jeudi 14 août 2014

La prophétie de Soljenitsyne




Les "républiques" de Lougansk et de Donetsk ont proclamé leur indépendance en mai dernier à l’issue de référendums non reconnus par les autorités ukrainiennes. L’Union européenne a pour sa part déclaré qu’elle ne reconnaissait pas et n’entendait pas reconnaître à l’avenir les résultats de ces consultations populaires. Kiev a pour sa part déclaré les républiques autoproclamées "organisations terroristes".


La prophétie de Soljenitsyne


"Cette intolérance furieuse dans la discussion sur la question russo-ukrainienne (nuisible pour les deux nations et utile seulement pour leurs ennemis) me fait particulièrement mal parce que je suis moi-même d'origine russo-ukrainienne, que j’ai grandi dans une ambiance imprégnée par ces deux cultures et que je n'ai jamais constaté et que je ne discerne toujours aucun antagonisme entre elles. J'ai eu maintes occasions d'écrire et de parler en public de l'Ukraine et de son peuple, de la tragédie de la famine ukrainienne, j'ai beaucoup de vieux amis en Ukraine, j'ai toujours été au courant des souffrances russes et des souffrances ukrainiennes subies sous le communisme. Dans mon cœur il n'y a pas de place pour le conflit russo-ukrainien et si, que Dieu nous garde, les choses en arrivent aux dernières extrémités, je peux dire que jamais, en aucune circonstance je n'irai moi-même ni ne laisserai mes fils participer à un affrontement russo-ukrainien, quelque zélées que fussent les têtes folles qui nous y pousseraient. "
Alexandre Soljenitsyne, le 18/06/1981
Lire la suite sur :  La Voix de la Russie



L'Ukraine du point de vue de la Russie 

I Catastrophe humanitaire

Selon l'ONU, le nombre de victimes du conflit en l'Ukraine atteint 2086 personnes à l’heure actuelle.
Le nombre total de morts dans ce conflit en Ukraine a presque doublé au cours de deux dernières semaines. Ainsi, pour le 26 juillet 2014, il s’agissait d’un total de 1129 personnes tuées, et pour le 10 août, le bilan des morts s’élevait à 2086 personnes.
En même temps, selon l'ONU, depuis mi-avril et jusqu'au 10 août 2014, environ 5000 personnes ont été blessées.
Depuis mi-avril, les autorités de Kiev mènent une opération spéciale militaire dans l’Est de l'Ukraine pour réprimer les protestations des partisans de la fédéralisation du pays.
SOTCHI, 11 août 2014 à 21h01 - RIA Novosti
Les déclarations de l’Occident, selon lesquelles il n’y a pas besoin d’aide humanitaire urgente dans l’est de l’Ukraine, relèvent d’un cynisme au plus haut point, a estimé lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"Si les rapports des services de presse de Londres, de Washington et (…) de Berlin sur les contacts téléphoniques des dirigeants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne correspondent à la réalité, notamment que les trois leaders auraient admis que le sud-est de l’Ukraine n’a guère besoin d’aide humanitaire urgente, parce que toutes les mesures nécessaires étaient déjà adoptées, il s’agit d’un cynisme au plus haut point", a déclaré le chef de diplomatie devant les journalistes. (RIA Novosti
L’essentiel : pourquoi en spéculant sur la mythique « agression humanitaire » russe on passe sous silence l’extermination par le régime kiévien de 4 millions d’habitants de l’Est du pays, des milliers de civils tués et blessés, des centaines de milliers de réfugiés ? Les habitants de Lougansk, écrit le journal allemand Junge Welt, sont contraints de boire de l’eau des ruisseaux parce que les aqueducs sont détruit et les réfrigérateurs ne fonctionnent pas dans les maisons d’habitation lorsqu’il fait très chaud : 30° C, les centrales électriques sont détruites pendant l’opération punitive de Kiev. C’est ainsi que les autorités « affranchissent » les habitants du Sud-Est des « séparatistes prorusses ». C’est un comportement typique pour l’Occident, estime l’expert militaire Victor Litovkine, chef de la rédaction des nouvelles militaires de l’agence ITAR-TASS.
« L’hypocrisie de l’Occident suscitera invariablement l’indignation, dit Viktor Litovkine. Tous, ils comprennent parfaitement qu’ils cherchent à jouer un mauvais tour à la Russie qui se montre indépendante, souveraine et ne s’incline pas devant la pression étrangère. »
Les capitales européennes n’évoquent pas les référendums engagés en mai à Donetsk et à Lougansk auxquels près de 90% des participants se sont prononcés contre la prise par les forces profascistes du pouvoir à Kiev. Les référendums ont été qualifiés de « scénario » de Poutine. L’Europe démocratique ne prend, semble-t-il, pas en considération le droit de ces gens de réfléchir et d’avoir leur opinion. La voilà – la démocratie à l’occidentale.


