jeudi 28 avril 2016

Enquête sur la mort d'Hugo Chavez




Enquête sur la mort de Hugo Chavez

«Le néolibéralisme est la voie qui mène vers l'enfer.» 

« Le capitalisme est la voie du diable et de l’exploitation. Si vous souhaitez réellement observer les choses selon la vision de Jésus Christ, qui selon moi, fut le premier des socialistes, alors vous comprendrez seul le socialisme peut créer une société supérieure »

« Si je meurs, les résultats de cette révolution seront dissipés dans les airs car nous n’avons pas de parti, cette grosse machine politique. »
Hugo Chavez






Un jour, j’ai écrit ceci à propos du Président du Chili, Salvador Allende :
« Washington ne connaît aucune hérésie dans le tiers-monde plus grande que celle d’une véritable indépendance. Dans le cas de Salvador Allende, l’indépendance est arrivée vêtue d’habits particulièrement provocants – un Marxiste élu constitutionnellement et qui continuait de respecter la constitution. Quelque chose d’intolérable. Qui sapait les fondations même sur lesquelles l’anticommunisme avait été bâti : la doctrine, soigneusement cultivée pendant des décennies, que les « communistes » ne pouvaient prendre le pouvoir que par la force et la ruse, qu’ils ne pouvaient se maintenir au pouvoir que par la terreur et le lavage des cerveaux. Il n’y avait rien de pire qu’un Marxiste – à part un Marxiste élu. »
Il n’y avait personne dans tout l’univers que les détenteurs et dirigeants des « Etats-Unis, SA » ne rêvaient de voir mort plus que Hugo Chavez. Il était pire qu’Allende. Pire que Fidel Castro. Pire que n’importe quel dirigeant au monde ne faisant pas partie du camp Américain parce qu’il parlait en termes très crus de l’impérialisme US et de sa cruauté. Sans cesse. Constamment. En disant des choses que les chefs d’état ne sont pas censés dire. Aux Nations-Unies, en s’en prenant de manière étonnement personnelle à George Bush. A travers toute l’Amérique latine, tout en organisant la région en blocs d’opposition à l’Empire US.
Ceux qui me connaissent savent que je n’ai rien d’un conspirationniste. Mais quand quelqu’un comme Chavez meurt encore jeune à l’age de 58 ans, je me pose des questions sur les circonstances. Un cancer acharné, des infections respiratoires incurables, une crise cardiaque, les uns après les autres… Il est bien connu qu’au cours de la Guerre Froide, la CIA a soigneusement développé des substances qui pouvaient tuer sans laisser de traces. J’aimerais que le gouvernement vénézuélien mène une autopsie complète.
En décembre 2011, Chavez, déjà soigné pour le cancer, se mit à penser à voix haute : « Serait-ce possible qu’ils aient inventé une technologie pour répandre le cancer et que nous n’en sachions rien avant 50 ans ? » Le président vénézuélien s’exprimait au lendemain de l’annonce de la présidente de gauche de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, qu’elle avait été diagnostiquée d’un cancer de la thyroïde. Ceci après d’autres cancers diagnostiqués chez d’autres dirigeants d’Amérique latine : la présidente du Brésil, Dilma Rousseff ; Fernando Lugo, du Paraguay ; ainsi que l’ancien dirigeant du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva.
« Evo, prends soin de toi. Correa, fais attention. On ne sait jamais, » avait dit Chavez, en s’adressant au président de la Bolivie, Evo Morales, et au président de l’Equateur, Rafael Correa, tous deux des progressistes.
Chaveza dit qu’il avait été averti par Fidel Castro, lui-même la cible de centaines de complots d’assassinat, souvent bizarres, de la CIA. « Fidel m’a toujours dit, ’Chavez, fais attention. Ces gens ont développé la technologie. Ils sont sans scrupules. Fais attention à ce que tu manges, à tes aliments… une petite aiguille et ils t’injectent Dieu sait quoi. » (1)
Lorsque le vice-président Nicolas Maduro suggéra la possible implication US dans la mort de Chavez, le Département d’Etat a qualifié l’accusation d’absurde.  William Blum



Hugo Chavez (1954 - 2013)


Enquête d’une journaliste, avocate et ex-conseillère d’Hugo Chavez :

