mardi 21 mai 2013

La Syrie en guerre contre la terreur

 Un ensemble d'articles instructifs qui font la synthèse de la situation en Syrie. La bravoure et l'héroïsme de l'Occident se mesurent bel et bien en analysant les statistiques boursières lesquelles nous révèlent, sous des chiffres falsifiés,  une réalité de massacres et de crimes organisés, de corruption généralisée où s'enlisent nos espoirs de démocratie constitutionnelle. L'Amérique du sud et le Moyen Orient à bien des égards devraient nous tenir en alerte car ils sont actuellement les lieux stratégiques de la lutte de David (les peuples démunis) contre Goliath (l'empire capitaliste mondialisé).

G. Hadey 

Syrie : des militaires israéliens découverts parmi les rebelles


rebelles-syriens.jpgTraduction Fawkes Newsmo

"Les troupes gouvernementales syriennes ont arrêté un véhicule israélien au cours d'une opération dans la ville d'Al-Quseir, un bastion important des forces rebelles, selon les médias officiels syriens.

Selon ces sources, le véhicule de l'armée israélienne arrêté sert à surveiller les signaux de communication et interférer les liaisons sans fils. Ils insistent sur le fait que c'est une preuve claire de l'implication des militaires et des membres des services secrets israéliens dans le pays arabe. "Dans la voiture, nous avons trouvé des munitions, des uniformes et divers moyens utilisés pour communiquer», explique l'une des troupes syriennes.

Des sources de RT dans l'armée syrienne, à leur tour, ont révélé la découverte dans la région d'une unité militaire avec 4 Israéliens, dont une femme, et la découverte d'un mortier israélien dans la région d'Al-Dabaa, situé à 10 kilomètres de Al Quseir. Ils ont signalé également l'arrestation de 11 soldats armés juifs dans la ville d'Al-Quseir, dont le contrôle a été pris par le gouvernement. Deux soldats israéliens ont été blessés dans l'opération.

L'action militaire qui a repris le contrôle de la place (un point stratégique près de la frontière libanaise utilisé comme un pont par lequel l'opposition a reçu des armes et des mercenaires) par les troupes de Bachar al Assad a eu lieu en quelques heures. "Ce qui s'est passé aujourd'hui à Al Quseir démontre clairement la victoire d'une philosophie de vie et la fermeté envers les assassins sous contrats que représente les gangs armés en Syrie. On ne peut pas arrêter de parler de la réussite de l'offensive de l'armée syrienne et tout ce qui a été accompli », a déclaré Ibrahim Sair écrivain et publiciste.

Selon les détails militaires, l'opération a été basé sur une stratégie bien étudiée. Les soldats ont encerclé la ville, libérant sa périphérie et évacuant les résidents de ces zones pour éviter les effusions de sang. Malgré cela, il n'était pas possible d'éviter les affrontements, dans lesquels un certain nombre de rebelles ont été tués. Les combattants de la formation armée Front An-Nusra, faisant partie d'Al-Qaïda (NDLR: sous entendu les larbins de la CIA), ont également subi des pertes importantes et beaucoup ont été forcés de se rendre ou de fuir. «Les groupes armés qui se trouvaient dans la ville d'Al Quseir faisaient partie du Front An Nusra et autres groupes assimilés. Ils ont pris de nombreux civils en otages et les ont utilisés comme boucliers humains. Maintenant Al Quseir est sous le contrôle de l'Armée syrienne d'un point de vue militaire et c'est un grand succès," insiste l'analyste militaire Salim Jarbah.

L'analyste international Carlos Martinez, pour sa part, estime que l'implication d'Israël dans le conflit interne syrien a un objectif très précis: «Il y a une coalition de facto entre Israël, l'Occident et les monarchies du Golfe pour mettre fin à l'influence de l'Iran ". Il indique qu'une Syrie complètement détruite sans une gouvernance claire serait un grand pas vers cet objectif, et que Damas et Téhéran ont toujours été des alliés fidèles"

Source: RT



 Les “rebelles” saluent les bombardements de l’armée israélienne détruisant la Syrie !




Hassan_Rastanaoui
Hassan Rastanaoui, porte parole des “rebelles” est interviewé sur la deuxième chaîne de télévision israélienne. Il exprime sa joie d’avoir vu Israël venir frapper la Syrie, détruire des positions gouvernementales, tuer des centaines de Syriens.

Par ailleurs il avoue que l’agression de l’armée israélienne augmente les chances de faire tomber Assad à un moment où la “rébellion” est en perte de vitesse. Cela vient confirmer l’alliance contre nature entre Israël et les groupes armés qui disent lutter pour “libérer” la Syrie. Alors qu’Israël, ce n’est pas peu, s’est annexé et occupe illégalement une partie de la Syrie depuis 1967 : le plateau du Golan et ses ressources en eau.
Il faut lire pour y croire, dès 0.38 minute, le sous titrage en français (*)

Ce que dit le porte parole de cette soi-disant « opposition » syrienne est ahurissant mais instructif.

Cela montre bien, à ceux qui ne l’auraient pas encore compris, pourquoi les défenseurs inconditionnels de la domination israélienne dans la région, Laurent Fabius, Bernard Henri Lévy et Bernard Kouchner n’ont eu de cesse d’appeler à armer les « opposants » armés et financés principalement par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Bernard Kouchner a bien évidemment approuvé, le 7 mai au micro d’Europe 1, les bombardements de l’armée israélienne sur la Syrie. « Israël ne peut pas laisser surarmer avec des missiles qui peuvent viser son territoire des troupes qui veulent sa destruction… » a-t-il dit. Il ne se soucie pas de savoir quand il s’agit de son protégé, si Israël viole le droit international en attaquant un pays souverain qui ne l’agresse pas.

Quelle arrogance ! Quel cynisme ! Israël l’agresseur, le guerrier surarmé, né de la guerre, qui depuis 1948 a jeté le Moyen Orient dans l’instabilité et la guerre permanente, serait menacé de destruction selon Bernard Kouchner ! Et la Syrie, et l’Iran, et le Liban qu’Israël menace n’auraient eux pas le droit de s’armer ni de se défendre quand ils sont attaqués ?

Au micro d’Europe 1, Bernard Kouchner a également jeté le discrédit sur Mme Carla del Ponte, dont les révélations selon lesquelles du « gaz sarin avait été utilisé par les rebelles » ne doivent par arranger les visées d’Israël, en disant : « Carla del Ponte parle souvent un peu vite (…) mais enfin l’ONU dit qu’il n’en a pas la preuve ».
Silvia Cattori
Traduction de la vidéo en français :
Romain Bois http://knowledge-tv.com/

 Retour sur les bobards des « grands reporters de guerre » : Un cruel et terrifiant démenti à la propagande de Sofia Amara

La « grande reporter » Sofia Amara (*), est une piètre journaliste qui sait pratiquer à merveille la manipulation, faire cadrer l’information à la ligne éditoriale. Elle s’est rendue célèbre par ses reportages à la gloire des bandes armées opposées à Damas, qu’elle s’est attachée à présenter systématiquement sous les couleurs les plus avenantes.
Or, il apparaît aujourd’hui que « l’ adorable et charmant rebelle » qui avait si bien servi la propagande anti-Al Assad de Sofia Amara, n’est autre que le monstre qui vient d’être filmé en train d’arracher le cœur d’un Syrien. [Alors Sofia Amara cherche maintenant à tirer son épingle du jeu en affirmant au sujet du monstre qu’elle avait pourtant adoré : « Quand je l’ai rencontré dans le quartier de Baba Amr, à Homs, entre le 16 et le 24 décembre 2011, alors que je tournais un reportage pour Arte intitulé Syrie : Au cœur de l’armée libre (…) c’était quelqu’un de charmant, d’avenant, d’adorable ». Il aurait entre temps selon Sofia Amara perdu son humanité !


Cela n’est que manipulation. Les nombreux témoignages, que nous avons recueillis et diffusés sur les nouveaux médias, sont là pour attester que les « adorables rebelles » de Sofia Amara ont bel et bien commencé à kidnapper, égorger, couper des Alaouites en morceaux, dès mai 2011.

Sofia Amara ne pouvait pas l’ignorer. Comme elle ne pouvait pas ignorer les aveux du « rebelle », rapportés en mars 2012 par la correspondante du Spiegel à Beyrouth, Ulrike Putz. Celui-ci avait raconté avec précision comment, dans le quartier de Baba Amr occcupé par les « rebelles » – où Sofia Amara s’est rendue -, la « brigade d’interrogatoire » de l’ASL égorgeait les hommes qu’elle capturait.

