mardi 23 septembre 2014

Bombardements US. en Syrie (Pachwork d'articles éclatés)


Cet essai non conventionnel sur la situation actuelle de la Syrie n'est pas un article à proprement parler puisqu'il a été "façonné" à partir de plusieurs articles méticuleusement sélectionnés dont les sources ont été recoupées et vérifiées autant qu'il est possible de le faire. L'auteur de ce montage aurait pu aisément re-rédiger cet ensemble hétéroclite de provenances très éloignées les unes des autres, en complétant sa rédaction de citations et références issues de sa patiente collecte. A quoi bon camoufler les pistes en déformant la pensée et la voix d'une résistance - certes très disparate et contradictoire - au nouvel ordre mondial laquelle s'organise cahin-cahan par le biais de la Toile depuis le 11 septembre 2011.  Il ne prétend pas non plus à l'objectivité puisque, depuis belle lurette, il ne se fait guère d'illusions quant aux intentions démocratiques de l'armada pro-occidentale qui, avec des prétextes tous plus ou moins hypocrites et loufoques les uns que les autres, n'a eu de cesse, depuis la seconde guerre mondiale et sa renonciation officielle à ses colonies de s'approprier, à travers ses multinationales et ses institutions financières corrompues, le maximum de biens et de richesses planétaires tout en dégradant l'environnement, les droits et libertés des peuples (les siens y compris) ainsi que le potentiel extraordinaire du travail humain et de la créativité collective. En dépit des murs aveuglants dressés de toutes parts avec l'aide des bétonneurs et des falsificateurs de l'information propagandiste, des brèches s'ouvrent de toutes parts et laissent passer les rayons affolants de la vérité. André Chenet

« Le recours à la force n’est légal [au plan international] seulement quand il s’agit d’un cas de légitime défense [contre une attaque armée] ou avec l’autorisation [formelle]  du Conseil de sécurité de l’ONU. » Ban Ki-Moon (1944-), Secrétaire général des Nations Unies, 2013.

"La Syrie n’a jamais connu un tel mépris de l’être humain !
Et l’Occident et ses laquais du Golfe prétendent débarrasser son peuple d’une dictature ?
Pourquoi donc ne connaissions-nous pas la peur avant mars 2011 ?
.../...
A-t-on jamais vu dans l’Histoire humaine une « armée libre » faire exploser des trains, détruire des gazoducs, des oléoducs, des réseaux d’électricité, brûler les immeubles, les biens publics, piller des camions transportant du sucre, du riz ou du mazout, au détriment de son peuple ? A-t-on jamais vu une « armée libre » assassiner les techniciens, médecins, scientifiques, et professeurs d’Universités ; enlever leurs frères et sœurs pour ensuite demander à leurs pauvres parents une rançon en contrepartie de leur libération ?
.../...
ce n’est pas l’amour de la démocratie qui fait se précipiter les princes du pétrole et les dirigeants occidentaux de l’occupation pour organiser les bandes armées, encenser la façade syrienne émigrée, et acheter les décisions de la Ligue arabe.
Cette démocratie n’est qu’un papier d’emballage trompeur, enveloppant un projet de réorganisation de la carte de la région par la force ; et qui vise à arracher la pierre syrienne du mur de la résistance arabe. Ces propositions sanglantes cachent la stratégie occidentale sioniste et protègent les crimes des bandes armées..../...
Il est donc impossible d’imaginer un État syrien coupé de son Histoire et de sa mémoire ! Impossible car le peuple porte sa mémoire dans son âme ; ce ne sont pas des pages de livres d’histoire. Il y a là un fossé entre des millions de Syriens fiers de leur Histoire, et une poignée d’intellectuels inconnus avant que les médias occidentaux ne leur battent les tambours, et ne les poussent en avant comme des « représentants légaux » de la Syrie, le Qatar ayant financé leurs réunions, leurs hôtels et leurs déplacements...Nadia Khost (Ecrivaine syrienne)


Bombardements US. en Syrie (Pachwork d'articles)


