mercredi 30 mars 2016

La petite fille assassinée






"Les images d’enfants palestiniens abattus arbitrairement s’enchainent à un rythme endiablé, s’accumulent comme des piles de cadavres sur une charrette, se poussent les unes les autres sans qu’on puisse les retenir. Ici des bébés dans leurs linceuls, là un enfant touché à mort conspué par la foule tout en se vidant de son sang, ailleurs une adolescente rentrant de l’école, agonisante et en pleure. Tout les jours. TOUT LES JOURS!!! Et d’autres jeunes devenus fous attaquant les soldats israéliens à l’arme blanche ou à la voiture bélier, jusqu’à la mort. 
Les vidéos d’enfants agonisants, postées par les israéliens eux-mêmes comme autant de trophées, sûrs de leur impunité, sont un summum de cynisme et de barbarie de leur part comme de celle des journalistes et gouvernants arabes et occidentaux qui se taisent, et pire, soutiennent et couvrent ces crimes contre l’humanité palestinienne. Mais qu’on le veuille ou non, c’est aussi et surtout le silence des peuples qui permet et accompagne cette nouvelle nuit barbare de l’histoire de l’humanité. C’est le silence de la majorité inconsciente et l’impuissance de la minorité consciente qui permettent la collaboration des gouvernements."
Vincent Després Levard, le 14 février 2016 




"Le Ministre du Renseignement, Yisrael Katz, a déclaré que Israël doit entreprendre des "éliminations ciblées de civils" visant des militants de BDS, avec l'aide des services secrets israéliens. Il s'agit du même ministre qui, juste après les attentats terroristes du 22 mars dernier à Bruxelles, avait finement ironisé sur la propension des Belges à aimer le chocolat et à profiter de la vie, ce qui selon lui expliquerait la facilité avec laquelle des jihadistes ont pu agir..."











La petite fille assassinée
à Israa, à Yasmine, à Leïla


Hier une petite fille palestinienne été tuée de façon ignoble par des troufions de Tsahal.
Elle gisait dans son propre sang entre deux soldats armés, casqués et bottés
ses cheveux noirs et sa robe rougis sur un trottoir gris
Ces saloperies commises jours après jours ne figurent pas dans votre journal mais
nous sommes traités d'antisémites dès que nous les dénonçons.
Qui pleurera cet ange si humain à part sa famille et ses proches?
Elle n'était pas européenne, bien sûr. La douleur et les larmes, les cris de révolte
sont-ils alors permis?
En France, les soldats franco-israëliens qui servent
sous le drapeau d'Israël bénéficient de réductions d'impôts, le saviez-vous?
La petite fille ne ressuscitera pas, les oliviers derrière les barbelés résistent en silence
ils attendent la fin des temps de l'occupation.
Les princes laïques venus de France se coiffent de la kippa lorsqu'ils viennent se prosterner devant le mur des lamentations sans jamais condamner les massacres quotidiens
Netanyahu se fait gloire de tout ce sang palestinien versé qui nourrit la chair du peuple élu
La politique impériale fait loi qui oblige les familles des victimes a expier
les crimes commis dans le temples de Jérusalem dédiés au veau d'or des multinationales, des banquiers et des marchands d'armes
Terres volées, populations enterrées vivantes sous les ruines du terrorisme
international
Les avocats et les agrumes de Sion ont un goût d'amertume de sang innocent
Le sacrifice d'Abraham en pays de Canaan n'en finit pas de se répercuter
comme une malédiction s'étendant au monde entier
Un Léviathan cynique et aveugle propage la haine en crachant la mort infernale
à travers délires religieux et idéologiques
Serez-vous palestiniens aujourd'hui gens de biens, l'étiez-vous lorsque Gaza s'écroulait sous les bombes incendiaires??
Il y a sur cette terre, disait le poète palestinien Mahmoud Darwich "la peur qu’ont les tyrans des chansons,/ Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre : / il y a sur cette terre, le commencement des commencements, / la fin des fins, / On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine". Quel est le prénom de la petite fille assassinée froidement? Israa, Yasmine, Leïla ?
Elle n'aura pas eu le temps de vivre parmi les fleurs du printemps et ne rencontrera jamais son amant.

A. Chenet, quelque part dans le monde, le 29/03/2016







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