L’Etrange mort de Hugo Chavez 

Par Eva Golinger

1. Croyez-vous qu’ Hugo Chávez a été assassiné et, si oui, qui, selon vous, aurait pu être impliqué dans cet assassinat ?
Je crois qu’il y a de fortes possibilités pour que le président Chávez ait été assassiné. Il y eut des tentatives notoires et attestées par de nombreuses sources d’assassinat contre lui pendant toute sa présidence.
La plus connue est celle du 11 avril, à l’occasion du coup d’Etat de 2002 pendant lequel Chávez a été enlevé et allait être assassiné s’il n’y avait pas eu le soulèvement sans précédent du peuple vénézuélien et des forces militaires loyales qui l’ont sauvé et l’ont ramené au pouvoir 48 heures plus tard. Moi-même, j’ai trouvé des preuves irréfutables, en utilisant la Loi d’Accès à l’Information aux Etats-Unis, que la CIA et d’autres agences étasuniennes étaient derrière ce coup d’Etat et ont soutenu économiquement, militairement et politiquement les putschistes. Ensuite, il y a eu d’autres attentats contre Chávez et son Gouvernement comme en 2004 quand des dizaines de paramilitaires colombiens ont été capturés dans une plantation dans les environs de Caracas qui appartenait à un activiste anti-chaviste, Robert Alonso, quelques jours avant qu’ils aillent attaquer le palais présidentiel et tuer Chávez.
Il y a eu un autre attentat, moins connu, qui fut découvert dans la ville de New York, pendant sa visite à l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2006. Selon les informations fournies par ses services de sécurité, pendant les identifications de sécurité habituelles d’un événement au cours duquel Chávez s’adresserait au public étasunien dans une université locale renommée, on a détecté de hauts niveaux de radiations sur le fauteuil dans lequel il devait s’asseoir. Les radiations ont été découvertes par un compteur Geiger, un dispositif de détection des radiations aux mains de la sécurité du président utilisé pour s’assurer que le président n’était pas en danger d’être exposé à des rayons nocifs. Dans ce cas, le fauteuil fut retiré et les preuves démontrèrent ensuite qu’il émanait des quantités inhabituelles de radiations qui auraient pu causer des dommages importants à Chávez si elles n’avaient pas été découvertes. Selon la sécurité du président, une personne étasunienne qui avait été impliquée dans le soutien logistique de cet événement et avait fourni le fauteuil de Chávez appartenait au Renseignement des Etats-Unis.
Il y eut beaucoup d’autres attentats contre sa vie qui ont échoué grâce aux services de Renseignement vénézuéliens et surtout, grâce à l’unité de contre-renseignement de la Garde Présidentielle dont la mission était de découvrir et d’empêcher ces sortes de menaces. Une autre tentative connue est survenue en juillet 2010 quand Francisco Chávez Abarca (sans rapport), un criminel qui travaillait avec le terroriste d’origine cubaine Luis Posada Carriles, responsable d’avoir mis une bombe dans un avion cubain en 1976 et d’avoir tué les 73 passagers à bord, fut arrêté en entrant au Venezuela et ensuite avoua qu’il avait été envoyé pour assassiner Chávez. A peine cinq mois auparavant, en février 2010, quand le président Chávez participait à une manifestation politique près de la frontière avec la Colombia, sa sécurité découvrit un tireur embusqué à 500 mètres de là qui fut neutralisé par la suite.
Même si ces histoires peuvent passer pour de la fiction, elles sont largement attestées et sont très réelles. Hugo Chávez défia les intérêts les plus puissants et refusa de plier. En tant que chef d’Etat de la nation possédant les plus grandes réserves de pétrole de la planète, et en tant que personne qui défiait ouvertement et directement les Etats-Unis et la domination occidentale, Chávez fut considéré comme un ennemi de Washington et de ses alliés.
Alors, qui pourrait être impliqué dans l’assassinat de Chávez s’il a bel et bien été assassiné ? Certainement, il n’est pas difficile d’imaginer que le Gouvernement étasunien a été impliqué dans l’assassinat politique d’un ennemi qu’il a, clairement – et ouvertement – voulu voir disparaître. En 2006, le Gouvernement des Etats-Unis a créé une mission clandestine spéciale de Renseignement pour le Venezuela et Cuba sous la Direction Nationale du Renseignement. Cette unité d’élite du Renseignement fut chargée d’étendre les opérations secrètes contre Chávez et de diriger des missions clandestines à partir d’un centre de fusion du Renseignement (CIA-DEA-DIA) en Colombie. Certaines des pièces clefs de cette initiative comprennent la découverte de plusieurs collaborateurs proches de Chávez ayant un accès privé à sa personne, sans entraves, qui ont fui le pays après sa mort et collaborent activement avec le Gouvernement des Etats-Unis. S’il a pu être assassiné par un certain type d’exposition à de hauts niveaux de radiations ou par l’inoculation ou l’infection d’un virus pouvant provoquer un cancer, cela a pu être accompli par quelqu’un ayant un accès direct à sa personne et en qui il avait confiance.
