mardi 21 octobre 2014

La guerre, rien que la guerre


"Les Etats Unis sont le seul gagnant, que vous le vouliez ou non… En effet, avec Kobane ils légitimisent leur opération contre l’EI aux niveaux international et régional, ils trouvent un ‘partenaire’ absolument stratégique avec les Kurdes de Turquie, et ils savent pouvoir librement dicter leur position au PYD… Avant l’offensive sur Kobane, Reuters avait révélé que les Etats Unis envisageaient d’armer les organisations kurdes de Syrie à la condition préalable qu’ils « rompent leur alliance avec Assad ». Et cette exigence n’est bien sûr pas nouvelle car, ainsi que l’a révélé Foreign Policy, Washington poussait les Kurdes en ce sens depuis plus de deux ans." The angry arab



"Le nouveau secrétaire-général de l’Otan, l’ancien Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, s’est récemment rendu à Ankara. L’Arabie saoudite a déjà voté en masse en faveur de la zone d’exclusion aérienne tampon. Même son de cloche du côté du général François Hollande, ce faux-fuyant pitoyable qui fait office de président en France". Pepe Escobar



"Les fondateurs des Etats-Unis ont à maintes reprises exprimé une sévère méfiance face à une armée permanente. L’armée telle qu’elle existe aujourd’hui et son plan pour une guerre mondiale représentent une hideuse réalisation moderne de leurs pires craintes. L’application de cette doctrine de la guerre totale est entièrement incompatible avec les droits démocratiques et un gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis. Elle nécessite la répression impitoyable de toute opposition politique et de toute lutte sociale organisée par la classe ouvrière américaine.
Il n’existe, au sein de l’establishment dirigeant américain et de ses deux partis politiques, aucune opposition sérieuse empêchant de mener à son ultime conclusion la militarisation de la vie à « l’intérieur du territoire » américain. Le contrôle civil de l’armée est devenu lettre morte, les politiciens courbant systématiquement l’échine devant les généraux en matière de politique, tant étrangère qu’intérieure". Bill Van Auken et David North



Point de vue arabe sur la Syrie 


par Dakichia Dqaqcha

Le 20 octobre 2014


La guerre en terre syrienne et contre la Syrie. Les affrontements destructeurs au Nord du pays, tandis que le Sud du pays des escarmouches sporadiques surviennent de temps à autres. Deux aspects qu’il s’agit d’analyser, puisque les buts recherchés dans l’un plus que dans l’autre sont dangereuses pour la stabilité de la Syrie. Nous devons nous concentrer sur les bruits venant de aïn el-arab, ville syrienne limitrophe à la frontière turque, actuellement en bataille violente contre le terrorisme Daeach sans tourner le dos à la zone du Golan syrien occupée par l’entité sioniste depuis la guerre de 1967, où des préparations visibles, à partir de la bande de terre de séparation du Cessez-le-feu de la guerre de 1973 entre la Syrie et cette même entité sioniste. 

Une nouvelle agression à grande échelle est déjà en préparation par l’entité sioniste, qui sera directement soutenue par ses mercenaires terroristes de la mouvance d’Al-Qaïda, précisément Jabhet El-Nousra, et par les soi-disants opposants syriens modérés et armés en même temps sur le terrain de bataille en Syrie, et sur la scène international par des traîtres qui les représentent et que l’on entend souvent faire des déclarations auprès de responsables sionistes à l’intérieur même de la Palestine occupée, ou dans les Capitales européennes dans les milieux juifs sionnistes, comme l’AIPAC, le CRIF et bien d’autres ... Nous avons donc deux zones sur le territoire syrien qui risquent d’être les lieux où les puissances hostiles à la Syrie seront présents pour les utiliser en fonction des rapports de forces entre le camp de la résistance et le camp adverse. 

