mercredi 7 octobre 2015

Dans l'enfer de Gaza


"La Palestine est belle - oui la Palestine est belle
Variée riche - riche en histoire
C'est une terre de mythes
de pluralismes
et elle est fertile malgré le manque d'eau
elle est modeste aussi
la nature y est modeste
c'est un pays simple
Voici la terre de mon poème
et dans ces terres je me sens un peu étranger
il est vrai que l'on peut se sentir étranger
même dans son propre miroir
il y a quelque chose qui me manque
et ça me fait mal
je me sens comme un touriste
sans les libertés du touriste.
Etre en visite me mine,
quoi de plus éprouvant que se rendre visite à soi même...
" Mahmoud Darwich



Gaza : enfants derrière les grilles



Depuis des décennies où le Mossad planifie et applique en catimini et sous la surpervision des Premier-ministres israéliens, des opérations terroristes, à l’heure actuelle, Benyamin Netanyahu a émis un décret officiel, mettant le sceau de confirmation sur l’assassinat des leaders de la Résistance palestinienne. En effet, le Premier ministre du régime sioniste a donné son aval à l’assassinat des responsables de la Résistance. A l’issue de la réunion du cabinet sécuritaire du régime sioniste, lundi dernier, Netanyahu a déclaré que lors de cette réunion, il avait été décidé d’assassiner les leaders de la Résistance. Lors de sa récente réunion, le cabinet du régime sioniste a officiellement souligné la démolition des maisons des responsables palestiniens, l’arrestation des jeunes participant aux manifestations des Palestiniens, l’augmentation du nombre de militaires sionistes en Cisjordanie, le déploiement de 4.000 policiers supplémentaires à Qods occupée (Jérusalem, NdlR) et l’assassinat des dirigeants palestiniens. L’opération terroriste ou l’élimination physique, est l’une des méthodes habituelles des services de sécurité et de renseignement intérieur et extérieur du régime sioniste, afin d’éliminer les opposants et d’étouffer leur cri de liberté. IRIB




Déni et Privation : Le blocus de Gaza en chiffres. Agissons !

L’ONG palestinienne Maan Development Center dresse un bilan chiffré de la situation dans le grand camp de concentration de Gaza. C’est peut-être un "modèle de civilisation" pour Manuel Valls, mais pas pour nous. Un an après les terribles massacres de l’été dernier, qui ont fait plus de 2200 mille morts et de 11.000 blessés, et qui ont laissé sans abri des milliers de familles, la bande de Gaza est toujours prisonnière d’un siège barbare, qui affame la population la prive de travail, de soins et de contacts avec l’extérieur. Comment agir ?

Hamza, 5 ans, brûlé par les bombardements israéliens l’été dernier. Dans un rapport intitulé "Déni et Privation continuels", l’association dresse le bilan suivant :
"Le blocus asphyxiant de Gaza par Israël entre maintenant dans sa neuvième année, avec un impact dévastateur croissant sur les vies des 1,8 million de Palestiniens. Le blocus de Gaza a créé une situation humanitaire précaire que la fermeture du passage frontalier de Rafah contrôlé par l’Égypte, la porte de sortie principale vers le monde extérieur, aggrave. Les chiffres ci-dessous, ainsi que les histoires des Gazaouis ordinaires, illustrent quelques-uns des effets désastreux du blocus :
Restrictions à la libre circulation des personnes :
  • 535 patients palestiniens, dont 86 enfants, n’ont pas été autorisés à recevoir un traitement médical à l’extérieur de Gaza en 2014. 160 autres patients, dont 16 enfants, ont subi le même refus en 2015.1
  • Environ 550 étudiants n’ont pas été autorisés à passer par Erez pour aller poursuivre leurs études dans des universités étrangères depuis 2014.
  • Le terminal de Rafah entre Gaza et l’Égypte n’a été ouvert que 5 jours au cours des quatre premiers mois de 2015. Environ 30.000 Palestiniens, dont des patients et des étudiants, attendent de traverser en Égypte.
Entrave à l’entrée de matériaux :

Israël limite sévèrement l’importation à Gaza des agrégats, des barres de fer et du ciment, qui sont essentiels à la construction. Environ 800.000 camions de matériaux de construction sont indispensables pour construire maisons, écoles, structures sanitaires et autres infrastructures qui ont été détruites ou endommagées : le taux d’entrée de matériaux de construction n’est que de 0,2 pour cent. A ce rythme, il faudra plus d’un siècle pour reconstruire Gaza.

  • 17.600 familles sont toujours sans abri du fait de la destruction de leur maison pendant l’attaque israélienne de 20147. Parmi elles, 1.031 familles sont hébergées dans ces centres collectifs de l’UNRWA et 481 autres dans des caravanes8 en attendant la reconstruction de leur maison.

