vendredi 11 avril 2014

Le mythe sémite revu et corrigé ...

"Le sionisme politique a donné naissance à une idéologie articulée sur un droit du sol et du sang à connotation religieuse, et se traduisant par un colonialisme agressif, un apartheid spécifique, voire même un racisme caractérisé. ' Martin Buber




Lire ce qui provient d'ailleurs en une époque d'autocensure officielle tous azimuts nous apporte pour le moins des perspectives différentes pour penser les politiques nationales échappant au contrôle d'un certain nouvel ordre mondial coopté par les "saigneurs" de ce monde qui ont quelques intérêts puissants à formater l'esprit du plus grand nombre afin de conserver pouvoir et fortune. Nous avons une fois de plus choisi un sujet sensible lié à l'état d'Israël au moment où en France un premier ministre pro sioniste vient d'être nommé avec pertes et fracas, en pleine décadence d'un parti socialiste qui s'est dépris depuis longtemps des rêves révolutionnaires qui caractérisent originellement l'utopie de l'émancipation humaine des peuples. Lorsque l'anti sionisme - le sionisme en tant que politique rétrograde, colonialiste et raciste - se voit assimilé à de l'antisémitisme par ceux-là même qui nous gouvernent, nous pouvons être certains que nous avons une fois de plus affaire à une stratégie de dissimulation et de division privilégiant un système étatique honteux et totalement dévoyé. G.H.










Europe et l'organisation sioniste Licra...

       
par Mohsen Abdelmoumen


La Ligue belge contre l’antisémitisme, petite sœur du puissant lobby sioniste......


Licra liée au tout aussi puissant Crif, vient de naître et porte le nom de LCBA. Elle a vu le jour ce 27 janvier 2014, date de la «Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste» instituée par l’ONU en 2005, d’après leur présentation. Parlons de l’antisémitisme en revenant à la linguistique. D’après les différents outils de recherche, dont plusieurs dictionnaires, le terme «sémite» concerne les différents peuples descendants de Sem, le fils de Noé. Ces peuples étaient à l’origine établis en Mésopotamie (actuel Irak) et pratiquaient la langue sémite, dont les locuteurs actuels sont les Arabes, les Syriens et les juifs. Comment a eu lieu la transformation octroyant l’exclusivité du terme «antisémite» aux seuls juifs ? Comment se fait-il que ceux-ci soient immanquablement et systématiquement appelés «peuple juif» alors qu’on ne dit jamais «peuple musulman» qui est également d’origine sémite, ni, dans le même ordre d’idée, «peuple chrétien» et pourquoi pas aussi «peuple athée» ?

D’après Wikipédia, outil par excellence de la propagande sioniste, le terme «peuple» est une erreur puisqu’il «fait référence aux membres d'une communauté politique, une nation, et non à une religion» (sic). Qui donc a instauré ces nouvelles règles en favorisant ce glissement sémantique irrationnel ? En tout cas, la prolifération des organisations sionistes y trouve sa raison d’être, car leurs cibles privilégiées sont les intellectuels, artistes, scientifiques et politiques qui se réclament contre le sionisme véhiculé par l’Etat raciste et fasciste d’Israël bâti sur une religion. On comprend mieux les raisons qui poussent cet Etat théocratique à financer et favoriser des groupes djihadistes, et ses liens avec les monarchies féodales de l’Arabie Saoudite et du Maroc s’expliquent de facto, en dehors du fait qu’ils ont les mêmes intérêts stratégiques, à savoir la destruction des Etats républicains et des armées dans le monde arabe se réclamant du multiconfessionalisme, afin de laisser Israël seule puissance régionale. Rappelons le rôle d’Adnan Mohammed Khashoggi, l’homme d’affaires saoudien, grand argentier des opérations noires de la CIA et du Mossad, qui a été l’artisan du transfert massif des Falashas d’Ethiopie (juifs éthiopiens) vers Israël et dont on n’évoque jamais le nom aujourd’hui est inconnu de la plupart des gens alors qu’il a joué un rôle très important dans la politique d’Israël et des Etats-Unis. On fabrique des agents comme on sait les faire disparaître, même s’ils sont archimilliardaires et qu’ils ont fait la Une des grands tirages, tel le Times. Comment se fait-il que l’homme considéré comme la première fortune de la planète dans les années 1980 disparaisse des radars tout en étant toujours bien vivant à Monaco ? Un agent reste un agent et son domaine est l’ombre. Citons aussi les Azoulay père et fils, conseillers attitrés du roi du Maroc. Tout cela nous explique les thèses chères à Zbigniew Brzezinski, artisan majeur de la politique étrangère américaine, membre du comité directeur d’Amnesty International et de la NED (National Endowment for Democracy), vitrines de la CIA. Dans la chasse aux sorcières, ce nouveau maccarthysme inauguré par le gardien du temple de la LCBA, véritable Betar intellectuel, police politique de contrôle, tout ce qui se fait, se dit, s’écrit dans la sphère politique, intellectuelle, médiatique, est pourchassé sans répit. Le premier sur la liste des hommes à abattre est le député belge qu’Algériepatriotique a interviewé, en l’occurrence notre ami Laurent Louis. C’est lui qui a l’honneur d’inaugurer la longue liste des ennemis d’Israël à éliminer en Belgique.