2.Qui est Leamsy Salazar et comment est-il en relation avec les agences de Renseignement des Etats-Unis ?
Leamsy Salazar a été l’un des collaborateurs les plus proches de Chávez pendant presque sept ans. C’était un Capitaine de Corvette de la Marine du Venezuela et il s’est fait connaître de Chávez quand il hissa le drapeau du Venezuela sur le toit du régiment de la Garde Présidentielle au palais présidentiel de Miraflores durant le coup d’état de 2002 quand le sauvetage de Chávez était en marche. Il devint un symbole des forces armées loyales ayant aidé à stopper le coup d’Etat et Chávez l’a récompensé en faisant de lui l’un de ses collaborateurs. Salazar était à la fois un garde du corps et un assistant de Chávez : il lui apportait du café et à manger, était à ses côtés, voyageait avec lui dans le monde entier et le protégeait pendant les manifestations publiques. Je l’ai connu et agi de concert avec lui à de nombreuses reprises. Il fut l’une des personnes familières ayant protégé Chávez pendant de nombreuses années. Un membre clef du premier cercle de sécurité de Chávez, avec un accès privé à Chávez et une connaissance privilégiée et hautement confidentielle de ses allées et venues, de ses habitudes, de son agenda et de ses activités.
Après la mort Chávez en mars 2013, Leamsy fut transféré à l’équipe de sécurité de Diosdado Cabello qui était alors président de l’Assemblée Nationale du Venezuela et considéré comme une des figures politiques et militaires les plus puissantes du pays. Cabello fut l’un des alliés les plus proches de Chávez. Il faut signaler que Leamsy a été auprès de Chávez pendant la majeure partie de sa maladie et jusqu’à sa mort et qu’il avait un accès privilégié accordé à très peu de gens, même dans son équipe de sécurité.
On ne peut qu’en être choqué, en décembre 2014, des articles de presse révélèrent que Leamsy avait été transporté secrètement aux Etats-Unis depuis l’Espagne où il était, semble-t-il, en vacances avec sa famille. L’avion qui le transporta appartenait la DEA (Drug Enforcement Administration). Il fut placé dans le programme de protection des témoins du gouvernement étasunien et la presse affirma qu’il fournissait des informations au gouvernement des États-Unis sur des fonctionnaires vénézuéliens impliqués dans un important trafic de drogues. Jusqu’à présent, aucune accusation de cette sorte n’a pu être vérifiée et prouvée de façon indépendante.
Une autre explication de son entée dans le programme de protection des témoins des Etats-Unis pourrait être sa participation à l’assassinat de Chávez, probablement dans le cadre d’une opération clandestine (‘black op’) de la CIA ou peut-être même réalisée sous les auspices de la CIA mais exécutée par des agents corrompus du gouvernement vénézuélien. Par exemple, les « Papiers de Panama » ont révélé des informations sur une autre ancien collaborateur de Chávez, le capitaine de l’Armée Adrián Velásquez qui était responsable de la sécurité du fils d’Hugo Chávez. La femme du capitaine Velásquez, ancien officier de Marine, Claudia Patricia Díaz Guillén, fut l’infirmière de Chávez pendant plusieurs années, avec un accès privé et sans contrôle à sa personne. D’autre part, Claudia administra des médicaments, des piqûres, d’autres soins et de la nourriture à Chávez pendant plusieurs années. Juste un mois avant que sa maladie ne soit découverte en 2011, Chávez nomma Claudia Trésorière du Venezuela, mettant sous son contrôle l’argent du pays. Elle fut écartée de cette fonction juste après la mort de Chávez.
Le capitaine Velásquez et Claudia apparaissent dans les « Panama Papers » en tant que propriétaires d’une société-écran avec des millions de dollars. Ils ont aussi des propriétés dans une région très huppée de la République Dominicaine, Punta Cana, où les maisons coûtent des millions de dollars et où ils résident depuis au moins juin 2015. Les documents montrent que juste après la mort de Chávez et l’élection de Nicolás Maduro à la présidence en avril 2013, le capitaine Velásquez a créé une compagnie ‘offshore’ le 18 avril 2013 par le biais de la firme panaméenne Mossack Fonseca, intitulée Bleckner Associates Limited. Une firme suisse d’investissement financiers, V3 Capital Partners LLC, a affirmé qu’elle gérait les fonds de millions de dollars du capitaine Velásquez. Il est impossible qu’un capitaine de l’Armée du Venezuela ait gagné autant d’argent par des moyens légitimes. Ni lui ni sa femme, Claudia, ne sont rentrés au Venezuela depuis 2015.
Le capitaine Velásquez était très proche de Leamy Salazar.
