mardi 26 août 2014

Réinventer la république





"Si l'assemblée constituante s'est montrée digne du peuple qu'elle représentoit, c'est, peut-être, lorsque d'un côté elle ferma à ses membres l'accès du ministère et des places dont le pouvoir exécutif dispose; et que, de l'autre, elle décréta qu'ils ne pourraient être réélus à la seconde magistrature. Cette double disposition eût épargné à la France bien des maux et des crimes. In "Le défenseur de la constitution" de Maximilien Robespierre

"Je vais me mettre en pointe pour aider à la formation d'un mouvement pour la VIe République, mouvement qui rassemblera tous ceux qui veulent cette république de progrès et de prise du pouvoir par les citoyens" 
Jean-Luc Mélenchon

“Le monde, les relations sociales ont changé. L’accès généralisé aux études supérieures, l’ouverture des horizons géographiques, l’info largement diffusée ont contribué à bouleverser notre société. Ajoutez à cela le phénomène de la précarisation. Incroyablement, le seul truc figé c’est la politique. On reste avec des politiques qui infantilisent les électeurs, finalement. Sans compter une défiance vis-à-vis des jeunes, qui, eux sont de plus en plus angoissés. La Ve république, finalement, c’est la grande messe tous les cinq ans et pendant ce laps de temps, les électeurs n’ont quasi aucun droit. J’ai envie d’une exubérance démocratique. C’est ça la 6e République pour moi.” Bastien François


CE N’EST PAS AUX POLITICIENS DE RÉDIGER LA CONSTITUTION DE NOTRE RÉPUBLIQUE. C’EST AU PEUPLE. 
LA CONSTITUTION SERT A PROTÉGER LE PEUPLE DES ABUS DE POUVOIR, A LIMITER NOTRE IMPUISSANCE POLITIQUE, A EMPÊCHER LES ÉLUS DE PRENDRE DES DÉCISIONS SANS NOUS CONCERTER.



Pour une république du peuple


1 - L'obsolescence de la Vème république.


La France semble en panne d'idées, d'imagination et de ressources. Après la déconfiture du premier gouvernement Valls, François Hollande récidive et reconduit un premier ministre borné qui n'a visiblement pas su tenir les rênes de son équipe gouvernementale. Dernièrement, la position intenable du chef de l'État fut symbolisée de façon cocasse par les images quasi prophétiques d'un chef de l'État d'une "Patrie échouée" complètement inaudible sous une pluie battante à l'île de Sein, c'était lundi dernier, le 25 août, le lendemain même où J.L. Mélenchon lui prédisait un désastre. Cette situation à peine croyable, n'aura pas manqué d'illustrer la débâcle en cours avec son lot de chômage ascendant, ses affaires minables à la petite semaine  et l'affaissement en pâte de guimauve d'une économie sous perfusion. Les seules nouvelles tenues pour positives nous parviennent de la Bourse, et des institutions financières dont notre Président se proclamait, juste avant d'être élu, l'ennemi juré. Récemment, le patron des patrons du Medef n'a pas manqué de le féliciter en mentionnant que la politique menée actuellement va plutôt dans le bon sens (entendons dans le sens des intérêts des patrons et non dans celui du pays). Le petit peuple, lui, ne s'y trompe guère qui accueille chaque déplacement du Président solférinien avec des quolibets pas piqués des vers. Par contre, le carnage du corps social, entrepris depuis quelques lustres par le FMI et ses sbires européens, attire les hordes de hyènes à l'affût. Le FN de la fille du Cyclope  se tient en embuscade et sent un vent délétère tourner en sa faveur. Les médias auront réussi l'exploit de réhabiliter dans la patrie des Droits humains un parti qui a toujours fait son fond de commerce de la haine, du racisme et d'un chauvinisme des plus abjects (les français ont vraiment perdu la mémoire !). Qu'à cela ne tienne, dans toutes les histoires pour enfants, il y a des ogres, des grands méchants loups et des vilaines croque-mitaines au sourire vorace. Nous ne succomberons pas aux vapeurs de cette morale nauséabonde remontant des pires périodes de l'Histoire du XXe siècle. Les combines de cuisine électoralistes ne nous intéressent pas, mais alors pas du tout. De l'UMP et de son petit caïd de série B, du PS et de sa poule mouillée caquetante, du FN et de son hégérie de ménagerie jusqu'au cercueil pétrifié d'un PC obsolète, tout se tient parfaitement. Au fond, ils ne sont que des pièces détachées mais complémentaires d'un système à bout de souffle, par ailleurs définitivement irréformable. Avec le temps ils sont devenus complices les uns des autres par trahisons successives accumulées. Nous ne voulons plus de tous ces professionnels de la politique, élus à vie. Ils nous ont déjà coûté trop cher, ils ont ruiné tout ce qui fait la noblesse des idées et des utopies, de leur mise en oeuvre.  Ils ont tué dans l'oeuf, de la Commune jusqu'à Mai 68 en passant par la guerre civile espagnole, les aspirations souveraines des peuples à se libérer du joug de l'argent et de la guerre. 

2- Une république du Bien-Vivre


Nous en sommes arrivés à un tel point d'obsolescence à tous les niveaux de nos institutions républicaines que nous n'avons plus d'autres alternative que d'en passer par la création d'une VIe république constituée par et pour le peuple. Une République dont Mr Montebourg fut, avant d'entrer au gouvernement, un des fervents partisans et qu'aujourd'hui appelle de tous ses voeux, non sans avoir eu auparavant l'élégance de quitter la présidence du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon. Cependant, il va de soi qu'en toute urgence la première mesure que l'assemblée constituante nouvellement élue devra prendre, avant de procéder à la construction co-élaborative de cette République basée sur le principe inaliénable de l'égalité démocratique, sera d'extirper la France des griffes US de l'Otan et de rompre avec l'Europe du grand capital apatride. Sinon à quoi bon se donner tant de mal si ce n'est que pour relooker ce qui existait déjà. Il se pourrait fort bien que François Hollande, dindon de la farce des oligarches qui l'ont cooptés, soit le dernier des Président de notre Ve république en plein naufrage. Maintenant, l'impossible reste à accomplir, fédérer les français autour d'une vision plénière et d'un projet commun et généreux pour changer la vie, pour un monde meilleur.

  Que vive la VIe République ! 

André Chenet




Message de Tristan cabral, poète et co-fondateur du Mouvement pour une VIe République: 

Dans son important discours du 24 août dernier, aux Remue-Méninges du Parti de Gauche à Grenoble, Jean-Luc Mélenchon en appelle au lancement d'un vaste mouvement pour une VIe République. Or, il serait temps de le rappeler, un mouvement pour la VIe république existe depuis 1994 (voir le J.O. du 3 février 1994). Né à Nîmes, il a été représenté à différentes élections dans les départements du Gard, de l'Héraut et de l'Aude. A chaque fois, ses représentants ont récolté environ 5% des voix.
Espérons que nous serons tous unis pour mettre fin à la monarchie républicaine qui a toujours caractérisé la Ve République. 






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