Opération Sansal ou comment on recrute un agent


Dans le comité d’honneur de la LCBA, nous trouvons l’écrivain algérien Boualem Sansal, ancien haut fonctionnaire du ministère de l’Industrie et adepte de la mangeoire, susceptible par ses anciennes activités de divulguer des informations sensibles sur l’Algérie et d’avoir un poids en tant qu’écrivain ayant obtenu diverses récompenses.

Au moment où des intellectuels et des artistes occidentaux tels Stephen Hawking, Roger Waters, Jean Bricmont et bien d’autres subissent les foudres des organisations sionistes structurées à travers le monde, comment Israël arrive-t-il à recruter un écrivain algérien et ancien cadre supérieur dans un ministère stratégique ? On saisit mieux comment notre industrie s’est écroulée, quand on a eu des amis d’Israël au sein du ministère d’un pays qui ne reconnaît pas cet Etat artificiel. Il y a de quoi s’inquiéter sur le nombre d’éventuels Sansal planqués sur notre territoire. Des vierges effarouchées vont pousser des hauts cris et nous qualifier de nationalistes, d’antisionistes, de marxistes, voire même d’antisémites, parce que nous voulons diagnostiquer le retournement ou la fabrication d’un agent d’Israël au sein même de notre pays, et qui défend l’intérêt d’un Etat fasciste contre les intérêts supérieurs de sa propre nation. Cela porte un nom : la félonie.

Pour comprendre le recrutement des agents en vue de déstabiliser des Etats, il faut lire Journal d’un agent secret : Dix ans dans la CIA (Seuil, 1976) écrit par l’ancien agent de la CIA Philip Agee, ami de William Blum que nous avons interviewé pour Algériepatriotique et militant contre la politique impérialiste américaine. Philip Burnett Franklin Agee a intégré la CIA en 1957 jusqu’en 1968, lorsqu’il en a démissionné pour devenir un opposant opiniâtre contre les méthodes de l’agence. Dans son ouvrage, il explique avec précision tous les détails du fonctionnement de la CIA et, entre autres, la façon dont celle-ci recrutait ses agents pendant la Guerre froide, à coups de billets verts et de divers avantages séduisants. Quand on sait que les Etats-Unis, à travers la CIA, ont investi des milliards de dollars au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour soudoyer l’élite politique, intellectuelle, scientifique, artistique, syndicale, estudiantine, etc. de l’Europe occidentale, on ne s’étonne pas qu’un scribouillard bâtissant ses romans sur le mensonge soit porté aux nues par ceux-là mêmes qui ont baissé leur pantalon devant l’impérialisme contre des revenus substantiels et juteux. Donc, on ne change pas une formule qui fonctionne et le cas de Sansal relève du même procédé. Son roman Le village allemand constitue une véritable injure contre notre Armée de libération nationale et notre Révolution. Sansal y atteint le sommet de l’ignominie en suggérant que des nazis se sont installés en Algérie à la chute du IIIe Reich et ont participé à notre guerre d’indépendance. Sans doute cet infâme roman a-t-il été le test de passage, la preuve de la soumission d’un vendu à ses nouveaux maîtres, car à partir de là, les portes se sont ouvertes pour lui, d’abord en Allemagne où il a obtenu le Prix de la paix des libraires allemands accompagné d’un chèque de 25 000 euros, prix récompensant les personnalités qui «par leur activité littéraire, scientifique et artistique, ont servi de manière significative la progression des idées pacifistes».