3.Pouvez-vous expliquer les circonstances suspectes dans lesquelles Salazar fut ramené d’Espagne par la sécurité des Etats-Unis dans un avion appartenant à la Drug Enforcement Administration (DEA) ?
Evidemment, il est très suspect que Salazar ait été ramené d’Espagne où semble-t-il, il était en vacances avec sa famille et convoyé aux Etats-Unis dans un avion de la DEA. Il n’y a aucun doute qu’il collaborait avec le gouvernement des Etats-Unis et qu’il trahissait son pays. Ce qui reste à voir, c’est son rôle exact. A-t-il administré le venin assassin à Chávez, ou s’est-il agi d’un de ses complices, par exemple le capitaine Velásquez ou l’infirmière-trésorière Claudia ?
Même si tout cela peut sembler une théorie de la conspiration, ce sont des faits qui peuvent être vérifiés de façon indépendante. Il est également certain, selon des documents déclassifiés des Etats-Unis que, depuis 1948, l’Armée des Etats-Unis a mis au point une arme de radiation injectable à utiliser dans des assassinats politiques contre leurs ennemis. Lors des audiences de la Commission Church sur l’assassinat de Kennedy, il a aussi été révélé l’existence d’une arme mortelle mise au point par la CIA pour provoquer des attaques cardiaques et des cancers des tissus. Chávez est mort d’un cancer agressif des tissus. Au moment où il a été détecté, il était déjà trop tard. Il existe une autre information documentée sur le développement d’un « virus du cancer » qui était en préparation dans les années 60 pour, semble-t-il, l’utiliser contre Fidel Castro. Cela peut relever de la science fiction mais vous pouvez mener vos propres recherches et voir si tout cela a existé. En tant qu’avocate et journaliste d’investigation, je cherche toujours des preuves convaincantes et de multiples sources vérifiables. Même si nous regardons seulement le document officiel de l’Armée des Etats-Unis rédigé en 1948, c’est un fait que le Gouvernement des Etats-Unis était en train de développer une arme de radiation pour l’assassinat politique. Plus de 60 ans plus tard, nous ne pouvons qu’imaginer quelles sont les ressources technologiques à leur disposition.
4.Sur le plan personnel, pourriez-vous nous dire ce que la perte d’Hugo Chávez a signifié pour vous et quel impact sa mort a eu sur le peuple du Venezuela ?
La perte d’Hugo Chávez a été terrible. C’était mon ami et j’ai été sa conseillère pendant presque 10 ans. Le vide qu’il a laissé est impossible à remplir. Malgré ses défauts, il avait un cœur énorme et il se consacra sincèrement à la construction d’un pays meilleur pour son peuple et d’un monde meilleur pour l’humanité. Il se préoccupait beaucoup de tout le monde mais, en particulier, des pauvres, des abandonnés, des marginaux.
Il y a une photo de Chávez prise par un spectateur à l’occasion d’une manifestation dans le centre de Caracas : on le voit marcher sur une grande place qui avait été évacuée par les services de sécurité. Tout à coup, Chávez a vu un homme jeune, décoiffé et apparemment drogué, à peine capable de rester debout, vêtu de vêtements en haillons. Au grand dam de sa sécurité, Chávez s’est approché du jeune, l’a étreint affectueusement et lui a offert une tasse de café. Il n’a pas jugé le pauvre homme, ne l’a pas réprimandé. Il l’a traité comme un être humain qui méritait d’être traité avec dignité. Il est resté là, avec lui, un moment, simplement racontant des histoires et plaisantant comme avec un vieil ami. Quand il a dû s’en aller, Chávez l’a indiqué à un de ses gardes pour qu’on lui apporte toute l’aide dont ce jeune avait besoin.
Il n’y avait pas de caméras là, ni de télévision, ni de public. Ce ne fut pas un coup de publicité mais le geste d’un homme qui se souciait sincèrement d’un être humain nécessiteux. Bien qu’il soit président et un puissant chef d’Etat, Chávez s’est toujours vu comme égal à tous.
Sa mort inattendue a eu un impact tragique sur le Venezuela. Malheureusement, le pays passe par des moments extrêmement difficiles. Une combinaison de corruption intérieure et de sabotage extérieur par les forces d’opposition (avec le soutien de l’étranger), la forte chute des prix du pétrole ont paralysé l’économie. Les Agences des Etats-Unis et leurs alliés au Venezuela ont profité de l’occasion pour déstabiliser encore plus et détruire tous les restes du chavisme. Maintenant, il s’agit de salir et d’effacer l’héritage de Chávez mais je crois que c’est impossible. Le souvenir de Chávez qui vit dans les millions de personnes sur qui il a eu une grande influence en améliorant leurs conditions d’existence survivra à la tourmente. Le « chavisme » est devenu une idéologie fondée sur les principes de justice sociale et sur la dignité humaine. Est-ce qu’il manque aux gens affreusement ? Oui.
Eva Golinger

