mercredi 6 mars 2013

Chávez : mort de la légende du siècle !


Le président vénézuélien Hugo Chavez est mort mardi à Caracas à 58 ans des suites de son cancer diagnostiqué en juin 2011. Il n'était pas apparu en public depuis le 11 décembre dernier.
C'est Nicolas Maduro, le vice-président, qui l'a annoncé.

« Nous sommes blessés par le décès du frère, du compagnon Hugo Chávez, mon frère solidaire, mon compagnon révolutionnaire, latino-américain qui a lutté pour la Grande Patrie comme le fit Simón Bolívar en donnant sa vie pour la libération du peuple vénézuélien. Je regrette de dire que les oligarchies impériales sont sûrement en train de faire la fête, que les médias et l’opposition à Chavez ont démontré leur inhumanité, leur incapacité de respecter un patient et un peuple qui souffre. Mais tant pis, le plus important est que nous luttons pour cette libération pour laquelle a lutté Chavez. Et les peuples qui luttent pour leur liberté, sont aujourd’hui unis : c’est le plus important. Chávez sera présent dans toutes les régions du monde, parmi tous les mouvements sociaux pour accompagner ces grands processus de changement, de construction de l’égalité, après tant d’années de soumission et de pillage ». Evo Morales, Président de la Bolivie




Dans sa page sur Twitter, Hugo Rafael Chavez Frias se présentait comme Président de la République Bolivarienne du Venezuela, militaire bolivarien, socialiste et anti-impérialiste.
Il jouissait d’une immense popularité au Venezuela, raconte Boris Martynov, vice-directeur de l’Institut des pays d’Amérique Latine délégué à la recherche.

Chavez a fait sortir de la misère de larges couches de population qui lui en sont reconnaissantes. Il a fait construire des logements bon marché, mis en place un système de sécurité sociale et soutenu la santé publique et l’éducation. Il s’agit là des acquis important qu’on doit mettre à son compte.

Pendant le gouvernement de Chavez, la population du Venezuela a augmenté de 7 millions alors que le taux de chômage est descendu à 6%. Chavez bâtissait son socialisme du XXIe siècler à l’aide de pétrodollars parce que le Venezula est le cinquième plus grand exportateur de pétrole dans le monde.



31 mars 2011, en Bolivie.
Mars 2011, en Bolivie




Vete en paz Hugo !…

Le monde vient de perdre un grand résistant à l’impérialisme capitaliste. On peut argumenter sur la méthode et la volonté de préserver l’État, ainsi que le fait que peut-être il n’a pas suffisamment préparé son « après »; ce n’est ni le lieu ni le moment de le faire. Une chose est certaine Hugo Chavez a été et est toujours celui qui a ramené une véritable dignité au peuple vénézuélien et dans son sillage aux peuples d’Amérique Latine. Il a assurément donné le ton de la résistance à l’hégémonie anglo-américaine.
Tu nous manques déjà Hugo…
L’Histoire, la vraie, jugera…
Salud companero Hugo !

Résistance 71
le 6 Mars 2013


1954 - 2013

« Laissez les chiens de l'empire aboyer, c'est leur travail.
Le nôtre, c'est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple »




Gorilles dans la jungle
Stéphane Hessel, Hugo Chavez, la Camarde fait du n’importe quoi, ces jours-ci. 
Le pire, est que ceux qui traitaient le métis Hugo Chavez de singe, de macaque et même (n’est-ce pas, Alexandre Adler ?) de « gorille bolivarien » vont pouvoir se répandre. Hugo (Victor) a écrit : « A un ruban d’argent sur la rose, on voit que la chenille a passé »

Déjà, défilent dans les médias les politologues, spécialistes, journalistes qui ont un point commun : ils aimaient peu Chavez. Mais les amis du Venezuela bolivarien, ceux qui fondent leurs sentiments sur une connaissance objective du sujet et sur l’amour des peuples, n’ont pas été invités. Ils le seront demain, au compte-gouttes, face à un tsunami emberlificoteur et à des purs paquets de haine.
Dès lors, pour comprendre l’émotion qui étreint déjà tant de pays et de dirigeants du tiers monde, il n’est chez nous qu’une explication : des primates dans leur jungle !
A l’opposé, le peuple civilisé de France reste digne quand un de ses présidents meurt. Parfois même, comme Desproges, il reprend deux fois des moules.


