jeudi 29 mai 2014

Le vote rend très con en 2014


J. Jaurès (dessin de Sylvie Faconnier)

« Je me souviens qu’il y a une trentaine d’années, arrivé tout jeune à Paris, je fus saisi un soir d’hiver, dans la ville immense, d’une sorte d’épouvante sociale. Il me semblait que les milliers et les milliers d’hommes qui passaient sans se connaître, foule innombrable de fantômes solitaires, étaient déliés de tout lien. Et je me demandai avec une sorte de terreur impersonnelle comment tous ces êtres acceptaient l’inégale répartition des biens et des maux, comment l’énorme structure sociale ne tombait pas en dissolution. Je ne leur voyais pas de chaînes aux mains et aux pieds, et je me disais : Par quel prodige ces milliers d’individus souffrants et dépouillés subissent-ils tout ce qui est ? Je ne voyais pas bien : la chaîne était au cœur, mais une chaîne dont le cœur lui-même ne sentait pas le fardeau ; la pensée était liée, mais d’un lien qu’elle-même ne connaissait pas. La vie avait empreint ses formes dans les esprits, l’habitude les y avait fixées ; le système social avait façonné ces hommes, il était en eux, il était, en quelque façon, devenu leur substance même, et ils ne se révoltaient pas contre la réalité, parce qu’ils se confondaient avec elle. Cet homme qui passait en grelottant aurait jugé sans doute moins insensé et moins difficile de prendre dans ses deux mains toutes les pierres du grand Paris pour se construire une maison nouvelle, que de refondre le système social, énorme, accablant et protecteur, où il avait, en quelque coin, son gîte d’habitude et de misère. »
Jean Jaurès, extrait de L’Armée nouvelle, Œuvres, 13, p. 342.



ILLEGITIMES !
par Floréal (P.R.C.F)

L’écrasante majorité de la population française ayant, à l’unisson des autres pays européens, boudé, voire boycotté les européennes, il est plus approprié que jamais de calculer les pourcentages obtenus sur la base des INSCRITS et non sur la base des seuls EXPRIMES. On notera au passage que, comme nous l’avions annoncé, la comptabilisation à part du vote blanc, uniquement destiné à rabattre vers les urnes, a compté pour pain et beurre à l’annonce de tous les résultats.
Sauf à nier la signification POLITIQUE de cette abstention de masse, dont le caractère de classe est patent (la classe ouvrière est partout la principale classe à refuser l’euro-mascarade), voici donc les pourcentages réels obtenus par les principaux partis : 
F.N., 11%, U.M.P. : 9% ; P.S. :  6% ; U.D.I. : 4% ; E.E.L.V. : 4% ; Front de gauche : 3%. Qu’on se le dise !
Cela ne minimise en rien l’énorme crise politique qui frappe l’U.E. et la Françollande, mais cela relativise les commentaires ridicules sur « la France F.N. » de la grande presse nationale et internationale, même s’il n’est pas question de sous-estimer la montée relative du F.N. et des idées dangereuses qu’il colporte sous un faux vernis social et patriotique.
En outre, les résultats démentent brutalement les attaques dont les forces euro-réformistes ont gratifié le P.R.C.F. et les autres forces démocratiques appelant au boycott. Ces commentaires souvent venimeux prétendaient que l’abstention ferait le jeu du F.N.. C’est l’inverse qui est vrai. L’abstention a HELAS légèrement baissé suite à l’énorme lavage de cerveaux pseudo-citoyen que nos compatriotes ont subi ces derniers temps pour les rabattre vers les isoloirs de l’euro-dictature : or le vote F.N. a augmenté. Dans d’autres Etats européens où l’abstention est montée, l’extrême droite a piqué du nez...
Il est triste, il est lamentable que la pseudo-gauche radicale ait elle aussi rabattu vers les urnes avec les slogans mensongers, qui font désormais rire tous les ouvriers, sur l’ « Europe sociale », les « députés-européens-de-gauche-qui-vont-empêcher-l’accord-transatlantique », « Tsipras-président-de-la-Commission-européenne-si-vous-votez-bien », et autres contes de fées pour enfants sages.
Si les organisations politiques et syndicales de France issues de la tradition révolutionnaire avaient ELLES AUSSI fait leur devoir de classe en appelant au boycott du « parlement » fantoche, la dynamique de dé-légitimation du scrutin européen aurait A LA FOIS frappé radicalement l’euro-dictature et ses institutions ANTI-citoyennes et le F.N..
Il n’empêche : c’est un excellent début pour la dé-légitimation de la machine supranationale à broyer la France et ses acquis sociaux. Moralité : accentuons le combat franchement communiste et franchement républicain pour sortir la France de l’euro, de l’U.E., de l’O.T.A.N. et du capitalisme.