II Aide humanitaire

Les bâtons, mis dans les roues du convoi de 280 KAMAZ acheminant de l’aide humanitaire confirment on ne peut mieux la thèse sur le génocide, lancée par les autorités à Kiev contre leur propre peuple. Le caractère civil des chargements reste sans effet sur Kiev, qui fait le feu de tout bois pour ne pas laisser le convoi livrer l’aide là où les gens sont placés en danger de mort. Voici ce que dit Vadim Kolesnitchenko, président du mouvement des droits de l’homme « Ukraine russophone ».
« On peut tirer cette conclusion : ils peuvent faire tout afin de plaire à leurs patrons de Washington, d’obtenir leurs trente deniers de Judas pour l’extermination de la population russophone, de l’orthodoxie, de l’histoire, et en général de l’Ukraine elle-même. Les Européens ne veulent rien savoir de la tuerie sanglante qui se poursuit, ils ferment pudiquement leurs yeux, en attendant que cela se résorbe de quelque façon de lui-même, comme une grossesse de huit mois ».
L’Occident justifie son cynisme par des soupçons que l’aide humanitaire à l’Ukraine ne serve de couvert à une opération militaire russe. De l’avis des experts, cela donne dans la paranoïa. A quoi bon organiser un spectacle aussi grandiose avec ces camions, si vous voulez faire passer secrètement des armes ou commencer la guerre ? 
.../...
A ce jour le principal résultat de l’opération dite anti-terroriste, lancée par les autorités à Kiev, n’est pas du tout un succès militaire, mais la ruine totale dans les régions de Donetsk et de Lougansk. Strictement parlant, quelques milliers de tonnes d’aide humanitaire ne sont qu’une goutte d’eau dans la mer. Avec une telle approche il ne faut pas attendre longtemps pour que la population civile disparaisse des régions rebelles. C’est un véritable génocide, dont les coupables doivent tôt ou tard comparaître devant la justice internationale.

L’opposition entre l’Est et l’Ouest du pays ne se résume pas seulement à un désaccord de certaines régions d’accepter le nouveau pouvoir ukrainien, jugé illégitime et considéré, à tort ou à raison, aux mains d’intérêts étrangers, nationalistes violents et anti-russophones. En effet et malheureusement pour les partisans de la version complotiste occidentale (qui voit la main de Moscou dans la région) la quasi-totalité des hommes armés du Donbass sont vraisemblablement de simples citoyens, majoritairement ukrainiens, inquiets de ce qui se passe à Kiev qu’ils ne reconnaissent plus comme leur capitale du moins sur le plan politique. Il y a bien entendu quelques volontaires russes mais les quelques récits qui filtrent de vie et de mort de ces engagés volontaires ne laissent que peu de place aux fantasmes, comme les lecteurs russophones peuvent le lire ici.
Cette version des faits a été confirmée par le journaliste américain Marc Franchetti, pourtant peu soupçonnable de sympathies pro-russes, après qu’il ait sillonné l’Est du pays, sur le plateau d’une des plus grosses chaines de télévision ukrainienne. Les regards effarés des invités présents sur le plateau traduisent visiblement leur sincère incompréhension de la réalité sur le terrain, une incompréhension sans aucun doute grandement créée par l’intense propagande des médias ukrainiens et de certaines structures qui tentent de préparer le pays à une guerre contre la Russie, comme par exemple les services secrets ukrainiens qui visiblement désinforment jusqu’aux élites politiques de leur propre pays. 


