samedi 22 février 2014

L'aile gauche de la droite française

ou comment fabriquer un peuple d'autruches à figures humaines


Rire jaune en 17 secondes : voici récemment sorti des archives profondes de l'INA, un secret honteux pour comprendre la logique aberrante de la politique française d'aujourd"hui. Cela se passe au début des années 80, avant les élections qui opposèrent le RPR (aujourd'hui UMP) de Chirac  (ex gauchiste d'opérette d'un jour)) au neo parti socialiste de François Mitterrand (ex tonton flingueur de bougnoules et briseur de grèves dans les années 50). Décidément les arcanes du pouvoir resteront toujours impénétrables si l'on s'en tient seulement aux cocardes affichées par les uns ou des autres ! Ne faisons pas semblant d'être scandalisés par les voies tortueuses empruntées par une France dont les gouvernements successifs servent à qui mieux-mieux, de l'Afrique au Moyen-Orient, les intérêts de la dictature économique des multinationales et des banquiers réunis. Je serais prêt à parier que le PS fut très tôt initié - et noyauté - par des énarques et technocrates de droite imbus de hautes fonctions étatiques, ce qui paraît fort logique puisque, dans une démocratie bourgeoise issue de la révolution de 1789, un parti unique serait par principes très mal vu et aurait toutes les peines du monde à concentrer ouvertement en son sein les privilèges régaliens de l'ancien régime. Il fallut donc sauver les apparences en créant un parti écran d'opposition, à caractère contestataire, du moins au départ, à partir duquel prendrait tout son sens le jeu masqué des alternances qui mène la danse depuis l'élection "miraculeuse" de François Mitterrand. Ainsi furent impitoyablement phagocytés le PC stalinien (fossoyeur de mai 68) et les Verts (récupérateurs de déchets politique hautement pollueurs) à la tête desquels des femmes et des hommes briguaient les honneurs du pouvoir plutôt que la défense désintéressée des citoyens contre la machine électorale à décerveler. Ce ne fut certainement pas un hasard - le hasard existe encore moins en politique que dans les affaires courantes - si un Mitterrand issu de la francisque et du gouvernement de Vichy conçu le parti qui allait devenir en France l'équivalent du parti démocrate US (d'ailleurs Hollande n'hésite pas à se réclamer de la sociale démocratie), si un DSK, nommé rappellons-nous par le plus-que-droitier Sarkozy, l'ami de Bush Jr, devint le patron du FMI et avait alors pratiquement reçu toutes garanties, n'était-ce "le sperme des nouvelles à la con" selon l'expression de Léo Ferré, pour occuper la cage dorée de la République dont l'heureux élu n'est en fin de compte que l'hôte actuel par défaut, une opportunité en chassant une autre ...  Mais écoutez plutôt :




Une surprenante archive datant du début des années 80 dans laquelle on peut entendre notre Président François Hollande parler en tant que jeune membre du RPR (l'UMP de l'époque), attristé que la gauche n'ait pas encore disparu ...
En effet, le jeune François était mandaté à l'époque pour se faire passer anonymement par téléphone pour un adversaire du PS. La stratégie politicarde commençait déjà ..

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