vendredi 30 novembre 2012

Cela porte un nom: ploutocratie


L’interventionnisme sert à enrichir les riches et appauvrir les pauvres; le non-interventionnisme sert à enrichir les riches et appauvrir les pauvres.

jeudi 29 novembre 2012

Qatar : un poète condamné à la perpétuité


Mohammed al-Ajami, alias Ibn al-Dhib, avait écrit en 2011 un poème où il rendait hommage à la révolution tunisienne. 




Mohammed al Ajami


Un tribunal du Qatar a condamné jeudi à la prison à vie un poète poursuivi pour incitation contre le régime et diffamation du prince héritier de cette monarchie du Golfe, qui soutient les soulèvements anti-gouvernementaux dans les pays du Printemps arabe, a indiqué son avocat. 
Un tribunal qatari a condamné à la perpétuité Mohammed al-Ajami, alias Ibn al-Dhib, jugé sous trois accusations: incitation contre le régime, diffamation du prince héritier, Tamim Ben Hamad Al-Thani, et atteinte à la Constitution, a déclaré à l’AFP Me Néjib al-Naïmi.
Il a ajouté qu’il allait faire appel la semaine prochaine contre ce verdict, rendu au terme de six audiences, pour la plupart secrètes.
L’avocat a indiqué avoir émis en vain des réserves sur la composition du tribunal, dont le président, un Soudanais, était lui-même juge d’instruction dans l’affaire de son client.
En vertu des accusations retenues contre lui, le poète était passible d’une peine de 5 ans de prison au maximum, a encore dit Me Naïmi, un ancien ministre de la Justice du Qatar, soulignant que la perpétuité ne s’applique qu’en cas de tentative de coup d’Etat.
Amnesty International s’est aussitôt élevée contre le verdict qui a toutes les caractéristiques d’une atteinte scandaleuse à la liberté d’expression et appelé à la libération du poète, présenté comme un prisonnier d’opinion.
« Il est déplorable que le Qatar, qui veut se présenter à l’échelle mondiale comme un pays qui défend la liberté d’expression, se livre à ce qui semble être une violation flagrante de ce droit », a déclaré le directeur régional d’Amnesty, Philip Luther, dans un communiqué.
Le poète avait été arrêté le 16 novembre 2011 sous l’accusation d’incitation au renversement du régime et d’insulte à l’émir, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, avait indiqué fin octobre Amnesty en réclamant sa libération.
L’ONG avait indiqué que la justice du Qatar lui reprochait d’avoir écrit en 2010 un poème critiquant l’émir, mais que selon des militants du Golfe, la véritable raison de son arrestation est son Poème du jardin, écrit en 2011 alors qu’avait commencé le Printemps arabe.
Ce poème rend hommage à la révolution tunisienne et exprime l’espoir que le changement touche d’autres pays arabes, affirmant nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive.
Sources : AFP /


Un poète est condamné à la perpétuité pour avoir « insulté » l’émir


par Hicham Hamza
Délit d’opinion. Un tribunal du Qatar a condamné aujourd’hui Mohammed Ibn al-Dhib al-Ajami à la prison à vie en raison de ses poèmes fustigeant la politique « répressive » des régimes arabes.
« Un scandaleux déni de justice ! » : c’est ainsi que l’avocat Naguib al-Nuaimi a qualifié le verdict -rendu ce jeudi à huis clos par la cour criminelle de Doha- à l’encontre de son client Mohammed Ibn al-Dhib al-Ajami, condamné à la prison à vie. Ce poète qatari, âgé de 36 ans, est détenu à l’isolement depuis le 16 novembre 2011 pour avoir porté « atteinteà la Constitution »,  « insulté »-selon la loi locale- l’émir et « diffamé » le prince héritier. Passible de la peine de mort, l’un des motifs d’inculpation fait également référence à l’article 130 du code pénal qatari qui traite de « l’incitation au renversement du pouvoir en place ».

Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’homme avaient déjà fait état d’un procès entaché d’irrégularités. Amnesty International évoque aujourd’hui une « scandaleuse trahison de la liberté d’expression ». L’avocat fera appel dès la semaine prochaine tandis qu’une grâce royale par Hamad bin Khalifa al Thani n’est pas exclue.

En janvier 2011, au déclenchement des révoltes contre Ben Ali, al-Ajami affirma dans un poème intitulé « Jasmin tunisien » que « nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive ». Cinq mois plus tôt, avant le soulèvement des peuples arabes,  le poète avait déjà mis en ligne un texte critiquant l’émir du Qatar et son entourage, faisant allusion à ces « cheikhs qui jouent sur leur Playstation ». Une vidéo d’al-Ajami déclamant un extrait de son poème a été mise en ligne sur YouTube en juillet 2010.

Pendant plusieurs années, le puissant émirat s’est targué d’avoir contribué à la liberté d’expression dans le monde arabe, notamment à travers la création d’Al Jazeera en 1996 et du Centre de Doha pour la Liberté des Médias en 2008.



Pourtant, une récente disposition législative, votée en juin dernier, prévoit dorénavant de rendre passible toute critique de l’émir ou des pays voisins du Golfe d’une amende maximale de 275 000 dollars. A quelques mois des premières élections-sans cesse reportées- de son Conseil consultatif, le Qatar continue pourtant d’incarner le premier supporter officiel des « printemps arabes ».

Cela ne l’empêche pas d’exprimer parfois un double langage en matière démocratique. Tel fut le cas lors des révoltes du Bahreïn, violemment réprimées avec la complicité du Qatar, membre de  l’alliance des pays du Golfe à l’origine de cette « contre-révolution ».

