mercredi 13 avril 2016

La pieuvre et l'horreur technologique



"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faireAlbert Einstein


"...l’impérialisme capitaliste, responsable, selon lui, de la pauvreté et du sous-développement dans un tiers monde pourtant intrinsèquement riche. A l’impératif territorial indispensable au colonialisme historique sans fard qui a sévi jusqu’au début du XXe siècle, a succédé celui des marchés, moins coûteux mais tout aussi efficace, du néo-impérialisme. L’injustice du marché, le poids de la dette, l’arme de l’aide étrangère et la violence figurent au nombre des méthodes permettant à l’impérialisme actuel d’asseoir une implacable domination que la mondialisation - extension logique du pouvoir impérial - vient encore renforcer. Si l’on fait abstraction du facteur territorial, il est évident que les États-Unis sont aujourd’hui à la tête du plus grand empire de tous les temps. Autant militaire et culturelle qu’économique, cette puissance impériale financée par les citoyens américains vise en premier lieu la préservation de l’ordre capitaliste mondial favorable aux entreprises américaines et à leurs riches actionnaires. Ici, la fuite en avant militariste compense l’endettement gigantesque de l’économie américaine."



Ajoutons une tentacule, celle du contrôle de l'internet


Avant propos 

Nous vivons un monde fait de guerres pour l'accaparement des ressources naturelles et des terres où règne la course au profit pour quelques-uns au détriment de tous les autres. Ce monde génère inégalités croissantes et exclusions, guerres et famines. Il repose sur l'exploitation systématique de notre force de travail, une manipulation de la pensée par notre système éducatif et médiatique et une répression physique de la contestation. Cette oppression s'immisce subrepticement dans notre quotidien pour en devenir la norme, jusqu'à ce que la véritable guerre d'Algérie n'apparaisse plus dans les manuels français d'histoire ou qu'on appelle « plan de sauvetage » accordé à un État celui qui consiste en fait à sauver les banques privées. On va culpabiliser le citoyen devenu simple consommateur pour qu'il réduise ses dépenses d'énergie avec des ampoules de basse consommation, pendant que des écrans vidéos énergivores sont installés dans le métro pour nous inonder de publicité. Dans un monde ou l'on pousse à la surconsommation de marchandises sur-emballées, on nous incite à recycler nos poubelles alors que les pays industrialisés exportent leurs déchets toxiques dans les pays pauvres et qu'on continue à promouvoir le nucléaire, l'armement et l'industrie chimique qui pourraient bien transformer le monde en une immense décharge.
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Or dans le monde capitaliste dans lequel nous vivons, les intérêts privés sont exacerbés pour une plus grande compétitivité entre les sociétés et les êtres humains. Il faut comprendre le capitalisme comme un système destructeur et mortifère, aux antipodes de la vie, un système qui déshumanise et privatise tout. De l'eau qui nous désaltère jusqu'à notre future retraite, tout devient marchandise. Il est dès lors essentiel d'humaniser nos relations au quotidien, de socialiser le savoir et renforcer les expériences et résistances qui se multiplient à l'écart des grands débats médiatiques. Il faut être soi-même le média si l'on veut diffuser les nombreuses victoires de luttes locales qui ne sont pas relayées et même étouffées par les grands groupes médiatiques privés. Ces bonnes nouvelles (voir par exemple le site Bonnes nouvelles en français), aussi petites soient-elles, nous prouvent chaque jours que des alternatives sont possible, elles œuvrent à la démolition du dogme capitaliste comme quoi il n'existerait pas d'alternatives, le fameux TINA (« There is no alternative » de Margaret Thatcher) doit mourir. Cette information vitale et subversive peut nous encourager et nous rassembler afin d'élargir les cercles résistants à l'ordre capitaliste oppressif. Bien sûr ce n'est pas évident, mais comme disait Antonio Gramsci, « Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté ». Il faut récupérer les mots sans cesse détournés pour s'adapter au système que nous combattons, afin de parler, de créer, de résister ensemble pour vivre enfin au présent. L'émancipation des peuples passe par sa conscientisation de classe, son unification en tant que « peuple classe » des 99 % contre le 1 % qui l'exploite, mais la prise de conscience ne peut s'opérer sans libérer la parole en acte.
Jérôme Duval est un militant du CADTM (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde)




