samedi 21 novembre 2015

A feu et à sang


« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »
Jean Jaurès, Discours à la jeunesse







A feu et à sang 
à Pier Mayer Dantec


Ces dernières années, une flopée de français renommés, politiciens, chevaliers d'industrie, écrivains, artistes ...etc... ont reçu médailles, prix et récompenses du Qatar et de l'Arabie Saoudite, monarchies terroristes s'il en fut, lesquelles n'ont jamais été gênées aux entournures par nos démocraties chantres des droits humains quand elles distribuaient des joujous meurtriers et des liasses de billets de banque gluantes d'or noir aux "vaillants rebelles modérés" coupeurs de têtes, égorgeurs et bouffeurs de coeurs humains crus. Après tout, nos militaires en Algérie tranchaient bien le sexe de leurs victimes pour le leur en fourrer la bouche encore toute chaude. En Libye, en Jordanie, en Turquie, sur le Golan occupé, ces légions de la mort furent mécaniquement entraînées, conditionnées et encadrées par des instructeurs eux-mêmes formatés par les armées de l'Otan. 
Un bel exemple pour notre jeunesse adorée! Quatre millions de morts après - depuis les agressions contre l'Afghanistan et l'Irak - après l'éventration de Kaddhafi, l'ami exotique de Sarkozy, en attendant que Bachar, l'ogre de Fabius, tombe, où en est-on aujourd'hui ? Les pays laïques socialistes de culture musulmane ont déjà payé le prix fort et ont été labourés de fond en comble par les bombardiers glorieux de la liberté. 

L'Horreur nous est renvoyée en pleine figure. Le double boomerang de la haine et de la vengeance n'a pas attendu la fin des temps annoncée (Nouvel Ordre Mondial) pour accomplir une série d'allers et retours sanglants entre le Moyen-Orient et l'Occident. Les incursions d'al Quaïda et de Daech à New-York, Madrid ou Paris rappellent furieusement les attentats d'une extrême gauche diabolisée dans les années 60 et 70. Nous savons pertinemment aujourd'hui qu'ils s'inscrivaient dans une stratégie du chaos furieusement orchestrée par d'otanesques matadors d'ambassades sous le nom de code : "Opération Gladio". 

Notre monde déjà tant de fois déchiré par la folie du pouvoir et de la conquête n'en continue pas moins de se morceler, de se diviser entre les bons (musulmans) et les mauvais (islamistes), les bons riches et les mauvais pauvres, les assassins en odeur de sainteté et les terroristes djihadistes-takfiristes, les victimes innocentes et les lambeaux des populations victimes de dommages collatéraux, entre les oligarchies dominantes et les peuples asservis étant bien entendu une fois pour toute que, dans cette partie de Monopoly qui débuta dès 1914 avec l'arrivée des sauveurs yankee sur notre sol, ce seront toujours ceux qui ordonneront la boucherie qui seront les mieux protégés et servis. Des V.I.P. de la contre-révolution économique en cours, en quelque sorte. A la façon de ces drogués des jeux de Casino, rien ne peut les arrêter, ils n'en auront jamais assez, ils en demanderont toujours davantage... 

Posons-nous au moins la question de savoir si, par hasard, ce ne seraient pas ces élites fanatiques, psychopathes avérés, les responsables des massacres qui nous pourrissent l'existence. Il faudrait les enfermer dans des Guantanamo psychiatriques à défaut de pouvoir les désintoxiquer. Le temps presse. 
La case prison est pleine à craquer, les banques croulent sous le butin des pillages massifs et les Émirs s'offrent Les Champs Élysées, avec quelques Rafales en prime, après avoir, cerise sur le gâteau, annexé le Paris Saint-Germain, d'oublieuse mémoire. Un marché juteux qui profite à qui ? Toujours les mêmes se suivant et se ressemblant comme deux gouttes de sang bleu au sein des États Majors, des conseils d'administration et des gouvernements fantôches. 

Nos députés ont voté la guerre (la Terreur) par le biais d'un État d'Urgence trafiqué à la va-vite, pour se rassurer eux-mêmes vis à vis des échecs à répétition de politiques injustes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. La chance a tourné avec les girouettes. Les réfugiés des contrées n'ont plus qu'à aller se faire voir ailleurs, nos frontières sont bouclées. D'une pierre deux coups. Maintenant pleurons nos morts, tel est le credo. Que le drapeau tricolore voile la réalité flottante des visages citoyens en instaurant la grand'messe de l'union nationale pendant que les Saigneurs de la guerre et leurs mercenaires s'en donnent à coeur joie à l'heure de la prière universelle décrétée en de très Hauts Lieux. 

Toute l'eau de la Seine suffira-elle à laver les grandes marées d'hémoglobine depuis l'assassinat crapuleux de Jean Jaurès ? Des larmes épaisses coulent avec peine dans nos veines, et nous n'avons plus le droit de nous taire si nous tenons vraiment à rétablir la paix sur tous les continents infestés par la peste brune du Profit étendu à l'échelle planétaire. Allons, z'enfants de la patrie, dansons, de Paris à Tripoli, de Damas à Bamako, de Bagdad à Berlin, de Londres à Athènes, du Vatican à New-York, dansons au son des canons. 

André Chenet

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