Reste à connaître la position de la France envers le cas flagrant de délit d’opinion dans l’affaire al-Ajami. François Hollande et Laurent Fabius oseront-ils pointer du doigt le pays avec lequel une véritable « lune de miel », selon les termes du journaliste Georges Malbrunot, est entretenue de part et d’autre ? Au vu de la traditionnelle indulgence dont a fait preuve la France, jusqu’alors, à l’égard des régimes autocratiques du monde arabe, rien n’est moins sûr.


Source : Oumma.com

mercredi 28 novembre 2012

Pétrole et gaz, les mamelles de la Libye

Graves révélations que vient de faire le magazine de Canal Plus " Spécial investigation" de Patrick-Charles Messance dans son dernier reportage consacré aux rapports entre pétrole et guerre.

Selon les investigations menées par les journalistes de Canal Plus, la France aurait mené la guerre en Libye pour une histoire de gisement de gaz.

La chaine française est revenue même à la période du règne du guide libyen Mouaammar Kadhafi en soutenant que l'Elysée lui avait déroulé le tapis rouge pour le même objectif, c'est à dire ce fameux gisement de gaz.

Mais en vain. Sarkozy n'avait pas eu ce qu'il voulait du pouvoir libyen. Cela expliquerait peut être l'acharnement de l'ex-président français contre le dirigeant libyen lors des évènements en Libye.

A en croire les confidences faites par des « sources discrètes » à Patrick-Charles Messance, « l'opération aurait été préparée de longue date et le printemps arabe n'aurait été que le prétexte idéal pour la lancer ».

Toujours selon le reportage de Canal Plus, quinze jours après être intervenus pour permettre « au peuple libyen de choisir lui-même son destin », un accord confidentiel aurait été passé entre le Conseil national de Transition et Paris, attribuant 35 % de réserves libyennes de pétrole à la France.

Pour rappel, la France avait dépensé 300 millions d'euros dans son intervention militaire en Libye pour « une économie française gagnante » dans la reconstruction de ce pays en ruines.

Source : http://fr.sott.net/   

mardi 27 novembre 2012

Grèce : un crime se commet sous nos yeux



Par Jacques Sapir



L’agence de statistique de la Grèce vient de publier ses dernières données (Grèce PIB trimestriel), et elles s’inscrivent en faux par rapport aux « observateurs » qui croyaient en une amélioration de la situation dans ce malheureux pays. En fait, l’économie continue de s’effondrer et ce sur une pente désormais rapide. En valeur constante le Produit Intérieur Brut est passé de 211 milliards d’euros à 171 milliards, soit une chute cumulée de 19% depuis le premier trimestre de 2009. C’est bien à un véritable désastre que nous assistons.

 Graphique 1
 
Souces : HELLSTAT

La rapidité de cet effondrement est due à plusieurs facteurs. Il y a en premier lieu les politiques d’austérité qui sont imposées à la Grèce par l’Union Européenne via la Troïka, soit le FMI, la BCE et l’UE. De ce point de vue, le gouvernement français, qui a accepté de s’aligner sur les diktats de ladite Troïka, porte une responsabilité incontestable dans l’évolution catastrophique de la situation économique grecque. En second lieu, la contraction du crédit et le développement de l’économie de troc qui en découle aboutissent à une accélération du processus d’effondrement. Des pans entiers de l’économie grecque sont à l’arrêt non parce qu’ils n’ont pas de clients (en particulier à l’export) mais parce qu’ils ne peuvent plus financer le cycle de production. Dans le même temps, d’autres secteurs sortent ainsi de l’économie officielle du fait du développement du troc. En fait, on peut considérer qu’un tiers de la population ne survit que par le troc ou des systèmes de paiements locaux. Cela signifie qu’une partie de la Grèce est – dans les faits – sortie de la zone Euro. Ce phénomène semble être en train de s’accélérer. Il devrait provoquer à relativement court terme un effondrement des ressources fiscales, qui sont bien entendu payées en euros. La sortie de jure de la zone Euro viendra couronner ce processus de facto, que cela plaise ou non à M. Samaras, le Premier Ministre grec qui est de fait connivent à l’étranglement de son pays, ou non.

La consommation s’est contractée de manière très forte, ce que révèle un document du service statistique grec (Grèce commerce de détail). C’est là que l’on mesure la réalité de la catastrophe sociale qui se déroule dans ce pays. Par rapport au niveau de 2005, le niveau des ventes de détail a baissé de 24%, et de 15% pour la production alimentaire. Si l’on peut espérer que cette baisse est en partie compensée par le développement des réseaux de troc pour l’alimentation et la consommation courante, il ne peut en être ainsi pour certaines consommations, comme celles des services publics (éducation, santé).

Tableau 1
Évolution de la consommation de détail en prix constants (100 = 2005)
Sources : HELLSTAT


Au-delà de la catastrophe économique et sociale, c’est donc à une catastrophe humaine que nous assistons. Un crime se commet sous nos yeux. Un crime que nos gouvernants avaient – et ont toujours – les moyens d’éviter. Mais ils se refusent à l’idée d’un défaut, pourtant inévitable, de la Grèce, et ne cessent d’exiger toujours plus de sacrifices à une population qui est aujourd’hui à bout de forces.

Gageons que Monsieur le Président de la République, digne représentant du socialisme compassionnel, aura une larme pour les pauvres Grecs. Une larme, mais pas plus…



Les suicides de retraités vus par Manos Symeonakis
 




Merci à RussEurope
Source: http://russeurope.hypotheses.org/490
Date de parution de l'article original: 14/11/2012
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=8603

lundi 26 novembre 2012

Abracabrantesques OGM


La science moderne est-elle toujours science ? 