"La voie suivie par les Américains est une voie typiquement bureaucratique. La technologie est là non pour suppléer à l’action et la renforcer mais pour remplacer tous les types d'action. Les Américains sont entraînés dans une quête technologique de “l'infiniment petit”. Plus leur technologie détecte une chose petite (humaine, mécanique, etc.), plus ils s'estiment sur la voie du succès. Ils ne comprennent pas que l'essentiel est d’abord de comprendre le caractère de la chose (de l’objectif), dans ses nuances les plus subtiles. “Comprendre” un “caractère” implique un effort créatif d'analyse et d'intuition et non de s'en remettre à l'automatisme du machinisme. Cette recherche ne rencontre pas celle de l'“infiniment petit”. Elle est intégratrice et non réductrice comme l'est la recherche de l'“infiniment petit”. Elle doit réussir à un certain niveau très aisément repérable sans technologies, alors que l’objectif est encore intégré pour pouvoir effectivement être identifié en tant que tel. Au-delà nous entrons dans le domaine de la parcellisation et de la réduction où l’identité n’est plus identifiable. La question du repérage de l'“infiniment petit” ne se pose plus parce qu'il n'y a plus d'“infiniment petit” à craindre." dedefensa.org


"...votre maison est hantée. Votre frigo parle, votre télévision écoute et enregistre vos conversations privées, l’identité de votre enfant n’est plus un secret pour son ours en peluche préféré et vos verrous commencent même à s’ouvrirent (ou non) tous seuls. Il n’est pourtant pas question ici de fantômes malveillants, d’esprits ou de démons mais d’avancées technologiques qui, jour après jour, transforment notre quotidien en scénario de film d’horreur.
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Si la technologie peut devenir aussi angoissante, c’est parce que l’horreur la plus terrible est celle qui est invisible."







