dimanche 6 décembre 2015

Une France qui brunit en décembre

Spécial ÉLECTIONS RÉGIONALES, 1er tour de chauffe :























" Le ventre est encore fécond d'où a surgi la chose immonde..." Bertold Brecht




Extrait de l'analyse particulièrement juste et pertinente des sociologues Thomas Amadieu et Nicolas Framont, présenté par Franck HALIMI : 

.../..
Question de l'interviewer : "A gauche comme à droite, le slogan “voter c’est résister” a été adopté, en défense de notre modèle démocratique. Cette rhétorique vous semble-t-elle pertinente et potentiellement mobilisatrice ?"
"Ce slogan s’inscrit dans la continuité des remèdes cosmétiques proposés régulièrement pour enrayer la montée de l’abstention. Ils ont en commun de chercher à détourner les critiques de la classe politique vers les abstentionnistes, qui sont accusés d’être individualistes, égoïstes, paresseux, voire sous-éduqués. On multiplie les campagnes de publicité et les slogans pour tantôt rendre le vote “sexy” auprès des jeunes tantôt “réenchanter” les élections. Ces remèdes partent du constat erroné que les citoyens ne votent plus par désintérêt pour la chose publique, alors que le problème provient de l’offre politique elle-même et la défiance à l’égard de ceux qui la tiennent...
Mais là on atteint un degré inédit dans la culpabilisation des citoyens. Si “voter c’est résister” alors “s’abstenir c’est collaborer avec l’ennemi”? On est dans une rhétorique opportuniste qui cherche à instrumentaliser les attentats pour conduire les électeurs aux urnes. C’est le signe d’une classe politique aux abois. Comme avec les propositions de rendre le vote obligatoire, on a affaire à des tentatives pour transformer en profondeur le sens du vote : voter ne signifie plus choisir un représentant porteur d’un programme politique, mais adhérer au régime démocratique. C’est complètement contradictoire, car un régime qui travestit le vote, expression de la souveraineté populaire, en bulletin d’adhésion à ses institutions, n’a du coup plus grand chose de démocratique !



"Todo fascismo es la cara oculta de una revolución fracasada".
(Tout fascisme est la face obscure d'une révolution brisée)




Il fut un temps où les politiciens citaient abondamment les poètes. Récemment, Chavez y faisait souvent référence dans ses discours-fleuve. En France, Mélenchon ne s'en privait pas durant la dernière élection présidentielle. Imaginez-vous un vers du Canto general de Pablo Neruda provenant de la lippe de Sarko, un extrait des Quatre sans cou de Robert Desnos craché par la Marine FNationale, ou bien une invective de Rimbaud salivé par notre Président le Rambo de la sociale démocrature ? Écoutez les poules glousser dans le poulailler électoral ... FN par-ci, la Haine par-là repris en boucle sur les chaînes TV et notre premier ministre en état d'urgence qui chanterait la Carmagnole sur la place publique .... "ça ira ... ça ira on les aura ... on les aura jusqu'à la moëlle". 

La tyrannie ne nous lâchera pas de sitôt !!! Le peuple s'est-il  tari?
André Chenet







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