Biologistes de la biotechnologie, corruption et patentes OGM… Cours après moi que je t’attrape…

le novembre 26, 2012 par Résistance 71

Scientifique: Beaucoup de biologistes pro-OGM des entreprises de l’industrie agro-alimentaire possèdent leurs propres patentes OGM, ils sont au lit avec Monsanto

Anthony Gucciardi


Le 25 Novembre 2012

url de l’article original:

~ Traduit de l’anglais par Résistanve 71 ~


Le chercheur qui a publié l’étude monumentale qui lie les OGM de Monsanto et son herbicide RounfUp au développement de tumeurs et de mort précoce tire maintenant la sonnette d’alarme sur le nombre grandissant de scientifiques des entreprises qui ne sont pas juste “trop proches” de Monsanto et de ses cultures à moissonner les bénéfices, mais beaucoup d’entre eux possèdent ou recherchent à établir leurs propres patentes OGM. Ces patentes leur permettent bien entendu de se remplir les poches. D’autres scientifiques des entreprises sont (ou étaient à un moment donné de leur carrière) sur la liste des employés de Monsanto, ceci incluant l’ancien chef exécutif de Monsanto devenu depuis adjoint commissaire à l’alimentation pour la Food and Drug Administration US (FDA): Michael Taylor.

Le Dr. Gilles Séralini, un scientifique français qui a été sous le feu nourri de Monsanto et de scientifiques pro-OGM, est responsable pour ce qui est sûrement le plus grand éveil concernant les dangers des produits alimentaires OGM de Monsanto, qui ait jamais existé. Non seulement le public a commencé a reconnaître plus avant l’existence du danger représenté par les OGM, grâce à son étude, mais un bon nombre de pays comme la Russie et d’autres ont effectivement arrêté les importations de maïs génétiquement modifiés à cause des préoccupations du public pour sa santé.

Ceci, bien sûr, a totalement énervé les scientifiques d’entreprises financés par Monsanto, qui ont littéralement “lâchés les loups” sur le Dr. Séralini. Même Monsanto a publié un communiqué, disant que l’étude sur la vie entière des rats n’était pas suffisante pour émettre des préoccupations substantiées pour la santé. L’entreprise elle-même, de manière surprenante, avait effectué une étude d’essai sur une période de seulement 90 jours pour ses OGM avant de les larguer sur le public.

Des preuves préalables et peer-reviewed mettant en évidence les dangers des OGM ont été ignorées par des “scientifiques”

Il est très important de se souvenir que le travail de Séralini est peut-être le plus populaire dans les médias, mais il ne constitue pas la seule recherche liant les OGM et le RoundUp à de sérieux troubles de la santé. Monsanto et ses garde-chiourmes n’ont pas mentionné cette vérité, spécifiquement le fait que le RoundUp de Monsanto a été associé avec 29 effets négatifs pour la santé d’après des recherches qui ont été validées par le système de peer-review et publié sur PubMed. Ces conditions négatives pour la santé n’ont rien de mineur. Les effets sur la santé du RoundUp incluent:
  • Cancer
  • Parkinson’s
  • Endommagement de l’ADN
  • Baisse de la testostérone
  • Dégâts hépatiques (foie)
  • Stérilité
  • Maladies endocriniennes (hormonales)
Ceci représente de sérieux désordrex physiques résultant de cet herbicide RoundUp qui est utilisé sur les cultures par les fermiers du monde entier, avant que ces cultures ne se retrouvent dans nos assiettes. En fait, une utilisation accrue de la substance est maintenant à l’ordre du jour, grâce à l’inéfficacité des cultures OGM qui sont maintenant mangées par des super-insectes mutants qui ont développés une résistance aux pesticides OGM Monsanto intégrés dans les plantes.. Les cultures noyées dans de RoundUp finissent éventuellement dans nos assiettes dans le monde entier.

Mais peu de scientifiques dans le monde osent parler de ces dangers à cause de l’influence politique énorme et tentaculaire que Monsanto et les autres entreprises de la biotechnologie possèdent sur les nations du monde. Nous savons depuis les fameux câbles de Wikileaks en 2007 que non seulement la plupart voire tous les ambassadeurs US émargent chez Monsanto, mais également que des figures politiques connues américaines ont menacé des nations qui s’opposent à Monsanto de “guerres économiques et commerciales proches de guerres réelles”. Une menace qui a appeurée beaucoup de nations qui ne veulent pas prendre le risque de représailles massives de la part des Etats-Unis.

Maintenant en tout ca, l’attention est montée de plusieurs crans pour les consommateurs du monde entier et ceux-ci se dressent. Une attitude de rebellion que les nations du monde ne peuvent plus ignorer, ni non plus les scientifiques corrompus des entreprises ne peuvent dissiper l’affaire avec la science poubelle habituelle pour laquelle ils sont grassement payés.


This post originally appeared at Natural Society

Source : Résistance 71

dimanche 25 novembre 2012

Le président le plus pauvre du monde




"En réalité, je ne vis pas dans la pauvreté mais dans l'austérité, dans le renoncement. Pourquoi en suis-je arrivé à cette conclusion ? Parce que j'ai été 14 années en prison et j'en ai passé 10 au cours desquelles si j'avais un matelas, j'étais content". José Mujica, Président de l'Uruguay.

Les délires insalubres des Fillon, Copé & co, on s'en fout, ainsi que de tous les politiciens professionnels qui ne sont que des représentants d'un système aussi ridicule que miné par la corruption légalisée. La crise mondiale actuelle, qui ne pourra que s'amplifier au vu des mesures et des actions engagées, n'est pas seulement d'ordre économique mais essentiellement d'ordre juridique et éthique : elle n'est que la conséquence d'un système de castes pyramidale où l'égalité de tous devant la loi et les principes de solidarité humaine les plus basiques sont continuellement piétinés par les plus fortunés lesquels spolient la population mondiale à la table planétaire d'un jeu de monopoly où se renforcent jusqu'à la nausée les pouvoirs et privilèges de la mafia financière mondialisée. A quelques que exceptions près, les peuples sont représentés  par des fripons liés corps et âmes à l'oligarchie internationale. De Gandhi au Président de la Bolivie Evo Morales, combien sont-ils à avoir refusé de servir de courroie de transmission à un système politique basé sur l'exploitation des humbles ? Nous pourrions les compter sur les doigts de la main. Parmi ces exceptions notables, le président uruguayen Jose Mujica, surnommé :

 le «président le plus pauvre du monde»

Jose Mujica célèbre son élection à la présidence de l'Uruguay le 29 novembre 2009 à Montevideo, REUTERS/Andres Stapff

En France comme dans la plupart des pays, le train de vie et le salaire du Président fait l’objet d’interminables débats, une partie des citoyens estimant que les avantages matériels de celui qui est à la tête de l’Etat le rendent complètement déconnecté de leur vie quotidienne.