La culpabilité de l’Allemagne par rapport à son passé sombre n’est plus à démontrer et nous sommes en droit de nous demander si le fait de décerner cette récompense n’a pas été une façon de «laver plus blanc que blanc» pour plaire aux sionistes. Or, Sansal a obtenu de nombreux autres prix toujours accompagnés de chèques, bien entendu, et, prenant fait et cause pour l’entité sioniste jusqu’à se rendre en Israël pour son adoubement, le voici parachuté membre d’honneur de la nouvelle organisation de la Licra version belge. Evidemment, quand on commet un roman autobiographique (Rue Darwin) où l’on se décrit comme le petit-fils d’une maquerelle qui était propriétaire de toute une chaîne de bordels en Afrique du Nord et en France et s’est enrichie en s’affichant avec la France coloniale et pétainiste, recevant les généraux, gouverneurs et même Pétain à sa table, on n’est pas à un scrupule près. De la bouche de Sansal, il doute même de sa filiation, car son propre père est né d’une liaison illégitime dans les bordels. En digne héritier d’une maquerelle collaborationniste, Sansal ne peut être que la prostituée des sionistes. Bref, le patriotisme n’est pas inscrit dans ses gènes et il se fiche royalement du sort des Palestiniens.

Voilà avec quoi les sionistes veulent nous combattre : un corniaud qui traîne un passif familial que personne ne risque de lui envier. Comment se fait-il que les Mohammed Dib, Kateb Yacine, Rachid Boudjedra et tant d’autres grands écrivains algériens ne se sont jamais compromis à la manière de Sansal, et bien au contraire ont toujours été de vrais patriotes algériens, même s’ils vivaient à l’étranger ? Aucun d’entre eux, même s’ils avaient un point de vue divergeant les uns des autres, n’ont jamais vendu leur âme à l’Etat sioniste. Toujours est-il que nous aimerions savoir pour quelle raison Sansal n’a jamais quitté l’Algérie, malgré les nombreuses «persécutions» dont il se plaint et dont la nature nous échappe. Nous ne pouvons que déduire que c’est parce qu’il est la tête de pont de tous les projets sionistes en préparation. De recruté grassement rétribué, il est devenu recruteur. Pourquoi le gouvernement algérien tolère-t-il sa présence sur le sol de notre pays ? Est-ce parce qu’il exerce un chantage à l’égard de l’Etat algérien en brandissant l’holocauste ou la Shoah intellectuelle si on ose le toucher, ou est-ce pour remonter la filière dont il est le chef de file ? Sansal s’inscrit dans la lignée de Soljenitsyne, qui avait été recruté par Heinrich Böll, cet écrivain ancien soldat de la Wehrmacht qui falsifiait ses ordres de marche pour se reposer du front de l’est et est devenu agent de la CIA après la guerre, des Vaclav Havel et autres Lech Walesa qui ont été achetés pendant la Guerre froide. Quoi qu’il en soit, Sansal est un soldat israélien en Algérie. On lui a fabriqué une renommée en le bombardant de prix pour ensuite l’envoyer sur le terrain avec un pactole, une bonne vieille méthode qui a fait ses preuves.

