jeudi 17 juillet 2014

Briser les bastions du fascisme en Ukraine







Après la baisse des salaires, les licenciements de fonctionnaires et la hausse des tarifs de ces derniers mois appliqués en conformité avec le plan du FMI (hausse moyenne de 50 % du tarif de l’eau, de l’électricité et du gaz pour les particuliers en juin et juillet) le gouvernement issu du putsch du 22 février, prépare un maxi plan de privatisation.
C’est ce qu’a annoncé Arseny IATSENIOUK lors du forum national agricole de Kiev.
Nous allons annoncer le plan de privatisation le plus ambitieux depuis 20 ans, a-t-il déclaré à la presse ukrainienne, en marge du forum.

En tout cas les oligarques au pouvoir à kiev et dans les régions les plus juteuses (Dniepropetrovsk, Odessa, Nikolaev) vont pouvoir se repaître dans le maxi programme de privatisations annoncé par ce même Arseny Iatseniouk la semaine dernière.

La liste des 164 entreprises à privatiser (pour un rendement attendu de 15 milliards de hrivna, soit 102 milliards de $) a été publiée aujourd’hui :
- l’intégralité des entreprises de production et de transport d’électricité
- le géant de la chimie d’Odessa OPZ.

D’après le journal ukrainien Vesti, les coupes budgétaires vont toucher d’abord les allocations des chômeurs et des handicapés. Le ministère des finances ukrainien veut y économiser 2 milliards de Hrivna (166 millions de dollars). Alors que le ministère de la production charbonnière et de l’énergie annonce le licenciement de 22 000 mineurs et la fermeture de 46 mines d’Etat sur trois ans dans le Donbass.


L’union européenne et les USA leur ont, eux aussi donné carte blanche à l’oligarchie ukrainienne pour intensifier la guerre contre les Républiques populaires de Novorossia et soumettre le petit peuple ouvrier de ces régions et faire un exemple, pour le reste des salariés du pays.





Appel des mineurs de la République Populaire du Donbass aux mineurs et aux ouvriers de toute l’Europe


Cet appel a été signé par le Président du Syndicat indépendant des mineurs de Donietsk, Mikhaïl Krylov, qui avait déjà dirigé en 1989 la grande grève des mineurs ukrainiens. Un bataillon de mineurs combat au sein de l’armée de la République populaire du Donbass. Il est dirigé par le vice-ministre des mines de la République, Constantin Kouzmin, et a été formé lors de la manifestation des mineurs du 18 juin 2014.


Ci-dessous, le texte intégral de la proclamation 

Frères mineurs !
Nous voulons vous expliquer la situation réelle dans le Donbass. Les médias européens faussent ou font le silence sur la véritable image des événements. Nous savons que vous ne pouvez pas obtenir facilement une image fidèle de ce qui se passe ici, c’est pourquoi nous déclarons : Nous, les mineurs, nous sommes obligés de nous battre avec nos armes pour défendre notre vie, pour survivre !
Notre objectif dans ce défi auquel nous faisons face est celui-ci : arriver à arrêter l’effusion de sang ! La fin de la guerre aura lieu avec le jugement des criminels de guerre qui l’ont provoquée. Nous ne pouvons pas abandonner ce combat, parce que cela signifierait notre anéantissement moral et physique ! Dès le début, "l’Euromaïdan" s’est trouvé sous le contrôle de la grande bourgeoisie : les oligarques ukrainiens et leurs commanditaires étrangers. En Février de cette année, s’est produit un coup d’état en Ukraine avec la participation active de groupes néo-nazis. C’est en réaction à cela que s’est formé le mouvement dans le Sud-Est du pays, qui a mis en avant au début des revendications modérées de fédéralisation et de reconnaissance du russe comme deuxième langue d’État, demande auxquelles le pouvoir a répondu par la terreur.
La situation dans le Donbass prend l’allure d’une véritable guerre dans laquelle des civils sont tués : des personnes âgées, des femmes, des enfants. On vous ment de façon effrontéé en prétendant qu’il s’agit d’une guerre entre l’Ukraine et la Russie. Ce n’est pas vrai ! La guerre se déroule entre le peuple et une poignée d’oligarques soutenus par l’UE et les Etats-Unis. Le malheur de l’Ukraine réside dans le fait que l’exercice de l’autorité est tombé aux mains de pourritures qui ont réussi à infecter par leurs idées fascistes une partie de la société. Nous, le peuple du Donbass, nous luttons contre toutes les manifestations de nazisme et de fascisme. Nous nous battons avec un fusil à la main pour notre vie et celle de nos proches. Nous n’avons pas à nous retirer - c’est notre terre ! Nous nous tournons vers vous, travailleurs des pays européens, en vous demandant votre aide solidaire : aidez nous à briser le bastion du fascisme en Ukraine. Ce sera notre victoire commune !