P.S  1. – Battant tous les records de ridicule, Fabius a déclaré hier soir que le vote en Ukraine était une preuve que l’U.E. est attirante et qu’elle permet d’ « unir » les peuples… alors que l’U.E. promeut un gouvernement néo-nazi à Kiev, que ce pays est en guerre civile ouverte, que les régions ouvrières de l’Ukraine ont boycotté le scrutin organisé sous la menace des tanks et qu’une conflagration générale de l’U.E.-O.T.A.N. avec la Russie se prépare sous nos yeux…
ILLEGITIMITE A PARIS, ILLEGITIMITE A KIEV, ILLEGITIMITE A BRUXELLES : au fait, que disait déjà l’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme de 1793 à propos des gouvernements qui s’assoient sur la souveraineté populaire ?

P.S. 2 : étant donné qu’ils sont tous élus par une minorité de citoyens (près de 60% d’abstentions et 700 000 votes blancs et nuls), qu’il faut « rembourser la dette », « sauver l’euro », « faire des efforts », MM. les députés européens vont-ils accepter une mesure très simple : DIVISER par DEUX les indécents salaires de 12 000 € mensuels qui leur sont versés sur nos impôts et pour les brillants résultats que chacun connaît ?

Désastre des gauches en France (Extrait)


Par Évariste


Des raisons pour lesquelles les militants doivent se remettre en question

  • D’abord, l’abstention massive des couches populaires qui ont prioritairement un intérêt massif au changement : les moins de 35 ans se sont abstenus à 73 % , les chômeurs à 69 % , la classe populaire ouvrière et employée à 67 % , les personnes issues des foyers gagnant moins de 20.000 euros brut par an à plus de 70 %2.
  • La responsabilité de François Hollande et de la direction du PS est terrifiante : 58 % des électeurs de François Hollande se sont abstenus.
  • 58 % de ceux qui se sont abstenus l’ont fait soit par hostilité à l’ensemble du personnel politique, soit parce qu’ils estiment que les partis ne changeront rien à leur vie quotidienne.
  • L’ensemble des gauches a été abandonné par la classe populaire ouvrière et employée tout simplement parce que l’ensemble des gauches l’a préalablement abandonnée. Rappelons que la classe populaire ouvrière et employée pèse pour 53 % dans l’électorat (les couches moyennes intermédiaires pour 24 % ).
  • Sur les 74 députés européens élus, on ne compte qu’un ouvrier (liste PS) et un employé (liste FN). Il n’y avait aucun ouvrier et employé sur la liste du FdG.
  • Seulement 8 % des ouvriers et 16 % des employés ont voté PS. Mais aussi, seulement 5 % des employés et 8 % des ouvriers ont voté pour le Front de gauche. La messe est dite ! Nous n’aurons pas la cruauté de donner les chiffres des autres listes de gauche…
Voilà pourquoi le couple PS-EELV a perdu plus de 10 % par rapport aux élections européennes de 2009 et plus de 8 % par rapport à la présidentielle de 2012. Nous parlons du couple PS-EELV sur les questions économiques et européennes où ils sont proches et parce que ces deux partis fonctionnent électoralement par vase communicant d’une élection à l’autre.
Quant au Front de gauche, il fait le même score qu’aux européennes de 2009 mais 5 % de moins qu’au premier tour de la présidentielle. C’est l’un des plus mauvais scores de l’autre gauche sur le plan européen. Il y donc des causes franco-françaises à ce petit score.

.../...

Maintenant, si on regarde les suffrages exprimés, on remarque que le FN réalise ses meilleurs scores au sein des couches fragiles de la société : ouvriers (43 %), employés (38 %), chômeurs (37 %), foyers à bas revenus (30 %), et personnes à faible niveau de diplôme (37 %). Il est également le premier parti au sein des moins de 35 ans (30 % contre 15 % au PS et 15 % à l’UMP) et des 35-59 ans (27 % contre 18 % à l’UMP et 12 % au PS). L’UMP conserve sa traditionnelle suprématie sur l’électorat de plus de 60 ans (25 % contre 21 % au FN et 17 % au PS).
Par ailleurs, 51 % des Français n’ont pas de sentiments négatifs à l’égard de de la victoire du FN : 27 % disent ainsi éprouver de « la satisfaction » et 24 % de « l’indifférence », 49 % étant « mécontents ». A droite, 22 % des électeurs UMP sont satisfaits de la victoire du FN, 34 % sont indifférents et 44 % mécontents.
En ce qui concerne la hiérarchie des enjeux, le quatuor de tête est l’immigration et le pouvoir d’achat pour 31 et 30 % , juste devant la crise dans la zone euro (27 % ) et le chômage (27 %). Malheureusement l’enquête Ipsos a découpé la protection sociale au lieu de la laisser en bloc, ce qui ne la place pas dans ce quatuor de tête.

