le diplomate a regretté le manque de communication entre les autorités syriennes et les forces de la coalition, menée par les Etats-Unis et à laquelle participe la France, qui aurait pu permettre d'éviter ce genre de drame.
Selon le responsable syrien, les autorités françaises ont souhaité frapper les positions de l'Etat islamique, dans le village de Toukhan al-Koubra au nord du pays, dans le cadre des opérations de la coalition internationale. Or, a-t-il indiqué, «Daesh a pris en otage les [habitants de ce village] et s'en est servi comme boucliers humains».
«Lorsqu'ils ont appris que le président français avait déclaré que la France allait venger [les attentats de] Nice, les commandants de Daesh ont donné l'ordre [à leurs forces] d'évacuer ce village» a précisé le diplomate. Par conséquent, lorsque les avions militaires français ont bombardé cette position, les combattants djihadistes avaient fuit celle-ci... mais les civils s'y trouvaient encore.
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Ces raids, ont affirmé les autorités syriennes, ont plus contribué à endommager l'infrastructure du pays qu'à affaiblir les forces de l'Etat islamique. Alain Julien, AFP







"... Effectivement, la France est clairement engagée militairement en Syrie et en Irak, et ce sur un mode crescendo : depuis les débuts de l'opération « Chammal » en septembre 2014, la France a effectué plus de 4 000 sorties aériennes et a mené plus de 600 frappes, tuant environ 1 100 personnes. Et le président Hollande a affirmé récemment vouloir encore intensifier ces frappes. Il a aussi annoncé vouloir intensifier l'opération « Barkhane » au Sahel, qui est en cours depuis plusieurs mois contre les groupes djihadistes dans le nord du Mali. Et face à l'épuisement de l'armée française déployée pour des missions de surveillance sur tout le territoire français, l'on parle même à présent de faire appel aux réservistes.

Plutôt que d'intensifier nos attaques aériennes qui ont fait des dizaines de victimes civiles innocentes, notamment des femmes et des enfants, il faut arrêter ces frappes en Irak et en Syrie ! Sinon nous serons pris dans une spirale infernale, celle d'une guerre qui frappera de plus en plus de civils qui n'ont rien à voir avec tout cela, en Syrie comme en France. Et cela pourrait bien entraîner un éclatement de la société française, un repli des communautés sur elles-mêmes, une xénophobie croissante, et même l'arrivée du fascisme au pouvoir ! C'est justement ce que veulent aussi bien les islamistes que l'extrême droite, à savoir scinder la société, exacerber les clivages, les haines : entre musulmans et non-musulmans, entre Occidentaux et réfugiés...
Ce n'est pas à la France de faire le gendarme du monde, il y a une organisation internationale qui a été créée pour cela voilà plus de 70 ans : c'est l'ONU, l'Organisation des Nations unies ! Elle a justement été créée pour éviter que de telles dérives se produisent. L'ONU est souvent taxée d'impuissance et d'inefficacité, et c'est vrai qu'elle est souvent insuffisamment efficace ou court-circuitée par d'autres instances (OTAN, G7, OCDE...), mais justement c'est à nous, les États, c'est à nous, les peuples, de pousser pour rendre à l'ONU tout son rôle, le rôle qui lui a été attribué dans la Charte de l'ONU de 1945, très beau texte et toujours d'actualité. L'ONU a créé en 1948 les « casques bleus », qui ont depuis leur création été engagés dans une soixantaine de missions de paix, et ont souvent permis de régler des conflits épineux et de rétablir la paix..."
Chloé Maurel
Historienne, spécialiste des Nations unies






« En ce moment, par exemple, en 1984 (si c’était bien 1984) l’Océania était alliée à l’Estasia et en guerre avec l’Eurasia. Dans aucune émission publique ou privée il n’était admis que les trois puissances avaient été, à une autre époque, groupées différemment. Winston savait fort bien qu’il y avait seulement quatre ans, l’Océania était en guerre avec l’Estasia et alliée à l’Eurasia. Mais ce n’était qu’un renseignement furtif et frauduleux qu’il avait retenu par hasard parce qu’il ne maîtrisait pas suffisamment sa mémoire. Officiellement, le changement de partenaires n’avait jamais eu lieu. L’Océania était en guerre avec l’Eurasia. L’Océania avait, par conséquent, toujours été en guerre avec l’Eurasia. L’ennemi du moment représentait toujours le mal absolu et il s’ensuivait qu’aucune entente passée ou future avec lui n’était possible. » Georges Orwell, in "1984"






Nice, Münich : un journaliste lié à Israël présent aux deux endroits

L'ancienne parlementaire du Parti Démocrate U.S. Cynthia McKinney pose des questions sur les liens d'Israël avec les attaques récentes en France et en Allemagne, après qu'un journaliste israélien a réussi à filmer les deux attaques au moment où elles avaient lieu.


