mercredi 1 avril 2015

Qu'est-ce que le Jihad ?



“L’action bonne n’est pas semblable à la mauvaise. Repousse celle-ci par
une meilleure : tu verras alors celui qu’une inimité séparait de toi devenir
pour toi un ami chaleureux.”  Coran 41-34

"Je suis empli des perles de l'union, comme une épée (ornée) ; au combat je
donne la vie (aux hommes), je ne les tue pas."Jalalu’ddin Rumi


"On nous demande toujours à nous Musulmans de condamner les violences. Et on ne cherche jamais à comprendre. La gauche et la droite ne parviennent pas à régler les questions sociales en France et caricaturent l'Islam. Nous devenons, nous Musulmans occidentaux, un problème car nous sommes de plus en plus visiblesTariq Ramadan



Allah, dieu de l'islam





















Deux aspects du Jihad

Djihad majeur, lutte contre l’égo
Djihad est un terme arabe qui signifie « exercer une force »ou encore « tâcher » , dans le Coran l’expression intégrale utilisée est le « Djihad bi an fousikoum » qui revient en français a l’expression «  se faire violence »  . L'islam compte quatre types de jihad : par le cœur, par la langue, par la main et par l'épée. Le jihad par le cœur, aussi nommé « Grand jihad », invite les musulmans à se combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société , c’est une lutte spirituel contre son soi intérieur Il est aussi appelé “Jihàd an–nafs” la guerre contre le propre nafs (ego) , l’âme passionnelle, l'âme qui incite à la désobéissance à Dieu et à faire agrandir l'orgueil dans nos poitrines pour faire nous croire meilleurs des autres., en effet le prophète Mahomet dit : «Nous revenons de la petite Bataille (jihàd saghyir), et nous allons livrer la Grande Bataille (Jihàd kabir), la bataille contre notre nafs (Jihàd an-nafs) » (Hadith). Et le Prophète a expliqué que le plus grand djihad est celui "qu'une personne effectue contre soi-même". Ce que l'on entend ici par "soi-même" ce sont les désirs et les ambitions égoïstes de chacun
Jihad mineur,  guerre sainte contre l’oppresseur
Le plus connu des sens du jihad est le jihad par l'épée ou « Petit jihad » , il s’apparente à une guerre  et il est l’instrument utilisé a mauvais escient par les « terroristes islamiques » . Il a servi d'argument à différents groupes musulmans à travers l'histoire pour légitimer leurs guerres contre d'autres musulmans ou contre des non-musulmans, c’est en effet ce Djihad qui porte à confusion et à divergence au sein même de la communauté musulmane . Les terroristes islamistes ont tendances a faire passer le djihad mineur c'est-à-dire de la guerre , devant le djihad majeur , celui du cœur dans le Coran il est écrit :
Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 8)
Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés(Le Coran, sourate al-Hajj, versets 39-40) 
En islam le jihad mineur et la guerre sont extrêmement réglementés , 5 règles majeurs prônent :
  1. Les prisonniers de guerre doivent être bien traités. Les traditions du Prophète réglementent de façon rigoureuse et stricte la pratique guerrière, et il est interdit de disposer à sa guise des prisonniers, et de tuer les femmes et les enfants lors des batailles. Les captifs peuvent être asservis en esclavage, relâchés sous rançon, ou alors ils pourront rester en terre d'islam et devront rester dans un statut de dhimmi et payer une capitation annuelle, la djizya
  2. « Épargner les enfants, les fous, les femmes, les prêtres, les vieillards et les infirmes, sauf s'il ont pris part au combat » L'islam interdit strictement de tuer ceux qui ne font pas partie de l'armée : en effet, dans le Sahih-Muslim ,Mahomet interdit strictement de tuer les vieux, les femmes et les enfants ne portant pas d'arme. Seuls les dégâts collatéraux involontaires sont tolérés dans le Sahih-i Muslim
  3. L'interdiction de brûler l'ennemi. Il est interdit de brûler l'ennemi avec le feu car Mahomet a dit, « Tuez [l'ennemi], mais ne le brûlez pas. Car personne ne punit avec le feu excepté le Seigneur du Feu ».
  4. L'interdiction de mutiler les corps‏.
  5. L'interdiction du pillage. C'est-à-dire des actes de vandalisme (vols, destruction des biens, etc.) et de violence (violence physique, viol, etc.) envers les civils. Cependant, la prise des butins de guerre était pratiquée après les batailles contre les adversaires qui ont participé à la guerre, en dédommagement aux dégâts provoqués par la guerre.
  6. Si la guerre livrée ne respecte pas une de ces 5 conditions alors elle ne peut s’ancrer dans la notion de « djihad mineur » et donc ne peut se revendiquer au nom de l’islam . 




