mercredi 27 avril 2016

Finance : l'heure de vérité approche




Alors que nous sommes maintenant au 2nd trimestre de l’année 2016 après un début d’année mouvementé sur les marchés financiers, aujourd’hui l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing(Planche à billets), dans les fluctuations des devises et sur des événements mondiaux majeurs vient d’avertir kingworldnews sur le fait que l’heure de vérité approche tout en prévenant que l’effondrement mondial sera effroyable
Egon von Greyerz fondateur de Matterhorn Asset Management & GoldSwitzerland – l’heure de vérité approche et l’effondrement mondial sera effroyable !
Egon von Greyerz: ” Les investisseurs du monde entier ignorent totalement ce qui va les frapper dans les mois et les années à venir. Pratiquement personne ne comprend vraiment ni ne pèse réellement les risques actuels dans le monde. Moins de 0,5% des investisseurs se sont protégés contre la destruction totale de leurs actifs financiers…

“Bien sûr, il est merveilleux de vivre au paradis et d’être totalement séduit par les énormes injections de crédit et par l’impression monétaire (Planche à billets) des gouvernements, afin d’accéder au bonheur et à la richesse éternelle. Beaucoup d’entre nous vivent dans un monde imaginaire où le fait de travailler ou non n’a pas d’importance. S’il n’y a pas assez d’argent, votre gouvernement émettra des bons alimentaires, subventionnera votre loyer ou vous aidera à acheter votre dernière voiture à crédit. Si le gouvernement n’a plus d’argent, il peut toujours imprimer un peu plus de billets. Il n’y a aucune limite à l’impression monétaire, on peut en émettre des millions de milliards avec l’aide d’ordinateurs. C’est le merveilleux cercle vertueux keynésien des déficits budgétaires sans limite et de la dette illimitée. Comme au paradis, tout continuera éternellement – Enfin, c’est ce que Krugman et les banquiers centraux croient.
Personne ne veut jamais prendre en compte la réalité des faits. Ce serait une véritable erreur de ne pas le faire. Le fait que le Japon soit un cas désespéré n’a pas d’importance. Le gouvernement achète toute la dette qui est actuellement émise. Il détiendra bientôt plus de 50% de la totalité de la dette qu’il a émis. C’est le parfait exemple du mouvement perpétuel. Imprimer plus de la moitié des dépenses du gouvernement chaque année et plus si nécessaire. Il demeure donc inutile de percevoir des taxes. C’est juste devenu un non sens administratif. On peut encore faire mieux, en imprimant l’intégralité de l’argent que le pays dépense. De cette façon, les gens pourront cesser de travailler et tout simplement profiter de la vie. Source : BusinessBourse






Comment les systèmes s’effondrent ? D’abord en ralentissant
Si je suis parfaitement d’accord avec cet article qui explique que les systèmes s’effondrent d’abord en “ralentissant” – ce qui est évidemment le cas de nos systèmes depuis des décennies maintenant –, je partage nettement moins l’avis concernant le risque que font peser les “crypto-monnaies”.
Encore une fois, pour qu’une monnaie fonctionne, il faut qu’elle soit utilisée et reconnue par une masse critique d’acteurs économique. Si je lance demain ma crypto-monnaie, je n’arriverai à rien ou presque.
Bref, aucune crypto-monnaie privée n’émergera réellement et durablement ; néanmoins, ce qui est fort probable, c’est que la technologie actuelle soit récupérée par les banques centrales pour supprimer définitivement le cash et nous faire évoluer vers des monnaies 100 % digitales.
Ceux qui contrôlent actuellement la monnaie ne comptent pas du tout perdre leur monopole légèrement lucratif sur cette immense manne !
Charles SANNAT




Article de Charles Hugh Smith, publié le 29 avril 2016 :
« La vérité inavouable est que les jours des systèmes financiers, que l’on pense éternels, sont comptés. Une façon d’évaluer le déclin de la résilience de ces systèmes est d’observer le temps qu’il leur faut pour récupérer lorsqu’ils sont mis sous pression, ou encore de jauger la vigueur du redressement.
Pour y parvenir, on peut aussi se pencher sur les extrêmes atteints avant le retour « à la normale ». Par exemple, les taux d’intérêt, qui au lieu de se normaliser après 7 années de répression, sont poussés en territoire négatif par des banquiers centraux de plus en plus désespérés.
L’idée la plus importante ici est de comprendre que les systèmes financiers et les économies fonctionnent comme des systèmes naturels. La planification centrale et les manipulations des banquiers centraux semblent contrôler le système, mais ce contrôle occulte la réalité de la fragilité grandissante du système, de plus en plus sujet à l’effondrement et pas uniquement en raison de ses dynamiques internes, mais en résultante des manipulations des banquiers centraux.
Les signaux d’avertissement d’une résilience qui se fissure sont visibles tout autour de nous. (…) Les systèmes dominants n’opèrent pas en vase clos. En dessous de la surface d’un système dominant cohabitent de nombreux autres systèmes, réprimés par le système dominant.
Alors que le système dominant s’affaiblit/ralentit, d’autres systèmes occupent les places laissées vides dans l’écosystème. À un moment donné, l’équilibre de l’écosystème est bouleversé ; c’est alors qu’un nouvel équilibre composé de nouvelles dynamiques devient dominant.
Dans l’univers des devises, la montée en puissance des crypto-monnaies est un parfait exemple d’un système naissant qui gagne du terrain alors que le système dominant ralentit, ou se décompose.
Dans le système financier, ce processus peut être au moins conscient : nous pouvons voir le paradigme dominant s’affaiblir et voir d’autres systèmes se développer, qui seront en concurrence pour occuper le vide laissé par le système principal. (…) »

Source : Insolentiae







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