« Le même photographe a filmé les tragédies de Nice et de Munich, » a déclaré samedi dans un tweet Cynthia McKinney, qui a été six fois membre du Congrès pour la Géorgie.
Le journaliste en question qui a filmé l'attaque du camion à Nice, en France, qui a tué plus de 80 personnes et en a blessé des dizaines d'autres le 14 juillet, s'appelle Richard Gutjahr.
De nationalité allemande, il est marié à une Israélienne nommée Einat Wilf, une femme qui a fait son service militaire dans l'unité d'espionnage 8200, a été un temps députée à la Knesset, et qui est un agent d'influence et de propagande avéré.
Huit jours plus tard, Richard Gutjahr, qui se dit "journaliste indépendant", une appellation passe-partout, se trouvait sur le site d'une autre attaque à Münich, en Allemagne, où une fusillade a fait neuf victimes.
« Vraisemblable ? Vous vous souvenez des Israéliens en train de danser ? » a demandé McKinney, se référant aux célébrations israéliennes signalées pendant les attaques du 11 septembre 2011 aux États-Unis.
L'ancienne parlementaire américaine a aussi posté une vidéo, montrant un article avec le titre : « Le même photo-propagandiste israélien pré-positionné à Nice ET MAINTENANT A MUNICH ».
« Le fait que ce type est arrivé à être là aux deux évènements, ce ne peut pas être une coïncidence, » dit le commentateur de la vidéo.
Il fait également un commentaire sur Einat Wilf, dont il rappelle le pedigree, avant de conclure « c'est 100 % clair que les empreintes digitales d'Israël sont partout dans ces événements. »
Lors de l'attaque de Nice, Gutjahr a filmé tout l'incident depuis un balcon à l'Hôtel Westminster, juste à côté de la rue où avaient lieu les célébrations de la Fête Nationale sur la Promenade des Anglais.
Traduction d'un article paru sur le site iranien Press TV lundi 25 juillet 2016
La presse française a aussi évoqué la curieuse coïncidence : c'est le cas par exemple de BFMTV, qui se garde cependant bien de noter les connexions israéliennes de Gutjahr, "en vacances à Nice" selon ses propres dires. L'article de BFMTV : bfmtv.com



L'idée selon laquelle le terrorisme est une invention étatique a une histoire. Dans son Court Traité de complotologie (2013), le politologue Pierre-André Taguieff rappelle ainsi que c'est Guy Debord qui a le premier théorisé, en France, ce modèle « démystificateur » du terrorisme, élaboré en référence aux « années de plomb ». Ce modèle conspirationniste, poursuit Taguieff, a par la suite été « appliqué par l’extrême gauche, au cours des années 1990, pour nier la réalité du terrorisme islamiste en Algérie, puis par les antiaméricains radicaux pour nier l’existence d’Al-Qaida, réduite à un épouvantail créé par les services secrets états-uniens, et, pour finir, par les dénonciateurs de la "conspiration interne" dont aurait résulté le 11-Septembre (tel Webster G. Tarpley, théoricien du "terrorisme fabriqué") ».






L’état d'urgence ne sert à rien contre le terrorisme
L'attaque de Nice, le jour-même de la fête nationale, le 14 juillet 2016, prouve une fois de plus l’inutilité totale de l’état d’urgence pour contrer le terrorisme, puisqu’il était déjà en application !
Que pourrait-il d’ailleurs contre les services secrets français, qui sont hiérarchiquement parlant totalement au-dessus de lui ?
Il y avait, nous a-t-on dit à la télé, 50 flics nationaux et 50 flics municipaux ; et, à Nice, les flics municipaux sont armés. Les flics avaient des mitraillettes. En tirant dans les pneus à la mitraillette, le camion n’aurait pas été bien loin !
Par conséquent, comment se fait-il qu’à Nice, la ville la plus surveillée de France, un 14 juillet, jour de la fête nationale, en plein état d’urgence, un camion ait pu franchir si facilement les lignes de sécurités surveillées par une centaine de flics armés jusqu’aux dents ?
Tout simplement, les terroristes étant protégés par les services secrets, puisque commandités par eux, toutes les portes leurs sont ouvertes par les mêmes services.
Mais, s’il est tout à fait inefficace pour supprimer le terrorisme, par contre, l’état d’urgence est fort utile au pouvoir pour empêcher la révolution, ou contrer la contestation, comme on a pu le constater lors du combat contre la Loi Travail. Et, là, il est d’une efficacité redoutable !
 
do, le19 juillet 2016

Note du 24 juillet 2016 : bien entendu, s’il n’y avait en fait même pas de flics nationaux, les portes avaient largement été ouvertes, comme indiqué dans le paragraphe en caractère gras !