Effondrement économique :
  • 72%des usines de Gaza ont fermé depuis 2007 à cause des restrictions sévères sur les importations, la quasi totale interdiction sur les exportations et les destructions causées par les opérations militaires israéliennes. Le secteur des exportations de Gaza a pratiquement disparu et le secteur manufacturier connaît une réduction allant jusqu’à 60 %.
  • Le taux de chômage à Gaza est le plus élevé du monde, à 44 pour cent.12
  • L’accès des fermiers à leurs terres dans les "Zones d’accès limité" ( Access Restricted Areas, ARA), en particulier à l’intérieur des 300m depuis la clôture avec Israël, est interdit par l’armée israélienne et empêché par la force létale. Les ARA prennent jusqu’à 17 % de la terre totale de Gaza. En effet, 35 % des terres arables disponibles à Gaza sont d’une utilisation dangereuse pour les Palestiniens. Les zones les plus proches de la clôture frontalière ont les accès les plus limités. 5 civils palestiniens ont été tués et 131 ont été blessés dans les ARA en 2014. 17 autres personnes ont été blessées depuis le début de 2015.
Et pour faire bonne mesure l’armée israélienne asperge les cultures palestiniennes de produits toxiques

  • Les pêcheurs sont autorisés à accéder à 6 miles nautiques sur les 20 miles nautiques de la zone de pêche qui leur a été allouée par les Accords d’Oslo de 1993. Cette restriction empêche les pêcheurs d’accéder aux zones de pêche les plus riches, ce qui diminue les prises et les revenus. La marine israélienne a détenu 58 pêcheurs à l’intérieur de la limite des 6 miles en 2014 et 13 autres pendant les quatre premiers mois de 2015. Les forces navales israéliennes ont confisqué 27 bateaux et endommagé 7 autres à l’intérieur de la limite des 6 miles en 2014. Au cours des quatre premiers mois de 2015, 4 bateaux ont été confisqués et 6 endommagés. Environ 1.400 tonnes de poissons sont perdues chaque année à cause des restrictions sur la zone de pêche de Gaza, ce qui prive l’économie de 26 millions de dollars par an. Le nombre de pêcheurs à Gaza est de 3.500,18 mais en pratique seuls 1.200 pêcheurs peuvent pêcher.
  • 57 % de la population de Gaza souffre d’insécurité alimentaire et près de 80 % ont besoin d’une aide alimentaire.
Effondrement de l’infrastructure d’eau et d’assainissement :
  • 90 millions de litres d’eaux usées et partiellement traitées sont rejetés dans la Mer Méditerranée depuis Gaza à cause des coupures d’électricité et du manque de matériaux de construction, dont les pièces détachées, pour les installations de traitement des eaux usées.
  • 97 % de l’eau fournie par les réseaux municipaux est impropre à la consommation humaine. 

Source : Ghada Snunu | Advocacy, Communication and Reporting Officer
Maan Development Center | Gaza, OPT
Mobile : (+972) 598910834| - Office Tel : (+972) 8 28237112| Fax : (+972) 8 28237112 - www.maan-ctr.org
Bien entendu, les associations caritatives sérieuses, comme le CBSP ou le secours islamique, qui recueillent de l’argent pour venir en aide à la population de Gaza font un travail précieux.
Mais il faut aussi lutter ensemble pour que cesse cette situation barbare, provoquée par l’occupant israélien, en collaboration avec le dictateur égyptien Sissi et la complicité de nos dirigeants, qui au lieu de prendre des sanctions contre Israël — comme ils savent le faire contre bien d’autres pays— punissent les victimes, placent le Hamas sur la liste des associations terroristes et font du commerce, y compris d’armes, avec les terroristes israéliens.

CECI N’EST PAS UNE FATALITÉ. SI NOUS RÉPONDONS PLUS NOMBREUX A L’APPEL DES PALESTINIENS POUR DES ACTIONS DE BOYCOTT DE L’OCCUPANT ISRAÉLIEN, NOUS CONTRIBUERONS À FAIRE CESSER CETTE OCCUPATION ET CETTE COLONISATION BARBARES.
NOUS AVONS DES PROPOSITIONS A VOUS FAIRE, QUELLE QUE SOIT VOTRE VILLE, ET LES CONTRAINTES DE TEMPS QUE VOUS AVEZ. CE SONT LES PETITS RUISSEAUX QUI FONT LES GRANDES RIVIÈRES !
CONTACTEZ-NOUS À info@europalestine.com et laissez-nous vos coordonnées (mail et tel) pour que nous puissions en discuter ensemble.
CAPJPO-EuroPalestine



Aucun commentaire: