lundi 24 mars 2014

Espagne : marche pour la dignité contre l'oligarchie



Manifestations monstre en Espagne contre le néolibéralisme avec des slogans tels que : Non au paiement de la dette », « Sortez les gouvernements de la troïka », « Pain, travail et un toit pour tous et toutes », « Le peuple se réveille. C'est fini la fête » ...
En France silence radio. Nos éditocrates ont un oeil tourné vers le cul de l'Ukraine, un autre vers les couilles molles des municipales hexagonales noyautées par le PS et l'Ump, menacées par le FN. La Crimée a choisi librement son camp (les observateurs sur place ont reconnu la bonne tenue du référendum). Poutine reste le monstre à abattre. Les stratèges d'une guerre mondiale déjà flagrante depuis une vingtaine d'années, ne visent à rien de moins que d'encercler l'Europe, de  sa partie méridionale (Grèce, Italie, Espagne, Portugal) jusqu'à ses extrêmités orientales ! Pologne, Georgie, Ukraine, Lettonie, Roumanie, Bulgarie ...). Désormais toutes les nations refusant l'Otan et le Grand Marché du Traité Atlantique sont visées. L'étau se resserre, parce que les peuples commencent à comprendre qu'ils sont pris en otage par des irresponsables dégénérés. André Chenet











Politiques d’austérité : des milliers d’Indignés espagnols marchent vers Madrid

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Des milliers de citoyens espagnols, exaspérés par les mesures d’austérité économique et par l’incurie des politiques européens face à la crise, convergent en ce moment de tout le territoire espagnol vers Madrid pour manifester leur mécontentement ce samedi 22 mars. Depuis fin février, ces manifestants « indignés » marchent au rythme de slogans comme « Non au paiement de la dette », « Pas une coupe budgétaire de plus », « Dehors la "troïka" » (Commission Européenne, Banque Centrale européenne et Fond Monétaire International). Ou bien encore « Du pain, un travail et un toit pour tous ». Un mouvement sans précédent dans l’histoire sociale de l’Espagne démocratique.

L’initiative est partie du Syndicat andalou des Travailleurs (SAT) en septembre 2013. Le but : unir les différentes luttes sociales nationales et manifester l’exaspération collective à Madrid, à deux mois des élections européennes. « Nous exigeons le départ du gouvernement du PP [Partido Popular, la droite espagnole] et de tous les gouvernements qui répriment les droits sociaux fondamentaux et qui soutiennent la politique de la troïka », revendique la Plateforme de coordination des Marches pour la dignité sur son site web. « Dans toutes les villes, le nombre de personnes qui s’unissent aux colonnes de manifestants a largement dépassé nos prévisions ! », se félicite Marta Rodriguez, du syndicat alternatif Assemblée pour la Santé Publique.


De nouveaux campements et « occupations » prévus

Depuis fin février, plusieurs milliers de personnes sont parties de 15 provinces espagnoles et se dirigent vers Madrid à pied, en voiture, en bus ou en train. Sans compter les manifestants des îles Canaries, qui entendent exprimer leur rejet face aux prospections de pétrole sur leur territoire, mais aussi des citoyens solidaires qui manifesteront depuis l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande, le Royaume-Uni, le Pérou, le Mexique, le Chili, le Salvador, la France, la Norvège, la République Tchèque et l’Autriche.

Cliquez sur la carte pour voir le parcours des différents marches : 





« Notre manifestation ne prend pas fin le samedi 22 mars mais commence bel et bien ce week-end ! », précise Susana, militante du secteur médical de Madrid. Le mouvement prévoit de renouveler un campement permanent, comme celui de la place de la Puerta del Sol en 2011. Mais ces derniers mois, des lois répressives – comme les lois de Sécurité Citoyenne – ont été adoptées par le gouvernement du PP, en vue de contrôler les manifestations sociales. « Une commission a été mise en place avec des représentants de tous les collectifs sociaux pour décider des actions que nous allons mener après le 22 mars. Mais cela reste secret par mesure de sécurité », précise Marta.

Les pompiers de plusieurs villes espagnoles et des collectifs d’avocats se sont organisés pour assurer la sécurité et la défense juridique des manifestants à Madrid en cas de répression policière. Des manifestations sont prévues devant les ministères, la Bourse de Madrid, des succursales de banques et de l’INEM (l’équivalent du Pôle Emploi français). Autant de lieux symboliques des mesures d’austérité européennes, appliquées par le gouvernement espagnol, et qui écornent chaque jour un peu plus l’État-providence pour lequel les citoyens européens se sont tant battus.
Plus d’infos sur le site Marchas de la dignidad





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