W związku z trwającą na Ukrainie wojną domową, z odezwą do górników i robotników Europy wystąpił Niezależny Doniecki Związek Zawodowy Górników. Związkowcy przedstawiają swój obraz sytuacji w Donbasie, podkreślając, że zmuszeni zostali do walki z bronią w ręku w obronie życia swojego i swoich bliskich - w obliczu zagrożenia ze strony oligarchiczno-faszystowskiego reżimu w Kijowie. Zwracają się do klasy robotniczej Europy z apelem „o solidarną pomoc : pomóżcie nam rozbić bastion faszyzmu na Ukrainie”.
Pod odezwą podpisał się przewodniczący związku Michaił Kryłow, przywódca wielkiego strajku ukraińskich górników w 1989 roku.
W ramach sił zbrojnych Donieckiej Republiki Ludowej walczy Górniczy Batalion, którego dowódcą został wiceminister górnictwa republiki Konstantin Kuźmin. Formacja powstała w wyniku ustaleń podjętych na manifestacji górników w Doniecku 18 czerwca 2014 r.
Poniżej cały tekst odezwy :
Bracia górnicy !
Chcemy wyjaśnić Wam rzeczywiste położenie spraw w Donbasie. Europejskie media zniekształcają lub przemilczają prawdziwy obraz wydarzeń. Wiemy, że niełatwo Wam taki prawdziwy obraz pozyskać, dlatego oświadczamy : my, górnicy, zmuszeni jesteśmy walczyć z bronią w ręku o życie, w celu przeżycia !
Nasz interes w tym starciu jest jeden : powstrzymanie przelewu krwi ! Zakończeniem wojny będzie sąd nad przestępcami wojennymi, którzy ją wywołali. Nie możemy się poddać, bo to oznacza nasze pełne moralne i fizyczne unicestwienie ! Od samego początku „Euromajdan” znajdował się pod kontrolą wielkiej burżuazji : ukraińskich oligarchów i ich zagranicznych mocodawców. W lutym br. na Ukrainie miał miejsce zamach stanu przy aktywnym udziale neonazistowskich ugrupowań. Będący reakcją na to ruch na Południowym-Wschodzie kraju, który początkowo wysuwał umiarkowane hasła federalizacji i uznania rosyjskiego za drugi język państwowy, spotkał się z terrorem.
W Donbasie trwa prawdziwa wojna, w której ginie ludność cywilna : starcy, kobiety, dzieci. Bezczelnie was okłamują, że to wojna między Ukrainą i Rosją. To nie tak ! Wojna toczy się między narodem a garstką oligarchów wspieranych przez władze UE i USA. Nieszczęście Ukrainy polega na tym, że sprawującym władzę mętom udało się zarazić faszystowskimi ideami część społeczeństwa. My, mieszkańcy Donbasu, walczymy przeciwko wszelkim przejawom nazizmu i faszyzmu. Walczymy z bronią w ręku o swoje życie i o życie naszych bliskich. Nie mamy się dokąd wycofać – to nasza ziemia ! Zwracamy się do Was, robotników krajów europejskich, z prośbą o solidarną pomoc : pomóżcie nam rozbić bastion faszyzmu na Ukrainie. To będzie nasze wspólne zwycięstwo !
Jacek Kaminski


Ukraine : La résistance de plus en plus forte face aux militaires de Kiev
Pour la première fois, l’armée ukrainienne se trouve en difficulté dans le Sud-est, suffisamment pour reculer et suffisamment pour que les médias ukrainiens reprennent les déclarations d’officiers du front, affirmant que tout ne se passe pas tout à fait comme prévu. Sans entrer dans les détails, voici quelques tendances. (Lire la suite sur : Comité Valmy)

Karine Bechet-Golovko


Point situation sur l'Ukraine.

Par Guillaume Lenormand

... un résumé de la situation 

J'ai lu beaucoup de propos défaitistes ces derniers temps, surtout après la chute de Slovyansk. L'ennemi aime à produire des cartes avec une ligne de front qui se réduit de jour en jour, alarmant nos soutiens et ceux qui cherchent à y comprendre quelque chose. D'autres fustigent à répétition ce qu'ils appellent ""l'inaction de Poutine"

.../...

