mercredi 16 juillet 2014

La poésie du monde crucifiée à Gaza



"Elle n’est point, Gaza, la plus belle des cités
Elles ne sont point, ses plages, les plus riantes des plages arabes. 
Elles ne sont point meilleures, ses oranges, que toutes celles du Bassin méditerranéen.
Elle n’est pas la plus cossue d’entre les villes, Gaza ! (Du poisson, des oranges, du sable, des tentes frémissantes sous le vent, des denrées de contrebande, et des bras, des bras à vendre à qui veut en acheter !).
Elle n’est pas non plus la plus délicate ni la plus imposante, mais elle vaut le poids d’or de l’histoire d’une nation entière -parce que c’est elle la plus laide aux yeux de l’ennemi, et la plus miséreuse, la plus loqueteuse, et la plus méchante !
Et parce qu’elle est parmi nous, celle qui a su troubler toute euphorie et toute quiétude ! Et parce qu’elle est un cauchemar et que ses oranges sont piégées, ses enfants sans enfance, ses vieillards sans vieillissement, ses femmes sans plaisirs ! Telle est Gaza, la plus belle, la plus sereine, la plus cossue, la plus digne, parmi nous, d’être aimée à la folie !" 
Mahmoud Darwish.








«Gaza se meurt ! Un missile israélien toutes les trois minutes sur Gaza !  C’est terrible! Devant le silence complice de cette communauté internationale officielle impuissante  Et devant l’absence des médias qui se disent objectifs Gaza résiste, persiste et existe! Notre population est déterminée! Gaza la vie, défie les avions de l’occupation! Nous, nous ne lâchons rien! Nous ne désespérons pas! Nous tenons bon! Gaza la blessée, Mais Gaza la dignité, Gaza la résistante, Gaza la vie et Gaza l’espoir!».
Ziad Medoukh (poète ghazaoui)







Tout a commencé en juin avec la mort de six Palestiniens. L’escalade a vu ensuite le meurtre de trois jeunes Israéliens, mais dans le même temps le déploiement de la terreur pour trouver les Palestiniens responsables en vain. Au passage, des centaines de maisons furent fouillés, des dizaines de Palestiniens furent arrêtés et huit morts. Il y eut ensuite le meurtre par des colons terroristes d’un jeune Palestinien de la façon la plus abjecte. Faire boire de l’essence au jeune et y mettre le feu. Protestation des jeunes Palestiniens avec des pierres, mais aussi dans l’opinion israélienne ce qui a amené le gouvernement israélien à arrêter les criminels. On pensait que c’était fini. Il n’en fut rien. Israël veut punir le Hamas... 



Les tueurs sionistes de déchaînent en ce moment contre la bande de Gaza assiégée. A côté des morts et des destructions causés par l'aviation et les soldats sionistes, l'opinion publique a droit aux mensonges habituels servis par une presse qui redouble d'ingéniosité pour garder un vernis de pseudo- neutralité, si ce n'est d'objectivité. Les politiques se comportent d'une façon guère plus digne ainsi qu'on a pu le constater à la lecture du communiqué de l'Elysée qui donne la position officielle de François Hollande sur les événements en cours en Palestine occupée : Le Président de la République a eu ce soir un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin NETANYAHOU. Il lui a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Daoud Kuttab



En exprimant « la solidarité de la France » avec Israël sous le prétexte de tirs de roquettes en provenance de Gaza sans prononcer le moindre mot sur les bombardements, les assassinats, les rafles et les ratonnades à Gaza et en Cisjordanie occupée, le président de la République vient d’impliquer notre pays dans une opération criminelle contre un peuple en lutte pour sa survie : le peuple palestinien. Il y a pire. En déclarant qu’il appartient « au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces », le président de la République incite à la guerre.
.../...
Les autorités françaises acceptent que des citoyens français intègrent une armée étrangère (l’armée israélienne) violant ainsi les lois internationales. Elles acceptent un mur de près de 700 kilomètres, une construction condamnée par les instances internationales. Elles acceptent l’apartheid instauré en Cisjordanie occupée. Elles acceptent et incitent à la guerre alors que tous les efforts devraient viser l’arrêt des violences et la construction de la paix.  José Fort



Pour comprendre quelle est une des raisons de l’attaque israélienne contre Gaza il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 Km au large de ses côtes. Là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un gros gisement de gaz naturel, Gaza Marine, estimé à 30 milliards de mètres cubes d’une valeur de milliards de dollars. D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale étasunienne), se trouvent en terre ferme à Gaza et en Cisjordanie. 




Maram dit aussi qu’elle avait été témoin d’une explosion sur un terrain où les enfants jouaient au football.
« Les sons des bombes sont très forts, » dit-elle. « Il y a deux heures, il y a eu une explosion dans la rue derrière notre maison, où il y avait un terrain vide, mais trois enfants jouaient au football. »
« Un des enfants a été tué et les deux autres ont été blessés. Ils sont dans un état critique maintenant. Quand Israël bombarde des endroits comme cela, ils visent clairement des civils, car ce sont les seules personnes qui meurent et sont blessées », a-t-elle ajouté.



Comme si cela ne suffisait pas, Israël utiliserait à nouveau – comme cela a été le cas au Liban Sud en 2006 et à Gaza lors de l’offensive menée fin 2008 début 2009 – une arme redoutable, baptisée DIME pour Dense Inert Metal Explosive. C’est ce qu’a affirmé ce dimanche une équipe de chirurgiens qui travaillent et opèrent sans relâche à l’hôpital al-Chifa de Gaza city. Parmi eux, un praticien norvégien, professeur à Oslo, Erik Fosse, arrivé vendredi...