Le djihad
Par Alain Accardo, le 5 avril 2014 


Fatigué d’entendre la presse me rebattre les oreilles d’histoires de « djihad », j’ai fait ce que devraient faire davantage de journalistes qui exploitent ce thème en s’empruntant inlassablement les mêmes clichés : j’ai cherché à m’instruire un peu plus précisément du contenu de cette notion, auprès de quelques bons connaisseurs de l’Islam dont les exposés documentés et éclairants sont accessibles à qui se donne la peine de les chercher.
J’ai ainsi appris que, contrairement à ce qu’on entend seriner par chroniqueurs et éditorialistes, il ne serait pas pertinent de traduire le terme  de « djihad » dans tous les cas par « guerre sainte ». S’en tenir à une telle traduction, c’est accréditer le point de vue de ceux qui veulent croire et faire croire que le recours à la violence serait consubstantiel à la religion musulmane et qu’il constituerait une véritable obligation pour le croyant. En réalité, le Coran ne range nullement le djihad parmi les « piliers de l’Islam ». Si le premier appel au djihad fut bien lancé par le Prophète lui-même contre les incroyants, il s’agissait d’une démarche défensive visant les tribus polythéistes de la Mecque, dont l’animosité belliqueuse l’avait obligé à fuir avec ses partisans pour trouver refuge à Médine.
Dès l’origine donc, le djihad, stratégie de circonstance, conjoncturelle et non structurelle, a affirmé son caractère défensif plus qu’offensif, au point que, partout où triomphait la religion musulmane, le souci des vainqueurs, tel qu’il est exprimé dans le Coran, était de convertir les non-croyants et non pas de les persécuter ni exterminer, ce qui valut à bien des populations juives ou chrétiennes de bénéficier pendant des siècles de la protection d’un régime respectant scrupuleusement le célèbre verset 257 de la sourate II : « Pas de contrainte en religion, la vérité se distingue assez de l’erreur ! »
On ne saurait faire un grief particulier à l’Islam de s’être efforcé, comme tous les autres universalismes dans l’histoire, de diffuser au maximum ce qu’il estimait être sa vérité, et d’avoir fait, en ce sens et dans cette mesure, de chaque musulman un ardent militant de sa défense, prêchant d’exemple à l’image de son prophète. Il est significatif à cet égard que certains des auteurs des œuvres spirituelles les plus reconnues de l’Islam, tant chiites que sunnites, se soient attachés à développer la distinction entre « petit djihad », qui se limite à la guerre sainte proprement dite, répondant par la violence à une violence adverse et circonstancielle ; et « grand djihad », qui consiste à se battre contre soi-même et ses propres errements, cette seconde acception rejoignant davantage le sens originel de la notion, celui d’« un effort tendu vers un but déterminé ». Cette appellation de « grand djihad » dit assez, à elle seule, qu’il s’agit là de la forme la plus noble et la plus ardue que puisse prendre chez un être humain l’aspiration à faire entrer un peu de sens et de transcendance dans l’insignifiance et la platitude de son existence. Ce qui, dans un registre plus laïque pourrait, semble-t-il, se traduire par « combattre pour réaliser son idéal ».
Au demeurant, c’est essentiellement à l’époque moderne et même contemporaine que la notion de « djihad » s’est chargée de la radicalité dont nos médias boutefeux et insidieusement racistes voudraient nous persuader qu’elle exprime l’essence même de l’Islam. Cette radicalité – qui a pu se manifester par des explosions de violence parfois meurtrières et qui en provoquera sans doute d’autres – est là encore un phénomène réactionnel et en partie contingent, qui ne peut être pleinement compris que si on le resitue dans son contexte historique et social marqué par l’entreprise planétaire de colonisation des pays musulmans par les puissances impériales occidentales. Celles-ci peuvent se flatter d’avoir, par leur avidité, leur aveuglement et leur mépris, pour les musulmans comme pour les Amérindiens ou les Asiatiques du sud-est, introduit partout le ferment de la révolte et fait le lit de tous les nationalismes. La dialectique même des luttes de libération nationale ne pouvait que favoriser le bourgeonnement des extrémismes, le buissonnement des surenchères et la prolifération groupusculaire distinctive, jusqu’à la situation actuelle, caractérisée par un sanglant et barbare chaos. Lequel finit toujours par profiter à l’hégémonie du capitalisme mondial, dont il reflète à sa façon la crise sans remède.
Mais si on est en droit de déplorer que l’appel au djihad adressé aujourd’hui aux jeunes de l’Islam les entraîne trop souvent à se fourvoyer dans le confusionnisme idéologico-politique et dans la violence terroriste, on peut déplorer au moins autant que la plupart des jeunes du monde occidental aient renoncé quant à eux à tout autre djihad que celui, prêché par La Mecque américaine, de la réussite mondaine à tout prix par l’intégration personnelle dans un système sans âme et sans idéal. Pour sortir de Harvard et de l’ENA, nos imams ne sont pas nécessairement meilleurs que ceux qui sortent des médersas.
Alain Accardo
Cette chronique est initialement parue dans La Décroissance, mars 2014.
Du même auteur, dernier livre paru, De notre servitude involontaire, Agone, coll. « Éléments », 2013.




Dieu dit : « Et luttez pour Dieu avec tout l’effort qu’Il mérite. C’est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père Abraham, lequel vous a déjà nommés ‹Musulmans› avant (ce Livre) et dans ce (Livre), afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens. Accomplissez donc la prière, acquittez l’aumône légale et attachez-vous fortement à Dieu. C’est Lui votre Maître. Et quel Excellent Maître ! Et quel Excellent Soutien ! » (sourate 22, le Pèlerinage, Al-Hajj, verset 78).



