samedi 12 janvier 2013

Temps de guerres



Dans ce poème, je fais allusion à la génération d'humains privilégiés (qui est la mienne), parce que épargnée des guerres et qui n'a plus guère la rage de défendre les peuples broyés par la "pompe à phynance" du capitalisme apatride (donc Impérial car il domine les nations)). Le Vietnam et le Cambodge n'ont cessé de se perpétrer en Afrique, Amériques latine et centrale, au Moyen-Orient... jusqu'à l'effondrement de la dignité humaine. Nous nous comportons en otages, en victimes... Le cynisme motive des seigneurs de pacotille comblés de chairs fraîches protégés dans leurs palais-bunker (ministères, assemblées, académies, think tanks...). Analyser la situation ad absurdum en est devenu une distraction pour éviter l'action. Les corporatisme dans la lutte entravent le sens même du combat à mener (diviser pour mieux régner). Nous sommes entrés dans une zone chaotique ascendante sans retour possible avec des armes détraquées pour tenir tête à la bête bardée de technologies de pointe. Nous refoulons la réalité avec tant d'acharnement que nous serons bientôt incapables de nous tenir debout quand un vent de panique viendra pour nous terrasser. L'idéologie sous-jacente du capitalisme nous prépare aux pires dictatures (La Grèce y est déjà presque). Il nous faut collectivement pratiquer la désobeissance civile, redéfinir nos droits, abolir les institutions contaminées par l'argent et les privilèges. Remontez vos manches, citoyens ! y'a du boulot sur la planche...


    Temps de guerres       

Tu n'es jamais venu dans mon pays
et pourtant tu en parles comme si tu savais
qui es-tu toi qui ne vois pas les assassins
larguer la foudre et le plomb sur nos villages
des mères en loques allaitent des enfants ensanglantés
parmi les décombres d'un apocalypse planifié
des commandos de mercenaires mitraillent des innocents
Qui es-tu toi qui juges ceux qui agonisent
ceux qui résistent et défendent leur terre
Chez nous les morts se relèvent avec délicatesse
et s'en vont boire l'eau de vie dans les yeux des nouveaux-nés
ils marcheront à travers ton sommeil barricadé
jusqu'à ce tu te crèves les yeux sur les cauchemars des miens
qui es-tu toi qui imposes des paroles de haine
toi dont le sang croupit au lieu de danser
tu te nourris de charniers et de saccages
Entends-tu chanter les vergers, les rivières et les saisons
comprends-tu l'appel strident de l'épervier
Tu n'es jamais venu dans mon pays
que tu accuses d'être la source de tous tes maux.

            André Chenet, le 25/10/12

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