traduit de Counterpunch pour le blog d’Eva Golinger avec l’aide du Grand Soir
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source française : Le Grand Soir 



Biographie de Hugo Chavez : 



Hugo Rafael Chávez Frías, né le 28 juillet 1954 à Sabaneta dans les llanos, au sud du Venezuela, est président du Venezuela depuis le 2 février 1999, et un ancien militaire vénézuélien. Il est mort le 5 mars 2013 à Caracas.

Dans sa jeunesse, ses parents décident de l'envoyer à l'Académie militaire du Venezuela qu'il quitte avec le diplôme de Sciences et Arts militaires. Il étudiera également plus tard la science politique à l'université Simón Bolívar de Caracas en 1989-1990 mais ne terminera pas son cursus.


Fils de Hugo de los Reyes Chávez et d'Elena Frías de Chávez, tous deux enseignants, il a quatre enfants (Rosa Virginia, María Gabriela, Hugo Rafael et Rosinés). Il a été marié deux fois et est actuellement séparé de sa seconde épouse[réf. nécessaire].


Après ses études, il intègre les forces armées vénézuéliennes et monte jusqu'au grade de lieutenant-colonel.

Le 24 juillet 1983, lors de la journée du 200e anniversaire de la naissance du Libertador (Libérateur) du Venezuela et des autres colonies espagnoles d'Amérique du Sud, Simón Bolívar, Chávez crée avec notamment Raúl Isaías Baduel, au sein de l'armée, le Movimiento Bolivariano Revolucionario 200 (Mouvement révolutionnaire bolivarien 200, MBR-200) d'orientation socialiste.

Le 4 février 1992, le MBR-200, dirigé par Hugo Chávez, tente un coup d'État contre le président Carlos Andrés Pérez. Le putsch prend pour nom « opération Ezequiel Zamora ». Cette tentative échoue, et Chávez est emprisonné pendant deux ans. Lors de son séjour carcéral, il enregistre une vidéocassette dans laquelle il appelle à l'insurrection. Elle est diffusée vers 4 heures du matin dans la nuit du 26 au 27 novembre 1992, lors d'un deuxième coup d'État préparé par le MBR-200. La deuxième tentative avorte également, bien que les membres du MBR-200 aient tout de même pris le contrôle du pays pendant quelques minutes[réf. nécessaire].

En 1994, Rafael Caldera est élu pour la deuxième fois au Venezuela. Réalisant une de ses promesses politiques faites avant d'être élu, il ordonne la libération de Chávez[réf. nécessaire].

Une fois libéré, Chávez crée un parti politique nommé « Movimiento Quinta República, MVR » (Mouvement Cinquième République), une version civile du MBR-200[réf. nécessaire]. C'est à la tête de ce parti qu'il prendra le pouvoir, quatre ans plus tard. En 1998, année d'élections législatives et d'élection présidentielle, sa cote dans les sondages augmente progressivement (30 % en mai, 39 % en août),. Le slogan de sa campagne électorale le proclame « fléau de l'oligarchie et héros des pauvres ». La coalition de partis de gauche, rassemblée autour du MVR, remporte une majorité des sièges du Congrès national lors des élections législatives du 8 novembre avec toutefois une assemblée fragmentée composée de nombreux petits partis.

En 1999 Chávez sort victorieux de l’élection présidentielle avec 56 % des voix, la plus forte majorité jamais constatée à cette élection en quarante ans de démocratie vénézuelienne[réf. nécessaire]. Le 2 février de l'année suivante, il prête serment sur une constitution qu'il qualifie de moribonde et dont il demandera la modification à deux reprises par la suite.

Éprouvant des difficultés à faire passer ses réformes aux parlements[réf. nécessaire], il met en œuvre le 25 avril un référendum sur l'opportunité de former une nouvelle assemblée constituante, de programmer des élections pour cette dernière et une nouvelle élection présidentielle pour l'année 2000, ce référendum verra une victoire du « oui » à 92 % avec un taux de participation de 40 %. Le 7 août, la nouvelle Assemblée constituante est instituée en petite pompe, en effet, Hugo Chávez a annulé le défilé militaire qui accompagne habituellement cette cérémonie, voulant par là illustrer la soumission de l'armée aux autorités civiles dans un pays qui a précédemment connu de nombreuses dictatures militaires. Ce défilé est remis au 4 février, date anniversaire de sa première tentative de coup d'État. Cette assemblée à 95 % Chaviste[réf. nécessaire] a pour mandat de préparer une nouvelle constitution afin de remplacer celle de 1961. Ses 131 membres, la plupart sans aucune expérience politique, n'ont que trois mois pour la rédiger. Il est prévu de faire ratifier cette nouvelle constitution par référendum. [réf. nécessaire]

Le 19 décembre de la même année, 72 % des participants au référendum acceptent la nouvelle constitution bolivarienne.[réf. nécessaire]

Les principaux changements de la Constitution bolivarienne du Venezuela sont :

• Changement de nom du pays en « République bolivarienne du Venezuela ».
• Abolition du Sénat, passant ainsi à un système monocaméral ;
• Le mandat du président passe de 5 ans à 6 ans ;
• Le président peut être réélu immédiatement à la fin de son mandat une seule fois. La constitution antérieure permettait la réélection du président, mais seulement après une période d'au moins 10 ans.
• Mise en vigueur du « Référendum révocatoire » qui permet au peuple de destituer n'importe quel gouvernant, fonctionnaire ou administrateur public, y compris le président ;

Les élections générales promises par Chávez ont lieu le 30 juillet 2000. Chávez est réélu président avec  59,5 % des voix. Le MVR remporte 93 des 165 sièges de l'Assemblée nationale.

