mardi 23 décembre 2014

Les vont-en-guerre font fureur



La menace de guerre se confirme

MISES A JOUR :  

14 /12/2014 :  2 avions cargos militaires étasuniens ont déchargé du matériel sur l’aéroport de Zaporojié le 19/ décembre à 23h10. 2 autres sont attendus. Source


ALERTE ! 


Depuis la constatation amère par les occidentaux que leur dictateur protégé Porochenko n'arriverait pas à mater seul la rébellion du Donbass, nous assistons à une gesticulation diplomatique à recherche d'une solution pacifique mais qui ressemble de plus en plus à un écran de fumée cachant au contraire des intentions bellicistes radicales.

Car les 4 annonces de trêves lancées depuis 5 mois par le "Piètre" Porochenko, lorsqu'elles sont observées dans leur contexte politico-militaire, se révèlent de fait plus des ruses de faquin que de sincères intentions pacifiques. 

En effet de la première annonce de trêve, début juin au moment de la campagne présidentielle ukrainienne, à la troisième tentative de cessez le feu du 19 septembre, quand Mariupol était sur le point de tomber aux mains des séparatistes, il s'avère que ces "promesses de paix" lancées par Kiev, ne sont que de grossières rodomontades destinées à séduire un électorat inquiet ou permettre à ses unités militaires en difficulté de se reconstituer et renforcer une ligne de front chancelante.

Le 9 décembre une trêve est a nouveau annoncée et si les séparatistes jouent le jeu allant jusqu'à retirer des unités d'artillerie lourde de la ligne de front, Kiev en revanche ne semble pas pressé de respecter ces accords de désengagement militaire , au contraire même, le gouvernement ukrainien procède à une militarisation accélérée de son industrie, un approvisionnement du front avec des nouvelles unités de combat renforcées et prépare une nouvelle mobilisation partielle de sa population. 

Jusque là, rien de nouveau dans les forfaitures des laquais kiéviens servant les ambitions militaro-industrielles de Washington et Bruxelles, mais en prenant plus de recul, on s'aperçoit que cette 4ème négociation de paix s'inscrit bien au delà d'un cadre ukrainien et affiche une dimension internationale inquiétante.

En effet, au moment où les accords signés à Minsk sont remis sur le tapis, des événements interviennent au niveau régional et américain : 

- Le Caucase connait une nouvelles vagues d'attentats terroristes qui cherchent à déstabiliser les Républiques autonomes de Russie à partir du 4 décembre : la Tchétchénie puis la Kabardino-Balkarie, et aussi le Daguestan où des émeutes ont éclaté.

- La Géorgie qui intervient de plus en plus aux cotés de Kiev jusqu'à être présente au sein de son gouvernement (avec le ministre Sandro Kvitachvili) s’apprête à déployer sur le front du Donbass une "Légion géorgienne".

- Enfin l'OTAN qui ne peut intervenir directement et officiellement dans une Ukraine non intégrée sans déclencher un "casus belli" avec la Russie s'autorise cependant à une aide militaire indirecte auprès de pays tiers élevés au rang d' "alliés non intégrés".

Le puzzle apparaît donc progressivement au fur et à mesure que les pièces y sont posées et tour semble s'accélérer brutalement :

1 / MARDI 9 DÉCEMBRE, la nouvelle trêve permet à Kiev de stabiliser le front et de réorganiser ses unités, recomplétées en effectifs et matériels d"assaut.

2 / JEUDI 11 DÉCEMBRE , le sénat étasunien adopte la loi "Ukraine Freedom Support Act" qui autorise l'aide militaire directe à l'Ukraine et l’intègre avec la Moldavie et la Géorgie dans la liste des alliés non membres de l'OTAN.

3 / VENDREDI 12 DÉCEMBRE,  les aéroports ukrainiens de Karkhov, Dnepropetrovsk et Zaporodje sont fermés dans l'attente de livraisons importantes par avions cargos de l'OTAN !

L'espace aérien ukrainien fermé correspond à une zone de projection militaire encerclant le Donbass séparatiste


Je ne pense pas que la folie occidentale envoie directement des soldats de l'OTAN intervenir sur le front, car Washington, empêtré dans les dérapages de ses guerres multiples, va d'abord essayer de vaincre en Ukraine par procuration. 

En revanche si cette information d'un pont aérien militaire est confirmée cela signifie que le conflit entre dans une nouvelle étape militaire qui attendait le feu vert du Sénat américain. Il ne serait pas surprenant d'observer le déploiement d'unités géorgiennes ou moldaves aux côtés des unités ukrainiennes. L'OTAN quant à elle, en plus des conseillers militaires et des officieux "contractors" privés s'engagera dans de missions d'assistance au maintien de l'ordre qu'elle a déjà amorcé ce mois-ci avec l'envoi de policiers militaires canadiens. 