Psychose de masse et course à la technologie pour détruire l’Humanité

Par Bernie Suarez,  Le 1er mars 2016 – Source WakingTimes

La psychose se définit essentiellement comme un trouble mental qui se compose généralement d’hallucinations et d’idées délirantes ou qui indique une déconnexion de la réalité. Les illusions sont une fausse croyance, et les hallucinations sont une perception sensorielle mentale de quelque chose qui n’existe pas. Mettez ça tout ensemble et vous avez un trouble mental qui accompagne un comportement irrationnel basé sur une tendance de la pensée et de la croyance qui, pendant que vous continuez à vous divertir, vous déconnecte de plus en plus de la réalité.
La réalité est ce que vous êtes en ce moment, et ce qui se passe en ce moment, qui peut coïncider, ou non, avec votre perception individuelle. Si j’agis d’une manière qui nuit à mon existence et est complètement irrationnelle, mais que je continue ce comportement parce que je crois en quelque chose qui n’est pas réel, cela constituerait une forme de psychose.
Une des plus grandes tromperies, et maintenant sans doute une nouvelle infirmité mentale, est l’idée que nous (l’humanité) avons besoin de plus en plus de technologie dans nos vies. Nous sommes tous amenés à croire que, quelles que soient les machines que nous avons maintenant, ça ne suffira pas et ça ne sera jamais assez. Nous sommes amenés à croire qu’il doit y avoir un moyen de faire mieux, plus vite, plus fort ou plus efficace. Il y a beaucoup de logique à cet argument que je peux comprendre. Après tout, qui ne veut pas quelque chose de mieux? Pourquoi quelqu’un ne voudrait-il pas quelque chose de mieux fait? Mieux c’est bien, non? On pourrait penser que tout ce qui est fait pour travailler mieux et qui améliore l’existant, est naturellement la meilleure option. Mais est-ce réellement vrai? Non, ça ne l’est pas et voici pourquoi.
Nulle part dans la nature, nous ne voyons une telle pression désespérée poussant à l’amélioration. Seuls les humains semblent avoir la faiblesse et le défaut de n’être jamais satisfaits. Nulle part dans le règne animal existe cette envie irrépressible de faire les choses mieux et de mieux en mieux, même bien au-delà du point où l’utilité de la machine est adéquate et presque parfaite. En fait, même au sein de l’humanité, il y a peu ou pas de comportement qui, lorsqu’il est poursuivi en continu et de manière obsessionnelle au-delà du point où il est nécessaire, n’est pas considéré comme une obsession ou un trouble quelconque.
Exemple: si l’on ne vit que pour faire de l’argent et qu’on ne se soucie de rien d’autre, on peut raisonnablement observer que c’est un trouble. Ou si quelqu’un ne cherche que l’amour au point de ne pas gagner d’argent ou prendre des responsabilités, ça aussi pourrait éventuellement être perçu comme une forme de trouble ou de déséquilibre. La quête irrationnelle et obsessionnelle de technologie toujours plus novatrice, cependant, est considérée comme bonne par la société, indépendamment de la quantité de dégâts que cela cause à l’humanité. Il semble n’y avoir aucune fin à la quête de la technologie.
Je peux imaginer ce que certains pensent. Oui, les humains sont curieux et ce n’est pas une mauvaise chose. En effet, c’est ce qui nous sépare des animaux [Pourtant, les chats, les cochons, les oiseaux, et tant d’autres, sont extrêmement curieux! NdT]. Je ne dis pas que les humains ne devraient pas du tout explorer des solutions et des améliorations à la technologie. Je dis que la quête et l’envie d’atteindre des objectifs bien au-delà de la technologie qui est disponible pour nous maintenant (nous signifie la vraie technologie disponible pour les militaires, le gouvernement et les méga sociétés privées qui contrôlent la technologie), nous met dans un état inattendu et extrêmement malsain, un état d’esprit non spirituel qui affecte la capacité de l’humanité à prospérer.
La technologie est en train de devenir un des plus grands obstacles qui empêche l’humanité de prospérer. Nous sommes des créatures naturelles, nous faisons partie de la nature et nous sommes censés contribuer à l’écoulement de la nature, pas lutter contre elle. La technologie est créée par l’esprit humain, mais cette technologie n’est pas guidée par les lois de la nature, l’éthique, la morale, la bonne volonté, les objectifs de santé ou l’amélioration spirituelle. L’industrie médicale tente de nous vendre des utilisations de la technologie et comment elle peut guérir, diagnostiquer ou lutter contre les maladies, mais on peut aussi considérer que beaucoup de ces maladies ont, en fait, été créées par la technologie elle-même. Il faut de la technologie pour insérer 10 cuillères à café de sucre dans un Pepsi Cola. La technologie est responsable des substances cancérigènes dangereuses dans notre environnement, et il faut la technologie pour construire la première phase d’un robot conçu pour contrôler, sinon détruire l’humanité dans l’avenir.
Du contrôle de l’esprit, à la surveillance, à l’extinction humaine avec des drones et autres armes de destruction massive, l’obsession de la technologie est devenue une menace majeure pour l’humanité. Compte tenu de l’état où nous sommes, il devient plus difficile d’excuser l’amour irrationnel et la quête désespérée pour de plus en plus de technologie.
Cette nouvelle psychose se retrouve principalement dans les milieux des gouvernements et des méga-sociétés, puisque des sociétés comme Google continuent de chercher et rechercher de plus en plus la technologie qui formera le nouvel ordre mondial et la prison globale à l’épreuve des balles de l’opposition. Nous avons le sentiment que Google, la NASA, Microsoft, Apple, la NSA et beaucoup d’autres organisations ne sont tout simplement pas de notre côté. Eux, et bien d’autres entités technologiques, travaillent dur pour nous préparer à l’asservissement. Depuis les voitures qui ont maintenant un GPS et le contrôle à distance jusqu’à tous les nouveaux téléphones intelligents qui détruisent notre vie privée, aux grands magasins qui gardent une trace de nos habitudes d’achat, aucune de ces applications n’améliore nos vies mentales, spirituelles et holistiques.