Le 10 août 2000, dans le cadre d'une tournée de l'OPEP (pays producteurs de pétrole), Chávez effectue une visite officielle en Irak. Il est le premier chef d'État à s'y rendre depuis la première guerre du Golfe

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, les cours du pétrole brut s'effondrent ce qui provoque une crise économique, l'économie du Venezuela reposant en grande partie sur le pétrole dont le pays est le troisième exportateur mondial. Dans le même temps le gouvernement est aux prises avec d'importants troubles sociaux. Trois séries de mesures sur le plan de la politique intérieure sont particulièrement critiquées par l'opposition et le patronat : la réforme agraire, la prise en main du secteur pétrolier et l'augmentation des redevances sur le pétrole, et la saisie de terrains côtiers pour une surface équivalente à celle de la Belgique[réf. nécessaire]. L'opposition et le patronat jugent en particulier que ces mesures vont à l'encontre du droit à la propriété privée.,. Ces grèves et ce climat de tension contribueront à alimenter un mouvement de colère qui culminera dans la tentative de coup d'État de Pedro Carmona en 2002.

Le 10 décembre 2001, le patronat et des syndicats[Qui ?] vénézuéliens appellent à une grève générale pour protester contre les mesures économiques d'Hugo Chávez. À cette occasion Pedro Carmona considère que les mesures économiques prises par Chávez représentent la plus grande confiscation de propriété privée de l'histoire du Venezuela. Au même moment, des milliers de partisans du gouvernement se réunissent à Caracas afin de soutenir le président, et écoutent un discours de Chávez justifiant les mesures engagées. La population vénézuélienne est partagée entre pro et anti-chavistes.

Le dimanche 7 avril 2002, Chávez, en direct lors de son émission Aló Presidente et avec un sifflet, met à la porte sept dirigeants de la Compagnie nationale des pétroles du Venezuela (PDVSA) et en force douze autres à prendre leur retraite. Mécontents, les cadres de la compagnie protestent et la Confederacion de Trabajadores de Venezuela (Confédération des travailleurs du Venezuela, CTV), de concert avec le patronat, appelle à une grève générale de 24 heures. Le secteur pétrolier, responsable de 80 % des exportations du pays n'emploie que 2 % de la main-d'œuvre et dispose d'un poids économique important lors des mouvements de grève.

Le 11 avril 2002, une manifestation de l'opposition regroupant des centaines de milliers de manifestants se redirige vers le palais présidentiel de Miraflores. Au niveau du pont « Llaguno », sur lequel sont rassemblés de nombreux partisans d'Hugo Chávez, des tireurs embusqués, postés sur les édifices alentours ouvrent le feu, blessant et tuant partisans et opposants à Chávez. Le bilan des heurts entre manifestants et partisans du président fait état de 15 morts. Dans la soirée, un groupe de militaires, par la voix du général Lucas Rincon, demande à Hugo Chávez de démissionner, mais il refuse[réf. nécessaire]. Hugo Chávez est alors arrêté et séquestré par les militaires, et un nouveau gouvernement autoproclamé est mis en place[réf. nécessaire]. Pedro Carmona, président de la chambre de commerce du Venezuela, en prend la tête.

Le lendemain a lieu une manifestation massive de la population de Caracas qui finira par dépasser par son ampleur les forces de police[réf. nécessaire] ; soutenue par la garde présidentielle restée fidèle à Chávez, elle renverse avec l'aide de ces derniers Carmona qui prend la fuite avec son gouvernement. Les ministres de Chávez qui s'étaient pour la plupart cachés reprennent les uns après les autres leurs fonctions. Comme le prévoit la Constitution, le vice-président Diosdado Cabello assume l'intérim de la présidence, jusqu'à ce qu'Hugo Chávez soit localisé, puis libéré, le soir même du retour au pouvoir de l'ancien gouvernement.

En 2004, le ministre des affaires étrangères espagnoles Miguel Ángel Moratinos accuse le gouvernement de José María Aznar d'avoir encouragé l'ambassadeur à appuyer (ou soutenir selon la traduction du verbe apoyar) le coup d'État,.

Ces évènements ont été filmés de l'intérieur par des journalistes d'une chaîne irlandaise, RTE, qui étaient sur place pour tourner un reportage sur le programme d'Hugo Chávez. Ils en ont tiré un documentaire : The revolution will not be televised. Ce film a été critiqué pour son parti pris pro-Chàvez et pour d'éventuelles manipulations dans son antithèse Radiographia de una mentira .

En 2008, le réalisateur américain Oliver Stone a confirmé qu'il tournera un documentaire sur les événements de 2002 et Hugo Chávez.

Hugo Chávez a mis en place, dans la nouvelle constitution, la possibilité pour le peuple de décider de la révocation du président ou de tout fonctionnaire vénézuélien par un référendum pouvant être organisé une fois la moitié de son mandat effectué et un certain nombre de signatures réunies. Ainsi, l'opposition a réuni le nombre de signatures nécessaires pour entamer cette procédure de révocation à mi-mandat. Les signatures sont refusées par le Conseil National Électoral (CNE), car une partie des signatures a été collectée avant la fin de la période de mi-mandat règlementaire. L'opposition a de nouveau réuni le nombre suffisant de signatures pour permettre l'organisation du référendum révocatoire. Dans un climat très tendu, le gouvernement a accepté la liste de signatures présentée par l'opposition et a mis en place pour le 15 août 2004 le dit référendum.