Source : ReSPUBLICA






Le boutefeu élyséen

par Floréal


Il est douteux que M. Hollande puisse désormais se promener dans une rue de France sans se faire escorter par des cohortes de gorilles, tant ce « président normal » a tout trahi :
  • trahi la gauche en rampant devant le M.E.D.E.F. et en ponctionnant de mille façons les travailleurs,
  • trahi la Nation en acceptant la tutelle vétilleuse de Berlin sur notre budget,
  • trahi la République indivisible en annonçant le découpage de la France en 10 euro-Länder,
  • trahi la laïcité en envoyant le petit réac Valls à la cérémonie de canonisation organisée par le Vatican,
  • trahi Jaurès et son combat pour la paix en poussant à la guerre et à l’ingérence de la Syrie à l’Afrique en passant par l’Ukraine,
  • trahi tous les peuples d’Europe en engageant des négociations secrètes sur le « Grand Marché transatlantique » qui donnera le coup de grâce au produire en France, à l’ « exception culturelle » et à la langue française.
Heureusement pour sa bonne petite santé, « Moi-président » peut encore faire des promenades digestives en étant très applaudi.
Mais pas en France, pour peu que ce mot garde encore le moindre sens à ses yeux.
En Allemagne, où il va prendre les dernières consignes d’Angela sur les contre-réformes exigées par « notre grand partenaire » pour briser les conquêtes du C.N.R..
Et maintenant, voilà le petit pyromane élyséen qui se balade en Géorgie et en Arménie, à des milliers de kilomètres de notre pays appauvri et précarisé. Histoire d’y souffler sur les braises antirusses et d’encourager l’antisoviétisme à retardement dans les ex-Républiques soviétique du Caucase ; histoire aussi de poursuivre, pour le compte de l’O.T.A.N. et de Washington, l’encerclement de cette Russie dont de Gaulle rappelait à Moscou, en 1966, qu’elle avait joué le rôle principal dans notre libération !
A quand notre président « socialiste », grand pourfendeur permanent du FN, paradant place Maïdan pour s’y faire ovationner par les provocateurs anticommunistes, russophobes, antisémites et grossièrement belliqueux – en un mot les NAZIS – qui ont renversé le pouvoir élu à Kiev pour le compte de l’Empire transatlantique en plein Drang nach Osten ?
Après tout, quand on a trahi une fois, c’est si simple de continuer...
Floréal

Les résultats en Europe:

Les extrêmes droite 25% France 23% Danemark 22% Royaume-Uni 20% Autriche 15% Hongrie 13% Finlande 12% Grèce.