"... Quand la menace soviétique s’effondre en 1989, le secret qui entoure l’opération Gladio va se fissurer. Les Italiens vont découvrir progressivement, avec stupeur, les mécanismes de la stratégie de la tension. En 1991, Giulio Andreotti, président du Conseil italien, révèle devant le Parlement l’existence du réseau. L’assemble de la classe politique joue la surprise. Seule voix discordante, celle de Gelli qui est rattrapé par diverses affaires :
« Qui ne connaissait Gladio ? Tout le monde était au courant, même si aujourd’hui, il y en a qui feignent de ne pas se souvenir. »
Menaçant de tout révéler, il négociera sa liberté et l’impunité en échange de son silence.
.../...
L’affaire Gladio montre une fois encore qu’un État dit démocratique peut utiliser des moyens qui n’ont rien de démocratiques pour juguler un danger qui le menace. Si aux dernières nouvelles, Gladio a été démantelé, il y a fort à parier qu’une autre structure clandestine du même type a pris sa suite. Les barbouzes ont horreur du vide…"
Louis Alexandre






"En réalité, on pourrait dire… alors, toute comparaison n’est pas raison, mais on pourrait comparer les attentats terroristes aux « bombardements stratégiques » que les Américains menaient contre la population civile allemande dans les années 40 pour forcer la population à se retourner contre ses dirigeants. Et c’est un peu ça qu’on a avec l’Etat islamique aujourd’hui."

"Le terrorisme n’a fait qu’augmenter ces 25 dernières années. Nous étions à 400 attentats par année en 1999. Nous en avons aujourd’hui près de 15 000 et nous ne sommes jamais posés la question du pourquoi de cette augmentation. Il faut aujourd’hui, si on ne veut pas aller vers une société qui d’’ailleurs devient de plus en plus sécurisée – regardez aujourd’hui dans quelle ambiance se déroule l’Euro [de football], par exemple – si on ne veut pas aller dans cette direction, il nous faut réfléchir très sérieusement à la portée de nos actions, d’autant plus qu’aucune intervention occidentale au Moyen-Orient, ces 25 dernières années, n’était vraiment légitime.
On a chaque fois triché un petit peu. Les événements de 2003, ce qui a précédé l’attaque américaine en 2003 contre l’Irak a été documenté très largement. Mais, en réalité, tous les autres conflits qu’on a eus étaient eux aussi entachés de tricheries et d’une désinformation."
Jacques Baud




Et pour conclure, une dernière piste que nous ne devons surtout pas négliger pour tenter de comprendre les manipulations et l'emprise qu'exerce l'état profond (officines et think tanks stratégiques, ong et réseaux secrets mis en place par l'oligarchie) sur des individus isolés et fragiles : 


Quand le « Mind control » s'introduit...

La multiplication d'attentats dits terroristes depuis peu de temps nous oblige à prendre du recul pour réfléchir au sens des événements qui s'accélèrent dans un contexte mondial où l'affrontement est clairement établi entre deux fronts. Et cette opposition violente dont le terrain était circonscrit aux pays arabes et musulmans commence à déborder pour quasiment toucher l'ensemble de la planète. Des comportements irrationnels commencent à apparaître qui laissent pantois les meilleurs experts en criminologie ou en terrorisme !
Tous les experts sérieux savent au moins une chose avec certitude, le terrorisme a toujours été une affaire d'états. Il est concrètement théorisé depuis quelques temps par les stratèges américains pour remplacer les armées conventionnelles dans les nouvelles guerres dites de quatrième génération. Mais pour cela il faut pouvoir créer l'environnement adéquat et maitriser la « soldatesque » qui agira de manière, très certainement inconsciente, dans le sens voulu.
Or pour parvenir aux résultats escomptés il est nécessaire de maitriser le mental des nouveaux « guerriers » pour pouvoir les orienter à sa convenance. Et c'est en cela que le « mind control » prend son importance, ce qu'en français on appellerait la « manipulation mentale » et dont les expériences les plus probantes ont pris une ampleur considérable au sein de la Central Intelligence Agency (CIA) depuis le programme « Artichoke » devenu plus tard programme ou opération MK-ULTRA, voir l'excellent article « Le projet MK-ULTRA, les expériences de contrôle mental de la CIA. » Beaucoup d'agences gouvernementales d'autres pays s'y adonnent également.




Recherches : G. Hadey et A. Chenet


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