Introduction 

Depuis le début des années cinquante, au moment où le chef de la CIA à Munich pris conscience de l’utilisation efficace des djihadistes radicaux issus de l’Union soviétique par le ministère du Reich aux Territoires occupés de l’Est de Gerhard von Mende  [1], les renseignements américains ont cherché à utiliser le fanatisme islamiste radical à leur avantage. Dans mon dernier livre, j’ai appelé cela Amerika Heiliger Krieg. L’alliance des forces dites chrétiennes américaines avec les Salafistes pour tuer et détruire fut justifiée par la marque particulière d’une mission sanctificatrice auto-attribuée. En réalité, l’alliance entre la CIA et l’Islam radical n’a jamais été sainte et les événements d’ISIS le démontrent.
La création par la CIA des combattants de la liberté qu’étaient les moudjahiddines sunnites en Afghanistan après 1979, avec l’aide essentielle d’un Saoudien nommé Oussama Ben Laden, pour chasser l’Armée rouge d’Afghanistan, ne fut que le début de décennies de manipulation de mouvements de musulmans fanatiques, en guerre sainte, destinés à mener une guerre conforme à l’agenda géopolitique de certains cercles de Washington. Les combattants musulmans étaient parfois de simples mercenaires, parfois des sunnites wahhabites ou des dévots salafistes. L’essentiel pour ceux qui les soutenaient à Washington était que les dJihadistes tuent les bons ennemis.
Les origines d’EIIL remontent directement à Al-Quaïda, fabriqué par la CIA et au rôle qu’ils ont joué dans le renversement sauvage de Muhammar Khaddafi en 2012. Le dirigeant des rebelles libyens a plus tard reconnu que ses combattants incluaient des djihadistes liés à Al-Quaïda, ayant combattu les États-Unis et les Britanniques en Irak. Ces djihadistes irakiens provenaient d’Al-Quaïda en Irak, le précédent nom d’EIIL, avant qu’il ne soit renommé par la CIA. Avec l’assistance des services de renseignement américains et de l’Otan, leur soutien aérien, les rebelles libyens d’Al Quaïda ont capturé Khaddafi et l’ont sommairement exécuté dans la rue, tout en chantant avec enthousiasme Allah Akbar, dans une tonalité très démocratique ... près le renversement de Khadafi par les États-Unis grâce aux couvertures française et britannique, les dépôts de munitions furent pillés et des quantités massives d’armement furent envoyées aux rebelles libyens en Syrie, dont des missiles antiaériens et antichars. Ces armements transférés en Syrie via la Turquie, membre de l’Otan ... Les armes libyennes arrivèrent le 14 septembre 2012, trois jours seulement après que l’ambassadeur Chris Stevens a été tué, lors de l’attaque du Consulat américain à Benghazi. Au même moment, des combattants dJihadistes, en provenance de Libye, commencèrent également à s’introduire en Syrie avec, parmi eux, des commandants expérimentés, qui avaient combattu sur de multiples théâtres d’opérations. William Engdahl. (Lire l'article complet sur Mondialisation.ca/)







La stratégie ambivalente de l'Occident

Le 22 septembre 2014 : Le chef de la coalition nationale de l'opposition syrienne Hadi al-Bahra a appelé lundi la communauté internationale à mener des frappes aériennes "immédiates" contre les jihadistes de l'organisation Etat islamique, qui ont lancé une offensive dans le nord-est de la Syrie."Nous devons lancer des frappes aériennes en Syrie immédiatement. Pendant que nous parlons, des centaines de milliers de civils dans le nord de la Syrie sont prisonniers d'un siège brutal mené par l'EI", a déclaré M. al-Bahra lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. (Assawra)


La France, qui intervient militairement en Irak, n’est pas impliquée dans l’opération en Syrie. Lundi, le chef de la diplomatie Laurent Fabius avait réaffirmé devant le centre de réflexion CFR (Council on Foreign Relations) à New York : 
« En Irak, nous participons à l’opération de soutien aérien, en Syrie nous aidons l’opposition. C’est notre position et elle ne change pas. Il est possible d’agir en Syrie mais, la France ne peut pas tout faire. » Le Monde
«Je peux confirmer que l'armée américaine et des forces de nations partenaires mènent une action militaire contre les terroristes de l'EIIL (Etat islamique) en Syrie au moyen d'avions de chasse, de bombardiers et de missiles Tomahawk», a indiqué lundi soir (23 septembre 2014) le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby..
Pendant que les rafales français bombardent les forces du groupe État islamique en Iraq (EI ex EIIL, dit encore Daesh ou ISIS :
LES FORCES AÉRIENNES US bombardent leurs (Ex ???) alliés islamistes en SYRIE ET CECI POUR L'INSTANT AVEC L'ACCORD CONTRARIÉ DU GOUVERNEMENT SYRIEN qui a pourtant ré-affirmé sa capacité à venir à bout du terrorisme  des pays pro-occidentaux (Émirats, Israël et Turquie compris). 