III L'Armée Républicaine de Novorossiya*
Igor Strelkov, commandant les forces armées de l'armée républicaine 
"Cette armée de volontaires, de patriotes, est héroïque. Cette armée se bat, à un contre 100, pour que cette terre du Donbass ne devienne pas une colonie occidentale. Ces valeureux combattants sont dirigés par une très forte personnalité, le commandant Igor Strelkov. Celui-ci, par son génie militaire et par son pragmatisme, leur a permis de résister face aux coups de boutoir d'une horde de dangereux maniaques dotés d’armement moderne dont le fournisseur principal est l'Amérique du Nord. La situation évolue chaque jour. Ce qui saute aux yeux de cette confrontation meurtrière est que l'Armée de la République de Novorossiya ait déjà réussi l’incroyable gageure de freiner l’avancée d'une armée moderne, une armée de métier (ayant dans ses rangs des mercenaires américains), un peu à l'image de cette armée de partisans qui mit en déroute naguère les forces du IIIème Reich pendant la Grande Guerre Patriotique. Ce symbole est au fond du coeur de chacun de ces combattants de l’impossible. Lorsque les informations d'Etat nous parviennent ici en nous distillant ces mensonges permanents d'une soi-disant fourniture d'armes de la part de la Fédération de Russie, nous ne pouvons que sourire. Nous avons les messages de nos jeunes amis français partis se battre là-bas en mémoire. Ceux-là même qui nous demandent des moyens car ils n'ont rien, pas d'argent, pas d'arme, pas de médicament. Une nouvelle fois, nous voyons clairement où est la sincérité, le don de soi et le sacrifice pour une noble et juste cause. Nous n'avons plus besoin de ces lunettes à verres déformants qui nous sont servies par les moyens de communication occidentaux, nos yeux sont clairs et bien ouverts." 
André Chanclu (Fondateur du Comité France-Russie et du Comité France-Dombass)

*(Les républiques populaires de Donetsk et Lugansk ont formé par un accord d'alliance, l’Union des républiques populaires baptisée Novorossya (Nouvelle Russie) lors d’un congrès des partisans de la fédéralisation de l’Ukraine qui s'était  déroulé à Donetsk.)

IV La Garde nationale des putschistes de la Place Maïden

Symboles fascistes
Kiev espère toujours recevoir le soutien de l'Ouest, qui pour sa part continue à garder leur espoir éveillé. Récemment, les États-Unis ont annoncé qu'ils envisageaient d’octroyer 19 millions de dollars pour la formation et l'équipement de la Garde Nationale ukrainienne. Mais les pouvoirs de Kiev ont tort de compter sur l'armement le plus récent. On essaiera de leur donner le moins utile, dit le rédacteur en chef de la revue Défense nationale Igor Korotchenko :
« Aujourd'hui, on accorde de l'aide à l'Ukraine, en effet. Mais cela se fait par voie de la livraison du vieil armement soviétique des pays de l'OTAN qui faisaient autrefois partie du Traité de Varsovie. Ils réalisent ces transferts, sans l’afficher. Mais je soulignerai ceci : l'armée ukrainienne n'est pas prête à utiliser le matériel militaire occidental. Pour cela, il faut des effectifs militaires bien formés, mais l'Ukraine fait la guerre suivant les méthodes d’il y a 30 ans, avec des vieilles armes soviétiques. »

Il n’y a rien d’étonnant dans cette situation dans l'armée, ajoute M. Korotchenko. Le Ministère de la Défense de l'Ukraine est actuellement «une structure entièrement corrompue ». Lorsque les Etats-Unis ont livré en Ukraine 300 000 rations alimentaires sèches, les troupes ne les ont pas reçues. Elles se sont retrouvées sur le marché noir. Donc, le sort de l’armée n’est pas enviable, disent les experts. La catastrophe n’a pas encore éclaté, mais ce n’est qu’une question de temps. Et le temps joue contre Kiev.