Mais s’il y a un pays où ce débat n’a pas lieu d’être, c’est bien l’Uruguay, rapporte la BBC, qui est allée rencontrer chez lui le seul président au monde qui vit dans une ferme délabrée et reverse la grande majorité de son salaire à des œuvres caritatives.

Jose Mujica a refusé la luxueuse résidence habituellement réservée aux présidents uruguayens et a choisi de rester sur la ferme de sa femme, au bout d’un chemin de terre près de la capitale Montevideo. Il tire son surnom du fait qu’il reverse 90% de son salaire mensuel de 9.300 euros à des œuvres caritatives en faveur des pauvres ou des petits entrepreneurs. Le salaire qu’il lui reste correspond à peu près au revenu moyen d’environ 600 euros. Et il ne semble manquer de rien:
«J’ai vécu comme ça presque toute ma vie. Je peux vivre avec ce que j’ai.»
Sa déclaration de patrimoine, une obligation pour les élus uruguayens, s’élevait à 1.411 euros en 2010, soit la valeur de sa Coccinelle Volkswagen 1987. Cette année, il y a rajouté les biens de sa femme (du terrain, des tracteurs et une maison), amenant son total à 168.000 euros, une fortune toujours bien inférieure à celle de son vice-président ou de son prédécesseur.

Elu en 2009, Mujica a participé à la guérilla uruguayenne des Tupamaros, un groupe armé d’extrême-gauche inspiré de la révolution cubaine. Il a reçu six balles dans le corps et passé 14 années en prison dans des conditions difficiles avant d’être libéré en 1985, quand l’Uruguay est devenue une démocratie. C’est en prison qu’il a développé sa philosophie de vie:
«On m’appelle le président le plus pauvre, mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui travaillent uniquement pour avoir un style de vie dépensier, et qui en veulent toujours plus. C’est une question de liberté. Si vous n’avez pas beaucoup de possessions, vous n’avez pas besoin de travailler comme un esclave toute votre vie pour les soutenir, et vous avez plus de temps pour vous-même.»
Le mois dernier, l’AFP lui consacrait également un article, rapportant le vaste débat politique qu’il a lancé sur «la production et la vente de cannabis sous contrôle de l'Etat, afin de lutter contre le trafic et la toxicomanie», à l’image de ce que propose Daniel Vaillant en France, ou encore son combat pour le droit à l’avortement. Sous son impulsion, le Congrès a récemment passé une loi impopulaire légalisant les avortements jusqu’à 12 semaines de grossesse.


Photo: Jose Mujica célèbre son élection à la présidence de l'Uruguay le 29 novembre 2009 à Montevideo, REUTERS/Andres Stapff

Source : Slate.fr



Le style présidentiel de Jose Mujica :

Mujica se distingue par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, « au bout d'un chemin de terre » en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucia Topolansky, à des fins commerciales, et donne environ 90% de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des « petits entrepreneurs », conservant pour lui-même l'équivalent du salaire moyen en Uruguay. Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme. Il est végétarien. Le patrimoine du couple présidentiel provient pour majeur partie de madame (Mujica n'ayant comme seul bien qu'une Coccinelle de 23 ans).

Dans la plupart des pays, le train de vie et le salaire du Président fait l'objet d'interminables débats, une partie des citoyens estimant que les avantages matériels de celui qui est à la tête de l'Etat le rendent complètement déconnecté de leur vie quotidienne.







mardi 20 novembre 2012

Mobilisation Solidarité Gaza



Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël









"Résister à l'occupation, c'est vivre libre"


Source : AssawraSite du Mouvement démocratique arabe




 Chine : Pour Le Quotidien du Peuple , la France joue avec le feu en Syrie

Par Ren Yaqiu (revue de presse : Le Quotidien du Peuple en ligne 20/11/12)*

Le 17 novembre, le Président français François Hollande a reçu à Paris le Président de la «Coalition Nationale de l’Opposition et des Forces Nationales» (ci-après désignée la «Coalition Nationale») Ahmad Moaz al-Khatib, et annoncé la nomination d’un «ambassadeur» de la Coalition, en la personne de Monzir Makhous.

En elle-même, l’Alliance nationale elle-même n’est juste qu’un groupe de l’opposition syrienne, pas un gouvernement, et même le gouvernement en exil, qui n’en est pas vraiment un, ne fait que parler d’envoyer des «ambassadeurs», c’est dire que tout cela ressemble plus à une plaisanterie qu’autre chose. M. Hollande a pourtant vraiment pris sérieusement cette chose. On a pu voir l’enthousiasme dont a témoigné M. Hollande dans la reconnaissance de cette organisation comme « le représentant légitime du peuple syrien ». Il est à craindre que d’autres pays occidentaux profitent de cette occasion pour lui emboîter le pas.