Syrie: les Etats-Unis et les pays arabes frappent la ville de Raqqa
C'est la première fois que les Etats Unis bombardent le territoire syrien. ce sont les localités autour de Raqa dans le nord de la Syrie qui ont été prises pour cible". ces frappes interviennent sans mandat de l'ONU  . l'ambassadrice US à l'Onu a annoncé que l'objectif ultime de ces frappes consiste à provoquer la chute du régime Assad... . Le fameux observatoire des Droits de l'Homme syriens basé à Londres l'OSDH affirme de son côté que les frappes contre Raqqa ont essentiellement visé la plus iimportante base de Daech dans la zone, un poste de surveillance et les bureaux appartenant aux terroristes

Les Etats-Unis et leurs alliés arabes ont frappé une vingtaine de positions de l'Etat islamique sur le territoire syrien, rapporte mardi la chaîne TV Fox News citant des responsables US désireux de garder l'anonymat : "l'aviation américaine bombarde, en lieu et place des positions de Daech, celles appartenant à l'armée nationale irakienne et aux forces volontaires dont le Hezbollah" !! C'est le site Al Massala qui rapporte cette information ... ", les objectifs recherchés par les Etats Unis et leurs alliés arabes sont parfaitement clairs, ils veulent une emprise totale sur tous les Etats souverains de la région, leur démembrement , l'affaiblissement de leur armée. En Irak, ils cherchent surtout la disparition de l'armée nationale et de tous les corps mobilisés de volontaires comme le Hezbollah, Saraya al Islam, et les forces populaires " ... La réalité est que l'axe de la Résistance est la seule partie qui s'oppose effectivement au complot terroriste et qui est capable de sauver l'espace géographique et géostratégique de la région" !! Radio iranienne française

L'armée américaine et ses "partenaires" ont mené pour la première fois, tôt mardi matin, des raids contre des positions du groupe Etat islamique en Syrie, ouvrant un nouveau front contre les jihadistes extrémistes, rappelle ITAR-TASS. Selon un responsable du Pentagone, les raids visaient principalement des positions de l'EI à Raqqa, qui est de facto le centre du pouvoir de l'organisation, ainsi que des cibles sur la frontière, très poreuse, entre la Syrie et l'Irak. La province de Raqqa est le principal bastion de l'EI en Syrie, l'organisation contrôlant également la plupart de l'est du pays, notamment la province pétrolière de Deir Ezzor et une large portion de la frontière avec la Turquie.  La Voix de la Russie








Conclusion


Il est nécessaire de rappeler la déclaration du ministre syrien, M. Walid Mouallem, se résumant à dire que toute opération aérienne sur le territoire syrien, sans coordination préalable avec le gouvernement syrien, sera considérée comme une agression nécessitant une réponse défensive légitimeLes États-Unis dans leur prétendue guerre contre le terrorisme, qu’ils ont couvé pour frapper la Syrie, ont choisi de continuer à entrainer, à armer et à financer encore plus de groupes terroristes pour la démolir et l’empêcher de se récupérer. Ils habillent leurs agents et leurs mercenaires de mille masques, avec la collaboration des gouvernements turc, qatari et saoudien embourbés dans le terrorisme takfiriste jusque par-dessus la tête. Ce qui confirme que « l’alliance de Jeddah » n’a pas pour but d’endiguer le terrorisme ou de l’anéantir, mais de le réemployer ! D’ailleurs, les dérobades turques et les réticences britannique et allemande sont venues compléter l’image floutée de la situation...
Certes, la visite de M. Staffan de Mistura [nouvel émissaire de l'ONU pour la Syrie] à Damas et sa rencontre avec le Président Bachar al-Assad mettant l’accent sur la priorité de la lutte contre le terrorisme, parallèlement avec la tenue de la conférence carnavalesque de Jeddah, a suggéré à beaucoup d’observateurs que les États-Unis tentaient de rassurer Damas. Certains vont même jusqu’à croire qu’ils se sont enfin décidés à dompter leurs agents avant de modifier leur langage envers l’État syrien.
Mais l’Histoire nous pousse à toujours tenir compte des mauvaises intentions US et à nous comporter sur cette base en premier lieu. Et si jamais il fallait serrer des mains et sourire, il n’est pas interdit de montrer ses crocs, comme la Syrie sait le faire face au loup américain et à ses hyènes régionaux, quand il le faut ! Ghaleb Kandil


"La production de pétrole et de gaz, la construction d’un oléoduc et les approvisionnements en gaz vers l’Europe sont des facteurs importants qui peuvent en partie expliquer les frictions politiques et les conflits actuels au Moyen-Orient. Cela nous aide à comprendre pourquoi tant de gouvernements veulent renverser le gouvernement syrien de Bachar al-Assad. Toutes ces intentions, ouvertement déclarées ou camouflées, n’e feront qu’accroître le chaos au Moyen-Orient."



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