Car si les USA délèguent leur soutien à des Etats indépendants et non intégrés à l'OTAN signant seuls officiellement des accords bilatéraux avec l'Ukraine, Washington se déresponsabilise ainsi au regard du droit international.

En revanche par leur statut d' "alliés non alignés" ces "Etats mercenaires" peuvent bénéficier d'un soutien logistique et d'une aide technique et il est fort à parier, si ce scénario catastrophe se confirmait, que leurs unités seraient encadrées et sous commandement de "conseillers militaires" de l'OTAN...

Quoiqu'il en soit, les occidentaux n'ont plus le choix ni le temps : 

- Soit ils jettent l'éponge et, après avoir vu la Crimée leur échapper, ils perdent le Donbass et certainement  l'Ukraine dont le gouvernement ne pourra survivre à une telle défaite.

- Soit, ils tentent "le tout pour le tout" espérant qu'une victoire éclair dans le Donbass sauvera le gouvernement pro UE installé à Kiev, leur offrant sur un plateau le plus grand pays d'Europe.

Je souhaite de tout coeur que ce dernier scénario ne se produise pas en Ukraine, mais malheureusement non seulement les indicateurs vont dans ce sens, mais cette hypothèse "tient la route" car son protocole a déjà été mis en oeuvre en 1992-1993, lorsque l'OTAN a délégué à la Croatie "allié non intégré" la mission de réduire la République serbe autoproclamée de Krajina.

Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas le Père Noël qui va atterrir sur les aéroports ukrainiens et cela risque d'être légitimement considéré par la Russie comme une agression masquée de l'OTAN, et constituer un pas de plus vers une nouvelle guerre européenne...

Y a t-il encore un pilote dans cet avion fou qu'est la stratégie occidentale en Europe ?



Erwan Castel

Les sources de l'article : 


Concernant l'implication de la Géorgie dans le conflit ukrainien :

- Liste d'articles publiés sur la page du groupe ci dessous : Géorgie

Cet article a été réalisé à partir d'informations transmises quotidiennement sur la page de réinformation ouverte sur Facebook, et je remercie ici l'intérêt et la participation remarquable de ses membres à son animation...

Source : Tradition ! Le site de Erwan Castel







"Ce qu’il y a de plus surprenant cependant, est la survie du mythe voulant que nous allions à la guerre pour sauver le monde de méchants dictateurs ou de terroristes et que le monde occidental se bat pour la liberté et la démocratie. Grâce aux « sténographes du pouvoir », la tromperie fonctionne encore et ce mensonge est toujours utilisé plusieurs décennies plus tard." Julie Lévesque, journaliste



"Le danger d’une guerre ouverte entre les deux puissances nucléaires est en réalité beaucoup plus grand que pendant la guerre froide. Nous sommes à présent dans une sorte de Guerre Glaciale, figée, parce que ce que les Russes disent ou font n’a aucun effet. Les néoconservateurs qui fabriquent la politique des États-Unis dans l’ombre ont inventé une histoire totalement fictive sur une « agression » russe que le président des États-Unis, les médias et maintenant le Congrès ont acceptée et approuvée. Les dirigeants russes ont répondu avec honnêteté, vérité et bon sens, et sont restés calmes malgré les invectives lancées contre eux. Rien n’y fait. Les positions sont gelées. Quand la raison échoue, la force suit. Tôt ou tard.Diana Johnstone, journaliste



"Des représentants occidentaux se faisant passer pour des journalistes russes font le siège de Donetsk en cherchant des preuves de l’implication militaire de la Russie. Nous les connaissons. De super professionnels et en même temps des gens absolument débiles. Ils n’ont aucune prudence et ne savent pas quoi chercher. Ils sont restés là-bas pendant les mois où les hostilités étaient les plus intenses et n’ont rien trouvé. Mais ce n’est pas une preuve pour eux ni pour personne. Ils ont dit : nous n’avons rien vu mais nous savons que des militaires russes étaient sur le terrain. Personne ne se soucie de la réalité. Ils inventèrent le mythe que la Russie est responsable de la guerre civile en Ukraine et ils travaillent sur la base de ce mythe. Ils imposent des sanctions le lendemain d’un accord de paix obtenu par la Russie. Ils violent cet accord, bombardent les villes, menaçant de provoquer un génocide au début de l’hiver. Et c’est la faute de la Russie, c’est normal.Mikhail Gennadievich, conseiller d'état de Russie




Faut-il vraiment que les menteurs gagnent toujours ?

C’est sûr que quand on en vient à défendre une doxa anti-système, on est déjà retombé dans les travers que l’on prétend dénoncer. C’est pour cela que Poutine m’impressionne. Il ne trahit jamais son discours, il ne se laisse pas emporter par l’idée d’inverser les règles du jeu, mais il reste prosaïquement fidèle à une ligne très simple : le respect des règles du jeu. Il joue à l’intérieur des règles. Jamais il ne cherche à mettre à profit sa puissance pour changer les règles, mais uniquement pour gagner à l’intérieur du périmètre qu’elles définissent.