Hollande masque ses difficultés

L’appui particulièrement zélé de M. Hollande à la Coalition Nationale Syrienne sur cette question lui permet en fait de masquer d’autres difficultés. Il a été élu président il y a plus de six mois, mais jusqu’à aujourd’hui, ses résultats sont médiocres. Sa cote de popularité, à nouveau en baisse de 20%, n’atteint aujourd’hui qu’à peu près 40% seulement, ce qui fait qu’il était désireux d’essayer de faire quelque chose sur le plan diplomatique pour redorer un tant soit peu son blason. Fort opportunément à ce moment-là, le Conseil National Syrien a joint ses forces à celles d’un petit groupe d’opposition pour mettre en place une Coalition Nationale. Sautant sur l’occasion, la France, la considérant comme une organisation quasi-gouvernementale, l’a reconnue immédiatement. Hélas pour lui, la décision française n’a guère été suivie jusque-là, seule une partie des monarchies du Golfe et la Turquie ayant reconnu la Coalition. Les autres puissances occidentales se tiennent encore à l’écart et observent.

Pourquoi les puissances occidentales, à part la France, ne font-elles rien ? La clé réside dans le fait que la composition de la Coalition nationale et ses résultats font que certains pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, ne lui font pas confiance. Des médias français ont souligné que cette organisation est influencée par des forces islamiques modérées, qu’elle est manipulée par les Frères Musulmans. En outre, faute d’une large représentation, la Coalition n’a pas de pouvoir réel. Sur le plan militaire, elle ne contrôle que les deux tiers de l’opposition syrienne armée. L’autre tiers de l’opposition syrienne armée est contrôlée par des organisations radicales, qui ne tiennent absolument aucun compte de ses ordres. Les puissances occidentales sont particulièrement inquiètes et craignent que si à l’avenir elles fournissent des armes à cette organisation, elles pourraient indirectement tomber entre les mains d’éléments proches d’Al-Qaïda et des Salafistes. Or, la Coalition Nationale a précisément le désir d’obtenir à l’avenir des armes lourdes de la part de l’Occident, afin de pouvoir porter des coups mortels aux forces gouvernementales syriennes.

La France envoie un mauvais signal

La France a donc reconnu la légitimité de la Coalition Nationale. Toutefois, sur la question de la fourniture d’armes à l’opposition syrienne, elle s’est montrée plus prudente, et n’a jamais fléchi. La France n’est pas opposée à la fourniture d’armes, mais elle ne veut pas le faire seule, afin de ne pas risquer la condamnation de la communauté internationale. Donc, elle souhaiterait, pour cela, entraîner l’UE dans son sillage. La France tient à ce que le problème de la fourniture d’armes à l’opposition syrienne soit discuté avec les autres Etats membres de l’UE lors d’une réunion entre eux.

C’est précisément sur cette question que la France joue avec le feu. Les forces gouvernementales syriennes et l’opposition syrienne s’opposent dans des combats féroces. Même les faubourgs Sud de la capitale Damas, sont devenus un tragique champ de bataille. La guerre a également débordé sur le Plateau du Golan, en partie occupé par Israël. Selon certains rapports, des Syriens armés ont ouvert le feu sur le plateau du Golan, et les forces israéliennes ont riposté avec des tirs d’artillerie. Human Rights Watch en Syrie a déclaré que depuis que la guerre civile syrienne a éclaté en mars de l’année dernière, à ce jour, 39 000 personnes ont été tuées lors de cette guerre. En fermant les yeux sur les pertes de vies et la marée montante de réfugiés causées par la guerre civile en Syrie, et en n’essayant pas de chercher un règlement politique dans ce pays, en soutenant aveuglément l’opposition syrienne, et même en envisageant de fournir des armes meurtrières, la France envoie un mauvais signal à la communauté internationale, qui ne peut qu’inquiéter les personnes éprises de paix, mais provoquer aussi la déception quant à la direction que prend la politique étrangère française.

La France fait son « show » sur la scène internationale

La récente résurgence du conflit armé entre Israël et les Palestiniens, et qui ne cesse de s’aggraver, montre qu’il y a quelques liens avec le problème syrien. Comme nous le savons tous, le Qatar, depuis toujours opposé au régime de Bachar el-Assad, a récemment accordé un prêt généreux au mouvement palestinien Hamas dans le but de gagner les faveurs des anciens alliés du régime syrien, permettant ainsi au Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, de devenir encore plus riche et puissant et de renforcer ses positions. Cela lui fournit aussi des moyens pour une confrontation avec Israël. Certains pays du Moyen-Orient encouragent, ouvertement ou secrètement, le Hamas à combattre Israël. Ali Larijani, Président du Parlement iranien, s’est ainsi montré mécontent du fait que certains pays arabes fournissent des armes à l’opposition syrienne. Et il a récemment déclaré que plutôt que l’opposition syrienne armée lutte contre le président de son propre pays, il serait préférable que les Palestiniens armés entrent en guerre contre Israël. La France espère un cessez le feu entre Israéliens et Palestiniens, alors pourquoi ne peut-elle pas contribuer à ce que l’opposition syrienne s’assoie et à négocie avec des représentants du Gouvernement syrien pour résoudre le conflit interne qui déchire ce pays ?

En tant que grand pays, la France devrait, plutôt que faire son « show » sur la scène internationale, s’efforcer de trouver une solution politique pour la Syrie. Mieux vaut « lutter contre l’incendie » que « jouer avec le feu ». Dans le cas contraire, la guerre ne fera que s’étendre et mettre en danger la sécurité de la région du Moyen-Orient tout entier.

Titre et intertitres : AFI-Flash
Titre original : En Syrie, la France joue avec le feu plus qu’elle ne lutte contre l’incendie



Un lobbyiste de Shell à la tête de la Coalition nationale syrienne :

Les multiples visages de cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib


  On retiendra surtout le Conseil national (CNS), dit aussi Conseil d’Istanbul parce qu’il fut constitué là-bas. Il est tenu d’une main de fer par la DGSE française et financé par le Qatar. Ses membres, qui ont obtenu le droit de séjour en France et diverses facilités, sont en permanence sous la pression des services secrets qui leur dictent leur moindre prise de parole. 


« Cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib, l’homme du consensus

Né en 1960, cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib, est un religieux modéré qui a été un temps imam de la mosquée des Omeyyades de Damas et n’appartient à aucun parti politique.C’est cette indépendance, et sa proximité avec Riad Seif à l’origine de l’initiative d’une coalition élargie, qui a fait de lui un candidat de consensus pour la direction de l’opposition. 
Issu de l’islam soufi, ce dignitaire religieux qui a étudié les relations internationales et la diplomatie n’est lié ni aux Frères musulmans, ni à aucune force d’opposition islamiste. 
Arrêté à plusieurs reprises en 2012 pour avoir publiquement appelé à la chute du régime de Damas, il a été interdit de parole dans les mosquées syriennes par ordre des autorités et a trouvé refuge au Qatar. 
Originaire de Damas même, il a joué un rôle décisif dans la mobilisation de la banlieue de la capitale, notamment Douma, très active dès le début de la mobilisation pacifique en mars 2011. 
"Cheikh al-Khatib est une figure de consensus qui bénéficie d’un véritable soutien populaire sur le terrain", souligne Khaled al-Zeini, membre du Conseil national syrien (CNS). » [2].
 




Source : Voltairenet.org



dimanche 18 novembre 2012

STOP à la propagande des collabos !

Le 18 novembre 2012

Par Noam Chomsky



La prose des médias de référence est à gerber. A l’unisson avec le feu vert donné par Hollande à Netanyahou lors de sa visite en France : "tu peux y aller !". Mais bien sûr, ils sont tous pour la paix, et Hollande a même téléphoné à Netanyahou pour lui dire de "ne pas répondre aux provocations" (sic). Israël assassine des bébés, des journalistes, terrorise toute une population sur un territoire qui n’est pas le sien, et Le Monde titre : "Gaza : un problème pour Israël depuis 64 ans" !!

Le bilan s’alourdit d’heure en heure, tandis que les dirigeants israéliens multiplient les menaces les plus terrifiantes contre le peuple palestinien, sous occupation. Et que lit-on dans ces journaux qui sont autant de gauche que le nouveau gouvernement français ?

Le Monde détient sans doute le record de bassesse et de lèche-fesses de l’occupant.
Dans son édition de ce week-end on peut y lire que les résistants ont "franchi une ligne rouge". Le collabo de service écrit textuellement : "On se demande si le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza a décidé de ruiner le bénéfice du relatif statu quo qui perdurait jusque là avec Israël, au seul motif de venger la mort d’Ahmed Jabari, son chef militaire ?" ... un "homme qui avait les mains couvertes de sang"...

L’occupant israélien ne franchit jamais de lignes rouges, c’est bien connu. Il se contente de déchiqueter et de calciner les bébés. Si l’on devait assassiner tous les Israéliens, qui ont du sang sur les mains, ce serait une belle hécatombe !


il avait 11 mois et il a été tué hier par les engins de mort israélien.

Une vingtaine d’enfants ont été assassinés en 4 jours, sur une soixantaine de civils tués, et on parle maintenant de près d’un millier de blessés par Israël, qui bombarde délibérément les familles.
Mais le même journal aux ordres des commandos de la mort écrit "Le Hamas connait une sorte d’ivresse politique nourrie de sa proximité idéologique avec les frères musulmans désormais au pouvoir au Caire"

Dans Libération, Vincent Giret, n’est pas en reste.
Après avoir déclaré : "Il faut répéter qu’Israël a le droit inaliénable comme tout état à la sécurité", les Palestiniens, n’ayant eux pas besoin de sécurité puisqu’ils n’ont pas d’Etat, n’est-ce pas, ce monsieur qui fait honneur à la profession, analyse ainsi les bombardements : "C’est le Hamas, qui en profite pour torpiller la prochaine candidature de l’Autorité Palestinienne à un statut d’Etat non membre de l’ONU"

Et de nous asséner qu’avec "L’Egypte travaillée par l’islamisme", "l’Iran menaçant", et "le Hamas qui tient à exhiber son nouvel arsenal de terreur contre Israël", le pauvre Israël ne sait plus où donner de la tête.

Sans parler des sanctions qu’Israël annonce contre la terrible menace d’une représentation de la Palestine, en tant qu’observateur à l’ONU. Diantre, Israël est cerné !

Quant à "l’envoyée spéciale" de Libé à Gaza, Aude Marcovitch, elle n’est pas allée sur place pour rien, puisqu’elle a vu des roquettes qui partent de Gaza vers Israël, nous dit-elle comme premier élément de son article. Cette grande journaliste de terrain indique par ailleurs que "des tunnels soupçonnés de servir à la fois de cachettes pour les hauts responsables du Hamas et de bases de tir pour certaines roquettes, ont été ciblés"..

Ça valait tout de même le coup d’avoir un envoyé spécial à Gaza pour nous raconter cela ! On ne sait pas si Aude Marcovitch faisait partie des journalistes étrangers qui ont été bombardés par Israël tandis qu’ils se trouvaient dans la tour des médias, mais si elle en ressort vivante, elle trouvera sans doute une bonne explication à cet autre attentat "ciblé".

Heureusement que de moins en moins de gens achètent cette presse de caniveau, d’apologie de crimes de guerre.

Netanyahou a besoin d’un bain de sang avant les élections législatives. Alors, on attend le 22 janvier, en espérant que cela s’arrêtera au moment où les Israéliens iront mettre un bulletin dans l’urne pour choisir entre Netanyahou-Liberman ou Lieberman-Netanyahou ?

Il faut aussi qu’Israël teste ses nouvelles armes anti-missiles, des joujoux tout neufs et très performants, dotés de noms plus sympathiques les uns que les autres ? Il parait que les Etats-Unis qui les ont financés sont très curieux de voir ce que cela donne.