Le référendum révocatoire est mis en place pour le 15 août 2004. Pour en garantir la régularité, il est surveillé par la Fondation Carter et par l'Organisation des États américains (OEA). Le soir, les résultats préliminaires indiquent que plus de 58 % des votants se prononcent contre la destitution de Chávez. Ce chiffre est confirmé par la fondation Carter et l'OEA,, mais les opposants affirment que le résultat est entaché de fraudes. Dans les jours qui suivent, la majorité de l'opposition s'accorde à reconnaître Chávez gagnant et seul le parti de Mendoza refuse d'admettre la victoire du No.

Le résultat final promulgué le 23 août 2004 du CNE confirme une victoire du non à près de 59%.

Le 3 décembre 2006, Chávez gagne l'élection présidentielle avec près de 63 % des voix, battant le chef de l'opposition, Manuel Rosales.

Le 4 septembre 2006, il annonce l'organisation pour 2010 d'un référendum constitutionnel afin, entre autres, d'abolir toute limite au nombre de mandats pouvant être effectués par le président. Cette proposition a été interprétée dans certains médias français comme l'organisation d'une présidence à vie.

Le 18 janvier 2007, le parlement vénézuélien – dont tous les membres appartiennent, outre le MVR, à des partis de gauche plus ou moins favorables au gouvernement, puisque l'opposition a boycotté les dernières législatives – accorde à Chávez les « pleins pouvoirs » pour une durée de dix-huit mois, en votant une loi l'autorisant à légiférer par décret dans certaines parties du pays. En août de la même année, il annonce la formation du Parti socialiste unifié du Venezuela à l'occasion d'un meeting de lancement, nouveau parti ayant pour vocation de regrouper toutes les formations politiques soutenant la révolution bolivarienne entreprise par le gouvernement. Le parti revendique 2,5 millions d'adhérents à sa création.

Dans la foulée de ses déclarations de 2006, Hugo Chávez lance en 2007 une réforme qui prévoit de supprimer le nombre limite de mandats, d'inscrire le socialisme dans la constitution et de permettre des mesures d'exception à la liberté de la presse en temps de crise. Ainsi, le 24 octobre 2007, le socialisme est inscrit dans la constitution du Venezuela : pour de nombreux opposants, il s'agit d'une remise en cause du pluralisme politique, le socialisme étant « érigé en doctrine d'État ». Lorsque l'état d'urgence est proclamé, la liberté de la presse peut être suspendue, ainsi que les normes de la justice ; pour les partisans de Chavez, ces dispositions sont semblables à ce qui existe dans d'autres démocraties, tandis que ses opposants voient une nouvelle atteinte aux libertés publiques.

En novembre, un ancien fidèle de Chavez, l'ancien général et ministre de la défense, le général Raúl Isaías Baduel, qui avait fondé avec lui le MBR-200 et avait aidé son retour au pouvoir en 2002 a qualifié la réforme de « coup d'État » se proclamant dans le même discours « leader de l'opposition ». Il avait déjà dénoncé en juillet 2007 à propos de cette réforme « l'orthodoxie marxiste, qui considère la démocratie [...] comme un simple instrument de la domination bourgeoise ».

Le 2 décembre 2007, l'électorat vénézuélien rejette par référendum la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chávez à une courte majorité de 50,7 % des suffrages exprimés, au terme d'une consultation marquée par une abstention de 49,7 % des inscrits. Malgré la défaite de Chávez, les accusations de fraudes orchestrées par ses partisans ont été nombreuses. Après quelques tergiversations, Chávez annonce, conséquemment à cette défaite, sa première lors d'une consultation du peuple, qu'il se retirera à l'issue de son second mandat, c'est-à-dire en 2013.

À la suite de cette défaite, l'hebdomadaire libéral britannique The Economist accuse Chávez, qu'il qualifie d'autocrate, de prendre plusieurs mesures violant la constitution de 1999 qui est encore en vigueur. Plusieurs d'entre elles ont été introduites par décret présidentiel, le jour où ses pleins pouvoirs prenaient fin. En outre, plusieurs centaines de candidats aux élections locales et régionales ont été interdits de concourir car accusés de corruption, sans qu'aucune condamnation n'ait pourtant été prononcée.

Le 9 mars 2008 est officiellement fondé le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), qui revendique près de deux millions et demi d'adhérents. Bien que regroupant, en plus du Mouvement Cinquième République, plusieurs petites formations soutenant le gouvernement, il a échoué à en convaincre d'autres, comme le Parti communiste du Venezuela, d'abandonner leur indépendance pour se dissoudre dans le nouveau parti.