Mais l’objectif de Sofia Amara n’a jamais été de rapporter honnêtement ce qui se passait véritablement en Syrie. Aller dans le sens du courant, ici démoniser Al Assad, est autrement plus gratifiant pour ce genre de journaliste sans éthique ! Pour preuve. Son premier reportage « Syrie, dans l’enfer de la répression » – acheté par Arte, diffusé le 11 octobre 2011, repris par quantité de chaînes télévisées, salué par Amnesty International qui l’a invitée à Genève, ainsi que par le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH) 

Il nous parait utile de rediffuser le contre-documentaire réalisé en novembre 2011 par le site Karabalaqsa [Des médias occidentaux et arabes (notamment Al-Jazeera et Al-Arabia téléguidées respectivement par le Qatar et l’Arabie Saoudite) nous ont décrit sans discontinuer l’enfer d’une sanglante répression en Syrie : manifestants pacifiques froidement assassinés, enlèvements, tortures, mutilations de cadavres… dont les autorités syriennes, selon eux, se seraient rendu coupables. Le but de ces accusations serait-il de préparer l’opinion publique à une intervention étrangère, selon le scénario de l’offensive de l’OTAN et de ses alliés ?

Alors que j’ai pu , en Syrie , voir de mes propres yeux un des immenses rassemblements de soutien à Bachar Al Assad, j’ai été extrêmement surpris de la manière tendancieuse avec laquelle les médias français, dans leur grande majorité, rapportaient les faits.

Un reportage m’a particulièrement frappé car il reprenait et synthétisait toutes les accusations attribuées au gouvernement syrien depuis des mois. Il s’agit du reportage réalisé par la journaliste Sofia Amara, diffusé par la chaîne télévisée ARTE le 11 octobre 2011.

Estimant que le travail de Sofia Amara était totalement subjectif, j’ai décidé de faire une contre enquête. D’où les huit vidéos que je présente ici. Je tiens à préciser que ma démarche critique ne concerne pas uniquement cette journaliste mais doit être interprétée comme une opposition globale à un système médiatique néfaste, parce qu’orienté et trompeur. Le reportage de Sofia Amara en est une merveilleuse illustration.
Depuis Mars 2011, l’écrasante majorité des manifestations contre Bachar Al Assad ne réunissent que quelques centaines ou quelques milliers de personnes, alors que le peuple syrien descend régulièrement dans la rue par centaines de milliers, voire par millions, pour exprimer son soutien au Président de la République et dénoncer ce qu’il perçoit comme étant un « complot extérieur ».

Malgré leur supériorité numérique, ces rassemblements ont été à peine relayés dans les médias occidentaux, laissant ainsi le citoyen lambda croire que le gouvernement syrien ne bénéficiait que d’un très faible appui populaire.

Aujourd’hui, nous savons de manière certaine que beaucoup d’exactions dénoncées par les journalistes et certaines ONG sont totalement fausses et infondées. Il y a eu de nombreux cas qui ont été montés de toute pièce, comme celui d’Amina Abdallah Araf Al Omari, une blogueuse soi-disant kidnappée ou encore celui de Zaynab Al Hosni, retrouvée décapitée, démembrée et la peau arrachée selon Amnesty International. Après contre enquête, tous ces cas se sont avérés être de pures inventions.

France 24 est allée jusqu’à diffuser un entretien téléphonique durant lequel une personne présentée comme étant Lamia Chakkour, ambassadrice de Syrie à Paris, annonçait sa démission en signe de protestation contre les violences dans son pays. L’ambassadrice a immédiatement démenti et France 24 s’est trouvée contrainte de porter plainte contre X pour usurpation d’identité !

Toutes ces accusations portées contre le gouvernement syrien ne sont que très rarement prouvées par les médias. Elles proviennent de sources invérifiables, pour la plupart. Cependant le climat qu’elles installent demeure, même quand les accusations s’effondrent. Ce qui est grave, c’est que la fiabilité de ces journalistes qui , volontairement ou non , trompent l’opinion publique n’en est pas pour autant remise en question.

Il devient de plus en plus évident que l’appareil médiatique dominant a eu et a toujours pour objectif caché de préparer les peuples à accepter des interventions militaires extérieures, comme cela s’est passé pour l’Irak et la Libye.

Après les mensonges au sujet des « armes de destructions massives », l’intervention militaire américaine en Irak a laissé place à 10 années de chaos et détruit un pays entier. Et en Libye, la presse si prompte à dénoncer la « barbarie » des forces gouvernementales a clairement révélé son parti pris lors du lynchage sauvage de Kadhafi. Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, il existe une barbarie « logique », « compréhensible » et « non condamnable » aux yeux de la presse et des milieux politiques, lorsque cette barbarie est commise par des milices alliées de l’OTAN.

Le rôle des médias dans la déstabilisation de ces pays tient une place essentielle car ce sont eux qui légitiment les interventions militaires auprès de l’opinion publique. Les journalistes qui remplissent cette tâche, consciemment ou non, portent donc une lourde responsabilité, malheureusement très rarement reconnue. En effet, s’il arrive assez souvent que les institutions militaires soient critiquées et prises à partie après coup, très rares sont les journalistes visés pour de fausses informations qu’ils auraient relayées ou inventées.

Faut-il attendre un nouveau drame pour réagir ?

Conscients du fait que ce genre de documentaire jette de l’huile sur le feu et génère des conséquences désastreuses pour les peuples qui en sont victimes, il convient désormais que nous puissions désigner chaque journaliste qui relaie des informations mensongères, chaque rédaction qui diffuse des nouvelles ou des vidéos sans en vérifier l’authenticité 

L’erreur est humaine, mais ces comportements sont des fautes. Chacun doit assumer ses fautes face au public. C’est pourquoi nous demandons à ceux des journalistes qui se sont trompés de reconnaitre leurs manquements et de cesser de vouloir décider au nom des autres de ce que doit être leur avenir.



Réponse au reportage de Sofia Amara « Syrie, dans l’enfer de la répression », diffusé par la chaîne télévisée ARTE le 11 octobre 2011 :

8/8 – Syrie – Erreur ou manipulation d’Arte… par Karbalaqsa

(*) Amara, correspendante de la chaîne étatique France 24, dotée de 1000 correspondants « pour vous offrir la meilleure actualité », lors de ses interviews appelait à soutenir l’ « Armée libre », à lui fournir des armes, et à ce que la « communauté internationale » lui garantisse une « zone sécurisée », « une zone d’exclusion aérienne ».

Source :http://karbalaqsa.blogspot.com/



La fin de partie en Syrie arrive à grands pas

israelus

La cadence des événements en Syrie s’est accélérée ces dernières semaines. Les forces gouvernementales ont remporté contre les rebelles des victoires importantes sur le terrain, et cette situation a provoqué un mélange de provocations guerrières et de propositions de paix de la part des U.S. et de ses alliés anti-Assad.

Avec la bénédiction d’Obama, les avions de combat d’Israël ont mené récemment et à trois reprises une offensive contre la Syrie ; lors d’une de ces frappes aériennes massives contre des objectifs militaires à Damas, 42 soldats syriens ont été tués. Peu de temps après, Obama finissait par accepter d’entamer des pourparlers de paix avec la Russie, qui le réclamait depuis des mois.

Obama aborde ces discussions en position affaiblie ; le gouvernement syrien est en train de gagner la guerre contre les rebelles soutenus pas les US, et l’avantage sur le terrain est l’atout majeur dans tous les pourparlers de paix. Obama et les rebelles ne sont pas en position d’exiger quoi que ce soit en Syrie en ce moment.

Il est possible qu’Obama veuille éviter de subir une autre humiliation dans son ingérence en Syrie en acceptant des accords de “paix” de dernière minute pour sauver la face.

Il est également vraisemblable, cependant, que ces négociations de paix soient une manœuvre diplomatique habile qui a pour véritable objectif la guerre. Il n’est pas rare que des négociations de paix échouent et que cet échec soit utilisé comme motif pour relancer la guerre, puisque “les tentatives de paix ont échoué”.

Et Obama a de nombreuses raisons de poursuivre la guerre : il apparaitrait comme incroyablement faible et ridicule si le président syrien devait rester au pouvoir alors que l’administration Obama a déjà annoncé que le régime d’Assad était fini et qu’elle a soigneusement sélectionné un gouvernement alternatif composé d’exilés syriens que les Etats-Unis – et leurs alliés – considèrent comme étant le “gouvernement légitime syrien”.

Voici comment la BBC présente le gouvernement fantoche syrien d’Obama :

“… les dirigeants politiques de l’opposition syrienne – qui font le tour des capitales du monde et se livrent à de grands discours – ne dirigent personne. Ils ont déjà du mal à contrôler les délégués dans la même salle qu’eux, à plus forte raison les combattants sur le terrain”.

Si, contre toute attente, des accords de paix sont conclus, ces exilés syriens — qui ne sont véritablement écoutés que par une infime minorité des rebelles — seront ceux qui signeront ces accords.

Il y a de nombreux responsables politiques aux Etats-Unis qui réclament encore à grands cris la guerre en Syrie, en la justifiant par l’accusation non établie que le gouvernement syrien aurait utilisé des ADM contre les rebelles.

En réalité, cependant, à ce jour, l’ONU a seulement dit que c’était le contraire qui était vrai : il y a des preuves indiquant que ce sont les rebelles soutenus par les US qui auraient utilisé des ADM contre le gouvernement syrien.

Bien sûr, ces faits ont été relégués en dernière page des journaux U.S. – quand ils ont été publiés. De la même façon, les mauvaises nouvelles annonçant que les rebelles se livraient à un nettoyage ethnique et religieux à grande échelle et commettaient de nombreuses violations des droits humains n’ont pas non plus été publiés à la une.

Et les nombreux attentats terroristes commis par les rebelles soutenus par les U.S. qui ont tué des civils inconsidérément ont été pareillement largement ignorés par les responsables politiques et par les médias.
La position des États-Unis est également affaiblie par le fait que la majorité des combattants rebelles sont des islamistes extrémistes, qui se battent pour le jihad et la charia, et non pas pour la démocratie.


“la principale force d’opposition armée en Syrie, l’Armée Syrienne Libre, perd des combattants et du potentiel au profit de Jabhat al-Nusra, une organisation islamiste liée à Al-Qaïda qui s’avère être la force la mieux équipée, financée et motivée pour combattre le régime de Bachar al-Assad”.


“Il n’y a nulle part sur le territoire syrien contrôlé par les rebelles de force armée laïque de quelque importance”.

Mais, même avec tous ces obstacles qui empêchent les États-Unis d’imposer leurs conditions au gouvernement syrien, Obama a en main des atouts importants : l’armée U.S. et l’armée israélienne.
Il est possible que les frappes israéliennes contre la Syrie aient été utilisées comme outil de marchandage pour la conférence internationale sur la Syrie proposée en Russie. Si Obama menaçait de ramener la Syrie à l’âge de pierre, il ne manque pas de preuves – Afghanistan, Irak, Libye — pour qu’on prenne ces menaces au sérieux.

Mettre ce genre de menaces à exécution est, en fait, considéré comme une politique étrangère intelligente par de nombreux responsables politiques aux États-Unis dans la mesure où un pays non aligné aura été affaibli et démantelé en tant que force d’opposition, ce qui ferait tomber le dernier obstacle à la guerre contre l’Iran.
La politique étrangère des États-Unis repose entièrement de nos jours sur l’usage de la menace d’anéantissement. La puissance économique des États-Unis étant en déclin par rapport à la Chine et à d’autres pays, la carotte de l’économie a été écartée au profit du bâton de l’armée. Des tas d’”experts” en politique étrangère demandent instamment qu’Obama sorte à nouveau le bâton, de peur que ce fondement de la politique étrangère des États-Unis ne s’avère n’être que du vent.

C’est l’essence de l’engagement des Etats-Unis en Syrie, qui est de risquer de déclencher une guerre régionale qui pourrait comprendre des pays comme le Liban, la Turquie, l’Irak, Israël, l’Iran, la Jordanie et l’Arabie Saoudite, avec la probabilité d’entraîner de force les grandes puissances liées à ces pays, les U.S. et l’Europe, d’une part, la Russie et la Chine, d’autre part.

Le sort du Moyen-Orient, déjà très éprouvé, est en suspens.

Shamus Cooke

Article original en anglais :

Unholy Alliance Forming Against Syria

Endgame Approaching Fast, 13 mai 2013



 Source française :  mondialisation ca 
 

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