Ce n'est donc absolument pas le moment pour Poutine de s'engager au Donbass.
Dans le meilleurs des cas, il attend l'Hiver pour pouvoir couper le gaz à l'Ukraine, ce qui mettrait le gouvernement Poroshenko à genoux, et ordonnera quelques "frappes chirurgicales" contre les forces e la junte, voir une no-fly zone au dessus du Donbass. 

Dans le pire des cas, il continuera à rester attentiste, voir fermera la frontière et laissera le Donbass lutter seul. 
Dans tous les cas, le Donbass doit tenir, passer l'été, durer jusqu'à l'Hiver. Il le faut, par tous les moyens. C'est donc pourquoi l'arrivée de volontaires, de matériel et surtout, de soutien financier, est cruciale.

Slovyansk n'est pas "tombée".
Nous ne sommes pas dans une guerre classique. Ce qui compte n'est pas de tenir du terrain. Slovyansk a été tenue pour ralentir la marche de l'armée Ukrainienne sur Donetsk et Luhansk, mais Slovyansk n'avait pas d'importance en elle-même. Le temps que l'ennemi s'est focalisé sur Slovyansk, plusieurs mois, a été précieux. Ce temps a permis aux forces de la République Populaire d'établir la liaison entre les diverses milices locales, de poser les bases d'un gouvernement centralisé, d'entraîner ses troupes... Il faut comprendre qu'avant cela, les forces pro-russes n'étaient qu'une addition de groupes locaux et statiques dont les chefs se tiraient parfois dessus. Mais depuis le retrait de Slavyansk, ces groupes sont à présent fédérés dans une seule et même armée, coordonnés entre eux, et surtout, concentrés en nombre autour de Slovyansk. 
Avec l'addition de matériel capturé (lance-roquettes GRAD, mortiers, chars de combat T-64 et T-72, divers blindés, BMP2 ou BMP3), les capitales régionales que sont Donetsk et Lugansk sont à présent prêtes à résister à l'ennemi.

.../...

De plus, les massacres de civils sous les bombardements de la junte, durant plusieurs mois, ont finalement augmenté drastiquement le soutien de la population envers la cause séparatiste. Cela se traduit par l'afflux d'aide et de volontaires bénévoles, que ce soit pour les travaux de fortification ou pour le combat.
L'armée de l'air ukrainienne a pris officiellement la décision de retirer le gros de ses forces du combat, suite à ses pertes insoutenables. Nous allons donc vers un champ de bataille nouveau, ou plutôt un retour vers l'ancien. La prédominance de l'arme aérienne est abandonnée, les blindés, en raison du paysage et de la maigre formation des équipages, ne font plus la différence: l'assaut des chars contre Lugansk a été repoussé.
Nous voyons renaître le règne du fantassin mobile, armé de son arme lanceurs individuels (AntiAérien ou AntiChar), parfaitement adapté à ce terrain, polyvalent, autonome et symbolisant la défaite de la manière américaine de faire la guerre.

Certes, l'armée du Donbass reste désavantagée par rapport aux forces ukrainiennes, mais l'écart est de moins en moins grand.
Face à un ennemi de plus en plus démotivé, fatigué, décimé, dont les forces sont distendues par l'élasticité du front (qui grâce à la guérilla s'étend en réalité de Marioupol à Karkhov), les forces du Donbass peuvent compter sur des hommes de plus en plus motivés, formés, expérimentés par le combat, résolus...
Conclusion: Il faut passer l'été, tenir jusqu'à l'hiver. La junte oligarchique veut une victoire rapide et décisive? Saignons-là à blanc, lentement. Laissons ses effectifs fondre sous les désertions, cassons son moral au gré des coups-de-mains, vidons son budget, poussons-là à négocier. Nous sommes en été, et les soldats ukrainiens choppent déjà la chiasse dans l'humidité des marais, eux qui n'ont même pas de tente sous lesquelles dormir. Les mères de familles manifestent déjà contre la cnscription. Poroshenko se retrouve déjà face à des fronts potentiels en Ruthènie, à Odessa, et même à Kiev, car le Maidan est encore actif. Qu'en sera-t-il en Hiver?

Le Donbass a donc toutes ses chances, et celles-ci sont meilleures qu'au début du conflit. 

Le Front Sud ne se rendra pas.

le 16/07/2014

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