vendredi 30 janvier 2015

La chute du prix du pétrole :

fait une victime !

Le prix du baril de brent qui passe sous la barre des 72 dollars (58 euros), on n'avait pas vu cela depuis quatre ans. C'est pourtant arrivé le 27 novembre 2014 – alors qu'en juin, il était encore de 115 dollars – et tout indique que la décote va se poursuivre.




Dessin de Hergé


Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud était, d'après le classement effectué par le magazine américain Forbes, la septième personne la plus influente au monde. Il était par ailleurs le troisième souverain le plus riche du monde, avec une fortune estimée à 18,5 milliards de dollars en 2015, selon Forbes



"L'Arabie saoudite est un partenaire, à la fois sur le plan économique et politique"

"J'avais avec le roi Abdallah des relations de confiance, y compris pour lutter contre le terrorisme"
François Hollande, président de la République française

  




Approuvez-vous la présence de Hollande à l'hommage du roi Abdallah demande un organe de presse national (Le Parisien) ?

Réponse :
"L'indignité totale, trahison des valeurs républicaines, c'est à plat ventre que fonctionne la tête de l'état. Le roi est mort, Vive le roi ! On débouche une bouteille de pétrole ? C'est du brut ...
Non à cette France des repus jamais assouvis, à cette France des Emirats de la finance et du business. Nous, nous savons vivre autrement. Pas besoin de beaucoup et surtout pas des ors de l'Elysée ou des palais de Riyad. Nous, nous ne faisons pas la guerre, nous ne tuons pas avec des drones et des missiles mais nous saurons nous défendre le moment venu. " Gaël Hadey







 Après les obsèques du monarque d'Arabie saoudite, État pétrolier où quelques jours auparavant une femme avait été décapitée en pleine rue, la commandante en chef du FMI s'exprime  à Davos durant l'assemblée des plus riches de la planète : 

" ... et de façon très discrète, c'était un ardent défenseur des femmes" Christine Lagarde










Un tyran meurt, l'Occident pleure

Par Michel Collon

Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite est décédé ce jeudi (23 janvier 2015, NdlR) à l'âge de 90 ans après avoir dirigé d'une main de fer le royaume réactionnaire pendant 20 ans. Allié inconditionnel des gouvernements impérialistes occidentaux, il est resté dans la lignée de ses prédécesseurs : soumission aux États-Unis, violation systématique des droits de l'homme, financement de groupes fanatiques djihadistes... La marionnette par excellence.
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Le roi Abdallah, un pacifiste ?
A entendre certains dirigeants européens et nord-américains, on se demande parfois s'ils sont vraiment conscients des propos qu'ils tiennent. Prennent-ils les citoyens pour des abrutis ou croient-ils réellement à ce qu'ils disent ? Je pencherais pour la première option car un des éloges rendus au roi saoudien a été de le qualifier de « pacifiste ». François Hollande a en effet « salué la mémoire d'un homme d'État dont l'action a profondément marqué l'histoire de son pays et dont la vision d'une paix juste et durable au Moyen-Orient reste d'actualité ». David Cameron a, lui, exprimé sa profonde tristesse en saluant « l'engagement du roi en faveur de la paix ». De son côté, le premier ministre du Canada (la semi-colonie des États-Unis) a fait très fort. Il a en effet qualifié le roi « d'ardent défenseur de la paix » avant d'ajouter : « Nous sommes de tout cœur avec le peuple saoudien et nous PLEURONS le départ de ce GRAND homme ».
On peut au moins saluer le sacré culot de nos dirigeants. Mais ce n'est pas tout. Au-delà d'être un pacifiste, le roi Abdallah aurait été un dirigeant combattant le « terrorisme », le président français confirmant que lui et le dictateur entretenaient des « relations pour lutter contre le terrorisme ». Des déclarations tenues face à la presse qui n'ont pas eu l'air de choquer les journalistes.
Le roi Abdallah et dans une plus large mesure la famille Saoud qui dirige ce pays sont-ils vraiment des pacifistes ?
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Rappelons qu'aucun dirigeant occidental n'était présent lors des funérailles d'Hugo Chavez, un dirigeant qui avait pourtant réellement œuvré en faveur de la paix. Il était en effet intervenu en tant que médiateur dans le dialogue entre le gouvernement colombien et les FARC. Il avait énormément travaillé pour qu'émerge enfin un processus de paix. Et puis, il avait soutenu avec la Ligue Africaine une solution pacifique en Libye pour éviter ce qui s'est passé par la suite avec les hordes criminelles de Washington, Londres et Paris. Cette homme était un « grand défenseur des femmes » et pas discrètement. En effet, sa nouvelle constitution donne un statut nouveau à la femme. Par exemple, une femme au foyer est désormais considérée comme une travailleuse à part entière et reçoit donc un salaire de l'État.
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Quant à l'Arabie Saoudite, elle va continuer à jouer le rôle du bon serviteur des États-Unis. Le pétrole va continuer à être quasi gratuit et le royaume va poursuivre sa mission de nation mercenaire au service de Washington. Enfin, rien ne devrait changer sur le plan intérieur. Les exécutions et les lapidations vont continuer à faire partie du paysage saoudien et ce, avec la bénédiction des États-Unis et de leurs alliés. Néanmoins, Riyad a peur. Peur de disparaître ou du moins de perdre de sa force au Moyen-Orient. Cette monarchie obscurantiste ne sait pas de quoi demain sera fait.
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Une chose est sûre : si demain Washington n'est plus en mesure de protéger l'Arabie Saoudite, le royaume s'effondrera. Et, comme les États-Unis sont en pleine crise économique et civilisationnelle, cette option est plus que jamais envisageable, peut-être plus tôt qu'on ne le croit.

Pour lire l'intégralité de l'article ci-dessus : Michel Collon 



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