EN ALLEMAGNE, LA CDU EN TÊTE
Les conservateurs (CDU/CSU) de la chancelière Angela Merkel sont en tête, avec 36% des voix (contre 37,9% en 2009), devant le SPD à 27,5%, contre 20,8% en 2009. Le nouveau parti anti-euro AFD, créé au printemps 2013, réalise un score de 6,5% qui lui permettrait de faire son entrée au parlement européen, d’après de premiers chiffres diffusés par les télévisions publiques allemandes.
Les Verts, en baisse d’environ un point, arrivent en troisième position, à 10,5 ou 11% des voix, juste devant la gauche radicale Die Linke, qui enregistre une poussée notable à 7,5% ou 8%, contre 6,1% en 2009.
EN GRÈCE, LÉGÈRE AVANCE DE SYRIZA
Syriza et Aube dorée gagnent tous deux des points. C’est le parti de la gauche radicale Syriza qui arrive en tête, devançant Nouvelle-Démocratie (droite, au pouvoir), tandis que le parti d’inspiration néonazie Aube dorée enregistrait une percée, selon un sondage sortie des urnes.
Dirigé par Alexis Tsipras, Syriza, qui a bâti sa campagne électorale sur la dénonciation des mesures de rigueur liées à la crise, obtiendrait entre 26% et 28% des voix et Nouvelle-Démocratie entre 23% et 25%, selon ce sondage réalisé par six instituts et diffusé sur les télés une heure et demie après la fermeture des bureaux de vote.
En troisième position arrive le parti néonazi Aube dorée avec un score compris entre 9% et 10%, ce qui pourrait lui donner au moins deux députés européen sur 21 élus grecs, une première pour ce parti qui a prospéré sur la crise et avait atteint 0,46% en 2009. En juin 2012 lors des dernières législatives, ce parti avait obtenu 18 députés au Parlement grec, avec un score de 6,9%.
EN AUTRICHE, POUSSÉE DE L’EXTRÊME DROITE
Le parti de centre-droit ÖVP mène mais le FPÖ, qui espère constituer un groupe commun avec notamment le Front national français dans le prochain Parlement européen, est troisième du scrutin avec 20,5% des suffrages, contre 12,7% en 2009.
Les chrétiens-démocrates ÖVP sont en tête avec 27,3% des suffrages (2,7% de moins qu’en 2009), devant les sociaux-démocrates du SPÖ, qui atteignent 24,2% (+0,5%), selon les résultats définitifs compilés par l’agence de presse APA. Le SPÖ et l’ÖVP gouvernent ensemble l’Autriche dans une coalition dominée par le SPÖ.
L’ÖVP devrait pourvoir 5 ou 6 des 18 sièges de députés européens attribués à l’Autriche. Le SPÖ aurait 5 sièges, le FPÖ 4. Les Verts progressent de plus de 4 points par rapport à 2009 pour obtenir 14% des voix et 2 ou 3 sièges. Le parti libéral NEOS (8,5%) obtient un siège.
AU ROYAUME-UNI, L’UKIP BIEN PARTIE
L’Ukip europhobe britannique semble en passe de réaliser un score historique, si l’on en juge par ses résultats aux élections locales qui se déroulaient également jeudi.
AUX PAYS-BAS, REVERS DES POPULISTES
Dès jeudi, jour de vote aux Pays-Bas, un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote a fait état d’un score décevant pour le parti du populiste de Geert Wilders. Le PVV n’est crédité que de 12,2% des voix, contre 17% cinq ans plus tôt, qui se traduisent par trois sièges au Parlement, contre cinq en 2009. Les centristes (15,6%) et les chrétiens-démocrates (15,2%), crédités de quatre sièges chacun, termineraient en tête du scrutin.
EN SLOVÉNIE, COUP DUR POUR LES SOCIAUX-DÉMOCRATES
En Slovénie, le Parti démocrate slovène, de centre droit, est arrivé en tête des élections avec 24,6% des votes. Il devance les conservateurs du Nsi/SLS (15,2%) et le parti d’Igor Soltes, «J’y crois» (10,6%). La gauche des sociaux-démocrates termine en queue de ces élections avec seulement 7,9% des suffrages exprimés.
LA ROUMANIE RESTE AU CENTRE GAUCHE
L’alliance de centre gauche dirigée par les sociaux-démocrates au pouvoir arrive très largement en tête avec environ 41% des voix, selon deux sondages sortie des urnes. La Roumanie, pays où l’Union européenne jouit d’un fort taux de confiance, envoie 32 élus au Parlement européen.
Les libéraux (PNL, opposition de centre droit) arrivent en deuxième position, avec environ 14% des voix, selon ces sondages réalisés par les instituts CURS et IRES. Ils sont suivis par les démocrates-libéraux (PDL, opposition), formation dont est issu le président de centre droit Traian Basescu mais récemment désavouée par ce dernier (environ 12% des voix), et par le Mouvement populaire (PMP, opposition de centre droit), nouveau parti bénéficiant du soutien de Traian Basescu (6%).
Le parti d’extrême droite Romania Mare (PRM), en chute libre depuis plusieurs années, a obtenu environ 2,5% des voix, privant son chef historique Corneliu Vadim Tudor du siège qu’il détient actuellement à Bruxelles.
AU PORTUGAL, LES ÉLECTEURS SANCTIONNENT LE GOUVERNEMENT
Au Portugal, d’après un sondage à la sortie des bureaux de vote, l’opposition socialiste (PS) arriverait en tête avec de 30% à 36% des voix devant la coalition de centre-droit (25 à 29%). Ce résultat envoie un mauvais signal au Premier ministre Pedro Passos Coelho à un an des législatives et sanctionne la politique d’austérité en place dans le pays. L’abstention pourrait dépasser le taux record de 1994 à 64,4%.
LES EUROPHOBES PERCENT EN POLOGNE
Le petit parti europhobe polonais Congrès de la nouvelle droite (KNP) est sur le point d’entrer au Parlement européen avec quatre députés, en obtenant 7,2% des voix, selon un sondage à la sortie des urnes. Dirigé par Janusz Korwin-Mikke, 72 ans, mathématicien excentrique et ancien dissident anticommuniste ultra-libéral, ce mouvement clame vouloir entrer au PE pour «démanteler l’Union européenne de l’intérieur».
Le parti de centre droit au pouvoir, la Plateforme civique (PO) du Premier ministre Donald Tusk, est arrivé en tête avec 32,8% et 19 députés, devant Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski qui a obtenu 31,8% des voix (19 députés), selon ce sondage réalisé par l’institut Ipsos.
Le parti social-démocrate SLD est en 3e position (9,6% des voix, 5 députés), devant KNP et l’allié de la PO, le Parti paysan PLS (7,0% et 4 députés).
La participation s’est chiffrée à 22,7%, selon l’institut Ipsos, soit moins que les 25% aux précédentes européennes il y a cinq ans. La Pologne envoie 51 élus au Parlement européen.


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