La présence d’Américains et de Polonais dans le Donbass n’est plus un secret pour les forces d’autodéfense depuis longtemps. Selon leurs informations, au moins 43 combattants polonais de la société privée ASBS Othago participent aux opérations punitives, dont au moins huit pilotes. En outre, l’un des dirigeants de cette société, Jerzy Dziewulski, a été pris en photo par des journalistes ukrainiens en compagnie du président du parlement Alexandre Tourtchinov, qui s’était rendu en juin à Slaviansk...

... les chefs des bataillons de défense territoriale "Azov", "Donbass" et d’autres ne cachent pas non plus la présence dans leurs rangs de "volontaires" de Croatie, du Kosovo, des pays baltes et de Scandinavie, ce qu’ils ont mentionné à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux. Ces informations viennent d’être confirmées dans la région de Lougansk où a été capturé le Suédois Michael Skilt – un instructeur tireur d’élite du bataillon "Azov", néonazi convaincu et activiste du Maïdan.
Après presque cinq mois de confrontation armée en Ukraine, les autorités du pays ont officiellement reconnu que des mercenaires étrangers combattaient contre les forces d’autodéfense du Donbass, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.



V Contrôle mondial de l'Otan et résistance de l'OTSC

L'alliance brigue de toute évidence le contrôle mondial, cependant ce point de vue n'est pas partagé par tous les acteurs. Ainsi le dessein du bloc atlantique d'établir la domination mondiale n'a pas l'heur de plaire aux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).
A l'opposé de l'OTAN, l'OTSC créée sur l'espace post-soviétique par plusieurs Etats d'Eurasie vise à conjuguer les efforts des armées et d'autres services pour lutter contre l'agression politico-militaire extérieure, le terrorisme international et les cataclysmes naturels. A l'opposé de l'OTAN, l'OTSC en tant qu'alliance militaro-politique n'a jamais participé à des opérations militaires. Cependant sa seule existence représente un facteur de dissuasion pour ceux qui ont l'habitude de diviser pour régner. Elle est, en plus, un gage de stabilité sur le territoire des pays membres.
Tout cela ne saurait être dit à propos de l'Alliance atlantique qui fait fi toujours plus souvent des résolutions de l'ONU et conduit des opérations militaires en dehors de sa zone de responsabilité directe. Le coup d'envoi de cette politique a été donné en Yougoslavie. L'OTAN a bombardé un Etat souverain contrairement à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU. Tout a abouti à la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo et à une violation du droit international. (La Voix de la Russie)



VI Conclusion temporaire

"Les Etats-Unis se considèrent comme un pays exceptionnel. Barack Obama l'a dit dans son récent message. Cet exceptionnalisme se traduit par le mépris des intérêts d'autrui. C'est là la différence entre la position de l'OTAN et celle de l'OTSC." a exprimé dernièrement Alexandre Mikhaïlenko, professeur de l'Académie de l'économie nationale et de la fonction publique de Russie
Milos Zeman a critiqué les sanctions imposées par les pays occidentaux à la Russie ayant déclaré qu'elles étaient inefficaces et représentaient une perte de temps inutile.Selon le président tchèque, on est pris dans une spiriale qui ne ferait que détériorer les relations entre les pays et accentuerait la méfiance.
Les querelles des Etats-Unis avec la Russie et leur réticence à dialoguer mettent en danger la stabilité mondiale, écrit l'expert de la Russie Jeffrey Tayler dans le magazine américain The Atlantic.
Un siècle exactement après le premier conflit mondial moderne, l'Europe semble vivre une nouvelle escalade folle, qui s'accélère de jour en jour, métamorphosant la crise ukrainienne en véritable épicentre d'un potentiel cataclysme international.






