mardi 25 juin 2013

Imaginons la paix

Discours de Bachar el-Assad à paraître dans "Le Monde" ?

 
" Le peuple Syrien éprouve une haine légitime à l’égard des castes politiques européennes et des impérialistes, mais il n’est animé d’aucun esprit revanchard.

Si tel était le cas, que se passerait-il ?

Les occidentaux présentent les choses comme si demain, une fois constitué un gouvernement alqaïdiste Syrien, soutenu et reconnu par les prédicateurs du droit d’ingérence, une intervention internationale serait impossible.

Il en est même qui vont plus loin, qui prétendent que nous recherchons volontairement des difficultés avec les États-Unis. C’est complètement absurde. Bien au contraire, nous ne désirons rien d’autre que les meilleures relations avec les États-Unis , les Européens sur la base de l’égalité des droits et de l’intérêt réciproque. Nous savons bien, il est vrai, que le mouvement populaire de défense du peuple syrien, n’est pas du goût des impérialistes et qu’ils pratique à notre égard une politique agressive.

L’histoire prouve, que le rapport international change, de jour en jour et n’est pas en faveur des peuples, qui n’ont plus le droit de décider de l’avenir du pays mais sont victimes du choix de l’interventionnisme au nom des droits de l’homme.

Ce qui n’est pas douteux, est que le gouvernement syrien, fait face à bien des problèmes. Les plus graves de tous, sont après les nombreux morts, la situation économique que laissera cette guerre. Le gouvernement ne peut bénéficier d’un meilleur appui que celui du peuple. Notre propos n’est pas de donner ici une image idyllique du futur mais de répondre à des craintes infondées, de combattre une certaine exagération des difficultés.

Que faire cependant au cas où, malgré tous les efforts déployés pour empêcher la sédition réactionnaire, celle ci finirait par éclater ?

L’autodéfense est à l’ordre du jour : l’activité de tueurs , les attaques à main armée contre les locaux des dirigeants, le déchainement de la violence contre le peuple, doit effectivement créer un mouvement unique en Syrie.

Que ce si soit bien clair : nous ne recherchons pas la violence, nous n’en voulons pas et nous ferons tout notre possible pour conduire les événements, sur la voie la moins douloureuse ; mais le peuple est disposé à lutter sur tous les terrains.

Les occidentaux prêchent à tort et à, travers, en dehors de toute réalité, cela démontre clairement que la route suivie est bonne.

Pour qui ? pour quel intérêt ?

Ces gens là, qui déstabilisent la Syrie, servent les intérêts de l’ennemi, le gouvernement israélien."

Ce discours est aussi vrai que le voyage et les accusations du journal "Le Monde" d’utilisation de gaz sarin.

Pour mes conneries, contrairement au journaliste, je donne mes sources :

Ce discours réadapté pour la Syrie est un article publié dans le journal El Siglo( le Siècle) en mars 1964.Il a servi au peuple chilien pour la campagne du président chilien élu le 4 novembre 1970 : Salvador Allende.

Je ne veux pas prouver que le Président Bachar el-Assad est sur le bon chemin, je cherche simplement à déconstruire les préjugés et à prouver que l’histoire se répète et les discours peuvent s’adapter dans un contexte de lutte.


Sayid, un citoyen du monde

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