samedi 12 décembre 2015

La France politiquement malade




Demain dimanche, le 12 décembre 2015, enterrement en grandes pompes de la démocratie?



Ernest Bustos et Éric Verhaeghe, chacun de leur côté, analysent les raisons de "l'ascension irrésistible" du Front de la Honte, dont le fondateur fut un poujadiste notoire dès les années 1950 et un tortionnaire sadique durant la guerre d'Algérie. Depuis ces temps reculés, beaucoup de merde a coulé dans les égouts dont plus un, de nos jours, ne subsiste à ciel ouvert. Après que la droite ait trahi définitivement la politique souverainiste du Général de Gaulle et que le PS se soit débarrassé des idéaux socialistes en les enfouissant dans les décharges de l'oubli, Marine, fille d'Ubu le Borgne en a profité pour faire un grand ménage et a fait repeindre les wagons de son convoi aux couleurs de la République française. Le racisme explique cela nous hurlent les chroniqueurs patentés ! Pourtant si l'on compare les chiffres et pourcentages du premier tour des élections régionales avec ceux des présidentielles de 2012, il est bien évident que la bête immonde a perdu un peu de son poids. En joignant ensemble les explications de Ernest Bustos et Éric Verhaeghe, nous obtenons la recette peu ragoûtante de la montée en puissance d'un parti politique qui a su surfé sur les coulées d'immondices déversées sur les populations sous-européanisées à coups de montages de bric et de broc pour le plus grand profit des deux plus grands partis ultra libéraux qui se partagent le gâteau du pouvoir depuis 24 années. Il faut garder aussi à l'esprit le tournant qu'a représenté en France, doux pays de mon enfance, le référendum de 2005. Je vous invite donc à lire ce qui suit, chers camarades qui déposerez religieusement votre ex-voto dans le sanctuaire de l'État républicain. A.C.


Le care contre la régulation

"L’une des principales caractéristiques du FN est de défendre une vision de la société où l’Etat est en charge du care. A la différence des partis d’extrême gauche où l’Etat joue le rôle de producteur, pour le FN, son rôle est d’abord articulé autour d’une sorte de conception du bonheur, où la protection des citoyens contre les « gros » est centrale. Cette protection se déploie face à l’Europe, face aux intérêts financiers, face à la cupidité des grandes entreprises. L’enjeu repose moins sur la méthode à suivre (la nationalisation, l’étatisation ou la taxation du capital) que sur des objectifs à atteindre: garantir un niveau de vie, une sécurité matérielle et sociale, qui font feu de tout bois sans forcément s’appuyer sur une vision idéologique du monde.Très régulièrement, cette approche n’est pas prise au sérieux et volontiers vilipendée comme n’étant qu’un prétexte à développer le discours affinitaire des « Français d’abord ». Cette perception est probablement faussée, voire fautive: le succès du FN dans les milieux populaires tient largement à cette adresse sociale qui n’est pas sans rappeler « la gauche du travail, la droite des valeurs » en vogue dans certains milieux d’extrême droite."
A LIRE : http://www.eric-verhaeghe.fr/author/adminev68/


Diagnostique politique
La propagande déguisée des médias pour le FN ne suffit pas pour expliquer la situation. Le noyau du FN est le racisme : pendant des décennies l’extrême droite française a obtenu entre 5 et 15% des votes à chaque élection. En grande majorité les Français sont tolérants et altruistes, des gens bien quoi.L’extrême droite sous le drapeau du FN ne rassemble plus avec le racisme comme principal argument, sinon par un discours anti-impérialiste, une analyse cohérente de la géopolitique du monde d’aujourd’hui. Comme un médecin qui fait un bon diagnostic, mais le traitement qu’il prétend prescrire à notre société malade serait pire que la maladie. La gauche a été discrédité par le Parti Socialiste (PS). Le PS est de droite, la gauche démocratique est désignée par les médias et institutions “extrême gauche”. L’extrême gauche ce sont les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARCS) qui aspiraient au pouvoir par la lutte armée, actuellement en négociation de paix avec le gouvernement colombien. Ernesto Bustos
A LIRE : http://www.le





Bon gré mal gré
quand les monstres s'étripent en public
quand la parole menace injurie se parjure
quand l'ignorance devient un emblème
quand le bon sens fait feu de tout bois
et que les salauds se mettent à implorer
quand implose le silence des foules
quand les possibles n'éclairent plus la cité
quand la pourriture grise envahit les racines
quand les promesses se disputent la part du lion
et que le vice se fait passer pour le bien commun
alors voter c'est démissionner
se salir les mains renier son idéal
donner quitus au pire sous prétexte de sauver
ce qui pourrait malgré tout encore être
A. Chenet

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