dimanche 20 avril 2014

Le miracle des otages libres sans rançon

Je n'aurais pas abordé, du moins pas tout de suite, le sujet des otages français qui fait opportunément, depuis hier, la Une tonitruante de nos médias aux oeillères de chevaux de trait, si je n'avais entendu ce matin le vénérable universitaire Filiu Jean-Pierre, historien et spécialiste du monde arabe,  démolir le Président Bachar Al Assad dans un reportage de France Info. Alors qu'il était question avant tout de fêter la liberté retrouvée de quatre détenus français en Syrie, cet ancien professeur dans de prestigieuses universités nord-américaines n'a eu de cesse de marteler que le "régime de al-Assad" entretenait à des fins stratégiques les groupes jihadistes qui massacrent le peuple syrien. Comme si son séjour à Alep (où il a été officieusement missionné dans des conditions de sécurité maximum - il l'a reconnu lui-même durant l'entretien qu'il a eu avec le journaliste de radio)  ne lui avait rien appris - à moins que son voyage d'agrément n'ait été soigneusement préparé à l'avance par les services secrets de la France otanisée. De nos jours, l'indépendance des intellectuels des hautes écoles laisse sérieusement à désirer, au même titre que celle des journalistes de la presse officielle. Brain washing, quand tu nous tiens !  G. Hadey


Les héros de l’Islam ! Un Islam qui n’a rien à voir ni avec les enseignements de l’Islam, ni avec la Syrie, dont le Grand mufti, Ahmad Badr Al-Din Hassoun, a reçu le « Prix Ducci pour la paix 2014 » le 18 mars 2014 [9]. Ne pouvant se déplacer, il a demandé à « son aîné dans la foi », Monseigneur Hilarion Capucci [Kaboudgi] né à Alep comme lui, de recevoir ce prix à sa place…
Mais cela, il ne faut pas en parler. En France l’anticatholicisme est à la mode et le wahhabisme, saoudien ou qatari, est un précieux allié lorsqu’il s’agit de détruire l’État syrien. Il faudrait réécouter les déclarations de Messieurs J. Lang et V. Peillon avant de juger si cette impression est fausse ou injuste. Ni les mises en garde dès fin mars, de M. Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, suite à l’interception d’appels téléphoniques entre terroristes planifiant une attaque chimique sur Jobar [10], ni les publications successives de Seymour Hersh démontrant que « le sarin de qui ? » venait de Turquie [11], ni la publication du journal Vétérans Today disant que ce sarin avait été fabriqué aux États-Unis [12], ni surtout les témoignages étouffés du peuple syrien meurtri… ne changeront rien aux allégations soutenues par la Diplomatie française et les Renseignements israéliens. Ceci, alors que Mme Jennifer Psaki, porte-parole du Département d’État américain, se contentait de dire : « Nous n’avons pas d’informations pouvant corroborer ces allégations » [13].
Sagesse ou distribution des rôles ? Tout porte à opter pour la deuxième hypothèse. Parce qu’après tout, il s’agit là des deux meilleurs alliés des USA dans la région : la Turquie qui agit ouvertement, et Israël obligé de sortir de l’ombre devant la résistance héroïque de la Syrie face à une agression dont il est déjà le premier bénéficiaire.
Reste à savoir si ces deux gouvernements pensent vraiment pouvoir dominer la bête terroriste qu’ils nourrissent ou remettent sur pied pour user la Syrie, à défaut de la faire plier.
Reste à savoir, si tous ceux qui versent des larmes de crocodiles sur le sort des Chrétiens de Syrie savent que c’est une Armée syrienne en majorité sunnite, soutenue par une Résistance libanaise en majorité chiite, qui a libéré hier Ma’loula l’araméenne [14], en attendant de libérer Kessab l’arménienne.
     Que les soldats, journalistes et photographes tombés sur le champ d’honneur, reposent en paix.

 Mouna Alno-Nakhal




"Hollande n’aura bientôt plus d’otages à libérer ; il va donc lui falloir en capturer d’autres.
Ça y est, Hollande a enfin compris comment ça marche. Les ministres doivent annoncer les très mauvaises nouvelles, le premier ministre doit annoncer les mauvaises, et le président ne doit annoncer que les bonnes. C’est ça, le principe du bouc-émissaire, ou du fusible comme on dit aussi. Mais, pour qu’il y ait de bonnes nouvelles à annoncer, encore faut-il les fabriquer !
L’impérialisme occidental ne veut pas de vrais journalistes sur ses zones de guerre. Alors il les tue, les enlève, etc. pour faire peur à la profession afin que des journalistes ne cherchent pas, et surtout ne dévoilent pas la vérité.
"  ( Vive la révolution ! )




Encore une victoire de la démocrassie

Par Vieux Jade


Des journalistes français capturés et traités comme des bêtes pendant des mois, attachés tous ensemble dans des caves viennent d'être libérés, on ne sait comment.


Ce qu'on nous dit, quand même, à mots couverts, c'est que ce n'était pas l'abominable Assad qui les détenait, mais les gentils opposants à cet horrible bonhomme, cet affreux tortionnaire, qui eux sont nos amis, nos alliés, qu'on arme et fournit en munitions, ces précieux amis de la France, de monsieur Fabius et de monsieur Lévy (BH) en particulier, qui sont d'excellents français dont les valeurs républicaines ne cessent de m'émerveiller, et, ouf que pour mon porte-monnaie un peu dévasté par l'explosion des taxes et des impôts de toute sorte, que la France n'a pas déboursé un centime pour obtenir qu'ils soient rendus à leurs foyers.


C'est que monsieur Fabius est une fine mouche, et sans le moindre doute, un parfait honnête homme. Comme monsieur Strauss-Kahn, franc comme l'or.


Passé au travers des pires scandales en restant toujours propre de chez propre. Monsieur propre, faut croire. C'est même sûrement héréditaire - c'est ça, la noblesse, l'aristocrassie - puisque on n'entend plus le moindre bruit sur le fiston intitulé Thomas, qui s'est offert alors qu'il pointait à Pôle Emploi un appartement à 7 millions d'euros.


Pas à dire, faut être particulièrement habile.


J'en connais pas d'autre, perso. Mon voisin, lui, travaille comme cariste dans l'interim, sa voiture est tombée en panne, c'est moi qui nourrit ses chats, et je suis pas sûr qu'il pourrait se payer un appartement à 7 000 euros sans en emprunter 7 500.


Alors, des gars comme ça, qu'ils arrivent à négocier le retour de gens détenus par nos alliés chéris sans que ça vous, sans que ça nous coûte le moindre sou, on doit s'en féliciter.


Encore une victoire de la démocrassie !


Ces gars là sont vraiment forts.


Cependant, et bien que ça me semble à moi incompréhensible - mais sans doute que je n'ai pas reçu dans mon berceau l'équipement mental nécessaire -, c'est que monsieur Assad soit toujours l'affreux, l'homme à abattre, et ses valeureux opposants nos alliés.

Source : Vieux Jade


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