lundi 8 juin 2015

Syrie, Iran, Liban, même combat





A bord d’un blindé T-72 soviétique, 31 mai. Daech est derrière les collines à l’horizon.© Baptiste Giroudon




"Ces jours derniers, l’armée de l’air syrienne s’est déchaînée contre les nouveaux maîtres de Palmyre. Celle dont la reine Zénobie fit chanter des générations de poètes n’a pas encore été dégradée par les djihadistes, qui ont fait de ses ruines majestueuses leur otage. Ils se sont contentés, la veille, de faire exploser la prison, considérée comme une des pires du régime, comme si, aux yeux du monde, ils voulaient apparaître en libérateurs. Ceux qui défendent Homs, en tout cas, savent quel sort les attend si Daech remet le feu à la ville dont le soulèvement, il y a quatreans, avait donné tant d’espoirs aux rebelles. Elle fait aujourd’hui figure de dernier rempart pour Damas. «La victoire ou mourir en martyrs, nous n’avons pas le choix», me confie le jeune lieutenant avant de retourner surveiller la campagne. Et d’ajouter, en me serrant la main: «La prochaine fois, on se verra à Palmyre, Inch’ Allah!»"


L’Iran est de plus en plus ouvertement présent aux côtés de l’armée syrienne, loyale au régime de Bachar el-Assad. À tel point que, malgré des frictions, c’est en réalité Téhéran qui semble disposer en grande partie de l’avenir du régime alaouite syrien.
Si ces conjectures sont fondées, l’Iran s’apprêterait donc à « verrouiller » le pays alaouite et, plus important encore, à garantir la connexion entre cette côte syrienne alaouite et la capitale Damas, à présent menacée par les rebelles djihadistes. Le cauchemar de Bachar el-Assad ? L’éventuelle prise par Al-Nosra de l’aéroport de la capitale, qui reviendrait à tenir assiégée la ville.
Dans son combat contre la progression de la rébellion, le régime syrien peut d’ores et déjà compter sur la présence du Hezbollah chiite libanais, qui a lui aussi lancé ses troupes à l’offensive dans les montagnes du Qalamoun toutes proches du réduit alaouite. Jusqu’ici, officiellement, l’Iran assure n’avoir offert qu’un « soutien logistique » à son allié syrien. Middle East Eye



"Il y a maintenant trois camps dans la guerre en Syrie. Les terroristes d’Al-Qaïda soutenus par des états extérieurs alignés sur les Etats-Unis, le gouvernement syrien et de ses alliés et l’Etat islamique en Irak et en Syrie. Tous les trois se battent les uns contre les autres, mais le gouvernement syrien espère que les combats entre Nusra et l’État islamique vont s’intensifier et affaiblir ses deux ennemis. Pour lui, l’État islamique n’est pas seulement son problème, mais celui du monde entier. Il va maintenant passer au mode défensif et protéger le cœur du pays. D’autres entités devront attaquer l’État islamique. Le pari, c’est que l’Etat islamique attaquera sûrement bientôt directement «l’occident» et/ou des pays du Golfe, et que ces attaques obligeront d’autres acteurs à prendre en charge le problème de l’Etat islamique."
 Moon of Alabama |e 4 juin 2015
Traduction : Dominique Muselet



L’Iran aurait envoyé des milliers de militaires en Syrie pour soutenir Al-Assad

Par Agence |e 06/06/2015 

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D’après les informations des médias arabes, l’Iran aurait dépêché quelques 15 000 combattants en Syrie pour inverser la tendance après la série d’inquiétantes défaites des forces pro-gouvernementales, en attendant des résultats vers la fin du mois.
Des milices populaires composées de combattants iraniens, irakiens et afghans seraient arrivées dans la région de Damas et dans la province côtière de Lattaquié cette semaine, information confirmée par l’agence israélienne Debka. Les nouveaux renforts doivent contribuer à l’effort de reconquête de la province d’Idlib, où les forces pro-gouvernementales se sont vu infligée une série de défaites par une coalition des rebelles djihadistes.
Selon le général Qasem Soleimani, commandant de la force d’élite Al-Qods d’Iran, les troupes de Téhéran et de Damas préparent une «surprise» à la communauté internationale. «Le monde sera surpris de voir ce que nous et le commandement militaire syrien préparons dans les jours à venir», a dit le général cité par l’agence iranienne IRNA.
Les forces loyales au président syrien Bachar Al-Assad ont connu une pression croissante ces derniers mois dans la province d’Idlib de la part des puissantes milices Ahrar al-Sham et du front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. Les troupes régulières ont également abandonné la ville de Palmyre, cité culturelle antique, le mois dernier aux combattants de Daesh, après des combats qui ont duré moins d’une semaine.
Les combats ont également été brefs à Ramadi, que les forces régulières irakiennes ont abandonné rapidement, pointant à cette occasion le manque de soutien des forces de la coalition.
Les forces de la coalition internationale participent au conflit en effectuant des raids aériens sur les positions des djihadistes, mais trop timidement selon les autorités irakienne et syrienne. La coalition est en effet largement critiquée pour son manque de résultats dans sa campagne, qui dure déjà depuis plus de dix mois sans pour autant freiner l’avancée de l’Etat islamique.
Les combattants de Daesh contrôlent actuellement de vastes pans de territoires Irakien et syrien et continuent de conquérir de nouvelles provinces. Le groupe terroriste continue en plus d’attirer de nouveaux partisans : d’après les données du Centre international des études de radicalisation basé à Londres, le nombre d’étrangers partis rejoindre Daesh (Etat islamique) en Irak et en Syrie dépasse actuellement 20 000 personnes. (RT)


Source :  Algérie1.com

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