Les mass médias occidentaux nous inondent d’informations sur ce qui se passe à aïn el-arab au Nord de la Syrie, pour nous faire oublier sur ce qui se trame au sud de la Syrie, à sa frontière avec la Palestine occupée, fermes Chabaa libanaises occupées, Golan syrien occupé, proche d’El-Quneitra, ville syrienne libérée en 1973 par le président Hafez el-Assad, père de Bachad. En fait tout ce que manigance l’entité sioniste est tenu volontairement sous silence par les médias officiels de l'occident. Il ne faut pas oublier que le véritable danger qui menace la Syrie ainsi que toute la région est bien Israël avec son installation coloniale en Palestine depuis 1948. Israël est la tête de la vipère, est la tumeur maligne dans le corps arabe, avec ses métastases répondus dans tout le corps arabe, il peut atteindre n’importe quel organe qu’il veut, sauf lorsqu’il est combattu par de l’ozone. 

Il faut souligner la relation toute particuliere d’Israël avec les états-uniens, contrairement aux autres alliés qui obéissent au doigt et à l’œil aux ordres des états-uniens. Par contre dans le cas israélien, ce sont les israéliens qui de temps à autre mettent les états-uniens devant un fait accompli que les états-uniens doivent assumer et qui les obligent à se ranger du côté des israéliens. Par exemple, nous avons l’agression contre l’Egypte du temps de Gamal Abdel Nasser en 1967, la guerre des 6 jours, où les israéliens font dire au Président des USA d"alors, Monsieur Johnson, avant les débuts de la guerre, de transmettre au secrétaire général de l’URSS, qu’ils ne seront pas les premiers à attaquer l’Egypte et la Syrie les premiers, et, lorsque le responsable soviétique, Monsieur Brejnev obtint l’assurance du Président égyptien de ne pas être le premier attaquant, et bien c’est l’entité sioniste qui a profité de cette avantage pour attaquer la première sur tous les fronts, Syrie, Egypte, Cisjordanie, El-Qods, mettant ainsi les USA devant un fait accompli, sans que les USA ne se soient retournés contre Israël pour qu’elle rende les terres occupées. 

Un autre exemple au Sud du Liban, en 1982, alors qu’il y avait un accord avec le Président états-uniens Ronald Reggan, que les troupes sionistes ne dépasseront pas la limite du fleuve Litani, au lieu de cela, ils parvinrent jusqu’à Beyrouth, encore une fois, et les USA furent mis devant un autre fait accompli, sans que les USA ne leur tiennent rigueur; à croire, qu’il y a connivence entre eux et c’est ce qui est certain, étant donné ces deux exemples cités, Israël est la seule entité capable d’entrainer les USA dans n’importe quelle aventure, d’où son danger particulier, comme attaquer l’Iran et obliger les USA de suivre l’aventure.


Dire qu’Israël ne veut pas de groupes islamistes à ses limites territoriales, n’est pas crédible. Il n'est aucune autre priorité pour l'entité sioniste que l'obsession de la menace représentée par l’Iran, du fait de la maîtrise des techniques nucléaires que l’Iran est en train de développer, sous entendu la possibilité des armes nucléaires que les iraniens peuvent construire ou auraient déjà construites. Le danger iranien pour cette entité sioniste, commence par le Hezbollah au Liban, et la République Arabe Syrienne dirigée par l’actuel pouvoir politique. Que ce pouvoir soit remplacé par un Chaos, comme en Libye, est souhaité par les israéliens. Ainsi toute agression depuis le sud de la Syrie est beaucoup plus dangereuse pour la sécurité de la Syrie, que ces escarmouches du côté d’Erdogan Tayyib, pour des raisons politiques et géostratégiques connues, puisque Damas en fait est mal placée comme Capitale du Pays. Proche du Liban, de la Jordanie, de la Palestine occupée, Hama comparé est mieux situé. D’où la multitude des fronts terroristes encerclant Damas, Jordanie, et l’entité sioniste depuis le sud, Le Liban de Hariri, depuis l’Ouest, et le nord ouest, , comme la ville de Douma, ouest sud, proche du Qalamoun. D’où la concentration militaire de l’armée arabe syrienne autour de Damas, ce qui donne une impression que le côté turc et irakien est un peu abandonné. C’est donc le sud de la Syrie, où se trouve la tête de la vipère israélienne. Même si ce qui se passe à aïn el-arab contient un danger pour la Syrie, un danger américain, turc, mais le danger au sud de la Syrie est plus grave, car il provient de l’entité sioniste, seule capable de commettre l’irréparable et mettre les USA devant un nouveau fait accompli, qui les obligerait encore une fois à la suivre dans son aventure, puisqu’ils doivent la défendre pour ne pas disparaître. 