Le dimanche 23 novembre 2008, les élections régionales voient la « victoire relative » de l'opposition puisque les quatre régions les plus peuplées et les plus riches du pays passent à l'opposition, de même que la capitale. Le journal britannique The Economist note pour sa part que le parti chaviste a gagné dans des zones rurales peu peuplées tandis que l'opposition a gagné « là où cela était important ».

Après un premier rejet par référendum de la suppression de la limite des mandats, Chávez a à nouveau défendu l'idée et organisé un référendum pour février 2009. Ses adversaires l'accusent à nouveau de vouloir organiser une "présidence à vie".

Depuis son élection, Hugo Chávez déclare mettre petit à petit en place une politique économique sensiblement « socialiste » sans pour autant l'être totalement, il la nomme « révolution bolivarienne ».

Une redistribution partielle des terres a été lancée : dans un pays où l'économie est principalement fondée sur l'exploitation du pétrole et où la question de la terre n'est pas considérée par certains comme un problème économique depuis les années 1960 -ce qui rend d'autant plus important le développement du secteur non pétrolier- Hugo Chávez décide de nationaliser les latifundios, grands domaines de terre cultivable peu exploitée et dont la légalité de l'acquisition est questionnée (certains riches propriétaires ne sont pas en mesure de justifier d'un titre de propriété). Il les redistribue alors à des coopératives d'agriculteurs, sous le régime de la propriété communale . Selon le journal International Herald Tribune, les résultats n'en ont pas été concluants et de nombreux économistes néolibéraux craignaient en 2007 que la politique menée par M. Chávez ne rende le Venezuela encore plus dépendant des importations alimentaires qu'auparavant. Ce pronostic reste à confirmer.

Des systèmes de microcrédits d'initiative publique sont mis en place afin de faciliter le développement des petites entreprises parmi les franges les plus pauvres de la population n'ayant pas accès au crédit bancaire, faute de garanties suffisantes. À la différence du microcrédit commun, issu d'initiatives privées, celui mis en place ici est encouragé par l'État mais également par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour les initiatives visant les réfugiés colombiens.

La culture des OGM est interdite. Un système de banque de semences est mis en place. Son but officiel est de préserver la diversité des plantes.

La pêche intensive est interdite dans les eaux territoriales vénézuéliennes, afin de préserver la biodiversité maritime et de favoriser les petits pêcheurs. La pêche au chalut est ainsi interdite dans les zones côtières .

La nationalisation de pans entiers de l'économie du pays — généralement contrôlés par des monopoles ou des oligopoles privés — s'est accélérée depuis 2006 : En 2007 le gouvernement requalifie les concessions sur les gigantesques réserves de la « ceinture de l'Orénoque » en entreprises mixtes, où l'État devient actionnaire majoritaire (l'industrie pétrolière vénézuélienne a été nationalisée en 1976, lors de la création de PDVSA). Deux des six multinationales du pétrole présentes se retirent.

La même année la Banque BDV (Banco de Venezuela) partiellement nationalisée après la crise bancaire de 1994 et privatisée en 1996 est re-nationalisée lorsque le gouvernement interrompt les négociations entre celle-ci et le Groupe Santander, qui comptait l'acquérir. En 2008 le sidérurgiste Sidor est partiellement nationalisé (20 % contrôlé par l'État et 20 % par les salariés de l'entreprise), suivi par une usine de production de ciment de la multinationale Cemex. En 2009 le producteur d'électricité EDC (Electricidad de Caracas, 11 % de la production du pays) a été acheté par PDVSA rejoignant le pôle publique dominé par EDELCA, ENELBAR et ENELVEN-ENELCO.

Le Journal The Economist remarque que sur les 6,5 millions d'habitants ayant un emploi déclaré, 2 millions sont salariés de l'État. Le secteur public est en effet peu susceptible de recourir aux emplois de l'économie informelle, qui représentent près de la moitié du total au Venezuela. En comptant ces derniers, la population active en 2010 est de 11,9 millions de personnes selon les critères de mesure de la CEPAL et de 15 millions selon les critères de l'Organisation internationale du travail .

Les exportations pétrolières du Venezuela, conjuguées à la hausse des cours de l'or noir, ont permis à Hugo Chávez d'entreprendre une politique sociale généreuse. Selon le journal Le Monde, elle pourrait être remise en question avec la baisse des prix du pétrole dans la deuxième moitié de 2008. Ce pronostic ne s'est pas confirmé dans les faits.

Le 12 décembre 2009, Hugo Chávez entreprend un rapprochement de plus de 3 milliards de dollars avec Cuba.

Il revient à Caracas le 18 février 2013, sans toutefois se montrer en public, sa dernière apparition remontant à début décembre. Certains sources indiquent qu'il est revenu dans son pays pour y mourir et sa succession est de plus en plus ouvertement évoquée. Sa mort est annoncée le 5 mars 2013 par le vice-président, Nicolás Maduro. Celui-ci accuse ses « ennemis historiques » d'avoir provoqué son cancer.




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