Au comité «d’honneur» de la LBCA, on ne trouve que du beau monde


A l’instar du terme «sémite», celui d’«honneur» ne doit plus avoir la même signification que jadis, certains semblant placer leur honneur à un niveau que d’autres utilisent pour s’asseoir. Accompagnent Sansal dans ce nouvel organe de propagande, toute une brochette de «militants» affichés, sionistes convaincus, dont un prêtre catholique, une journaliste italienne, des philosophes, chercheurs, professeurs, l’inénarrable Beate Klarsfeld qu’on ne présente plus et, cerise sur le gâteau, l’imam de Drancy et président autoproclamé de la Conférence des imams de France, Hassen Chalghoumi. Mandaté et financé par le gendre de Ben Ali pour créer une radio islamique en France, ce touche-à-tout tunisien, ancien pizzaïolo, est devenu grand défenseur de la cause sioniste et s’est rendu lui aussi en Israël à la tête de délégations d'imams et de musulmans de France, pour se recueillir au mémorial de la Shoah et sur les tombes des victimes de Mohamed Merah. Catalogué fondamentaliste, selon des notes de la Direction générale de la police française datées de 2004, il a été formé en Syrie et au Pakistan dans le mouvement piétiste tabligh. Son rapprochement de la communauté juive de Drancy lui permet cependant d’être remarqué par le maire qui le nomme en 2008 président de l'Association culturelle des musulmans de Drancy en charge de la mosquée – soulignons au passage que le maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, a été empêtré dans diverses affaires judiciaires relatives à des attributions illégales de marchés publics. L’imam Chalghoumi, le chouchou d’Elisabeth Lévy et des médias, celui qui est appelé l’«imam parfait», fait pourtant fuir tous les fidèles de sa mosquée. Les gens sont mécontents et disent en avoir marre que leur mosquée soit critiquée et prise en otage par le discours du cheikh Hassen, au point où un appel à sa démission a été lancé en 2012 par un collectif de militants et d’intellectuels musulmans. Ils l’accusent «de servir les pouvoirs en place contre les intérêts légitimes de la communauté musulmane à exercer son culte de manière indépendante et paisible» et prétendent qu’il divise la communauté au lieu de la rassembler. Cela n’empêche pas que la servilité enthousiaste du cheikh Hassen lui a permis d’être récompensé par le Prix de l’activisme délivré par Jewish News One, organe de presse sioniste. Dans le cas où il serait contraint à la démission vu le nombre croissant de musulmans qu’il exaspère, cet homme-orchestre pourra toujours se reconvertir dans le tourisme, puisqu’il a été récemment promu guide touristique en chef de l’entité sioniste, chargé de conduire un groupe d’une cinquantaine de musulmans de France en Israël très prochainement, inaugurant ainsi une nouvelle formule de tour operator made in Sionistan.

Par ailleurs, il serait utile de se poser la question de savoir quel rôle joue encore exactement le Centre culturel algérien à Paris, devenu un véritable nid du Makhzen et de tous les sionistes qui l’ont infiltré. Est-il toujours une structure de l’Etat algérien ? Devant la gravité de la situation, en démasquant les Sansal et consorts, valets assumés des sionistes, nous ne faisons que remplir notre tâche de donneurs d’alerte vis-à-vis de notre histoire et de la stabilité de notre pays, car si nous fermons les yeux sur la présence de ces énergumènes sur notre sol, combien de Sansal allons-nous affronter dans le futur ? N’y a-t-il pas un risque que leur projet revanchard contre notre pays se mette en place face à des autorités silencieuses sur son cas et qui le laissent se balader à sa guise ? Les agents de l’intérieur risquent en effet d’être les fossoyeurs de notre nation. L’échec d’un pouvoir politique ne se traduit pas uniquement à travers des chiffres et des bilans économiques, mais par la naissance et la prolifération des Boualem Sansal. Devons-nous immuniser notre Etat et notre nation contre ce type d’individus ou allons-nous les gérer en attendant qu’ils signent, avec les forces qui les soutiennent, notre fin ?