Maxime Vivas
(Merci, Théophraste R. de me prêter ton espace)

 Le Grand Soir 





« Hugo Chavez incarne  tous les combattants et révolutionnaires de l’histoire glorieuse mais aussi triste de l’Amérique latine, il a été leur héritier et il est la manifestation de la quête de la liberté des populations latino-américaines  et de toutes les nations réprimées. Chavez est l’étendard des combattants anticolonialistes et porte-étendard de l’amitié entre les peuples» Mahmud Ahmadinejad, Président de la RII.



Chávez : mort de la légende du siècle !   


     IRIB- Il existait, et il existera, sûrement, encore longtemps,....

.. une connexion passionnelle entre Hugo Chávez et des millions de Vénézuéliens. Intitulé "Chávez, coeur du peuple", le dernier slogan de campagne du leader latino a tapé dans le mille. "C'est le premier président à s'être, réellement, préoccupé des pauvres", commente le journaliste révolutionnaire, Miguel Ángel Pérez Pirela, en évoquant les programmes sociaux impulsés par Chávez, pendant ses 14 ans de pouvoir, qui ont permis de réduire, drastiquement, la pauvreté.

Carlos Vargas, militant du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), avance avec nostalgie une autre explication : "Chávez était un homme du peuple, il le connaissait et savait lui parler." Lui-même avait pris l'habitude d'affirmer : "Chávez, ce n'est pas moi, Chávez, c'est vous. Chávez est un peuple, un concept, le chavisme."

Fils d’enseignants, issu d’une famille modeste, Hugo Chavez, né en 1954, suit des études, à l’Académie militaire du Vénézuela, avant d’intégrer l’université Simon Bolivar de Caracas. Rien ne le destine, alors, à la politique. Il rêve d‘être champion de baseball. Pourtant, en 1992, à la tête du mouvement pour la révolution bolivarienne qu’il a créé, il tente un coup d’Etat contre le Président Pérez. Sans succès. Il passera deux ans en prison, mais déclare: “Je m’incline … pour l’instant”, petite phrase qui le rendra célèbre. A sa libération, en 1994, il mesure l‘étendue de sa popularité et fonde un parti politique, le mouvement “Cinquième République”, une version civile de son action révolutionnaire, avec laquelle il se présente aux élections, en 1998.

Son slogan le présente ainsi: “fléau de l’oligarchie et héros des pauvres”. Défenseur desplus démunis, prêt à mettre fin à la corruption qui ronge son pays. Il remporte, largement, les élections et prête serment sur une constitution qu’il qualifie de“moribonde”
Après un référendum oùil obtient 92%en faveur du“oui”, il fonde une nouvelle assemblée constituante l’année suivante. Objectif: Rédiger une nouvelle Constitution pourremplacer celle de 1961.En 2000, il est réélu à le tête du pays, qui s’appelle, désormais,“République bolivarienne du Vénézuéla”. Mais dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, les cours du brut s’effondrent, provoquant une crise économique.

Dans ce pays, troisième exportateur mondial, les mesures du gouvernement, notamment, la réforme agraire, la prise en main du secteur pétrolier et la saisie de terrains côtiers, irritent une partie de la population. L’opposition et le patronat déclenchent des grèves, un climat de tension, qui culmine, en 2002, avec un coup d’Etat contre Chavez. Séquestré une journée, il est, finalement, libéré, par ses partisans, et revient plus flamboyant que jamais. Le pétrole, c’est l’arme lourde du Vénézuela. L’arme diplomatique dont il use, à son gré, pour devenir un acteur de premier plan, au niveau international.
Mais c’est, aussi, grâce au brut, qu’il finance ses programmes sociaux. Et c’est, sans doute, dans ce domaine, que la révolution bolivarienne est la plus flagrante. Elle a permis à des milliers de Vénézuéliens d’aller à l‘école, de se nourrir, de se faire soigner. Le taux de pauvreté a diminué, considérablement, même si les inégalités demeurent et si l‘économie, en général, reste fragile, car, entièrement, fondée sur le pétrole.

Sur le plan international, ses amitiés particulières sont, grandement, influencées par un leit motiv commun: l’anti-américanisme. Que ce soit avec Ahmadinejad, avec qui il conclue des accords économiques et diplomatiques, dans le but de “construire un axe du Bien“, destiné à faire contrepoids à“l’impérialisme américain”, avec Khadafi ou bien avec celui qu’il considère, comme son “père politique”, Fidel Castro. Militant pour l’auto-suffisance du continent sud-américain, à chaque sommet de l’UNASUR, Chavez relance son idée de projets de développement communs, la création d’une “Banque du Sud”, capable d’appuyer ces initiatives et de s’affranchir de la tutelle du FMI et de la banque mondiale, et la création d’une monnaie unique, pour garantir la stabilité économique de la région.

“libertador” Simon Bolívar, Hugo Chavez, l’opposant de“L’Empire”, comme il appelait les Etats-Unis, a lutté contre le cancer. La maladie, qu’il tente de soigner, à Cuba, s’est déclarée, en 2011. Elle ne l’empêchera pas de se présenter aux élections, pour la quatrième fois, en 2012, comme l’y autorise, désormais, la Constitution, revue par référendum, en 2009, après un premier échec, en 2007. Pari gagné, le 7 octobre 2012, Hugo Chávez reste au palais presidentiel de Miraflores, après 14 ans au pouvoir, au Vénézuela.

Mais le 8 décembre, un mois avant le début de son quatrième mandat, le Président Chavez annonce une nouvelle récidive de son cancer, dont la nature n’a pas été révélée. Pour la quatrième fois, il doit se faire opérer, à Cuba. Auparavant, il prend soin de règler, définitivement, la question de sa succession, en investissant, comme son dauphin, Nicolás Maduro nommé, pour l’occasion, vice-président. Jusqu’au dernier moment, Hugo Chavez n’aura de cesse d’assurer la survie de sa “Révolution Bolivarienne”. C’est pour cela qu’il demandera à son gouvernement, à son parti, et à l’armée, fidélité, fidélité envers son successeur, Nicolas Maduro.

L'IRIB présente toutes ses condoléances au peuple et au gouvernement vénézuélien...



Les mousquetaires de l'Amérique latine




Venezuela - Hugo Chávez et la révolution bolivarienne (vidéo 88’36)



NO VOLVERÁN
Vidéo de 2007 VOSTFR
Cliquer sur l’image pour voir la vidéo.


Vidéo mise en ligne par : Vive la révolution !






 « La plus grande aspiration de nos peuples est la paix et on nous accuse de belliqueux ou de va-t-en-guerre. Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre. L’Iran n’a envahi personne. La révolution islamique d’Iran n’a envahi personne. La révolution bolivarienne n’a envahi personne. Nous n’avons jamais bombardé quiconque. Qui a envahi des pays et des peuples entiers depuis plus de 100 ans ? Qui a jeté des milliers de bombes sur des peuples sans défense, y compris des bombes atomiques ? Qui a favorisé des coups d’Etat, des massacres et des génocides ? Qui a utilisé la guerre chimique, la guerre biologique et la guerre bactériologique contre des peuples entiers ? Ce n’est pas nous. Nous autres faisons partie des peuples qui ont été agressés. Et nous continuons à être agressés. Et on prétend nous présenter comme étant les agresseurs. Comme le dit Eduardo Galeano : « C’est l’histoire du monde à l’envers » Hugo Chávez






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Photo : RIA Novosti

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