Quelques repères chronologiques :


21 NOVEMBRE 2013 : Abandon du projet d'accord économique avec l'UE. Manifestations et occupation de la place Maïdan.
1er DÉCEMBRE 2013 : Les manifestants s’installent sur la place du Maïdan dressant tentes et barricades.
11 DÉCEMBRE 2013 : Échec d'un assaut de la police
17 JANVIER 2014 : Le parlement vote l'interdiction de manifester sur la place Maïdan
19 JANVIER 2014 : Début des affrontements violents entre manifestants et force de l'ordre
25 JANVIER 2014 : Refus de l'opposition de participer au gouvernement qu'elle veut renverser.
18 FÉVRIER 2014 : Combats de rue à Kiev. pendant 3 jours Plus de 90 personnes vont être tuées.
21 FÉVRIER 2014 : Un accord est signé entre Le Président Ianoukovitch et l'opposition qui est invitée au gouvernement.
22 FÉVRIER 2014 : Le gouvernement est renversé et un pouvoir pro UE est installé à Kiev, mené par le Président Tourtchinov et le 1er ministre Yatseniouk.
05 MARS 2014 : La Russie déploie (légalement) environ 20 000 hommes en Crimée, pour protéger la population
16 MARS 2014 : La Crimée se prononce à 96,7 % favorable à un rattachement à la fédération de Russie (83 % de participation)
20 MARS 2014 : 2 jours après l'accord, la Douma d'Etat, a ratifié le rattachement de la Crimée et de Sébastopol.
06 AVRIL 2014 : Les régions de Kharkov, Donetsk, Lugansk, Odessa réclament aussi la tenue de référendums populaires.
09 AVRIL 2014 : Le Conseil de l'Europe condamne "l'annexion de la Crimée" et y demande le retrait de l'armée russe.
12 AVRIL 2014 : Visite secrète (révélée plus tard par les USA) du Directeur de la CIA John Brennan. 
13 AVRIL 2014 : Début d'une opération militaire du gouvernement de Kiev visant à reprendre le contrôle du Donbass.
17 AVRIL 2014 : Accords à Genève entre l'Ukraine, la Russie, les U.S.A. et l'U.E pour engager une "désescalade" de la crise..
21 AVRIL 2014 : Violente attaque d'un point de contrôle à Slaviansk, provoquant la mort de 3 miliciens et 2 assaillants.
22 AVRIL 2014 : Visite officielle du vice Président des USA Joe Biden venu "soutenir" le gouvernement de Kiev.
23 AVRIL 2014 : Réactivation de l' "opération spéciale" menée par Kiev dans le Sud Est et attaque de Slaviansk
02 MAI 2014 : Massacre dans la maison des syndicats d'Odessa de 43 manifestants fédéralistes, tués et brûlés.
11 MAI 2014 : Référendum dans les régions de Donetsk et Lugansk, plus de 90 % sont pour l'autodétermination.
12 MAI 2014 : Après le référendum, l'armée ukrainienne reprend ses assauts contre les miliciens qui contre-attaquent.
21 MAI 2014 : Une offensive générale est lancée contre les bastions séparatistes dans le Donetsk et le Lugansk.
25 MAI 2014 : Victoire de l'oligarque Porochenko aux élections présidentielles en Ukraine avec 55,9 % des voix..26 MAI 2014 : Avec Petro Porochenko, le nouveau président ukrainien, l'offensive a repris de plus belle dans le Donbass.
27 MAI 2014 : Les combats font rage à Donetsk où l'on dénombre en 24 heures plus de 100 tués du côté des séparatistes.
02 JUIN 2014 : Bombardement de Lugansk, 13 morts et des dizaines de blessés parmi les civils.
03 JUIN 2014 : Offensive sur Slaviansk, Krasny Liman est tombé.4 JUIN 2014 : Entretien avec Vladimir Poutine avant la rencontre des chefs d'états européens.