Mohsen Abdelmoumen

Source : Algériepatriotique


Extrait de : La Question de Palestine de Edward W. Saïd :

« Depuis les toutes premières périodes de son évolution moderne et jusqu'à ce qu'il aboutisse à la création d'Israël, le sionisme plaisait à un public européen pour qui la classification des autochtones des terres étrangères en plusieurs classes inégales était canonique et « naturelle ». C'est pourquoi, par exemple, tous les Etats ou mouvements des territoires anciennement colonisés d'Afrique et d'Asie, sans exception, s'identifient à la lutte palestinienne, la comprennent et la soutiennent totalement. A maints égards (...) il y a une incontestable ressemblance entre l'expérience des Palestiniens arabes aux prises avec le sionisme et l'expérience de ces peuples noirs, jaunes ou bruns qui furent dépeints comme des êtres inférieurs ou des sous-hommes par les impérialistes du dix-neuvième siècle. Parce que, bien qu'il ait coïncidé avec une ère où l'antisémitisme était le plus virulent en Occident, le sionisme a aussi coïncidé avec une période sans précédent d'acquisition de territoires par l'Europe en Afrique et en Asie, et c'était en tant que partie de ce mouvement général d'acquisition et d'occupation que le sionisme, initialement, avait été lancé par Theodor Herzl. Durant les dernières décennies de la plus grande période d'expansion coloniale européenne, le sionisme fit aussi ses premiers et déterminants préparatifs pour obtenir ce qui est maintenant devenu un large territoire d'Asie. Et il est important de rappeler qu'en se joignant à l'enthousiasme général de l'Occident pour l'acquisition de territoires au-delà des mers, le sionisme ne s'est jamais présenté sans ambiguïté comme un mouvement de libération juif, mais plutôt comme un mouvement juif d'implantation coloniale en Orient. (...)

Ce ne sont pas là des commentaires historiques dépassés et oiseux car (...) ils expliquent et même déterminent beaucoup de ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient. Le fait qu'aucune partie notable de la population israélienne n'a jusqu'à présent été capable de faire face à la terrible injustice sociale et politique faite aux Palestiniens natifs indique combien sont ancrées les anormales (encore maintenant) perspectives impérialistes fondamentales du sionisme, sa conception du monde, sa conviction de l'infériorité de l'Autre. »

.../...

« (...) Il est clair que dans la pensée de Herzl cela ne pouvait avoir lieu qu'à la condition qu'il y eût, au départ, une tendance de l'Europe à considérer les autochtones comme négligeables. C'est-à-dire que ces autochtones entraient déjà dans une grille de classification plus ou moins acceptable, qui faisait d'eux, sui generis, des êtres inférieurs aux hommes blancs ou occidentaux - et c'est cette grille culturelle de leur époque que les sionistes comme Herzl se sont appropriées, l'adaptant aux seuls besoins de nationalisme juif en développement. (...) »

« Finalement, qu'a ressenti la victime quand elle a vu les sionistes débarquer en Palestine ? Que pense-t-elle de ce qu'on dit du sionisme aujourd'hui ? Où et comment, à ses yeux, les pratiques qu'elle subit s'inscrivent-elles dans l'histoire du sionisme ? Ce sont là des questions qui n'ont jamais été posées ».

.../...

« Toute personne bien intentionnée peut donc à la fois s'opposer au racisme sud-africain ou américain et soutenir la discrimination raciale pratiquée par le sionisme (...) »

« Il faut répéter que ce qui dans le sionisme visait les objectifs sans doute justifiés de la tradition juive - préserver le peuple de l'exclusion et de l'antisémitisme et rétablir son identité nationale - correspondait aussi à ces aspects de la culture dominante (où, organiquement, le sionisme avait sa place) qui rendaient possible pour les Européens le fait de juger inférieurs, négligeables et sans importance les non-Européens. Pour l'Arabe palestinien, c'est donc la collaboration qui a compté. (...) L'Arabe a fait les frais non d'un sionisme bienveillant - qui était réservé aux Juifs - mais d'une culture essentiellement puissante et discriminante dont le sionisme a été l'agent en Palestine. »

 Edward W. Saïd


 A lire, à propos de cet ouvrage, l'analyse de Sherine Soliman publié sur le site Les Indigènes de la République, intitulé :

Sionisme et « antisémitisme postcolonial  : une analyse essentielle inspirée d'Edward W. Saïd

 

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