jeudi 5 février 2015

Moyen-Orient : l'horreur dévoilée



Dès le début du conflit qui ensanglante la Syrie depuis trois ans, Israël est intervenu lourdement en bombardant des positions de l’armée nationale syrienne engagées contre les hordes djihadistes qui tentent de déstabiliser le pays, et celles du Hezbollah, l’allié libanais de la Syrie. Les Libanais de toutes tendances savent parfaitement qu’en cas de chute du gouvernement de Bashar al-Assad, le Liban deviendrait automatiquement l’objectif suivant des bandes terroristes financées par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, les États-Unis et les autres pays de l’OTAN, et qui ont déjà attaqué à plusieurs reprises le territoire libanais.
Un important rapport de l’ONU établi sur la base de témoignages directs des militaires de l’ONU en charge de surveiller la frontière entre la partie du Golan occupée par Israël après la guerre de 1967 (et jamais restituée à la Syrie, en violation du Droit international et des résolutions de l’ONU) et la partie demeurée sous souveraineté syrienne. Ce rapport, passé totalement inaperçu dans la presse occidentale et sur les grandes chaines télé du Qatar et de l’Arabie Saoudite (Al-Jazeera et Al Arabya), dénonce clairement l’alliance existant entre d’une part les terroristes d’Al-Nosra et d’autres formations djihadistes et d’autres part l’État d’Israël.
Tandis qu’Israël continue à bombarder la Syrie, pas un coup n’a été tiré par les soldats israéliens contre les terroristes d’al-Nosra, qui contrôlent pourtant pas moins de 80 km de frontière dans la zone du Golan entre Syrie et Israël. Le rapport de l’ONU témoigne même des excellents rapports entre les terroristes et l’armée israélienne qui les approvisionne à travers la frontière, et soigne même ses blessés dans des hôpitaux israéliens. Dès le début du conflit qui ensanglante la Syrie depuis trois ans, Israël est intervenu lourdement en bombardant des positions de l’armée nationale syrienne engagées contre les hordes djihadistes qui tentent de déstabiliser le pays, et celles du Hezbollah, l’allié libanais de la Syrie. Les Libanais de toutes tendances savent parfaitement qu’en cas de chute du gouvernement de Bashar al-Assad, le Liban deviendrait automatiquement l’objectif suivant des bandes terroristes financées par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, les États-Unis et les autres pays de l’OTAN, et qui ont déjà attaqué à plusieurs reprises le territoire libanais. Vincenzo Brandi


Dans son discours charnière du vendredi 30 janvier, le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a démontré, par un raisonnement logique, la collusion entre Israël et les takfiristes actifs sur le terrain en Syrie, notamment le Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. Ainsi, explique-t-il, l’entité sioniste s’est-elle sentie menacée par six membres de la Résistance, en tournée d’inspection dans la province de Quneitra, mais ne semble nullement préoccupée par la présence, le long du Golan occupé, de plusieurs milliers de combattants d’al-Nosra, armés jusqu’aux dents.
«Le Front al-Nosra a déployé près du Golan des milliers de combattants dotés de chars, de roquettes, de missiles antichars, de casernes, de positions et de fortifications militaires», a déclaré sayyed Nasrallah, en rappelant que cette organisation est inscrite sur les listes internationales des organisations terroristes.
Malgré cela, souligne-t-il, «Israël» ne semble pas inquiet ou inquiété le moins du monde par cette présence massive d’hommes armés prétendant combattre sous un étendard islamique.
Depuis plus de deux ans, nous publions sur ce même site un grand nombre d’articles, basés sur des informations sûres et fiables, faisant la lumière sur les relations étroites qui existent entre «Tel-Aviv» et les groupes les plus extrémistes en Syrie. C’est ainsi que plus d’un millier de combattants extrémistes ont été soignés dans les hôpitaux de Safad, Haïfa et Tibériade, après avoir été transférés des champs de bataille du sud syrien avec l’aide directe des «Israéliens». Mais le soutien va au-delà de ce qui est présenté par la propagande israélienne comme un «geste humanitaire». La couverture aérienne et les barrages d’artillerie fournis par l’armée «israélienne» ont joué un rôle crucial dans l’avancée -toute relative- des groupes extrémistes dans le Golan, dans le but d’instaurer une ceinture de sécurité large de 5 à 7 kilomètres, le long du Golan occupé.
Pour éloigner les témoins gênants, les groupes terroristes ont enlevé, l’été dernier, 45 Casques bleus de la force internationale d’interposition déployée depuis 1974, la Fnuod, qui a décidé, après cet incident, d’évacuer de nombreuses positions, laissant le terrain libre à Al-Qaïda. 
Samer R. Zoughaib