Cela peut sembler un peu frileux à certains, épris d’un héroïsme qui casserait la baraque, mais ce n’est en aucun cas un manque de courage : c’est mettre le vivre-ensemble au-dessus de l’intérêt personnel.
Les règles ne sont pas parfaites, chacun le sait, et lui-même le premier. Le droit international, la mascarade onusienne, tout cela mériterait un grand nettoyage et une remise d’aplomb. Mais le faire en partant d’ailleurs que de l’intérieur même de ces règles, ce serait subordonner le vivre ensemble à l’arbitraire du plus fort.
Je ne sais pas si Poutine adopte le respect absolu du vivre ensemble parce que c’est dans cette voie-là que la Russie peut espérer prendre une place qui lui soit bénéfique, ou si c’est par intime conviction : toujours est-il qu’il défend ce point de vue, et qu’il le fait en maître.
Sur l’échiquier tel que le conçoivent les stratèges de l’Empire, tous les coups sont permis, et tant pis pour celui qui n’ose pas, ou ne sait pas, se montrer le plus vicieux. Au cours des siècles écoulés, les vainqueurs ont toujours été ceux qui avaient su mettre leurs scrupules de côté.
Jouer en respectant les règles, cela apparaît, aux yeux des stratèges impériaux, comme une conduite suicidaire. Et pourtant, Poutine respecte les règles, et il marque des points. Ce qui cause un grand désappointement chez les stratèges. Il leur semble évident que la victoire doit revenir à celui qui aura su le mieux abuser les autres. Cela a toujours fonctionné ainsi, et c’est parce que cela a si bien fonctionné ainsi, qu’il sont, eux, aux commandes de l’Empire.
Et voilà qu’un ex-officier du KGB les met en échec, en respectant des règles qu’eux-mêmes s’appliquent à enfreindre.
Ils ne peuvent concevoir que celui qui se refuse à lui-même une liberté d’action au-delà des règles admises, puisse l’emporter sur celui qui ne se reconnaît aucune limite. C’est qu’ils se trouvent rattrapés par une vérité qu’ils croyaient n’être qu’une arme entre leurs mains, et qui est le fondement du vivre ensemble.
Le petit caïd dans la cour de récrée peut bien racketter et terroriser ses petits camarades, ceux-ci n’en continueront pas moins à venir dans la cour de récrée et  respecteront les règles que lui méprise. Parce qu’ils sont pris dans un monde plus vaste que la cour de récrée, qui fonde ces règles. Mais lorsque la cour de récrée devient grande comme le monde lui-même, et que le caïd s’entête à ne pas respecter les règles, c’est la base même du vivre ensemble qui est menacée.
C’est là où nous en sommes.
Jusqu’à maintenant, les caïds de service étaient parvenus, grâce à leur puissance et leur astuce, à se faire passer pour des justiciers et des défenseurs du droit. Parce qu’ils savent, même si eux-mêmes s’en moquent, que le vivre ensemble ne peut se construire que sur la justice et le droit.
Mais à force de mépriser le droit et la justice, tout en contrôlant l’image médiatique qui en fait d’eux les défenseurs, ils ont perdu de vue que ceux qui les croient ne le font pas parce qu’ils s’inclinent devant leur pouvoir, mais parce qu’ils croient dans la justice et le droit.
Poutine, par son obstination à respecter le droit, donne des coups de boutoir inattendus dans l’image de défenseurs du droit que les stratèges impériaux se sont arrogés, tout simplement parce que lui, respecte le droit.
Dans un combat sur le ring, respecter les règles, c’est s’encombrer d’un handicap, si son adversaire ne le fait pas. Mais lorsque les règles, c’est ce qui constitue le ring lui-même, comme le vivre ensemble sur la terre est constitué par les règles qui le rendent possible, alors enfreindre ces règles, c’est détruire le sol sous ses pieds.
C’est ce que font les stratèges de l’Empire : ils détruisent la justice et le droit (et bien d’autres choses encore), et Poutine, dans son entêtement à respecter le droit, révèle la dissonance.
Bien sûr, pour l’instant, c’est encore lui qui est diabolisé. Parce que les médias et leur pouvoir de persuasion appartiennent à l’Empire. Mais ce pouvoir de persuasion s’appuie sur la foi des citoyens dans la justice et dans le droit. Le stratagème de Poutine (qui en est un ou qui n’en est peut-être pas un), amène inexorablement le masque des menteurs à se fendre. Les plus réveillés ne sont déjà plus dupes.
Joaquim


Si l’on veut démasquer le mensonge,
on ne peut pas le faire à partir de son désir
de démasquer le mensonge,
mais à partir de sa soumission à la vérité






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