dimanche 23 novembre 2014

Cannabis et désinformation

"Le cannabis n’est pas toxique. Un homme de 70 kg devrait manger 5 kg de haschich à haute teneur en THC pour s’empoisonner, soit environ 5000 fois la dose qu’il faut pour être « gelé comme une binne ». Quand on parle d’overdose de cannabis, on décrit en fait l’apparition de réactions inattendues. On devrait parler d’ivresse."  Blog Pot  





"La répression contre les usagers de cannabis coûte à la France plus de 300 millions d'euros. Un montant qui couvre les seuls frais d'interpellation d'environ 80.000 personnes par an, selon des chiffres avancés en 2011 dans Le Monde par Pierre Kopp, professeur à l'université Panthéon-Sorbonne (Paris-I). Il estime par ailleurs qu'une vente encadrée par l'État rapporterait jusqu'à 1 milliard d'euros de revenus au fisc." Le Figaro


Consommer du cannabis est moins dangereux que boire de l’alcool ou fumer du tabac, selon un rapport publié jeudi par une organisation caritative britannique qui plaide pour une « révision importante » de la législation sur les drogues.


- "La drogue". 
Tout d'abord, ce n'est pas "La drogue", mais "Les drogues". Utiliser l'article "La" est manipulateur, car cela met tous les produits (euphorisants, psychédéliques, narcotiques, benzo, opiacés, ...) dans le même panier, pour empêcher une vraie réflexion sur le sujet.
- "La criminalité liée à la drogue" : Il s'agit bien entendu d'une phrase volontairement manipulatrice, car tronquée. Ce ne sont pas "La criminalité liée à la drogue", mais "La criminalité liée à la prohibition des drogues". 
Tout comme la mafia,la corruption et la violence ont prospéré aux E.U. lors de la prohibition de l'alcool

- "Un drogué" (mot piégé). Ce n'est pas "Un drogué", mais un être humain, qui a fait le choix de consommer un produit qui dans son pays est illégal à la consommation (c'est tout un sujet).
Ainsi, celui/celle qui fume un pétard est un "Drogué", quelqu'un qui se "réfugie" dans les "Paradis artificiels" (autres mots piégés, à connotation morale forte). C'est ce que l'on appelle discriminer. D'autres exemples : "Juif", "Arabe", "Gay", "Prostituée", "Femme", ...C'est un "Criminel" !!! Il s'agit de l'utilisation du mot piégé "Drogué" pour justifier cette notion de "Crime" (propagande).Et pas pour celui/celle qui boit un "Apéro", boit du "Café", ou fume du "Tabac" (qui sont tous trois des drogues).  Chocolat




"Plus qu’un simple problème de couverture médiatique, le cannabis souffre d’un problème de liberté d’expression. Encore une fois, le fait que la désinformation liée au cannabis atteigne des sommets incroyables actuellement ne devrait être une révélation pour personne." Sylent Jay



Le cannabis fait disjoncter les journalistes du Monde chargés de la titraille

par Blaise Magnin, le 22 novembre 2014

Ainsi donc, à en croire le titre d’un article paru le 10 novembre, le cannabis que fument des dizaines de millions de personnes à travers le monde leur « pète les câbles du cerveau » ! Rien que ça…




Les lecteurs du Monde qui, terrifiés par cette révélation présentée dans les pages « santé » du quotidien, se sont précipités sur l’article en question, ont néanmoins été rassurés : le cerveau de celles et ceux qui s’adonnent à ce « vice » autour d’eux n’implosera pas, ils ne risquent ni démence précoce, ni amnésie subite, ni débilité définitive. Ces lecteurs risquent en revanche de changer de quotidien dans les plus brefs délais…

Car aucune des études scientifiques mentionnées dans l’article n’évoque, même à demi-mot, des « câbles » qui « péteraient » dans le cerveau des fumeurs. Une recherche américaine aurait certes permis de mettre en évidence « un moindre volume de matière grise dans le cortex orbitofrontal – une zone du cerveau associée aux addictions –, et des modifications de la connectivité cérébrale (…) corrélés à la durée de la toxicomanie et à l’âge de l’initiation », mais cela reste hypothétique et mal compris ; d’autres avancent « diverses atteintes cérébrales chez des fumeurs réguliers de cannabis », mais «  ces études sont peu concluantes, et souvent contradictoires  ».

Mieux : loin de faire « péter les câbles du cerveau » une consommation intensive de cannabis provoquerait au contraire « une augmentation de la connectivité , à la fois structurelle et fonctionnelle », ce qui pourrait être dû à « un phénomène de compensation de la perte de matière grise », mais sur ce point les scientifiques prennent bien garde de préciser que «  d’autres travaux sont nécessaires  ».