« Nous vivons une énorme catastrophe humanitaire. Une catastrophe qui n’est pas naturelle mais créée par des hommes. » Erik Fosse






C'est avec le coeur brisé que je partage le poème de Rachid Daouani, et je dis que dans nos pays corrompus par "l'ego-monstre", selon le terme du poète afghan Sayd Bahodine Majrouh,  nous puons le confort d'une morale destructrice protégée par la lâcheté internationale, avec notre gouvernement français plein de mépris et de reniements, engorgé par la propagande sioniste qui dézingue les palestiniens, le vrai peuple sémites, les indigènes d'une humanité en voie de disparition.
Pardon enfants de Gaza, c'est par ces mots que nous commencerons, et pardons aux peuplades amérindiennes, pardons aux juifs, aux tziganes et aux homosexuels gazés dans les camps de concentration, pardon aux peuples exterminés au nom d'un dieu tout puissant ou d'un empire, pardon à tous les êtres humains bafoués pour du pétrole des dollars ou de l'or. Mais nous ne pardonnerons pas aux assassins. André Chenet




Enfants de Gaza … pardon !


Au nom de mes semblables
Je n’ai que pardon
A vous demander
Enfants !
De Gaza

Pardon enfants
Pardon ! Pardon ! Pardon !
Au nom des mes semblables
A qui je dis :
La bouche fermée
Les oreilles couvertes
Les yeux fermés
Mmmmmm !
Dites Non !
Mmmmmouiiiiiiiiiiii
Oui ! oui ! oui !
Mais dites Nooon !!!
Dites Non !
La bouche fermée
Les oreilles couvertes
Les yeux fermés
Mmmmmmmmm !!!!
Quels cons vous êtes !
Vous vous croyez plus intelligents ?
Espèce de rien
De néant
De foutaise
D’êtres organiques
Vils et serviles
La bouche fermée
Les oreilles couvertes
Les yeux fermés
Vous dites oui !
Oui !
Aux massacres
A l’extermination
Vous n’êtes plus des humains
Vous êtes des robots
Oui des robots
Des clones de robots
Programmés pour dire
Oui !
Oui aux viols !
Oui au vitriol !
Oui au phosphore !
Oui aux tanks !
Oui aux bombes !
Vous n’êtes même pas des robots
Vous êtes rien !
Rien ! Rien ! Rien !
La bouche fermée
Les oreilles couvertes
Les yeux fermés
Vous vous enfermez
Dans votre rien
Avortons !
Ejaculats aux plafonds !
Crachats de terre !
Vous vous délectez
Du banquet de Gaza
Résidus ! Ascarides !
Cancrelats lubriques !
Vous vous délectez
Du banquet de gaza
Qui de la chair fraiche
Des nouveaux nés mutilés
Qui des beaux morceaux
De femmes calcinées
Qui des jarres de sang
Coulant à flot
Qui des bâtisses
Rendues remblais
Qui des croissants
Qui des croix
Brisés, assassinés
Aux chevets
Des proies faciles
Agonisantes
Désarmées
Bouche fermée
Oreilles couvertes
Yeux fermés
Vous vous délectez
Du spectacle
Rouge, blanc, bleu
Gris, jaune, rouge
Rouge rouge
Phosphore, napalm, acide
Et autres
Même Dieu ! Tudieu !
Sacredieu !
Parbleu !
Demi-dieu
Dieu de rien
Ce rien de dieu
Ce truc
Pourrait dire non !
Et vous ?
Pseudos intellectuels !
Pseudos gauchistes !
Pseudos droitistes !
Pseudos centristes !
Pseudos islamistes !
Pseudo franquistes !
Pseudo gaullistes !
Pseudos croyants !
Pseudos athées !
Intellectuels de mes deux !
Artistes
De la dernière heure !
La bouche fermée
Les oreilles couvertes
Les yeux fermés
Vous dites oui !
Oui !
A la peur
Vous dites oui !
A votre confort à la con
Oui ! A votre nombril
A vos organes
Parce que finalement
Vous n’êtes que des êtres
Organiques !
Vous ne pensez que par
Le ventre
Le bas-ventre
Taisez-vous !
Bouchez-vous
Les trous…
Bâillonnez-vous
Vous faites désormais
Partie du troupeau
« Qui bêle gaiement vers l’abattoir »
Bê ! Bêê ! Bêêêê ! 

Pardon enfants de gaza !!!!
J’ai dit ! 

Rachid Daouani






Israël : Quand on revient à l’essentiel, tout redevient simple.


Sur les bases d’un texte soi-disant d’origine divine, un Etat raciste sera créé... euh... "là".
Un tel Etat attirera - et assez naturellement - tous les malades mentaux ("colons") qui s’identifient à une narrative suprémaciste maquillée par un discours victimaire ("méchants palestiniens") et paranoïaque ("antisémites") délivré par des psychopathes manipulateurs ("sionistes").
Un tel Etat - forcément raciste et criminel - sera soutenu par un réseau de complices ("sayanim"), y compris, et assez incroyablement, "à gauche". Ce qui d’ailleurs permet de repérer assez facilement et avec beaucoup de fiabilité les salauds parmi nous (ça ne loupe jamais).
Et tout le reste, absolument tout, n’est que du baratin destiné à instaurer un écran de fumée ("hasbara") devant cette simple vérité.
Théophraste R.
Faut pas me la faire avec vos pseudos-arguments historiques.





Désobeissance civile ne saurait assez rendre hommage au journal militant Le Grand Soir pour son sérieux dans le recoupement des informations et l'envergure de son combat sans concessions contre tous les fascismes et les formes dissimulées de dictatures qu'imposent aujourd'hui les forces partisanes du grand capital mondialisé. Gaël Hadey

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