En fait de compromis, s’engager dans une guerre sans l’avoir planifiée, profiter d’une opportunité, a été de tout temps une politique américaine suivie par le Président vis-à-vis du Congrès américain qui est toujours partant en guerre partout dans le monde. C’est donc pas seulement ce que veulent les états-uniens dans la région du Moyen-Orient arabe, mais prioritairement ce que cherche cette entité sioniste, puisqu’elle est capable d’entraîner les USA dans l’aventure pour réaliser ce qu’elle cherche à réaliser. Ce qui suppose une implication encore plus directe du roi jordanien contre la Syrie, puisque l’entité sioniste utilisera autant qu’elle peut, des caches sexe tels les pays du Conseil de Coopération du Golfe arabo-persique, la Turquie pour atteindre ses objectifs. Tout ce que je viens d’évoquer est une orientation logique pour tous ceux qui veulent faire tomber l’état syrien, comme les saoudiens qui veulent que Damas tombe et non aïn el-arab. 

Cependant, côté de la résistance Hezbollah, de l’armée arabe syrienne, de l’Iran, les règles de jeux n’ont pas changé, c’est ce qui a été prouvé dernièrement aux fermes Chaba par le Hezbollah contre Tsahal, faisant la démonstration dissuasive qu’elle sera dangereuse pour l’entité sioniste, pour son existence même; cet élément Hezbollah a également incité le Roi de Jordanie de ne pas oser aller plus loin dans sa connivence notoire avec Israël, les pays du CCG, et les états-uniens contre la Syrie, et à plutôt attendre pour voir comment vont évoluer les événement avant de lâcher son armée dans cette aventure vers Damas. 

Les victoires de l’armée arabe syrienne autour de la grande banlieue de Damas, jusqu’aux abords de Douma sur le point de tomber, va complètement ruiner cette construction stratégique militaire pour prendre Damas. En réalité il est très difficile d’attaquer Damas avec ses millions de syriens patriotes qui ont fait la démonstration de leur soutien à leur gouvernement syrien, dès le départ des événement en 2011. Un soutien qui n'a pas cessé et est devenu encore plus fort durant ces trois années et demi. Il faut ajouter à à tout cela les milliers de volontaires renforçant l’essentiel de la défense dont dispose l’armée arabe syrienne qui considère Damas comme le symbole de l’état syrien, ce qui n’empêche pas que chaque parcelle du reste de la terre syrienne est sacrée. 