... la France a condamné le meurtre par Israël du soldat espagnol de la Finul tout en appelant à une enquête. mais l'histoire n'en est pas restée là et tout une bataille a commencé dans la foulée. les Français ont tenté dès le début à faire passer le Hebollah comme principal responsable de l'insécurité sur les frontières sud du Liban en omettant de souliner le rôle d'Israël dans la mort du soldat espagnol et sa violation envers la résolution 1701. Irib 




Syrie : La ceinture de sécurité des collabos
Mondialisation.ca, 05 février 2015


Parler du rôle direct d’Israël dans l’agression menée contre la Syrie n’est plus chose marginale. Au stade où nous en sommes, son rôle est fortement remarquable et se situe au cœur même de la bataille.
Alors que l’on constate une certaine baisse d’énergie chez les Saoudiens et les Qataris, lesquels continuent à parrainer et à financer le terrorisme ; les forces les plus agressives se situent désormais en Turquie et en Israël, tandis que Aman, Doha et Riad, assument leurs rôles dans les domaines du renseignement et de la logistique, au service de l’alliance ottomano-sioniste. D’où l’exacte définition de la fonction des Arabes des USA : ce sont les domestiques d’Israël.
Premièrement :
Le projet de « la ceinture de sécurité des collabos » à la frontière sud de la Syrie, que nous avons si souvent évoqué, est devenu évident et en cours d’exécution sous les auspices des États-Unis qui ont garanti à Israël une large assistance jordanienne, ont rassemblé, entraîné et financé, les mercenaires répartis entre le Qatar, la Jordanie, l’Arabie saoudite et la Turquie, pendant que Aman confiait l’ensemble de ses « diplômés » à la garde du Mossad, se chargeant de leur faire franchir la zone de séparation établie aux termes de l’Accord de désengagement des forces israéliennes et syriennes de 1974, [1][2][3].
Un accord rompu par Israël du fait de ses incursions en Syrie [4], de la même façon qu’il a rompu la Convention d’armistice avec le Liban dans les années soixante-dix, au profit d’un même projet de ceinture de sécurité garantie par des collabos.
C’est en 1978 qu’Israël a lancé son idée d’occuper une bande frontalière en territoire libanais, fondée sur le principe d’une zone de sécurité destinée à protéger celle de l’entité sioniste. Les forces ennemies qui avaient alors avancé jusqu’au pont Qasimiyah sur le fleuve Litani ont dû battre en retraite devant la résistance libanaise et palestinienne, reculant jusqu’au pont Khardali sur ce même fleuve et jusqu’au sud de Nabatiyé, dans le but de préserver la dite « ceinture de sécurité » censée protéger les profondeurs de la Palestine occupée contre ces deux résistances.
Mais au cours de la bataille de 1981, lorsqu’est apparue une capacité de dissuasion par les missiles ayant ciblé des colonies sionistes et que, pour la première fois, s’est créé « un équilibre de dissuasion » entre les Arabes et Israël, clairement évoqué lors de la médiation américaine de Philippe Habib [5][6] ; les sionistes ont poursuivi leur projet en cherchant à élargir leur bande de sécurité par une nouvelle guerre expansionniste au Liban, qui serait à la mesure de la portée des missiles soviétiques reçus par la Syrie, puis transférés aux factions de la Résistance palestinienne de l’époque.
D’où la rumeur publique concernant une opération « accordéon », préparée par Israël, laquelle s’étendrait de la ville de Damour au nord de Saïda sur la côte libanaise, jusqu’aux profondeurs du Chouf, puis vers l’ouest de la Bekaa.
Deuxièmement :
Par conséquent, la conception israélienne d’une telle bande frontalière combinait une intervention guerrière directe d’Israël contre le Liban et la création d’une force de collabos, qui dominerait une sorte de zone tampon, en territoire libanais, pour l’éloigner du danger et recevoir les coups à sa place.
Et c’est cette même conception qui régit aujourd’hui la zone tampon escomptée à la frontière sud de la Syrie, là où Israël travaille à former une force de collabos parmi les groupes takfiristes et autres groupes de terroristes mercenaires armés sévissant en Syrie [7][8].
Ainsi, il apparaît très clairement que les considérations doctrinales de ceux qui prétendaient qu’il était impossible que des groupes extrémistes islamistes s’engagent aux côtés d’Israël, sont caduques. Car c’est bel et bien arrivé, et c’est un fait qui prouve que c’est l’idée de la Patrie et de la Nation qui constitue l’immunité contre l’incursion sioniste, non l’idéologie des adeptes de telle ou telle religion. Les collabos sont toujours prêts à se vendre, quelle que soit leur doctrine et il est désormais évident que les recruteurs des « qaïdistes » [terme dérivé d’Al-Qaïda] des Pays du Golfe, de la Turquie et des États-Unis, utilisent ce que leur commande leur aveuglement doctrinaire pour les mettre au service de l’entité sioniste, moyennant fatwas et monnaies sonnantes et trébuchantes.
D’ailleurs, parmi les collabos d’Israël, en Syrie, certains portent des étendards islamiques ; d’autres, portent des étendards libéraux. Peut-être que, si Michel Kilo et son redoutable compère, Burhan Ghalioun, avaient disposé de leur propre milice, nous les aurions vu lever un étendard mêlant l’étoile rouge et l’étoile de David, sans que cela ne nous étonne.
Troisièmement :
La Syrie qui se redresse et qui gagne sous la direction du Président Bachar al-Assad constitue, dans les calculs sionistes, un changement sérieux et décisif des équations du conflit. Mais, perturber cette voie, ouvre les portes à d’énormes défis, suite au rassemblement des résistances régionales en un seul système qui englobe, en particulier, l’Armée arabe syrienne, les forces populaires syriennes qui la soutiennent, le Hezbollah, l’Iran dont le rôle de soutien pourrait tourner à la participation d’unités combattantes. Ceci, alors que s’annonce la naissance d’une résistance populaire syrienne pour la libération du plateau du Golan.
C’est dans ce contexte qu’Israël cherche à accélérer son projet de bande frontalière, en territoire syrien, par tous les moyens. Il intervient avec toutes ses forces, maintenant que son opération dans le Golan [Raid israélien sur Quneitra le dimanche 18 Janvier 2015, NdT] lui a donné un aperçu des changements à venir et des défis qui l’attendent face à un front uni allant des frontières jordano-syriennes jusque Naqoura, dans toute guerre future.