5 JUIN 2014 : 150 km de frontière avec la Russie ont été libérés à Lugansk du contrôle de l'Ukraine.
7 JUIN 2014 :  Investiture du président ukrainien Porochenko qui annonce la poursuite de répression.
11 JUIN 2014 : L'armée ukrainienne bombarde la population de Semenovka avec du phosphore blanc.
12 JUIN 2014 : Une offensive blindée ukrainienne est stoppée au Nord de Lugansk
13 JUIN 2014 : Mariupol tombe devant un assaut de l'armée ukrainienne.
13 JUIN 2014 : 1 avion cargo Illiouchine 76 est abattu à Lugansk, 49 tués déclarés.
15 JUIN 2014 : La Russie coupe l'approvisionnement en gaz tant que la dette n'est pas réglée
17 JUIN 2014 : Une offensive au Nord de Lugansk se brise sur les défenses de la milice.
19 JUIN 2014 : Une grande bataille a lieu autour de Krasny Liman, repris par la milice.
20 JUIN 2014 : Le président Porochenko promet un cessez le feu d'une semaine.
21 JUIN 2014 : Entrée en vigueur officielle du cessez le feu annoncé par le président Porochenko.
22 JUIN 2014 : Après l'annonce du cessez le feu, l'artillerie ukrainienne reprend ses bombardements.
27 JUIN 2014 : Accord d'association économique entre l'UE et l'Ukraine. La "trêve" est prolongée de 72 heures.
30 JUIN 2014 : Expiration de la "trêve", instauration de la loi martiale et reprise de l'offensive par Kiev.
04 JUILLET 2014 : Abandon de Slaviansk et Kramatorsk par la milice qui se replie sur Lugansk, Gorlivka et Donetsk.
10 JUILLET : La milice évacue Seversk (à l'est de Slaviansk) et se replie sur le secteur de Donetsk et Lugansk.
13 JUILLET : 1 citoyen russe a été tué et 2 autre blessés par un tir ukrainien dirigé vers le territoire de la Russie.
15 JUILLET : Environ 4000 hommes du groupe blindé ukrainien Sud sont encerclés le long de la frontière russe. 
17 JUILLET : Un Boeing 777 de la Malaysian Airlines est abattu prés de Donetsk, les 295 embarqués sont tués.
21 JUILLET : La bataille pour Lysytchansk commence.
24 JUILLET : A Kiev, le gouvernement Iatseniouk démissionne, Vladimir Groysman devient 1er ministre par intérim.
25 JUILLET : Marinovka est tombé aux mains des miliciens, le chaudron est verrouillé.
27 JUILLET : L'armée ukrainienne lance une grande offensive du Nord et du Sud pour séparer Donetsk de Lugansk
28 JUILLET : Debalcevo, grand carrefour routier et ferroviaire entre Donetsk et Lugansk tombe
29 JUILLET : L'armée ukrainienne tire 4 missiles balistiques qui sont interceptés en vol par la Russie
30 JUILLET : Une offensive ukrainienne importante est lancée depuis le sud en direction de Torez
1er AOÛT : L'offensive ukrainienne venant du Sud échoue à Shahktarsk, la 25 brigade se retrouve encerclée.
2 AOÛT : La Transcarpathie, qui protestait contre la mobilisation, a fait sécession et bloque la région.
4 AOÛT : Dmitry Iarosh, leader du parti extréliste "Pravi Sector" est blessé lors d'une bataille à l'Ouest de Donetsk.
6 AOÛT : Des émeutes éclatent sur la place du Maïdan à Kiev, le gouvernement fait intervenir l'armée.
8 AOÛT : La 79ème Brigade "négocie" son retrait du chaudron en échange de ses matériels
9 AOÛT : Saur Moghila, le verrou du chaudron est abandonné par la milice après 2 mois de résistance héroïque.
10 AOÛT : Une offensive est lancée sur Donetsk encerclée après des bombardements intenses.


Récapitulation effectuée par le blog : Tradition





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