Pendant que nous faisons la chronique sur ce que donne la tyrannie du moderne, la technologie est au centre de tout cela. Rien de tout cela ne serait possible sans une quantité inhabituelle d’énergie appliquée à cette cause. Ce montant inhabituel d’énergie ne peut venir que d’un esprit qui fonctionne anormalement. Ce sont les règles de la nature. Je ne crois pas que cette quête psychotique de la technologie qui nous a submergée au cours du siècle dernier se terminera bien. Je ne crois pas que beaucoup de bien sortira de cet état d’esprit malade.
Dans un monde parfait, nous exploiterions la technologie dans le bon sens et ferions progresser seulement la technologie utile. Beaucoup ont espoir en cela (comme moi), mais malheureusement, ceux qui sont du mauvais côté ont la majorité de la technologie, les clés du laboratoire, et les désirs de psychopathes prêts à payer les scientifiques et les ingénieurs à réfléchir de plus en plus aux moyens pour asservir l’humanité. En raison de cette dépendance technologique, certains veulent se concentrer sur la façon de faire progresser la technologie pour de bon.
Et oui, je suis d’accord, dans l’ensemble, la technologie a du bon et de bonnes choses en sont sorties. Malheureusement, cette petite quantité de bon ne justifie ni la quête, ni annule le mauvais. Les questions que nous devons nous poser sont : quand s’arrêtera cette quête? Est-il possible que cette obsession pour la technologie s’arrête? Où est la ligne à ne pas dépasser, et qui va la dessiner? Y a-t-il quelque chose que nous pouvons apprendre de l’Histoire sur ce sujet? Y a-t-il des exemples dans l’histoire naturelle, qui nous permettraient de nous assurer que cette expérience ne se terminera pas d’une manière désastreuse? La nature dans son ensemble peut-elle tolérer les actions d’une espèce qui ne prévoit aucun point à ne pas dépasser, juste parce qu’un petit élément de cette espèce paie pour la progression de ses ambitions personnelles? Est-ce que ce scénario des temps modernes peut avoir une ressemblance avec ce qui est arrivé au prétendu continent perdu de l’Atlantide il y a des milliers d’années, documenté par Platon et d’autres?
La psychose de la technologie est une course folle au détriment de l’humanité et ce toujours plus est, je crois, le reflet d’une maladie. Prenez une minute pour examiner la question et demandez-vous : que faisons-nous ? L’humanité n’est pas naturellement conçue pour communier et s’harmoniser avec des machines qui émettent des ondes et des impulsions électromagnétiques dangereuses. Non, ce n’est pas ni n’a jamais été naturel. Les humains ont naturellement été conçus en harmonie avec la nature, pas avec les machines.
La vérité est que nous ferions mieux d’examiner cette question avant que l’humanité ne disparaisse. Nous sommes au le bord de l’extinction. Faites le calcul:
  • Des armes de destruction massive, suffisantes pour détruire la planète plusieurs fois, dans les mains de psychopathes.
  • La modification technologique de la météo et la contamination, déjà faite, de l’ensemble de l’écosystème par des contaminants de particules de métal.
  • Les poisons et les toxines déversés partout dans les océans de la planète, tuant des millions d’oiseaux, de poissons, de créatures marines et même des insectes, des bactéries importantes et d’autres formes de vie.
  • Des robots créés pour contrôler, suivre à la trace et tuer des humains, le tout dans les mains de psychopathes.
  • La surveillance de masse globale, grâce à des programmes en cours d’exécution sur les appareils dans le monde entier.
  • La falsification génétique de la nourriture même que nous mangeons.
La liste se rallonge de plus en plus. Il est temps de concentrer notre attention sur ce qui, je crois, est une autre expression de la psychose du système de contrôle, qui est cette obsession et la nécessité de poursuivre encore et encore l’avancement des technologies. Cette psychose garantit presque certainement la destruction de l’humanité.
À moins d’un miracle, nous n’avons aucune chance d’arrêter cet état d’esprit mentalement malade. L’arrêt de l’obsession technologique du système de contrôle doit venir de l’intérieur du système lui-même et cela ne semble pas très probable dans un avenir proche. Demandez-vous, qui, dans notre armée, demandera l’arrêt des programmes de modification du climat et décidera de détruire les documents ? C’est la gravité de notre problème. Comme il n’y a presque aucun moyen d’arrêter cette route sur laquelle nous sommes, et puisque notre seul espoir semble être la mise en place de la contre-technologie, prenons un peu de recul pour réaliser à quoi nous sommes arrivés vraiment. Personne ne parle de cette psychose obsessionnelle massive pour la technologie d’un point de vue psychologique, mais sera-ce toujours le cas si, et quand, nous nous tuerons avec ?
En fin de compte, c’est encore un symptôme supplémentaire, exprimé par les patients psychopathes psychiatriques, que beaucoup d’entre nous désignent comme les gouvernements, le système de contrôle, les Illuminati, le nouvel ordre mondial, l’élite mondiale et d’autres noms. Ce système de contrôle est l’expression prédominante réelle de la psychose dans l’humanité. Un sujet que je couvrirai en détail plus tard, y compris la très sérieuse «psychose de la police» qui a balayé la nation et affecte la majorité de la police en Amérique. Diagnostiquer des psychoses à des individus seulement ne doit plus avoir cours, et nous devons voir ce qui est faux et identifier les différentes psychoses de masse qui existent parmi nous.

Bernie Suarez est un activiste, penseur critique, animateur de radio, musicien, Vétéran, amoureux de la liberté et de la Constitution, et le créateur de Truth and Art TV project. Il a aussi une formation en psychologie et recommande fortement que tout le monde regarde un documentaire intitulé Le siècle du Soi. Bernie a conclu que la façon de vaincre le Nouvel Ordre Mondial est d’être vraiment le changement que vous voulez voir. Manifester la solution et mettre la vérité en action est la chose même qui vaincra les mondialistes.
Traduit par Poolan Devi, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone.



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