Ceci, tandis que la terre palestinienne occupée, depuis 1948, deviendra un champ de bataille et non exclusivement une arène destinée aux bombardements israéliens, comme l’a annoncé Sayed Hassan Nasrallah, disant que « la Résistance ne sera plus tenue par les règles d’engagement, ni par les frontières, ni par les divisions territoriales » [9].
La mobilisation du peuple syrien pour empêcher l’établissement de cette ceinture de collabos, par tous les moyens disponibles, est désormais une tâche centrale qui nécessite un effort politique et médiatique exceptionnel, car c’est l’avenir de la Syrie en tant que citadelle de l’arabité et de la résistance qui est en cause.
Tous les masques sont tombés, et le projet sioniste est à nu, ainsi que tous ceux de toutes les oppositions futiles qui ruminent des discours obsolètes et sans valeur, alors que le sud syrien a dévoilé tous les mensonges colportés dans le seul but d’attiser une guerre d’agression contre la Syrie, l’état national central de la région qu’Israël craint de voir renaître et récupérer.
Ghaleb Kandil
Le 03/02/2015

Source : New Orient News
Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Notes :
[1] l’Accord de désengagement des forces israliennes et syriennes
[2] FNUOD Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement
[3] Les relations entre Israël et la Syrie
[4] Israël : provocations et messages mafieux (mais nos médias font semblant de rien)
[5] Philip Habib
[6] LA GUERRE AU LIBAN : forces en présence et début des affrontements
[7] La Turquie et Israël soutiennent directement l’Etat islamique (EI) et les terroristes d’Al-Qaïda en Syrie
[8] Ban Ki-moon passe aux aveux: «Israël» coopère avec Al-Qaïda
[9] Discours de Sayed Nasrallah

Monsieur Ghaleb kandil est le Directeur du Centre New Orient News (Liban)



"La politique israélienne est désormais tombée au niveau du banditisme terroriste le plus dur. Seuls nos journalistes ne s’en aperçoivent pas. Tout comme ces citoyens juifs français qui, assis aux côtés de Netanyahou après le mystérieux attentat de Charlie Hebdo exécuté par des terroristes masqués impossibles à identifier (qui oublient opportunément une carte d’identité, laquelle permettra de localiser et de tuer rapidement les présumés auteurs de cet attentat), veulent rejoindre la « patrie » israélienne.
Arrêtons-nous là, car l’inévitable et infamante accusation d’antisémitisme » qui empêche toute analyse rationnelle des faits est déjà prête à nous être lancée à la figure."




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