Le Jihad, c’est quoi exactement?

Le mot "Jihad" ne signifie pas "Guerre Sainte ou Holly War", des expressions inventées par les médias occidentaux.

Traduit littéralement, "la guerre sainte" en langue Arabe serait "El Harb el Moukadassa" et il n'y a aucune mention dans le Coran de termes pareils.
Le mot jihad dans le Coran prescrit à l’être humain de lutter et de faire l’effort constant afin d’atteindre et de demeurer dans le droit chemin.
Voici quelques exemples de formes de jihad.
Lutter contre le mal de n’importe quelle sorte dans la société est une forme de djihad.
Se lever chaque jour pour aller travailler afin de contribuer à la société et afin d’améliorer votre vie et celle de vos enfants est une forme de jihad.
Donner de votre temps dans le bénévolat pour aider les gens dans le besoin est une forme de jihad.
Une autre forme de djihad (celle dont les médias ont tendance à parler le plus) est le droit aux musulmans à se défendre contre l’occupation.



L’islam interdit strictement aux musulmans d'être les initiateurs de la guerre. Quand un pays musulman est envahie et après avoir épuisé toutes formes de diplomatie (la diplomatie est aussi une forme de djihad, afin d’éviter les conflits armés et la perte de vies humaines) et si la guerre est imminente, des imams et des oulémas auront à décider si le combat est nécessaire. Si tel est le cas, la défense du pays contre les envahisseurs devient une forme de jihad. 

Tout en se défendant durant la guerre, les musulmans doivent obéir à des règles très strictes:
Il est interdit aux musulmans de recourir à des méthodes scrupuleuses, à piller et à tuer sans discernement, à tuer des civils ou ceux qui ne participent pas directement à la guerre, à prendre les armes contre les femmes, les enfants, les vieillards et les blessés, de mutiler les cadavres des ennemis, ou de détruire des champs et le bétail. Les prisonniers doivent être traités avec humanité. La destruction des terres, des arbres fruitiers, des animaux, des villes et villages sont également interdits. Les musulmans doivent être enclins à la paix si l'ennemi est véritablement disposé à faire la paix.

Dans le Coran, le mot "paix" est répété 67 fois. Dieu dit:
"Si ils vous laissent et vous proposent de faire la paix, Dieu ne vous permet pas de leur nuire." (Coran 4:90)

"Et s'ils inclinent à la paix, alors inclinez vous vers elle, et placez votre confiance en Dieu" (Coran 8:61)

Certains opposants à l'Islam ne se gêne pas à extraire des partie de certains verset afin d’essayer de prouver l’agressivité de l'islam, comme ce verset très souvent prit comme exemple: "... Et tuez-les où que vous les rencontriez ..."(Coran 2:191)
Alors que le verset complet est:
"Combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas, car certes, Dieu n'aime pas les transgresseurs. Et tuez-les où que vous les rencontriez, et chassez-les d'où ils vous ont chassé; la sédition est pire que le meurtre, mais ne les combattez pas prêt de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus en premier, mais si ils vous combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. S'ils cessent, Dieu est certes Pardonneur et Miséricordieux. (Coran 2 :190-192)

Conformément au Coran le combat est strictement réservé à l'autodéfense, et n’ont pas pour but de commettre des meurtres ou afin d’opprimer les autres. Ceci est renforcé par la valeur de la vie humaine attribué dans le Coran:
"... Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d'une corruption sur la terre, ce serait comme s'il avait tué toute l'humanité et quiconque venait a sauvé une vie, ce serait comme s'il avait sauvé toute l’humanité." (Coran 5:32)

"... Ne prenez pas la vie, que Dieu a faite sacrée, sauf par la voie de la justice et du droit. C'est ainsi que Dieu vous commande, de sorte que vous puissiez apprendre la sagesse "(Coran 6:151).

Les versets de Dieu sont très clairs, l'islam ne justifie en aucun cas le meurtre de civil, peu importe les circonstances.

Le Prophète Muhammad (psl) a dit a propos de l’effusion de sang : 

"L’effusion de sang sera la première question sur laquelle le jugement sera rendu le jour de la Résurrection. "

Plus de 500 oulémas (savants théologiens) ont condamné tout actes de terrorismes, où qu'ils aient lieu et condamnent tous ceux qui sont derrière ces actes. Les oulémas ont ouvertement et fermement critiqué le tort infligé aux civils non armés sous le prétexte de lutter dans des guerres internationales.
Un éminent ouléma Muhammad Tahir ul Qadri a émis une fatwa (avis juridique donné par un ouléma) visant les jeunes musulmans à tourner leur dos à l'extrémisme aveugle qui n’a pas de place dans  l'islam en ajoutant: "La réalité est que tout ce qu'ils font n’a rien à voir avec le martyr donc toutes ces activités terroristes les mènent droit en enfer”.

Source : InshaAllah.com





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