Noam Chomsky appelle un chat un chat : "Ce n’est pas une guerre, c’est un massacre".
"L’invasion et le bombardement de Gaza n’ont pas pour but de détruire le Hamas. Ils n’ont pas pour but d’arrêter les tirs de roquettes sur Israël. ils n’ont pas pour but de parvenir à la paix.
Cette décision israélienne de semer la mort et la destruction à Gaza est l’aboutissement d’une entreprise de nettoyage ethnique des Palestiniens qui dure depuis des décennies.
Les armes sophistiquées israéliennes qui atteignent par air et par mer des zones densément peuplées, des camps de réfugiés, des écoles des immeubles d’habitation, des mosquées, qui attaquent une population qui ne dispose ni de forces aérienne ou navale, pas d’équipements lourds, pas d’armée, ne constituent pas une guerre. Ce n’est pas de la guerre, mais de l’assassinat.
Et quand les Israéliens expliquent qu’ils doivent se défendre alors qu’ils sont dans des territoires occupés, ils s’agit de la défense d’un occupant militaire face à une population occupée et opprimée. On ne peut parler de défense quand on occupe la terre de quelqu’un d’autre. Trouvez un autre mot !"


Noam Chomsky

samedi 17 novembre 2012

"Cadavres exquis" en Palestine occupée (Récit)

Attention, les photos insoutenables illustrant cet articles pourraient heurter "la sensibilité délicate" de certaines personnes qui se refusent, probablement par ignorance, à regarder la réalité de notre monde en face en lui préférant ostensiblement la poésie douillette, toute facebookienne et quelque peu schizophrénique, entretenue par la culture de masse dominante au service des marchands d'armes et des vampires oligarques de la finance internationale que soutiennent sans états d'âme nos gouvernements technocratiques sous le couvert bien pratique de la décence (dite éthique)  démocratique et tic et tac. Il serait sans aucun doute grand temps pour les citoyens de seconde zone que nous sommes de se lever et de clamer haut et fort notre rejet viscéral des cycles stratégiques d'une politique mondialisée qui n'a de cesse de détruire tout ce qui s'oppose à sa course folle vers l'abime. G.H.


"N'attendez pas que cette barbarie continue. Agissez maintenant pour stopper un autre bain de sang à Gaza. C'est l'inaction du monde qui nous a conduit à l'horreur que nous vivons depuis plus d'une semaine."


Combien de civils palestiniens doivent ainsi mourir pour que la communauté internationale officielle se mobilise ?



Gaza est survolée par les F16, les hélicoptères Apache et les drones, et la marine israélienne tire sur Gaza depuis la mer. Les troupes terrestres sont massées aux frontières. La situation est dramatique, les ambulances chargent les blessés, se ruent vers les hôpitaux, qui demandent que les gens aillent donner leur sang.¹
...

Nous voyons les corps calcinés des morts et des blessés transportés à l'hôpital Al-Shifa de Gaza-ville et dans les autres hôpitaux bondés dans toute la Bande.²

Alors que la météo est bonne, qu'il y a un soleil éclatant et pas un nuage dans le ciel, le bruit dans toute la bande de Gaza est celui d'une tempête en vase clos où les coups de tonnerre se succèdent. L'entité sioniste est en train de détruire la bande de Gaza, la bombardant continuellement par terre, air et mer. D'énormes explosions sans interruption cet après-midi à Gaza-ville : dans le camp de Jabalia et à Deir al-Balah à 17h15, à Rafah et Beit Lahia à 17h, à l'est de Rafah à 17h40. Les chars de l'armée d'occupation ont ouvert le feu à Khan Younis, au sud de la Bande, vers 18h30. Un navire est posté près des côtes de Soudania, au nord de Gaza.
...
Les blessés sont tellement nombreux et les dates et détails de chaque cas tellement semblables qu'il est impossible de faire une liste qui ne soit une longue répétition du même drame. Nous assistons à des centaines de tragédies personnelles et familiales qui représentent la douleur et la souffrance que vivent les Gazaouis.


Haneen Tafishgazamanu

Je ne vais vous parler que de la fillette de la photo ci-dessus. Elle s'appelle Haneen Tafish, elle a 9 mois et son père l'a emmenée aujourd'hui à l'hôpital avec une fracture du crane ouverte. Miraculeusement, elle est vivante et nous sommes allés dans l'unité de soins intensifs. Terrible. Nous avons rencontré son père qui a essayé de nous expliquer l'attaque qui a brisé sa famille, pendant qu'elle était chez elle, mais les larmes l'en ont empêché et un de ses amis qui l'accompagnait nous a raconté qu'un F16 de l'aviation sioniste a largué une bombe sur sa maison, dans le quartier Zaytoun à Gaza-ville. La mère d'Haneen a été blessée elle aussi. Le crime de ce bébé ? Etre palestinien, vivre dans la Bande de Gaza.

Il y a, à ce soir, au moins 15 morts et 137 blessés, dont la plupart sont des enfants et des adolescents, car la moitié de la population de Gaza a moins de 20 ans ( Mise à jour du 15 novembre 2012 à 19h30 : la petite Haneen n'a pas survécu à ses blessures, elle vient de mourir
De l’autre côté, par delà les barbelés et le siège qui dure depuis plusieurs vies maintenant, les spectateurs sont pris d’écœurement. L’affrontement est trop inégal et le plus fort en armes, ivre de sa puissance, hurle selon un rituel convenu et lassant que son attaque est une défense.
Et c’est ainsi qu’il a perdu.


