mercredi 2 octobre 2013

L'Iran admodeste Netanyahou

Le discours de Netanyahou à l’Onu n’est que provocation guerrière et folie chronique, mais qui pourrait aussi bien faire le jeu d'un Occident muselé dans son désir d'attaquer la Syrie par la très habile stratégie de la diplomatie russe. Attendons-nous à des dérapages incontrôlés car il est très difficile de croire que le gouvernement US ait renoncé à en finir avec Bachar al Assad lequel reste, qu'on le veuille ou non, le seul garant de stabilité de l'etat syrien en cette période extrêmement chaotique pour le monde arabe dans son ensemble. Comment pourrait-on ne pas voir l'alliance méphistophélique entre Israël, l'arabie saoudite et le Qatar ? Il faudrait vraiment être aveugle pour ignorer la partie de poker menteur qui se joue au Moyen Orient entre ces régimes liberticides alliés aux forces de l'Otan et les pays de cette région qui contestent farouchement l'hégémonie du pétrodollars ainsi que la main-mise des multinationales sur l'identité arabe.
G. Hadey   
 
Press TV
1er Octobre 2013
 
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
 
L’adjoint ambassadeur de l’Iran aux Nations-Unies a condamné les remarques anti-irnaiennes faites par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU, les qualifiant d”inflammatoires” et l’accusant de “réthorique guerrière”.
 
“Nous venons juste d’entendre une déclaration tres inflammatoire”, a dit Khodadad Seifi à l’AG de l’ONU mardi, quelques minutes après la fin du discours de Netanyahou, ajoutant, “tout comme l’an dernier, il a continué sa réthorique de guerre contre l’Iran abusant du temps de cette auguste assemblée.”
 
Le diplomate iranien a aussi prévenu Netanyahou contre tout mauvais calcul en planifiant d’attaquer l’Iran, en réponse à la menace de netanyahou d’agir seul pour arrêter le programme nucléaire iranien.
“Le premier ministre israélien ferait bien mieux de ne même pas penser à attaquer l’Iran, encore moins de s’y préparer”, a dit Seifi.
 
Seifi a demandé à netanyahou de revoir son histoire de l’Iran au sujet de son engagement dans ses obligations internationales en contraste total avec la défiance de Tel Aviv devant tout traité ou régulation internationales.
“A l’encontre d’Israël, l’Iran n’a pas attaqué et n’attaquera pas quelque pays que ce soit”, a t’il ajouté.
Quoi qu’il en soit, il a noté que “la politique de non-agression de l’Iran remontant à des siècles ne doit en aucun cas être interprêtée comme étant une incapacité à se défendre.”
 
“Nous avons beaucoup parlé d’armes de destruction massive au Moyen-Orient sans mentionner le fait qu’Israël est le seul pays de la région à posséder tous les types de ces armes, mais ne fait partie d’aucun traité pour les banir.”, a t’il ajouté.
 
Il a aussi accusé Israël de commettre des crimes dans ses guerres contre les Palestiniens et contre les nations voisines et non-voisines.
 
Dans son discours à la 68ème AG de l’ONU, netanyahou a dit que l’Iran devait démanteler entièrement son programme nucléaire, répétant ses accusations non fondées que Téhéran cherche en fait à développer des armes nucléaires.
 
“Israël ne permettra pas à l’Iran d’obtenir des armes nucléaires. Si Israël doit agir seul, alors il le fera”, a t’il clâmé.
 
Dans une réunion avec le président obama à Washington Lundi, netanyahou a affirmé qu’une menace militaire crédible et des sanctions économiques on amené l’Iran à la table des négociations.
Il a appelé obama à renforcer ses sanctions économiques sur l’Iran s’il continue son avance dans le programme nucléaire alors que pointe à l’horizon de nouvelles négociations avec l’occident, disant “Ces pressions doivent être maintenues”.
 
La salve de menaces de natanyahou et ses accusations contre l’iran interviennent alors que Téhéran a catégoriquement rejeté les accusations émises par les Etats-Unis, Israël et quelques uns de leurs alliés contre le programme nucléaire énergétique de l’Iran, argumentant que son programme nucléaire n’a que des buts pacifiques.
 
Israël est pensé être le seul détenteur d’armes nucléaires au Moyen-Orient avec une estimation de 200 à 400 têtes nucléaires.
 
Le régime israélien rejette toute réglementation internationale sur le nucléaire, en particulier le traité de non-prolifération (TNP) et refuse une inspection internationale de ses sites nucléaires à des fins régulatrices.
 

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