Ce sont la haine et l’aveuglement des impérialistes américains, des sionistes israéliens, de la Turquie d’Erdogan, des Cheikhs du CCG, et d'une partie du monde occidental contre la politique syrienne, et  plus particulièrement contre le Président Bachar el Asad, qui les poussent à croire que même le peuple syrien hait son propre président, et donc, que la population de Damas elle-aussi n’aime pas le Président du pays, et que par conséquence Damas serait facile à faire tomber, puisqu’elle accueillerait les « opposants armés modérés, conduits par les forces mercenaires et les armées étrangères les bras ouverts avec des fleurs, et ainsi faire tomber le Président Bachar al Assad. Il n’empêche néanmoins qu’il reste un danger à considérer sérieusement car il y aurait mort d’homme si cette tentative avait lieu, et à partir de là, Israël est capable de se lancer dans une aventure de ce gentre quitte encore une fois à y entraîner les USA. Ceci dit, le plan existe, le danger aussi, et au moindre faux pas de l’état syrien, ils ne manqueront point de l’exploiter. L’état syrien déjoue ce conflit avec machiavélisme, c’est à dire d'une manière très tactique, sans aller jusqu’aux moyens criminels pour justifier le résultat, en mettant au point une stratégie bien construite « Ma Natlagu ma fi yadi, ma tab’baa ma fil Ghar ». Imaginez sue toutes les forces militaires syriennes se soient dirigées sur aïn el-arab et laissé la banlieue de Damas telle qu’elle. Que se serait-il passé avec ce front menaçant autour de Damas?  Le général américain en retraite Eric Franc Conan a dit, à propos de Bachar el-Asad,  qu’il leur a fait ressentir leur nullité militaire par le génie tactique et stratégique qu’il a déployé depuis le départ des troubles provoqués en Syrie alors que l’on croyait venir à bout de lui et de son armée en quelques mois, comme ce fut le cas en Libye. Ils ont affaire à un état qu'il n'est pas facile de vaincre. Un état puissant. Cependant les USA n’ont pas vraiment coutume de contrer les sionistes israéliens dans leurs nombreuses aventures guerrières, comme cette toute dernière où ils ont cru pouvoir vaincre définitivement les groupes combattants palestiniens à Ghaza, et finalement, les choses n’ont pas tourné à l'avantage de l'entité sioniste, bien au contraire. Ils se sentent à l'abris car ils pensent avoir les moyens, de par leur puissance militaire sans égale, de se trouver à la hauteur de n’importe qu’elle situation créee par l'initiative criminelle de l'État sionistes contre Ghaza qui n’a même pas été condamné par le conseil de Sécurité de l’Onu, en raison du véto états-uniens, français et anglais.

Cette position de tolérance envers un Israël utilisant les services des mercenaires de l'organisation Jabhet el Nousra -financés par les pays du CC du Golfe arabo-persique, -  est considérée comme force essentielle pour  en terre syrienne - bien que les saoudiens eux-mêmes lui préfèrent leur groupe du nom de Front islamique. Cela ne dérange pas l’entité sioniste, même si les russes et les chinois à la dernière conférence de Paris, maintiennent que Jabhet el-Nousra est inscrite dans la résolution 2170 comme groupe terroriste. Si c’était cette organisation terroriste qui venait remplacer l’autorité de Bachar el Assad - au cas où un coup d’état réussirait contre lui -  cela provoquerait une guerre civile sans fin en Syrie, car le peuple syrien n’est pas du type qui accepte ce genre de mercenaires pour le gouverner, et cette situation catastrophique conviendrait parfaitement à l’entité sioniste : un état syrien faible ressemblant à celui de la Libye actuelle. Cependant la préférence penche plus vers cette armée dite libre syrienne, qui est leur propre produit. Pour l’état syrien, toute cette mouvance et ses dérivés constituent un terrorisme qu’il faut combattre jusqu’au bout et selon le droit international. Maintenant un véritable tremblement de terre pourrait survenir en cas d’attaque sioniste contre la Syrie. Le Hezbollah entrerait  dans en Palestine occupée par Hébron, tandis que Damas serait protégé et pratiquement hors d'atteinte pour les bandes terroristes armées par l'alliance. La tâche consisterait pour l’armée arabe syrienne à nettoyer el-Ghouta ouest, et d’en finir avec la présence terroriste à Douma, pour mettre un terme à jamais contre toute tentative d'approcher de Damas, en coupant toutes les possibilités d'encerclement de la banlieue de Damas. (  http://youtu.be/TGRoie8tf8o ) 

Maintenant voyons ce qu'il en est du côté turc. Les résolutions 2170 et 2178 ont renforcé la présence syrienne dans le monde, présence qui était souvent boycottée par les pays occidentaux qui ont retiré leurs ambassadeurs, sans toutes fois couper les relations diplomatiques. La lettre de John Kerry au Ministre des Affaires étrangères de la Syrie, Walid el Mousalem, par l’intermédiaire du Ministre des affaires étrangères d’Irak, prouve bien qu’il y a prise en considération par les USA de l’état syrien en tant qu’état souverain. La nuance qu’il faut noter dans la politique américaine conduite par les démocrates, c’est que le secrétaire d’état chargé des affaires étrangères donne ses faveurs à la Turquie, choyée par les français et les anglais pour ses positions radicalement belliqueuses vis-à-vis de la Syrie, tandis que la Maison Blanche, le Pentagone préfère la "politique réelle" (real politic), ce qui se traduit par un dualisme contradictoire, c'est à dire un mélange de déclarations extrémistes et de déclarations modérées.

 S’il y a maintenant une certaine aggravation dans les relations entre russes et américains, suite aux événements ukrainiens, n'est-ce pas pas à cause des sanctions économiques imposées par les états-uniens eux-mêmes que les pays occidentaux leurs alliés sont obligés d’appliquer et qui ont été prises pour obliger la Russie à suivre l’orientation politique des USA ? Sanctions qui n'ont pas pour but de trouver une solution aux troubles en Ukraine. La patience russe en réponse, n’a fait jusqu'ici que sauver les européens contre leur propre volonté de se jeter dans le piège tendu par les USA. Toutes les propositions américaines à négocier n’ont abouti qu'à réaliser les propres intérêts US, alors que depuis le début de ce conflit, les russes proposent de vraies solutions à leurs collègues européens, prenant en considération leurs intérêts logiques, pour trouver une balance équitable et une réciprocité respectueuse.

 Ces associés européens, contraints par les USA d’appliquer les sanctions contre la Russie, affirment pourtant que ces sanctions ne feront qu'aggraver problème posé. Mais aussi, ils veulent obliger la Russie à ne pas intervenir en Ukraine ni ailleurs et à suivre le point de vue de l’Occident. Cette manière de procéder colonialiste, est complètement dépassée de nos jours, estime la Russie, qui fut la manière habituelle de procéder durant les siècles passés, n'a plus de raison d'être plus pour la Fédération de Russie actuelle. Même si les relations diplomatiques sont arrivées à une impasse, même si les russes tentent toujours de ne pas tomber dans le piège de la confrontation directe, les USA par contre cherchent toujours d’amplifier les événements pout leur propre bénéfice et voudraient en outre sanctionner les pays qui n’acceptent pas leur point de vue, et osent même sans honte aucune mettre en avant "leurs procédés démocratiques". Mais dès qu’il s’agit du droit international et du respect de ce droit, ils abandonnent toute intention démocratique, en tournant le dos dédaigneusement. La politique étrangère russe s’appuie sur les principes du respect du droit international et elle donne la priorité à la stabilité des états sur ses propres intérêts, c’est ce qui cadre la politique russe vis-à-vis des questions politiques régionales, continentales, et internationales, précisément sur tout ce qui se déroule en Syrie, en Ukraine, en Libye et dans le monde arabe. C’est ce qui explique ce changement de ton, cette aggravation qui se manifeste dans la diplomatie syrienne vis-à-vis de la menace turque de vouloir violer le territoire syrien à aïn el-arab, puisque la Syrie fait partie désormais elle même dans camp de la résistance, composé par la Russie, l’Iran, et le Hezbollah face aux USA, à ses alliés occidentaux et à leurs laquais que sont la Turquie et la CCG.



Source : Mounadil al Djazaïri

A lire : Le business des armes s'envole, par Manlio Dinucci

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