Quant au chercheur français interrogé sur cette étude, il s’exprime avec une grande prudence. S’il relève « les altérations de la qualité de la substance blanche chez les consommateurs de longue date » découvertes par ses collègues états-uniens, il ajoute aussitôt, circonspect : « On peut supposer que cela provient d’interactions entre le cannabis et le cerveau en pleine maturation des adolescents. Mais cette étude ne le démontre pas , car elle n’a été faite que chez des adultes », et précise encore que « la moitié des participants prenaient d’autres substances en plus du cannabis  »…

Avec ce titre fantaisiste, alarmiste et anxiogène, Le Monde s’assied doublement sur la déontologie journalistique. D’une part, il travestit le travail scientifique dont l’article rend pourtant honnêtement compte, et défigure ses résultats ; pis, la formule presque argotique « péter les câbles » tire la vulgarisation scientifique vers la caricature. D’autre part, alors que l’inefficacité de la prohibition se fait de plus en plus patente et qu’elle est remise en cause dans de nombreux pays – dont les États-Unis qui en furent pourtant les initiateurs et longtemps les plus farouches zélateurs, ou encore très récemment… la France –, ce titre qui présente cette plante comme un véritable poison constitue une entrave mensongère à un débat public rationnel et apaisé sur la question. Il s’agit donc rien moins qu’un… enfumage des lecteurs !

Blaise Magnin


Source : Acrimed




Voici comment une plante aux propriétés multiples et variées, cultivées pendant des siècles a été diabolisée, puis finalement interdite, afin de s’en débarrasser, pour produire et consommer des produits issus du complexe pétrolier.

Sachez qu’en cultivant et utilisant cette plante de nos jours (comme à l’époque), cela permettrait de créer un grand nombre d’emplois, de sociétés, sans compter l’impact écologique .En effet cette plante peut-être utilisée pour fabriquer et utiliser des produits divers et variés (textiles, huiles, fibres, médicaments etc…) écologiques et à moindre coûts….Cette plante ne sert pas qu’à fumer (seule la plante femelle se fume,notamment la sinsemilla [sans semences] que l’on obtient en supprimant les pieds mâles de l’espace de culture ), bien loin de là …

Il est tant de rétablir la vérité à son sujet !!!
Réfléchissez-y 



 

Le cannabis est moins dangereux que l’alcool et le tabac, selon un rapport britannique

Consommer du cannabis est moins dangereux que boire de l’alcool ou fumer du tabac, selon un rapport publié jeudi par une organisation caritative britannique qui plaide pour une « révision importante » de la législation sur les drogues.

« Même si le cannabis peut avoir un impact négatif sur la santé, notamment sur la santé mentale, en termes de nuisance relative il est considérablement moins nocif que l’alcool ou le tabac », écrit dans un rapport la Fondation Beckley, une organisation spécialisée dans la santé.
En mai 2008, le gouvernement britannique a annoncé son intention de reclasser le cannabis parmi les drogues douces, revenant sur une décision de 2004 qui l’avait rétrogradé au rang de simple tranquillisant.

La loi britannique classe les drogues en trois catégories: A –les drogues dures comme la cocaïne ou l’héroïne–, B –les drogues douces comme les amphétamines– et C, qui regroupe notamment les stéroïdes, les tranquillisants ou les antibiotiques.

Ce reclassement en catégorie B, qui se veut dissuasif, découle d’une généralisation inquiétante depuis 2004 du « skunk », une variété de cannabis reconnaissable à sa forte odeur et à la forte capacité psychotrope, et qui représente désormais 80% des quantités de cannabis saisies dans les rues contre 15% quatre ans plus tôt.

La peine maximale pour possession d’une drogue de classe B est de cinq ans de prison. Elle est de deux ans pour la catégorie C.

La Fondation Beckley affirme que deux décès seulement ont été attribués dans le monde à la consommation de cannabis, tandis que l’alcool et le tabac causent la mort d’environ 150.000 personnes par an uniquement au Royaume-Uni.

« La plupart des dommages attribués au cannabis découle de l’interdiction elle-même, en particulier les problèmes sociaux qui surgissent après une arrestation et un emprisonnement », a poursuivi le rapport.
« Ce n’est que par la réglementation du marché que nous pouvons mieux protéger les jeunes des drogues encore plus dangereuses », a-t-il affirmé, soulignant que l’interdiction du cannabis n’a eu que peu, voire aucune conséquence sur l’approvisionnement et a transformé ses consommateurs en criminels.


Source : AFP et Reopen911



Aucun commentaire: