dimanche 23 mars 2014

Aux poètes, "compagnons d'enfer"




Cet article est dédié à Pascal Brun qui un jour refusa de faire le poète,









"Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la privée de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.
Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, c'est la poésie qui illustre le mot."
Préface, Léo Ferré, Léo Ferré, album Il n'y a plus rien (1973 chez Barclay

"On peut me mettre en cabane/ On peut me rire au nez ça dépend de quel rire/ JE PROVOQUE À L'AMOUR ET À L'INSURRECTION/ YES !I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR !
Le Chien, Léo Ferré, Léo Ferré, album Amour Anarchie (1970 chez Barclay).




Biographie de Léo Ferré (1916/ 1993)

Né dans une famille de la petite bourgeoisie de Monaco, Léo Ferré s'intéresse très tôt à la musique et chante dans une chorale où il apprend le solfège et l'harmonie. Son oncle, violoniste du casino de Monaco, lui fait découvrir Beethoven. Pendant huit ans, il reste en pension en Italie chez les Frères des Écoles chrétiennes au collège Saint-Charles de Bordighera.

Après son baccalauréat de philosophie, Léo Ferré devient critique musical pigiste pour le journal "Le Petit Niçois". Démobilisé après la guerre de 1940, il revient à Monaco où il commence à écrire des chansons, puis s'installe à Paris en 1946 où il mène une vie difficile financièrement. Il fréquente le mouvement libertaire et apporte son soutien à la Fédération anarchiste, au Théâtre Libertaire de Paris, à la Radio Libertaire et au Monde libertaire.

Léo Ferré obtient enfin ses premiers succès avec, en particulier, Paris-Canaille et Les amants de Paris, tout en continuant de se produire dans des cabarets. En 1955, il passe à l'Olympia, ouvrant ainsi une longue carrière de près de quarante ans où il réalisera une cinquantaine d'albums.

En 1968, après la rupture douloureuse avec sa seconde épouse, Madeleine, il s'installe en Toscane. Il ne prend pas part aux "évènements" de mai 68, ce que certains lui reprocheront. Il retrouve cependant, cette année-là, un second souffle à sa production artistique.

Défenseur de causes peu prisées par les grands médias, Léo Ferré a souvent été mis à l'écart mais a tout de même réussi à être reconnu avec ses chansons indémodables. Considéré comme l'un des plus grands poètes du XXe siècle, il occupe une place centrale dans la chanson française avec des textes où se mêlent argot, lyrisme, amour et anarchie. Son répertoire contient des chansons de facture classique, parfois très sombres ou de longs textes sur un fond de musique symphonique. Il chante aussi les poètes classiques comme Verlaine, Rimbaud, Apollinaire, Baudelaire, ou contemporains comme Aragon, Pierre Seghers…

Vingt ans après sa disparition Léo ferré occupe Léo Ferré toujours une place centrale dans l'univers de la chanson francophone.

Quelques unes des chansons les plus connues de Léo Ferré : Les amants de Paris, Paris canaille, Jolie Môme, Paname, Les Anarchistes, C'est extra, Avec le temps...







Léo Ferré, poète et anarchiste :



Léo Ferré parle de la poésie (15 novembre 1973) : 




« Je n’ai pas de sou­ve­nirs précis quand j’ai com­mencé à chan­ter pour les anar­chis­tes, sinon que l’on me contac­tait et que je venais chan­ter deux ou trois chan­sons. Je sup­pose que la pre­mière ren­contre s’est faite en 1948. On m’avait demandé de chan­ter pour des exilés espa­gnols et, for­ce­ment, il y avait parmi eux beau­coup d’anar­chis­tes. C’est à cette occa­sion que j’ai écrit, dans un auto­bus, le Flamenco de Paris, c’est à cette occa­sion que les pre­miers liens ont dû se tisser... Mais l’enchaî­ne­ment ? Ensuite, en alter­nance avec Brassens, tantôt au Moulin de la Galette, tantôt à la Mutualité, j’ai fait en moyenne un gala par an pour le Monde liber­taire et la Fédération Anarchiste, entre 1953 et 1971. Je me rap­pelle même avoir été convo­qué, avec Maurice Joyeux, Quai des Orfèvres, pour des affi­ches col­lées en-dehors des pan­neaux auto­ri­sés. J’ai laissé parlé le type... Une machine à écrire cli­que­tait... Au bout d’un cer­tain temps, je lui ai dit : " Excusez-moi de vous inter­rom­pre, mais avez-vous trouvé quelqu’un en train de poser une de ces affi­ches ? « Il m’a répondu » Non ", alors, je lui ai fait remar­quer que la loi exi­geait le cons­tat du délit, et je suis parti. » 








La poésie (1966)






J'ai du savon qui lave
Les péchés capitaux
Un stylo-bille qui grave
Le goût d'un apéro
Un soutien-gorge à piles
Qui ne s'allume qu'aux beaux yeux
Un dentifrice habile
A blanchir les aveux
Un buvard facétieux
Qui sèche les chagrins
Un oeil pour lire à deux
Quand le jour s'est éteint
Un violon capital
Voilé de Chambertin
A faire sonner le mal
Plus fort que le tocsin

Si ça ne va pas
Tu peux toujours aller la voir
Tu demanderas
La Poésie
On t'ouvrira
Même si elle n'est pas là
D'ailleurs elle n'est pas là
Mais dans la tête d'un fou
Ou bien chez des voyous
Habillés de chagrin
Qui vont par les chemins
Chercher leur bonne amie
La Poésie

J'ai des bas pour boiteuse
A faire boiter l'ennui
Et des parfums de gueuse
A remplir tout Paris
Des pendules à marquer
Le temps d'un beau silence
Des lassos à lacer
Les garces de la chance
Des machines à souffler
Le vert de l'espérance
Et des vignes à chanter
Les messes de la démence
Des oiseaux-transistors
Qui chantent sur la neige
Garantis plaqués-or
Plaqués par le solfège

Si ça ne va pas
Tu peux toujours aller la voir
Tu demanderas
La Poésie
On t'ouvrira
Même si elle n'est pas là
D'ailleurs elle n'est pas là
Mais dans la tête d'un fou
Qui se prend pour un hibou
A regarder la nuit
Habillée de souris
Comme sa bonne amie
La Poésie

J'ai du cirage blond
Quand les blés vont blêmir
De la glace à façon
Pour glacer les soupirs
Des lèvres pour baiser
Les aubes dévêtues
Quand le givre est passé
Avec ses doigts pointus
J'ai tant d'azur dans l'âme
Qu'on n'y voit que du bleu
Quand le rouge m'enflamme
C'est moi qui suis le feu
J'ai la blancheur du cygne
A blanchir tout Saint-Cyr
Et sur un de mes signes
On meurt pour le plaisir

Si ça ne va pas
Tu peux toujours aller la voir
Tu demanderas
La Poésie
On t'ouvrira
Des fois qu'elle serait là
Elle te recevrait même pas
Elle n'est là pour personne
Elle n'aime pas qu'on la sonne
C'est pas une domestique
Elle sait bouffer des briques
Mais quand elle veut, Elle crie

LA POÉSIE!













Les poètes (1960)

Ce sont de drôles de types qui vivent de leur plume
Ou qui ne vivent pas c'est selon la saison
Ce sont de drôles de types qui traversent la brume
Avec des pas d'oiseaux sous l'aile des chansons

Leur âme est en carafe sous les ponts de la Seine
Les sous dans les bouquins qu'ils n'ont jamais vendus
Leur femme est quelque part au bout d'une rengaine
Qui nous parle d'amour et de fruit défendu

Ils mettent des couleurs sur le gris des pavés
Quand ils marchent dessus ils se croient sur la mer
Ils mettent des rubans autour de l'alphabet
Et sortent dans la rue leurs mots pour prendre l'air

Ils ont des chiens parfois compagnons de misère
Et qui lèchent leurs mains de plume et d'amitié
Avec dans le museau la fidèle lumière
Qui les conduit vers les pays d'absurdité

Ce sont des drôles de types qui regardent les fleurs
Et qui voient dans leurs plis des sourires de femme
Ce sont de drôles de types qui chantent le malheur
Sur les pianos du cœur et les violons de l'âme

Leurs bras tout déplumés se souviennent des ailes
Que la littérature accrochera plus tard
A leur spectre gelé au-dessus des poubelles
Où remourront leurs vers comme un effet de l'Art

Ils marchent dans l'azur la tête dans les villes
Et savent s'arrêter pour bénir les chevaux
Ils marchent dans l'horreur la tête dans des îles
Où n'abordent jamais les âmes des bourreaux

Ils ont des paradis que l'on dit d'artifice
Et l'on met en prison leurs quatrains de dix sous
Comme si l'on mettait aux fers un édifice
Sous prétexte que les bourgeois sont dans l'égout


Léo Ferré







L'école de la poésie (1971)





La poésie contemporaine ne chante plus elle rampe.
Elle a cependant le privilège de la distinction
Elle ne fréquente pas les mots mal famés elle les ignore.
On ne prend les mots qu'avec des gants : à « menstruel » on préfère périodique »,
Et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux
qu'il ne faut pas sortir du laboratoire et du codex.
Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés,
à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques,
me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.
Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot.
Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir sils ont leur compte de pieds,
ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes.
Le poète d'aujourdhui doit être d'une caste, d'un parti ou du « Tout Paris ».
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé.
La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie.
Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale
tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
L'embrigadement est un signe des temps. De notre temps.
Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.
Les sociétés littéraires c'est encore la Société.
La pensée mise en commun est une pensée commune.
Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes.
Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes.
Ravel avait dans la tête une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique.
Beethoven était sourd. Il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok.
Rutebeuf avait faim. Villon volait pour manger. Tout le monde sen fout.
L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie.
La Lumière ne se fait que sur les tombes.
Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien dépique.
La musique se vend comme le savon à barbe.
Pour que le désespoir même se vende il ne nous reste qu'à en trouver la formule.
Tout est prêt : les capitaux, la publicité, la clientèle.
Qui donc inventera le désespoir ?
Avec nos avions qui dament le pion au soleil.
Avec nos magnétophones qui se souviennent de ces « voix qui se sont tues »,
avec nos âmes en rade au milieu des rues,
nous sommes bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande
à regarder passer les révolutions.
N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,
c'est que c'est toujours la Morale des Autres.
Les plus beaux chants sont des chants de revendication.
Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations.
A l'école de la poésie, on n'apprend pas. ON SE BAT !











Poètes vos papiers ! (1969)





Bipède volupteur de lyre
Epoux châtré de Polymnie
Vérolé de lune à confire
Grand-Duc bouillon des librairies
Maroufle à pendre à l´hexamètre
Voyou décliné chez les Grecs
Albatros à chaîne et à guêtres
Cigale qui claque du bec

Poète, vos papiers!
Poète, vos papiers!

J´ai bu du Waterman et j´ai bouffé Littré
Et je repousse du goulot de la syntaxe
A faire se pâmer les précieux à l´arrêt
La phrase m´a poussé au ventre comme un axe

J´ai fait un bail de trois six neuf aux adjectifs
Qui viennent se dorer le mou à ma lanterne
Et j´ai joué au casino les subjonctifs
La chemise à Claudel et les cons dits " modernes "

Syndiqué de la solitude
Museau qui dévore du couic
Sédentaire des longitudes
Phosphaté des dieux chair à flic
Colis en souffrance à la veine
Remords de la Légion d´honneur
Tumeur de la fonction urbaine
Don Quichotte du crève-cœur

Poète, vos papiers!
Poète, Papier!

Le dictionnaire et le porto à découvert
Je débourre des mots à longueur de pelure
J´ai des idées au frais de côté pour l´hiver
A rimer le bifteck avec les engelures

Cependant que Tzara enfourche le bidet
A l´auberge dada la crotte est littéraire
Le vers est libre enfin et la rime en congé
On va pouvoir poétiser le prolétaire

Spécialiste de la mistoufle
Emigrant qui pisse aux visas
Aventurier de la pantoufle
Sous la table du Nirvana
Meurt-de-faim qui plane à la Une
Ecrivain public des croquants
Anonyme qui s´entribune
A la barbe des continents

Poète, vos papiers!
Poète, documenti!

Littérature obscène inventée à la nuit
Onanisme torché au papier de Hollande
Il y a partouze à l´hémistiche mes amis
Et que m´importe alors Jean Genet que tu bandes

La poétique libérée c´est du bidon
Poète prends ton vers et fous-lui une trempe
Mets-lui les fers aux pieds et la rime au balcon
Et ta muse sera sapée comme une vamp

Citoyen qui sent de la tête
Papa gâteau de l´alphabet
Maquereau de la clarinette
Graine qui pousse des gibets
Châssis rouillé sous les démences
Corridor pourri de l´ennui
Hygiéniste de la romance
Rédempteur falot des lundis

Poète, vos papiers!
Poète, salti!

Que l´image soit rogue et l´épithète au poil
La césure sournoise certes mais correcte
Tu peux vêtir ta Muse ou la laisser à poil
L´important est ce que ton ventre lui injecte

Ses seins oblitérés par ton verbe arlequin
Gonfleront goulûment la voile aux devantures
Solidement gainée ta lyrique putain
Tu pourras la sortir dans la Littérature

Ventre affamé qui tend l´oreille
Maraudeur aux bras déployés
Pollen au rabais pour abeille
Tête de mort rasée de frais
Rampant de service aux étoiles
Pouacre qui fait dans le quatrain
Masturbé qui vide sa moelle
A la devanture du coin

Poète... circulez!
Circulez poète!
Circulez!


Léo Ferré







Léo Ferré en 14 dates : 




1916
24 août
Naissance de Léo Ferré à Monaco
1941
26 février
Premiers pas sur scène
Sous le pseudonyme de Forlane, Léo Ferré chante la première fois sur scène lors d'un concours amateur. La même année, lors d'un concert de Charles Trenet, il persuade "le fou chantant" d'écouter quelques une de ses chansons. Ce dernier le félicite et l'encourage mais lui déconseille de les chanter lui-même.
1945

Rencontre décisive avec Edith Piaf
Elle le conseille de monter à Paris tenter sa chance. En 1948, elle interprètera une de ses chansons "Les amants de Paris".
1946
 novembre
Premiers débuts parisiens
Il chante au Boeuf sur le Toit en compagnie des Frères Jacques et du duo Roche & Aznavour. Il interprète notamment "L'inconnue de Londres", "Le bateau espagnol" et "Le flamenco de Paris".
1947
3 mars
Premier contrat d'édition avec Le chant du monde
1947
 décembre
Rencontre avec la chanteuse Catherine Sauvage
Elle devient le principale interprète des titres de Léo Ferré. Elle contribue à faire connaitre le compositeur parolier et connait un succès avec deux de ces compositions "Paris Canaille" (1952) et "L'homme" (1954)
1955
10 mars
Premier Olympia en vedette
Le nom de Léo Ferré s'affiche en lettres lumineuses sur le fronton de l'Olympia. Il monte sur scène du 10 au 29 mars 1955.
1960

Léo Ferré signe un contrat avec Eddy Barclay. Il y signe ses titres les plus connus : "Joli Mome", "Paname", "C'est extra", "Avec le temps".
1969
6 janvier
Sur une proposition du magazine "Rock'n Folk" et en collaboration avec RTL, une interview exceptionnelle est organisée dans un petit appartement de la rue Saint-Placide à Paris qui réuni Georges Brassens, Jacques Brel et Léo Ferré. Autour d'une table ronde, les trois "monstres sacrés" de la chanson française échangeront leurs opinions sur le monde et la musique. La rencontre organisée par le journaliste de "Rock'n Folk", François-René Christiani, sera immortalisée par une photographie noir et blanc de Jean-Pierre Leloir.
1970
1 mars
Sortie du double album "Amour-Anarchie"
Sur cet opus, on retrouve les titres "La mémoire et la mer" et "Avec le temps"
1974

Changement de maison de disques
Il quitte sa maison de disques Barclay, pour CBS puis RCA avant de créer son propre label EPM (Les Editions et Productions Musicales)
1990
 septembre
Sortie de son dernier album "Les vieux copains"
1993
14 juillet
Décès de Léo Ferré à Castellina en Toscane, des suites d'une longue maladie
2000
3 mars
Sortie de l'album posthume "Métamec"



Mais en 1961, il est vic­time de la cen­sure, un de ses albums est pilonné : « Mon géné­ral », « Regardez-les », etc. Dès lors ses chan­sons se font plus enga­gées : en 1964, c’est « Franco la muerte », mais aussi "Ni Dieu ni Maître« . Début 1968, il col­la­bore au »Monde liber­taire" (qu’il aidera ensuite par des galas de sou­tien comme le 10 mai 68) et à la revue « La Rue ». En 1969, il enre­gis­tre son spec­ta­cle à Bobino, puis part s’ins­tal­ler en Toscane (Italie). Sa car­rière et son succès se pour­sui­vront au delà des fron­tiè­res, mais il conti­nuera de sou­te­nir "Le Monde liber­taire« , »Radio Libertaire« et le »Théâtre Libertaire de Paris". Rebellyon.info






“Cette parole d’Evangile
Qui fait plier les imbé­ci­les
Et qui met dans l’hor­reur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n’a pas la rosette
Cette parole de pro­phète
Je la reven­di­que et vous sou­haite
NI DIEU NI MAITRE”




À visiter :


L'arbre du poète (quelques pages sur Léo Ferré)



et enfin, une mine d'or, avec enregistrements radio et TV, documents, photos :





Aucun commentaire: