lundi 18 février 2013

Chokri Belaid: le réquisitoire qui enrageait les assassins


 

           La Tunisie, laboratoire in vitro, par Hédi Belhassine



- A Tunis, un homme est tombé. Alors pour vivre, le peuple de Chebbi, tout entier, s’est levé.
Belaïd l’assassiné était un leader politique dont la sincérité de l’engagement contrastait avec les parvenus de la révolution. Tribun hors pair, avocat militant, c’était une graine de zaïm dont le sacrifice sauvera peut-être la Tunisie de la peste fasciste.

Le jour de son enterrement, le ciel était gris, un orage avait tonné le tocsin,  la pluie en rafale avait lavé la ville. Un pâle rayon de soleil a suivi le cortège porté par cent mille hommes rugissant de colère. Tout à coup, le silence. L’appel de la prière. Le linceul immaculé est déposé dans la fosse blanchie à la chaux. Allah yarhamouhou !

La Tunisie en grève était recueillie devant les postes de télévision. Le ministre de la défense et le chef d’Etat major, les seuls représentants de l’Etat ne parviendront pas à fendre la foule mais chacun aura noté leur présence singulière ainsi que celle de deux soldats encadrant le catafalque du martyr.
Un symbole fort.

Car ce n’est pas le moindre des paradoxes que cette cohabitation des démocrates progressistes et de l’armée. Le sacrifice de Chokri Belaïd a peut-être sauvé la Tunisie de la tentation totalitaire car depuis qu’une balle perdue s’est fichée dans son pied, Ennahdha le parti au pouvoir, sait que tout nouvel attentat pourrait bien ouvrir la porte des casernes.

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Encore huit minutes et treize secondes à vivre !

C’est un réquisitoire de huit minutes ( et treize secondes, pour être précis), prononcé sans notes par celui qui devait mourir, comme avant lui sur le continent africain Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Mehdi Ben Barka et d’autres qui avaient mis leur cœur et leur brillante intelligence au service d’une idée que les fous religieux et les forcenés du FMI ne peuvent tolérer.

LGS nous a beaucoup parlé de cet homme (en fait, ce sont les auteurs-lecteurs qui lui ont envoyé une avalanche d’articles à publier).

LGS nous a proposé une vidéo dans sa rubrique Grand Soir Tube.

Huit minutes de cette pensée moderniste que Chokri BELAID a défendue tout le long de son combat pour les Lumières.

Minutes impressionnantes, surtout si on compare aux discours que sont capables de faire nos « élites ».
Puisque vous êtes ici en ce moment, ne partez que dans huit minutes.

Huit minutes qui vous rendront meilleurs.

Théophraste R. ( Je sais que vous me direz merci. Pas de quoi, c’est mon job).
Source : Le Grand Soir


Chokri Belaid: le réquisitoire qui enrageait les assassins   






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