Bébé palestinien calciné

Voir calciner des prisonniers depuis des drones donne la nausée et même les plus cyniques demandent à oublier, peu importe le moyen, ce genre d’exploits faciles.⁴

Netanyahu dit avoir reçu l’aval de la France et de Washington ⁵

Quant au "nouveau" président des Etats-Unis et prix Nobel de la Paix Obama, il a sans surprise assuré les dirigeants de l'entité sioniste de son soutien dans cette dernière démonstration de sauvagerie....




Les médias occidentaux ressassent en boucle la version sioniste d'un pauvre Etat assiégé qui est bien obligé de se défendre contre le terrorisme palestinien ⁶

Il est TOTALEMENT mensonger de présenter ce qui se passe comme un combat entre deux forces en affrontement, ni comme une action nécessité par la sécurité d'Israël
...
Il est TOTALEMENT mensonger de présenter la situation actuelle comme de la responsabilité de la Résistance. Nous savons bien tous, ou croyons savoir, que résister est non seulement un droit, mais un devoir. Ici la Résistance est petite et morcelée - décimée par les assassinats dits ciblés, faisant face à une machine de guerre monstrueuse -, mais elle existe. Et comme toute Résistance, elle est présentée comme responsable des malheur de la population. Alors allez sur le Web et relisez le texte de l'affiche rouge (je veux dire : ce que les nazis ont écrit sur cette affiche placardée dans tout Paris : "Des libérateurs ? la libération par l'armée du crime ! ").

... Gaza n'est pas un endroit qui pourrait être calme et vivable si des fous furieux ne s'acharnaient pas à lancer des roquettes sur la paisible Israël. Toute la vie économique de Gaza a été tuée par l’interdiction d'exporter. Gaza est une cage où une puissance étrangère décide de tout, la quantité des denrées qui entrent ou n'entrent pas, les lieux où les gens pourront rester en vie et ceux où ils seront abattus, le moment où ses tanks entreront arroser quelques kms carrés de leurs engins explosifs et les moments où on pourra avoir l'impression de vivre (au moment où je vous écris cette phrase, l'immeuble tremble de l'impact d'une bombe proche).⁷

Gaza, matinée du 15/11/2012

Le chef d'Etat-Major de l'entité sioniste Benny Gantz, a déclaré officiellement le début d'une longue "guerre", déjà appelée d'un de ces noms stupides dont les chefs de l'armée d'occupation ont le secret. Cette fois, c'est "Operation Pillar of Clouds" ou "Pilier de nuages", une référence biblique au nuage divin qui aurait protégé le peuple juif lorsqu'il errait dans le désert du Sinaï...⁸


Arrêtez le massacre !


A ce jour, seul le gouvernement syrien a condamné les crimes abominables commis par l'état juif d'Israël contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza, tandis que les États-Unis continuent à soutenir Israël de manière indéfectible en classant le Hamas dans les organisations terroristes.
...
L'entité sioniste responsable de tous ces crimes est le partenaire commercial le plus important de l'Union Européenne. Les avions et les bombes qui détruisent Gaza sont fournis par l'Union Européenne et les Etats-Unis, les champions de la défense "des droits de l'homme" ⁸

Les alliés naturels des Palestiniens, c’est-à-dire les Arabes, ont prouvé, en dehors de quelques exceptions, leur allégeance aux pays occidentaux et, en fait, à Israël. Ils disposent pourtant de l’arme économique, le pétrole, mais il est impensable qu’ils s’en servent dans l’état de sujétion où ils se trouvent à l’égard des pays occidentaux, alliés de l’entité sioniste. La guerre menée à la Syrie, par mercenaires interposés, livre, une nouvelle fois, un de ses secrets. En 2008, Ghaza agressée avait reçu un soutien décisif de Damas, et pas seulement en paroles.⁹




Sources de ce texte élaboré par les responsables de Désobeissance civile en copiés/collés, à la façon d'un "cadavre exquis", à partir des divers témoignages et articles ci-dessous  :

¹ http://www.ism-france.org/temoignages/10-morts-et-30-blesses-aujourd-hui-a-Gaza-article-1758
10 morts et 30 blessés aujourd'hui à Gaza, par ISM-Gaza - 14 novembre 2012


² http://www.ism-france.org/temoignages/10-morts-et-30-blesses-aujourd-hui-a-Gaza-article-17583
10 morts et 30 blessés aujourd'hui à Gaza, par ISM-Gaza - 14 novembre 2012


³  Gaza - 15 novembre 2012 Gaza le 15.11 à 19h (heure locale) (MàJ 20h heure française) par ISM-Gaza
 http://www.ism-france.org/temoignages/Gaza-le-1511-a-19h-heure-locale-MaJ-20h-heure-francaise--article-17588


⁴ Gaza - 16 novembre 2012  : La Nausée par Badia Benjelloun
http://www.ism-france.org/analyses/La-Nausee-article-17593


Yahia Gouasmi Président du Parti Anti Sioniste


 ⁶La barbarie sioniste continue, la résistance palestinienne tient bon par ISM-France Gaza - 15 novembre 2012
http://www.ism-france.org/temoignages/La-barbarie-sioniste-continue-la-resistance-palestinienne-tient-bon-article-17585


Témoignage de Sarah-Claude, militante française de l'équipe ISM-Gaza par ISM-Gaza - 14 novembre 2012
http://www.ism-france.org/temoignages/Temoignage-de-Sarah-Claude-militante-francaise-de-l-equipe-ISM-Gaza-article-17581


15 novembre 2012 Gaza le 15.11 à 19h (heure locale) (MàJ 20h heure française par ISM-Gaza
http://www.ism-france.org/temoignages/Gaza-le-1511-a-19h-heure-locale-MaJ-20h-heure-francaise--article-17588


10 morts et 30 blessés aujourd'hui à Gaz par ISM-Gaza - 14 novembre 2012
http://www.ism-france.org/temoignages/10-morts-et-30-blesses-aujourd-hui-a-Gaza-article-17583


Cherif Brahmi, algeriepatriotique.com